Léonard Matala-Tala

Maître de conférences HDR
Droit public.
IAE Nancy School of Management

Institut de Recherches sur l'Évolution de la Nation et de l'État

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • Responsable pédagogique de la Licence AES
  • Membre du Comité de direction de l'IAE Nancy
  • THESE

    Esquisse de l'Europe politique, soutenue en 1997 à Nancy 2 sous la direction de François Borella 

  • Léonard Matala-Tala (dir.), L'Accord de Samoa entre l'UE, ses Etats membres, et les membres de l'OEACP. Rupture ou continuité ?: rupture ou continuité ?, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie et L.G.D.J. - Lextenso éditions, 2024, Colloques & essais, 150 p. 

    Léonard Matala-Tala, Arthur Braun, Pierre-Alain Collot, Elodie Derdaele, Batyah Sierpinski, Marie-France Verdier (dir.), Mélanges en l'honneur de Stéphane Pierré-Caps: Constitution, États et peuples, l'Harmattan, 2023, Droit comparé, 557 p.   

    Léonard Matala-Tala, Esquisse de l'Europe politique, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1998, Lille-thèses 

  • Léonard Matala-Tala, « Introduction : L'évolution des relations UE-ACP de 1957 à 2023 », L'Accord de Samoa entre l'UE, ses Etats membres, et les membres de l'OEACP. Rupture ou continuité ?, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2024, pp. 11-19   

    Léonard Matala-Tala, Arthur Braun, Pierre-Alain Collot, Elodie Derdaele, Batyah Sierpinski [et alii], « L'Etat multinational africain : entre tradition et modernité », in Arthur Braun (coord.) (dir.), Mélanges en l'honneur de Stéphane Pierré-Caps : Constitution, Etats et peuples, L'Harmattan, 2024, pp. 191-206   

    Léonard Matala-Tala, « Les limites de la solidarité européenne dans la crise sanitaire », in Dominique Andolfatto (dir.), Citoyens dans la crise sanitaire, Classiques Granier, 2023, pp. 325-336   

    Léonard Matala-Tala, « Le principe de coopération loyale dans les relations Union européenne-Etats ACP », in Maria Fartunova-Michel et Jean-Félix Delile (dir.) (dir.), La coopération loyale dans le droit des relations extérieures à l'Union européenne, Bruylant, 2023, pp. 319-352   

    Léonard Matala-Tala, « Expérience des nouvelles pédagogies en droit public », in Elisabeth Deschanet, Ilias Majdouline et Christophe Schmitt (dir.) (dir.), Entreprendre et innover dans les formations à l'université, PUN - Editions universitaires de Lorraine, 2021   

    Léonard Matala-Tala, « Représentation et équité démocratiques au Parlement européen », in Laurence Potvin-Solis (dir.), Le principe électif dans l'Union européenne, Bruylant, 2021, pp. 219-243   

    Léonard Matala-Tala, « L'action de l'Union européenne en matière de protection contre les fake news », in sous la coordination de Sylvie Pierre-Maurice (dir.), Le référé fake news, nécessité ou gadget ?, Editions universitaires de Lorraine, 2021, pp. 47-71 

    Léonard Matala-Tala, « La vision africaine du vivre ensemble », in Christophe Bouriau, André Moine et Marie Rota (dir.) (dir.), Le vivre ensemble saisi par le droit, Pedone, 2021, pp. 297-309   

    Léonard Matala-Tala, « L'ambiguïté du rôle des Etats membres dans la construction de l'Union européenne », in Jean-Christophe Barbato, Ségolène Barbou des Places, Mélanie Dubuy et André Moine (dir.) (dir.), Transformations et résilience de l'Etat. Entre mondialisation et intégration. Liber Amicorum en hommage à Jean-Denis Mouton, Pedone, 2020, pp. 385-398   

    Léonard Matala-Tala, « L’Union africaine et l’Union européenne : quel modèle d’intégration ? », in Konrad-Adenauer-Stifstung (dir.), Intégration et régionalisme africain : où en est l’Union africaine aujourd’hui ?, Simpact, 2019, pp. 185-219   

    Léonard Matala-Tala, « La légitimation politique de la Fédération européenne », in Jean-Christophe Barbato et Yves Petit (dir.) (dir.), L'Union européenne, une Fédération plurinationale en devenir ?, Bruylant, 2015, pp. 77-106   

    Léonard Matala-Tala, « Le nouveau partenariat ACP - Union européenne : mythe ou réalité », in Arnaud Bourgain, Jean Brot, Hubert Gérardin (dir.), L'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, Karthala, 2014, pp. 209-227 

  • Léonard Matala-Tala, Johanna Noel, « Expérience des nouvelles pédagogies en droit public », Projectics / Proyéctica / Projectique, 2021, n°29, pp. 7-16   

    Léonard Matala-Tala, « Expérience des nouvelles pédagogies en droit public », Projectics / Proyéctica / Projectique , 2021, n° °29, pp. 7-16    

    Si la matière juridique a longtemps été hermétique à des pratiques pédagogiques innovantes, une partie des enseignants en droit entend repenser le cours magistral en souhaitant que l’apprenant redevienne au centre de ses études. Le cours magistral peut aussi être un moment privilégié où l’étudiant n’est pas qu’un scribe et ce, en privilégiant une pédagogie davantage centrée sur les interactions entre l’enseignant et les étudiants. Plusieurs exercices sont en ce sens possibles pour modifier la situation d’apprentissage classique dite magistrocentrée. Il est à noter que la multiplication des exercices différents peut permettre aux étudiants de consolider les compétences et les connaissances acquises par d’autres biais.

    Léonard Matala-Tala, « L'heure de vérité pour les relations ACP-UE après 2020 », vigie afriques, 2018, n°2, pp. 7-9   

    Léonard Matala-Tala, « Les conditions de réussite pour une meilleure convergence des agendas 2030 et 2063 », vigie afriques, 2018, n°1, pp. 05-08   

    Léonard Matala-Tala, « Les valeurs de l'Union européenne : d'une affirmation commune à une interprétation différenciée », Politeia , 2018, n°32, pp. 287-314   

    Léonard Matala-Tala, « Le rôle et la place des communautés régionales dans le développement de l'Afrique », Interventions Economiques : Papers in Political Economy, 2017, pp. 30-32   

    Léonard Matala-Tala, « Le rôle et la place des communautés économiques régionales dans le développement de l’Afrique », 2017  

    Par une sorte de mimétisme institutionnel, les africains veulent obtenir en 27 ans, ce que les Européens ont construit progressivement sur plus de 60 ans. A travers l’Agenda 2063, les dirigeants africains ont exprimé une ‘vision panafricaine’ du futur : « une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale ». A l’origine, la plupart de mécanismes transfrontaliers coloniaux ont été maintenus après les ind...

    Léonard Matala-Tala, « La participation et l’implication des différents acteurs de la relation ACP-UE », Civitas Europa, 2016, n°36, pp. 17-55   

    Léonard Matala-Tala, « Avant-propos », Civitas Europa, 2016, n°36, pp. 7-9   

    Léonard Matala-Tala, « Avant-propos », Civitas Europa , 2016, n° ° 36, pp. 5-9   

    Léonard Matala-Tala, « La participation et l’implication des différents acteurs ACP-UE », Civitas Europa , 2016, n° ° 36, pp. 17-55    

    Les relations entre les États ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) et les Communautés européennes (actuellement Union européenne (UE)) sont anciennes. Plusieurs raisons historiques justifient la pérennité de ces liens qui ont connu des évolutions, passant des conventions de Yaoundé à celles de Lomé pour être aujourd’hui dans un partenariat avec l’accord de Cotonou signé le 23 juin 2000. Ce partenariat s’inscrit dans l’action extérieure de l’Union européenne qui tente aussi, par ce biais, d’affirmer son identité sur la scène internationale. Les objectifs de cet accord sont l’éradication de la pauvreté, le développement durable et l’intégration graduelle des pays ACP dans l’économie mondiale (article 1er de l’Accord de Cotonou).Au moment où l’Union européenne décrète l’année 2015 comme « année européenne pour le développement », parallèlement, une réflexion s’est engagée sur l’avenir de ses relations avec les pays ACP. Il m’a donc paru utile de poser un regard critique sur les acteurs de ce partenariat ACP-UE, en observant plus spécifiquement comment les africains et les européens s’impliquaient dans la mise en œuvre de leurs engagements. Car les engagements sont nombreux dans tous ces accords, mais les a-t-on menés à bien ? Les partenaires ont-ils réussi à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés ? Y a-t-il une cohérence dans leurs actions ? Sont-ils des partenaires égaux ? Les institutions de ce partenariat rendent-elles des comptes ? Ce partenariat est-il inscrit dans la durée ?Plutôt que de se tourner constamment vers le passé, mon intervention se propose de relever les éventuelles sources de blocage afin de mieux appréhender les enjeux et préparer le futur de ces liens étroits. Alors que la conjoncture internationale est caractérisée par l’apparition de défis nouveaux et de grande ampleur, il s’agit d’appeler l’UE ses partenaires ACP à revoir en profondeur le cadre de leurs relations, à définir des objectifs plus pragmatiques et à moyen terme, de manière à ce qu’on puisse en mesurer plus facilement les effets, dans un esprit de responsabilité collective et partagée.

    Léonard Matala-Tala, « L’ineffectivité du droit positif en Afrique subsaharienne », Civitas Europa , 2013, n° ° 31, pp. 239-260    

    L’Afrique offre, depuis quelques décennies, un terrain fécond pour des études, nombreuses et diverses, tant sur la naissance et la formation de l’Etat, sur la démocratisation de la société, les élections que sur la naissance de la nation elle-même. La circulation du droit constitutionnel, objet de notre congrès, peut donner l’occasion, au lendemain des fêtes marquant cinquante ans des indépendances de nombreux Etats africains, de vérifier l’effectivité du droit constitutionnel, voire du droit positif dans son ensemble. L’objet de cette communication est de montrer que le droit positif, en ceci qu’il favorise, à travers le contrat social, la naissance et l’organisation politique de la société, n’est pas le seul créateur de norme juridique. En effet, dans les sociétés africaines, la norme constitutionnelle se trouve trop souvent dans une situation de cohabitation avec la norme coutumière. Il s’agira donc jauger l’effectivité de la norme juridique face à la coutume notamment dans les sociétés d’Afrique noire.

    Léonard Matala-Tala, « L’ineffectivité du droit positif en Afrique subsaharienne », Civitas Europa, 2013, n°31, pp. 239-260   

    Léonard Matala-Tala, « Le droit de regard face au droit communautaire », 2004, pp. 91-104    

    Matala-Tala Léonard. Le droit de regard face au droit communautaire. In: Civitas Europa, n°13, décembre 2004. Le droit de regard sur les minorités nationales à l'étranger. Problème ou solution à l'heure de l'intégration européenne ? pp. 91-104.

    Léonard Matala-Tala, « L'article 2 de l'accord de partenariat ACP-UE et la démocratie des Etats ACP », 2003, pp. 211-224    

    Quarante-cinq ans après la création des Communautés et le lancement de l'association entre les Etats européens membres de la CEE, d'une part, et les Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) de l'autre, il est important de jeter un regard nouveau sur cette relation, autant louée que décriée. En effet, à l 'échelle mondiale, sur les cinquante pays les moins avancés, quarante et un sont dans la zone ACP. Sans vouloir en dresser un bilan somme toute mitigé, il est question ici de donner une appréciation de la nouvelle orientation de la coopération au développement de l'Union européenne, notamment, en direction des pays ACP. Plus particulièrement, il s'agit d'analyser les principes fondamentaux qui guideront cette coopération européenne au développement pour le XXe siècle. Et dans cette perspective de montrer qu'à travers sa coopération au développement, l'Union européenne joue un rôle non négligeable dans l 'ingénierie constitutionnelle des Etats ACP.

    Léonard Matala-Tala, « L'ambiguïté de la citoyenneté européenne », 1999, pp. 253-277    

    Matala-Tala Léonard. L'ambiguïté de la citoyenneté européenne. In: Civitas Europa, n°3, septembre 1999. pp. 253-277.

    Léonard Matala-Tala, « La construction politique européenne : plaidoyer pour un nouveau contrat social », 1998, pp. 109-124    

    Matala-Tala Léonard. La construction politique européenne : plaidoyer pour un nouveau contrat social. In: Civitas Europa, n°1, septembre 1998. pp. 109-124.

  • Léonard Matala-Tala, Workshop : Le référé fake news, nécessité ou gadget, PUN - Editions universitaires de Lorraine, 2021, pp. 47-71 

    Léonard Matala-Tala, Afrique - Europe : je t'aime, moi non plus !, 2021, pp. 13-04 

    Léonard Matala-Tala, Workshop - Le vivre ensemble, approche du droit comparé. Séance 1. La vision africaine du vivre ensemble, 2019 

  • Léonard Matala-Tala, « La conduite internationale des Etats membres et le droit communautaire », le 03 juin 2024  

    Séminaire organisé par l'IRDEIC, faculté de droit, Université Toulouse 1 Capitole, l'IRENEE, Université de Lorraine et l'Université d'Avignon sous la direction scientifique de Joël Andriantsimbazovina, Professeur à l’Université Toulouse Capitole ; Léonard Matala-Tala, Maître de Conférences HDR à l’Université de Lorraine et Samuel Jacques Priso-Essawe, Professeur à Avignon Université

    Léonard Matala-Tala, Reine Wakote, « Le nouvel accord liant l'organisation des Etats ACP et l'Union européenne : rupture ou continuité ? », Journée d'études : Le nouvel accord liant l'organisation des Etats ACP et l'Union européenne : rupture ou continuité ?, Nancy, le 27 septembre 2023        

    Organisée sous la direction scientifique de Léonard Matala-Tala, MCF HDR IRENEE/Université de Lorraine

    Léonard Matala-Tala, Samuel-Jacques Priso-Essawe, Joël Andriantsimbazovina, « Présentation du cycle de séminaires "Le droit de l'intégration régionale africaine vu depuis les Etats membres" », Cycle de séminaires "Le droit de l'intégration régionale africaine vu depuis les Etats membres", Toulouse, le 15 janvier 2024    

    Séance inaugurale d'un cycle de séminaire organisé par l'IRDEIC, Université Toulouse 1 Capitole.

    Léonard Matala-Tala, Bertrand Badie, Mélanie Dubuy, « Conférence-débat autour du livre de Bertrand Badie "Les puissances mondialisées. Repenser la sécurité internationale", Odile Jacob, 2021 », Cycle de conférences : Les entretiens de l'IRENEE, Nancy, le 03 mars 2023    

    Organisée par l'IRENEE, Université de Lorraine dans le cadre de ses "entretiens"

    Léonard Matala-Tala, « La redéfinition du partenariat UE-ACP après Cotonou », La redéfinition du partenariat UE-ACP après Cotonou, Rennes, le 24 novembre 2022    

    organisé sous la direction scientifique de Isabelle Bosse-Platière, professeur, Université de Rennes 1 (IODE UMR CNRS 6262) ; Anne Hamonic, maître de conférences, Université de Rennes 1 (IODE UMR CNRS 6262) et écile Rapoport, professeur, Université de Rennes 1 (IODE UMR CNRS 6262)

    Léonard Matala-Tala, « Citoyenneté(s) politique, sociale, sanitaire et numérique face au covid-19 », Citoyenneté(s) politique, sociale, sanitaire et numérique face au Covid-19, Dijon, le 17 novembre 2022    

    Organisé par le CREDESPO, l'IRENEE, Université de Lorraine, l'Université de Bourgogne, l'Université de Bourgogne-Franche Comté

    Léonard Matala-Tala, « La gestion de la procédure et la présentation de la preuve dans la justice pénale internationale », le 09 novembre 2022  

    Organisée par l'IRENEE, Faculté de droit de Nancy, Université de Lorraine

    Léonard Matala-Tala, « Union européenne et solidarité(s) », le 09 juin 2022  

    Congrès annuel de l'Association Française d'Etudes Européennes (AFEE) organisé par le Laboratoire de droit international et européen (LADIE, UPR 7414) et la chaire Jean Monnet « Union européenne et gestion des crises » d’Université Côte d’Azur

    Léonard Matala-Tala, « Les droits du citoyen entrent-ils en tension avec les droits humains ? », Les habits neufs du citoyen, Nancy, le 01 octobre 2020    

    Colloque virtuel organisé par l’IRENEE, Université de Lorraine sous la direction de Mélanie Dubuy, MCF HDR en droit public et Gildas Renou, MCF en science politique IRENEE/UL

    Léonard Matala-Tala, « Table ronde : les perspectives du déplacement des lieux de pouvoir : regards croisés », Journée d'études : Le nomadisme au pouvoir, Nancy, le 04 juin 2021    

    Journée d'études virtuelle organisée par l’IRENEE, Université de Lorraine.

    Léonard Matala-Tala, « Afrique - Europe : je t'aime, moi non plus ! », Africa knows ! It is time to decolonise minds, Leiden Netherlands (NL), le 02 décembre 2020   

    Léonard Matala-Tala, « L'effectivité du principe de solidarité dans les relations ACP-UE : "je t'aide, moi non plus !" », Colloque Union européenne et Solidarité, Nice, le 09 juin 2020   

    Léonard Matala-Tala, « Le référé fake news, nécessité ou gadget ? », le 06 juin 2019  

    Organisé par Sylvie Pierre-Maurice, Maître de conférences HDR à l'Université de Lorraine

    Léonard Matala-Tala, « Le vivre ensemble, approche de droit comparé », le 04 mars 2019  

    Organisé par André Moine et Marie Rota, Maîtres de conférences IRENEE/UL

    Léonard Matala-Tala, « L'Union africaine et l'Union européenne : quel modèle d'intégration », Intégration et régionalisme africain : où en est l'Union africaine aujourd'hui ?, Tunis Tunisia (TN), le 01 novembre 2018   

    Léonard Matala-Tala, « Les légitimations politiques de l’Union européenne », L'Union européenne, Fédération plurinationale en devenir ? - L'avenir de l'Union européenne, la voie fédérative ?, Nancy - Nantes, le 12 novembre 2013 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Therese Ova obame, Actions de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe dans la lutte contre les discriminations faites aux minorités nationales, thèse en cours depuis 2020  

    Dans le cadre de ce projet, il importe donc d'examiner les actions de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe pour combattre les discriminations faites aux minorités nationales. En termes plus clairs, l'objet de cette recherche est de renforcer les connaissances autour des questions minoritaires en Europe. L'accent sera en particulier mis sur les différents outils de protection de ces Organisations européennes ; sur la place que ces dernières occupent respectivement en matière de protection et promotion des minorités en Europe ainsi que sur l'impact de leurs Outils de protection.

    Thomas kodjo Wowoui, Sujet , thèse en cours depuis 2019  

    Pérennisation des pratiques de l'OUA ou simple changement de coquille, pour certains, et club de complaisance ou réseau de Chef d'États africains, pour d'autres, l'Union africaine (UA) est, avant tout et surtout, une organisation internationale à vocation continentale. Or, depuis qu'elle a succédé à l'Organisation de l'unité africaine (OUA), créée en 1963, suite à la déclaration de Syrte du 9 Septembre 1999, son cadre juridique est resté précaire. De plus, aujourd'hui, l'adoption le 31 janvier 2015 du programme dénommé l'agenda 2063 constitue une décision qui réactive opportunément les débats sur son ambition panafricaniste toujours incertaine. En tant qu'organisation panafricaine, elle est appréhendée comme le cadre institutionnel fondamental de définition et d'élaboration des politiques supposées promouvoir, à travers ses décisions, le développement aux plans économique, social et culturel, ainsi que l'intégration des économies africaines. Si ses décisions sont le résultat d'un long processus juridico-politique, cependant ce processus témoigne d'une opacité, dépourvu d'un véritable cadre juridique innovant, comparativement à d'autres organisations internationales. Aussi ce processus décisionnel suscite-il de nombreux enjeux et défis qui sont sans véritables réponses tant dans la pratique que dans les textes normatifs de l'UA : quelle forme de gouvernance politique et quel paradigme d'État-nation en cours dans l'UA ? Que reste-il de la souveraineté panafricaine de l'UA face à la souveraineté étatique ? Quelle analyse face à la patrimonialisation du pouvoir décisionnel de son organe suprême, la Conférence des Chefs d'État et de gouvernement, au sein des autres acteurs du processus décisionnel ? Quel regard croisé entre la représentation gouvernementale et la représentation populaire dans l'UA, sur fond de remise en cause de la légitimité démocratique ? Dans ce contexte, la question du processus décisionnel nous paraît être la structure centrale, en vue d'apporter des réponses à ces différents enjeux à travers une approche analytique.

  • Aubain-Didier Mbousngok, La protection constitutionnelle des droits de l’homme dans les États d’Afrique noire francophone, thèse soutenue en 2016 à Université de Lorraine sous la direction de Stéphane Pierré-Caps, membres du jury : Koffi Ahadzi-Nonou (Rapp.)    

    Les bouleversements en Europe à la fin des années 1980 n’ont pas épargné l’Afrique subsaharienne. Si au niveau mondial ces bouleversements ont conduit à la dislocation du bloc de l’Est et à la remise en cause des équilibres géostratégiques, en Afrique noire, ils ont permis la chute des régimes autoritaires et dictatoriaux. L’Afrique noire francophone qui fait l’objet de cette étude n’est pas restée en marge de cette évolution. C’est au niveau constitutionnel, plus précisément, dans le domaine de la protection des droits de l’homme que l’on constate le changement le plus significatif. Celui-ci est marqué par l’adoption de nouvelles constitutions à tendance libérale, la création des juridictions constitutionnelles autonomes et spécialisées, la reconnaissance des communautés ethnoculturelles qui constituent le substrat humain de l’État. Cette thèse qui porte sur « la protection constitutionnelle des droits de l’homme dans les États d’Afrique noire francophone » depuis 1990 veut justement montrer que la garantie des droits et libertés dans cette zone géographique vise le respect de la dignité humaine, que cette garantie relève en partie du droit positif à travers notamment la Constitution, la loi et les instruments juridiques auxquels les États africains souscrivent, ce qui semble conférer au système africain de protection des droits de l’homme une dimension universelle. Mais il s’agit aussi de convaincre dans cette étude que la norme juridique n’est pas le seul élément qui participe à la protection des droits de l’homme dans les États d’Afrique noire francophone : les us, les coutumes, la pratique, les usages et les traditions en vigueur dans la société participent aussi, à certains égards, à la protection des droits de l’homme. Pour cette raison, l’universalité des droits de l’homme qui apparaît dans le nouveau constitutionnalisme africain doit être relativisée à cause de la prégnance du droit traditionnel, et, surtout, de l’influence des facteurs anthropologiques (culture, religion, tradition…) dans la société. Le constituant africain semble de plus en plus tenir compte de cette influence. Depuis 1990, il intègre les règles traditionnelles dans la Constitution, ce qui confère au droit constitutionnel africain toute son originalité et un caractère dualiste. Ce dualisme se traduit particulièrement par la conciliation entre le droit moderne et le droit traditionnel.