François Hourmant

Professeur
Science politique.
Faculté de droit, d'économie et de gestion

Centre Jean Bodin (Recherche Juridique et Politique)

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • THESE

    Le désenchantement des clercs : essai sur l'évolution du débat politique dans des revues intellectuelles de gauche : (mille neuf cent soixant et onze - mille neuf cent quatre-vingt trois), soutenue en 1996 à Paris 1, sous la direction de Philippe Braud 

  • François Hourmant, Erwan Sommerer (dir.), Vêtements, modes et résistance, Hermann et Cyberlibris, 2023, 276 p.  

    Des Gilets jaunes au loden de la droite catholique ou au style «  preppy  » du Réarmement moral, du vestiaire genderfuck des militant·e·s queer crip à la mise ordinaire de ceux de Lutte ouvrière, le vêtement — entre ostentation et discrétion — nourrit le spectre des résistances, alimente la scénographie des contestations et leur confère une visibilité, quitte à jouer, comme les Black Blocs, sur l’anonymat protecteur. Langage politique, le vêtement concourt à la construction d’un antagonisme qu’il révèle et renforce. Il relève de ces formes de communication non-verbales qui disent à la fois la contestation des pouvoirs et l’empowerment féminin, le rejet de l’économie marchande mondialisée et la valorisation du recyclage prôné par les fashion activists. Mobile et fluide, le vestiaire fait aussi l’objet de multiples circulations et transferts, comme l’attestent les trajectoires contrastées du jean, objet d’une intense convoitise pour la jeunesse soviétique des années 1960, ou celle du perfecto, de Marlon Brando à Frigide Barjot, égérie de la Manif pour tous

    François Hourmant, Bernard Bruneteau (dir.), Le vestiaire des totalitarismes, CNRS éditions, 2022, 285 p. 

    François Hourmant, Mireille Lalancette, Pierre Leroux (dir.), Selfies & stars: politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nord, Presses universitaires de Rennes et OpenEdition, 2022  

    Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces « tyrannies de l'intimité » dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la « topique de la célébrité » peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation

    François Hourmant (dir.), Religion et Covid: discours et pratiques, Hermann, 2022, 226 p. 

    François Hourmant, Pouvoir et beauté: Le tabou du physique en politique, Presses Universitaires de France et Cairn, 2022, Hors collection  

    La tyrannie de la beauté n'épargne pas le monde politique. La beauté est un capital, qui exige mise en scène de soi et stylisation de son image. La culture de la célébrité favorise la consécration des apparences et c'est pourquoi le physique est devenu l'impensé du politique. Ce capital esthétique en vient même à éclipser les ressources politiques traditionnelles, fondées sur l'ancrage dans un parti et la victoire aux élections. L'esthétique structure désormais, de façon inavouée, le champ politique. Beauté et laideur infléchissent la distribution des postes, comme le révèlent les déclarations d'un président Sarkozy, plébiscitant Rama Yade et Rachida Dati et refusant un portefeuille ministériel à Gérard Larcher au motif qu'il était « trop laid ». À travers cette question inédite de la beauté et de la laideur en politique, l'auteur mène une réflexion sur la notion de charisme et celle de capital esthétique, leurs mutations à travers l'histoire, en fonction des régimes politiques, leur effet de « peopolisation » des gouvernants et leur importance pour les électeurs

    François Hourmant, Années Mao en France: Avant, pendant et après mai 68, Odile Jacob et Cairn, 2022, Hors collection  

    Au cours de son histoire, la France a connu des fièvres politiques parfois violentes. Mai 68 fut l'une d'entre elles. Le maoïsme en fut une autre. Entre 1966 et 1976, de Jean-Luc Godard à Roland Barthes, en passant par Sartre et Alain Peyrefitte, intellectuels, artistes, hommes politiques et même moines franciscains se prirent de fascination pour la Chine révolutionnaire. Utopie ou aveuglement ? François Hourmant montre comment le maoïsme fut la réponse proposée à la crise ouverte par Mai 68. Face à une URSS de la planification et de la bureaucratisation, la Chine représentait la promesse d'une révolution dans la révolution. Ignorant les millions de victimes des purges de Mao, une certaine élite s'émerveille du « miracle chinois ». Comment expliquer les illusions et le manque de lucidité des intellectuels français ? Comment naissent et meurent les idéologies ? Une page déroutante de l'histoire française.François Hourmant est historien, maître de conférences en science politique à l'université d'Angers, spécialiste de l'histoire des intellectuels. Ses travaux portent notamment sur les années Mitterrand, le stalinisme et l'idéologie de Fidel Castro. 

    François Hourmant, Pouvoir et beauté: le tabou du physique en politique, PUF, 2021, 300 p. 

    François Hourmant, Pierre Leroux, Mireille Lalancette (dir.), Selfies & Stars: Politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nord, Presses Universitaires de Rennes, 2019, Res Publica, 201 p. 

    François Hourmant, Les années Mao en France: avant, pendant et après Mai 68, 1966-1976, Odile Jacob, 2018, 282 p.  

    La 4e de couv. porte : "Au cours de son histoire, la France a connu des fièvres politiques parfois violentes. Mai 68 fut l'une d'entre elles. Le maoïsme en fut une autre. Entre 1966 et 1976, de Jean-Luc Godard à Roland Barthes, en passant par Sartre et Alain Peyrefitte, intellectuels, artistes, hommes politiques et même moines franciscains se prirent de fascination pour la Chine révolutionnaire. Utopie ou aveuglement ? François Hourmand montre comment le maoïsme fut la réponse proposée à la crise ouverte par Mai 68. Face à une URSS de la planification et de la bureaucratisation, la Chine représentait la promesse d'une révolution dans la révolution. Ignorant les millions de victimes des purges de Mao, une certaine élite s'émerveille du "miracle chinois". Comment expliquer les illusions et le manque de lucidité des intellectuels français ? Comment naissent et meurent les idéologies ? Une page déroutante de l'histoire française."

    François Hourmant, Sophie Lambert-Wiber (dir.), L'animal et le pouvoir, Presses universitaires de Rennes, 2016, Essais, 190 p. 

    François Hourmant, François Mitterrand, le pouvoir et la plume: Portrait d’un président en écrivain, Cairn et Presses Universitaires de France, 2015, Le noeud gordien, 237 p.  

    De l'homme qui aimait les livres au personnage de roman, l'ascension politique de François Mitterrand ne peut être séparée de la littérature. Ce portrait de l'auteur du Coup d'État permanent retrace les différentes postures lettrées endossées par un homme de pouvoir qui se rêva homme de Lettres avant d'être embaumé comme monarque républicain et grand écrivain. Si la symbolique lettrée a joué un rôle essentiel dans la fabrique de la gloire mitterrandienne, elle s'inscrit aussi dans l'ombre portée du général de Gaulle. Fondateur d'une République, l'homme du 18 Juin condense grandeur politique et grandeur littéraire, obligeant ses successeurs à mêler à leur tour carrière de la plume et du suffrage. L'attrait mitterrandien convoque alors un autre récit : celui du roman national. Cette fascination qu'exerce la littérature sur nombre d'hommes politiques français n'en soulève pas moins des interrogations. Pourquoi les hommes politiques s'adonnent-ils à la passion littéraire ? Pourquoi la littérature est-elle une composante indispensable de tout destin national ?À travers l'exceptionnelle trajectoire de François Mitterrand, c'est cette liaison durable du politique et de la littérature au sommet de l'État qui se trouve élucidée. Elle dévoile une esthétisation du politique et une sacralisation de la littérature. Elle explique les raisons de cette exception hexagonale élevée au rang de mythologie : celle de la France, nation littéraire. Elle permet de comprendre la complicité qui unit, depuis l'Ancien Régime, l'homme de Lettres et l'homme d'État

    François Hourmant, Jean Baudouin (dir.), Les revues et la dynamique des ruptures, Presses universitaires de Rennes et OpenEdition, 2015 

    François Hourmant, Le désenchantement des clercs: figures de l'intellectuel dans l'après-Mai 68, Presses universitaires de Rennes et OpenEdition, 2015  

    Moment de remise en cause des certitudes, les années soixante-dix et quatre-vingt constituent un tournant pour l'intelligentsia progressiste qui apostasie sa foi en la révolution. Toute une constellation de thèmes a jalonné cette période charnière : l'affaire Soljénitsyne, la montée de la dissidence et la problématique du totalitarisme. Le champ intellectuel a enregistré un basculement vers les valeurs de la démocratie et les droits de l'homme

    François Hourmant, Arnauld Leclerc (dir.), Les Intellectuels et le pouvoir. Déclinaisons et mutations: déclinaisons et mutations, Presses universitaires de Rennes, 2012, Essais, 272 p.   

    François Hourmant, Jean Baudouin (dir.), Les revues et la dynamique des ruptures, Presses universitaires de Rennes, 2007, Res publica, 208 p. 

    François Hourmant, Au pays de l'avenir radieux: voyages des intellectuels français en URSS, à Cuba et en Chine populaire, le Grand livre du mois, 2000, Collection historique, 281 p.   

    François Hourmant, Le désenchantement des clercs: figures de l'intellectuel dans l'après-mai 68, Presses universitaires de Rennes, 1997, Collection Res publica, 260 p.   

  • François Hourmant, « "Les religions au temps du coronavirus" », Religion et covid. Discours et pratiques, Hermann, 2022, pp. 5-21 

    François Hourmant, Bernard Bruneteau, « "Grammaire, esthétique et circulation idéologiques" », Le vestiaire des totalitarismes, Cnrs Editions, 2022 

    François Hourmant, « "Qipao/veste Mao. La censure du vêtement et l'uniformisation des apparences pendant la Révolution culturelle", », in Bernard Bruneteau et François Hourmant (dir.), Le Vestiaire des totalitarismes, Cnrs Editions, 2022, pp. 237-260 

    François Hourmant, « "Bien dans son habit" », in Fabrice Rousselot, Cléa Chakraverty (dir.), Moi, Président.e. Le livre qui vous donne les clefs de l’Élysée, Editions des Equateurs / Humensis, 2022, pp. 121-140 

    François Hourmant, « Présidentialité et littérarité : la symbolique lettrée dans les portraits présidentiels en France », Droits, protections, proximité. Mélanges en l'honneur du professeur Hervé Rihal, Presses Universitaires juridiques de Poitiers, 2021 

    François Hourmant, « Le nouvel ordre corporel à l'heur de la célébrité politique », in François Hourmant, Mireille Lalancette, Pierre Leroux (dir.), Selfies & Stars - politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nord, Presses Universitaires de Rennes, 2019, pp. 167-189 

    François Hourmant, Pierre Leroux, Lalancette Mireille, « Les trois âges de la célébrité ou les transformations de la mise en visibilité des acteurs politiques », Selfies & Stars, politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nord, Presses Universitaires de Rennes, 2019, pp. 11-28 

    François Hourmant, Pierre Leroux, Lalancette Mireille, « Des singularités de la célébrité en politique », Selfies & Stars, politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nors, Presses Universitaires de Rennes, 2019, pp. 191-201 

    François Hourmant, « Maoïsme », in Olivier Dard, Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois (dir.), Le dictionnaire des populismes, Editions du Cerf, 2019 

    François Hourmant, « Bajo la prueba del desencanto. La desaparición del intelectual de izquierdas y la recomposición del campo intelectual francés », in Maximiliano Fuentes, Ferran Archiles (dir.), Ideas comprmetidas. Los inelectuales y la politica, Akal, 2018 

    François Hourmant, « Les maoïstes mondains ou le crépuscule ostentatoire de la Révolution », in Bernard Bruneteau, Gwendal Chaton, Philippe Portier (dir.), L'aventure démocratique. Cheminements en compagnie de Jean Baudouin, Presses Univesitaires de Rennes, 2017 

    François Hourmant, Arnaud Bernard de Lajartre, Sophie Lambert-Wiber, Christian Pihet, Vincent Gaboriau, « L'animal, bête noire de l'homme ? Ou la difficile cohabitation entre le sauvage et l'humain », L'animal et le pouvoir, Presses universitaires de Rennes, 2016, pp. 167-179   

    François Hourmant, Jimmy Charruau, « La beauté du prince. Esthétique du pouvoir et masculinité politique en régime de visibilité », La beauté : aspects juridiques et politiques, Presses Universitaires Juridiques - Université de Poitiers, 2016, pp. 103-117 

    François Hourmant, Clément Chéroux, Karolina Lewandowska, « Cuba 1963 : Le paradis révolutionnaire », Varda-Cuba, Edition Xavier Barral, 2015 

    François Hourmant, « La Longue Marche : Une opération de classification du réel », in Jean-Louis Jeanelle, Eliane Lecarme-Tabone (dir.), Cahiers de l'Herne Simone de Beauvoir, Editions de l'Herne, 2013 

  • François Hourmant, « Des Amazones en Stilettos : capital érotique et ressources de genre dans les représentations médiatiques des femmes politiques en talons aiguilles », Communication et langages, 2022, n°213, pp. 123-144 

    François Hourmant, « Circulations révolutionnaires et transferts vestimentaires. L'exemple de la veste Mao, 1966-1976 », Histoire, Europe et relations internationales, 2022, n°1, pp. 91-104 

    François Hourmant, Fabien Tesson, « Autoroute et développement durable », Énergie - Environnement - Infrastructures : actualité, pratiques et enjeux, 2020 

    François Hourmant, « La Longue Marche de la veste Mao : Révolution des apparences et apparences de la révolution », Vingtième siècle. Revue d'histoire, 2014 

    François Hourmant, « La Longue Marche de la veste Mao : Révolution des apparences et apparences de la Révolution », Vingtième Siècle. Revue d'histoire , 2014, n° 121, pp. 113-131    

    Emblème du maoïsme, la veste Mao devient l’uniforme des gardes rouges lors de la Révolution culturelle. Importée en France, elle est annexée par les militants prochinois, par les intellectuels parisiens de Tel Quel ou par les membres de la jet set internationalisée. Le costume aux lignes austères et épurées se métamorphose alors en symbole de distinction révolutionnaire et d’élitisme ostentatoire. Dépossédée de son ancrage idéologique, elle s’intègre au vestiaire occidental et nourrit l’imagination des créateurs les plus novateurs. En elle se résume le jeu des échanges croisés qui caractérisèrent la Chine maoïste et son assomption au rang de mythologie politique en France sur fond d’aspirations révolutionnaires et d’exotisme orientaliste.

    François Hourmant, « Les voyageurs et la Chine populaire. De la mise en récit à la mise en scène », 1996, pp. 496-513    

    Hourmant François. Les voyageurs et la Chine populaire. De la mise en récit à la mise en scène. In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 43 N°3, Juillet-septembre 1996. pp. 496-513.

    François Hourmant, « Tel quel et ses volte-face politiques (1968-1978) », 1996, pp. 112-128    

    Tel Quel and its political U-turns, (1968-1978), François Hourmant. From 1968-1978, Tel Quel spanned the ideological spectrum. From the FCP to China, from America to dissidence and the CIEL, the telquelian parable, rich in turn-abouts, shows a propensity to react - but late - to the major and gratifying issues in the French political-intellectual lands-cape. Understanding this itinerary supposes coming across a plurality of factors : esthetic principle and shared values (revolution, writing, avant-garde), provocation and a desire for intellectual recognition, and literary prestige. It is in this tension, between an avowed and claimed position, and fights for power, vague ambitions and tactical choices or even premeditated strategies, that the curious political alchemy of a journal whose constrated history is closely linked to that of its director, Philippe Sollers, can be seen.

    François Hourmant, « Le retour de Chine ou les horizons indépassables d'un genre politico-littéraire », 1991, pp. 71-89    

    LE RETOUR DE CHINE OU LES « HORIZONS INDEPASSABLES » D'UN GENRE POLITICO-LITTERAIRE Genre politico-littéraire, le retour de Chine recèle un certain nombre de caractères stéréotypés. Par-delà leur diversité, tous les récits de voyage se fixent un triple impératif : faire voir, faire vivre, faire vrai. La réalisation de cet objectif est essentielle dans l'économie générale du récit ; elle oblige le voyageur-narrateur à mettre en œuvre de multiples procédés qui tous convergent vers l'authentification des représentations.

  • François Hourmant, « "Révolution culturelle" », in Christophe Boutin, Olivier Dard, Frédéric Rouvillois (dir.), Le dictionnaire du progressisme, Les Editions du Cerf, 2022, pp. 944-947 

    François Hourmant, « "Selfie" », in Christohpe Boutin, Olivier Dard, Frédéric Rouvillois (dir.), Le Dictionnaire du progressisme, Les Editions du Cerf, 2022, pp. 994-997 

  • François Hourmant, « Finance durable : mythe ou réalité ? », le 14 mars 2024  

    Conférence organisée par le Centre Jean Bodin, Université d'Angers sous la direction de Solène Ringler, MCF HDR en droit privé à l'Université d'Angers, Bruno Séjourné, Professeur en Sciences Économiques à l'Université d'Angers et Rodolphe Bigot, MCF en droit privé à l'Université du Mans, dans le cadre des activités de la Chaire Earth, en partenariat avec le Granem et Thémis-UM

    François Hourmant, « Cinquante nuances de ressentiment : Les livres de vengeance politique », Congrès de l'Association française de Science politique, Bordeaux, le 02 juillet 2019 

    François Hourmant, « Les modèles étrangers de la gauche : Urss, Chine, Cuba », L'étranger comme modèle. Source d'inspiration et vecteur d'utopies en Europe occidentale à partir de 1917, Paris, le 03 juin 2019 

    François Hourmant, Xavier Martin, Sophie Lambert-Wiber, « L'abeille impériale napoléonienne (1804-1815) », L'animal et le Pouvoir, Angers, le 01 janvier 2016 

    François Hourmant, « Le nouvel ordre corporel à l'heure de la célébrité politique », Politique et Culture de la célébrité. Congrès de l'Association Québécoise de Science Politique, Laval Canada (CA), le 01 janvier 2016   

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Nicolas Mary, Peopolisation et présidentialisation sous la Vème République, thèse soutenue en 2020 à Angers, membres du jury : Mireille Lalancette (Rapp.), Sandrine Lévêque (Rapp.), Christian Delporte  

    Cette thèse se propose de questionner les rapports entre peopolisation et présidentialisation de la vie politique française sous la Vème République. La façon dont un pouvoir est mis en scène est toujours éclairante sur la nature des relations entre gouvernants et gouvernés, a fortiori lorsque les gouvernés eux-mêmes interviennent dans la construction de cette scénographie. Aussi notre hypothèse est-elle que les évolutions de la peopolisation ne reflètent pas seulement celles du champ médiatique, elles témoignent également de celles de la perception d’un système politique qui tend à concentrer la capacité décisionnelle dans la personne du chef de l’Etat. Nous serions ainsi passés en France par trois stades successifs. Dans les années 1950, la présidentialisation aurait d’abord été désirée, ou du moins consentie, par le corps social (Première partie). Ensuite, à partir des années 1980, La présidentialisation aurait été intégrée comme un ordre naturel des choses (Deuxième partie). Enfin, depuis la fin des années 1990, se serait ouvert une nouvelle phase où la présidentialisation ferait désormais l’objet d’un rejet plus ou moins diffus (Troisième partie). A cette mutation correspondrait un glissement d’une peopolisation promotionnelle réservée aux personnalités de tout premier rang vers une peopolisation banalisée et de plus en plus agressive.

    Antoine Godet, La symbolique des mouvements fascistes et fascisants en France et en Grande-Bretagne dans les années 1930. Etude comparative du Parti Populaire Français et de la British Union of Fascists., thèse soutenue en 2017 à Angers sous la direction de Yves Denéchère et Kevin Passmore, membres du jury : Marie-Anne Matard-Bonucci (Rapp.), Olivier Dard (Rapp.), Pascale Guichard-Sempéré  

    La symbolique désigne l’ensemble des symboles qui, dans les années 1930, d’une part, manifestent l’existence du PPF et de la BUF aussi bien au niveau national qu’international. D’autre part, ces symboles sont constitutifs de l’identité politique, sociale et culturelle de ces deux mouvements. Par conséquent, l’objectif de cette thèse est d’étudier et de comparer l’univers symbolique du PPF et de la BUF. En effet, loin d’être un artifice ou un simple « badigeon », la symbolique de la BUF et du PPF, qui n’est pas que visuelle, est au contraire essentielle dans la stratégie de représentation, de communication, de mobilisation, de séduction et d’intimidation de ces deux mouvements. Dès lors, notre travail compare les symboles qui sont communs à la BUF et au PPF, mais aussi ceux qui témoignent des différences entre un mouvement Blackshirt explicitement fasciste et un parti français dont l’identité politique est plus floue. Plus largement, notre travail s’intéresse à la part d’invariants et de novations, d’importation et de création en matière de symboles politiques. Il s’intéresse aux symboles de la BUF et du PPF qui plaident en faveur d’une imitation des modèles existants et à ceux qui, au contraire, soutiennent l’idée d’une originalité symbolique, chez deux mouvements qui nient toute influence étrangère. En définitive, notre travail examine la façon dont la symbolique de la BUF et du PPF annonce et prépare l’« ordre nouveau » promu par eux. Il explique en quoi il s’agit dans les deux cas d’une symbolique antidémocratique et totalitaire qui en dit long sur la société idéale, sur l’avenir national et sur la pratique nouvelle du pouvoir tels que voulus par les deux mouvements.

  • Yuxi Liu, Les relations transnationales entre le Québec et la Chine populaire(1960-1980) : acteurs, savoirs, représentations, thèse soutenue en 2019 à Angers sous la direction de Yves Denéchère et Martin Petitclerc, membres du jury : Serge Granger (Rapp.), Laura Madokoro (Rapp.)  

    Au Québec, l’intérêt pour la Chine populaire a émergé durant la deuxième moitié des années 1960, et s’est développé au cours de la décennie suivante. Animés par des motivations diverses, un certain nombre d’individus et de groupes se sont donné pour objectif de contribuer à véhiculer une meilleure image de la Chine au sein du peuple canadien et québécois. À travers divers prismes politiques, sociaux et culturels, ils ont appréhendé la Chine à leurs manières. Ils ont ainsi façonné les représentations de ce pays dans les sphères universitaire, politique et sociale du Québec.À travers l’étude de l’évolution, de la transmission et de la diffusion des perceptions et des connaissances de la Chine au sein de la société québécoise, notre thèse éclaire la contribution des acteurs non étatiques aux relations transnationales entre le Québec et la Chine pendant la période 1968-1980. En effet, dès avant la réception de la délégation chinoise par le gouvernement québécois en 1977, des individus et des réseaux associatifs ont coordonné des actions au niveau international, en agissant au sein d’institutions académiques, d’associations d’amitié et d’organisations politiques. Ces acteurs autonomes ont développé de nombreuses interactions avec la société chinoise en amont, au-delà et en deçà des relations interétatiques. Cette dimension a été trop négligée par l’historiographie des relations internationales du Québec qui est principalement centrée sur l’action étatique et la politique étrangère.

    Frédéric Sallée, Sur les chemins de terre brune : voyages et voyageurs dans l'Allemagne nationale-socialiste (1933-1939), thèse soutenue en 2014 à Grenoble sous la direction de Bernard Bruneteau, membres du jury : Marie-Anne Matard-Bonucci (Rapp.), Chantal Metzger (Rapp.)    

    Dans la lignée des travaux de l'historien allemand Peter Reichel sur la notion de fascination totalitaire et du mouvement historique initié en France par Fred Kupferman, François Hourmant ou encore Sophie Cœuré autour du voyage des intellectuels en Union soviétique dans les années 1930, cette thèse a pour objectif de dénouer les rouages du voyage en terre nazie, de l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie jusqu'à la déclaration du second conflit mondial. Thématique délaissée par l'historiographie du national-socialisme préférant voir dans le voyage une évidence anecdotique relevant des nécessités diplomatiques, elle s'impose cependant à l'historien devant la masse d'archives léguées. Engluée et limitée jusque-là dans la représentation classique d'un Brasillach devant la « cathédrale de lumière » de Nuremberg ou du sort des délégations étrangères aux Jeux olympiques de Berlin 1936, la pratique du voyage ne peut se résumer à une vision archétypale voulant que seul le « fasciste en formation » ne parcoure un IIIème Reich réduit à quelques points névralgiques. A partir de sources issues du Ministère des Affaires étrangères, de périodiques, de récits de voyages et d'ouvrages rétrospectifs (mémoires, correspondances, écrits privés), ce travail s'articule autour de trois axes allant de l'intérêt de l'étude du déplacement dans la compréhension d'un phénomène totalitaire, aux temps du voyage (accueil, séjour sur place, réception du voyage) tout en analysant le rôle du voyage et son degré d'implication dans la formation d'une bienveillance personnelle ou d'un rejet du totalitarisme. Un des intérêts fondamentaux de l'étude du voyage en Allemagne hitlérienne réside dans les motivations préalables conduisant au déplacement. Le voyage est avant tout objet d'histoire vécu et perçu par ceux qui l'entreprennent. Cette conscience du « moment d'histoire » entrepris amène à étudier les motivations structurelles du voyage (intérêt pour la modernité politique, déconstruction de son propre modèle national, naissance d'une diplomatie parallèle) comme existentielles (inspiration morale, dépassement de la frontière de la germanité), tout en mettant en avant l'étonnante diversité des voyageurs (origine géographique, culturelle et sociale), signe de l'attraction magnétique du national-socialisme au-delà des frontières (insertion dans le débat de la place de la spécificité nationale dans le cadre d'un minimum fasciste). Préalable indispensable à toute compréhension du phénomène, les temps du voyage permettent d'éclairer la construction d'une véritable politique nazie à l'égard du voyageur étranger d'une part, de souligner la prégnance des réseaux et contacts d'autre part. L'étude du temps sur place sera orientée autour de l'impression de l'accessible rencontrée par les voyageurs. Le temps du retour d' « Hitlérie », fait d'une variété de la forme et de l'usage, permettra de mettre en avant l'obligation naturelle, morale - voire politique - de relayer les impressions de la « chose vue ». Enfin, le voyage comme maçon d'une nouvelle image de l'Allemagne dans les mentalités collectives étrangères viendra clore ce travail. La construction de l'image totalitaire semble aller de pair avec une tentative de rationalisation de l'aveuglement rencontré quand, pour d'autres, le voyage est un mécanisme de résistance. La place du voyageur face à la question juive devient également nécessité. D'une tribune offerte à l'antisémitisme aux premiers actes de dénonciation, le voyage devient un outil de la pensée intellectuelle. La conscience d'un totalitarisme naissant fait du voyageur un homme éclairé, noyé dans la masse de la dérive fasciste transnationale ayant fait ses armes idéologiques dans le Reich.