Christophe Boutin

Professeur
Droit public.
Faculté de droit, administration économique et sociale et administration publique

Histoire - Territoire - Mémoire
Institut Demolombe
  • Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois, Le référendum: ou comment redonner le pouvoir au peuple, La Nouvelle Librairie, 2023, Le petit livre noir, 283 p. 

    Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois, Olivier Dard (dir.), Le dictionnaire du progressisme, Les Éditions du Cerf, 2022, 1234 p. 

    Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois, Les parrainages: ou comment les peuples se donnent des maîtres, La Nouvelle Librairie éditions, 2022, Le petit livre noir, 174 p. 

    Christophe Boutin, Christophe Beaudouin, Olivier Gohin (dir.), Liberté, libertés: mélanges en l'honneur de Armel Pécheul, IS Edition, 2022, 408 p.  

    Peut-on échapper à l'amour de sa servitude ? La Liberté est-elle toujours notre projet commun ? Si oui, sommes-nous encore capables de le formuler, et de quelle manière ? Ces questions n'ont jamais été d'une actualité aussi brßlante. Elles n'auront cessé de passionner le Professeur Armel Pécheul tout au long de sa vie universitaire, intellectuelle et politique, dans un écho grandissant. Elles sont la trame de ses engagements et de tous ses combats depuis plus de trente ans. C'est pour rendre hommage à l'oeuvre, à la carrière et à la personnalité singulières du professeur émérite de droit public que ses collègues, anciens doctorants et autres compagnons de route ont pris leur plus belle plume. En vingt thèmes, des universitaires et juristes de haut niveau proposent ici un décryptage unique de la crise contemporaine, ses racines, ses développements visibles et prévisibles sur les institutions, le droit, la souveraineté, les libertés fondamentales et locales

    Christophe Boutin, Bruno Daugeron, Frédéric Rouvillois (dir.), Contre le gouvernement des juges ?: les opposants à un contrôle juridictionnel de la loi, Les Éditions du Cerf, 2022, 285 p. 

    Christophe Boutin, Olivier Dard, Frédéric Rouvillois (dir.), Le dictionnaires des populismes, les Éditions du Cerf, 2019, 1213 p.   

    "Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste. Mais qu'est-ce que le populisme ? Depuis un demi- siècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à un populisme qu'à des populismes. D'où le choix assumé du pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire. Un dictionnaire auquel ont contribué 107 auteurs de 12 nationalités différentes, spécialistes d'histoire, de littérature, de philosophie, de droit publie ou de science politique, et qui ne comporte pas moins de 263 notices traitant aussi bien de thèmes que de pays, de partis, de mouvements, d'institutions ou de personnalités avec pour ambition de permettre au lecteur de cerner plus précisément ce qui est devenu une réalité incontournable de la vie politique contemporaine".

    Christophe Boutin, Jean-Yves de Cara, Charles Saint-Prot, Mémento de la question du Sahara marocain, Les éditions du Cerf, 2017, 191 p. 

    Christophe Boutin, Jean-Yves de Cara, Charles Saint-Prot, Jean-Yves de Cara (dir.), Les constitutions arabes, Éditions Karthala, 2016, 348 p.    

    L'intérêt de réfléchir aux changements politiques et institutionnels dans le monde arabe, après la phase d'agitation que certains ont cru pouvoir appeler « printemps arabe », est manifeste. Depuis 2011, du Maghreb au Golfe arabe, peu de pays ont échappé à des évolutions qui ont souvent conduit à des bouleversements juridiques, notamment constitutionnels. Au regard des enjeux posés par ces évolutions, l'optique d'un ouvrage consacré aux constitutions de ces pays ne pouvait être strictement juridique, l'approche devant embrasser les champs plus vastes de la géopolitique Le présent ouvrage propose donc un état des lieux et une réflexion sur les évolutions (ou les non-évolutions) de chacun des 22 États membres de la Ligue arabe. Au rappel des principales dispositions constitutionnelles s'ajoutent une présentation du cadre politique, une analyse de la pratique institutionnelle et un bilan des avancées ou des blocages que l'on peut constater, voire, dans certains pays, des situations de crise conduisant à bafouer l'État de droit ou à le caricaturer. Par ailleurs, la réflexion porte sur les questions récurrentes des libertés fondamentales, de la place de la religion ou de la condition de la femme. Christophe Boutin est professeur de droit public à l'Université de Caen, directeur des programmes de l'Observatoire d'études géopolitiques ; Jean-Yves de Cara est professeur de droit international à l'Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité et à Sciences Po et animateur de l'axe Monde arabe au Centre Maurice Hauriou ; Charles Saint-Prot est directeur général de l'Observatoire d'études géopolitiques et spécialiste du monde arabo-musulman au Centre Maurice Hauriou de l'Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité. Avec des contributions de : Emilio Dabed, Michel Degoffe, Michel de Guillenchmidt, Alain Laquièze, Philippe Lauvaux, Frédéric Pons, Michel Raimbaud, Thierry Rambaud, Frédéric Rouvillois

    Christophe Boutin, Charles Saint-Prot, Jean-Yves de Cara (dir.), The Moroccan Sahara: record of an artificial conflict, les Éditions du Cerf, 2016, 273 p.  

    Christophe Boutin (dir.), Les grands discours du XXe siècle, Flammarion, 2009, Champs. Classiques, 367 p. 

    Christophe Boutin (dir.), Les discours qui ont changé le monde, "le Monde", 2009, Les livres qui ont changé le monde, 282 p.  

    Christophe Boutin, Jean-Louis Lenhof, Élisabeth Ridel (dir.), Gens de mer au travail, Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen, 2007, Cahiers de la maison de la recherche en sciences humaines, Université de Caen, 279 p. 

    Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois (dir.), Le coup d'État: recours à la force ou dernier mot du politique ?, François-Xavier de Guibert, 2007, Combats pour la liberté de l'esprit, 419 p. 

    Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois (dir.), Partis politiques et démocratie: inséparables mais incompatibles ? [actes du] colloque du CENTRE, novembre 2004, Caen, F.-X. de Guibert, 2005, Combats pour la liberté de l'esprit, 348 p.  

    Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois (dir.), Décentraliser en France: idéologies, histoire et prospective colloque du CENTRE, Caen, 28 et 29 novembre 2002, F.-X. de Guibert, 2003, Combats pour la liberté de l'esprit, 308 p. 

    Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois (dir.), L'abstention électorale, apaisement ou épuisement ?, F.-X. de Guibert, 2002, Combats pour la liberté de l'esprit, 257 p. 

    Christophe Boutin, Frédéric Rouvillois, Quinquennat ou septennat ?, Flammarion, 2000, Dominos, 127 p.  

    Christophe Boutin, Politique et tradition: Julius Evola dans le siècle, 1898-1974, Éd. Kimé, 1992, Histoire des idées, théorie politique et recherches en sciences sociales, 513 p.  

    Christophe Boutin, Claude Courvoisier, Politique et tradition: l'oeuvre de Julius Evola (1898-1974), Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1991, Lille-thèses  

    Julius Evola (1898-1974) est le plus célèbre représentant italien de ce que l'on nomme la "pensée de la tradition", courant auquel appartint également le français René Guenon. Alliant les recherches sur les disciplines spirituelles orientales à l'étude des mythes et une méthode ésotériste à l'analyse de l'histoire, Evola élabore une doctrine débouchant sur une "vision du monde" cependant précise et rigoureuse. Proche de la pensée contre-révolutionnaire ou de la révolution conservatrice allemande dans ses conclusions, il s'oppose en fait à tout ce qui constitue les bases du monde moderne. Croyant ainsi faire entrer ses idées dans l'ordre des faits, il collabore pendant la guerre avec le fascisme italien et le national-socialisme, regardant aussi avec l'intérêt la garde de fer roumaine. Après-guerre ensuite, il tente de donner au neo-fascisme italien quelques directives d'action. Il renonce enfin à toute action politique sur la cite et se consacre, dans son dernier ouvrage important, à définir quels pourraient être, au sein du monde moderne, les fondements existentiels d'un individu que certains baptisèrent "anarchiste de droite". Toujours très lue, l'œuvre de Julius Evola fait actuellement partie des références classiques des droites radicales italienne et française.

    Christophe Boutin, Bernanos politique: un cri dans le chaos, 1986, 109 p. 

  • Christophe Boutin, préface à Jacques Bainville, Histoire de trois générations: 1815-1918, Éditions de Flore, 2025, L'ordre et le désordre, 241 p.  

    Christophe Boutin, préface à Frédéric Rouvillois, Le gouvernement des juges: histoire d'un mythe politique, Éditions Desclée de Brouwer, 2023, 256 p.    

    Le conflit entre le juge et le peuple serait-il indissociable des systèmes démocratiques modernes ? C'est toute la question posée dans cet essai, qui analyse la manière dont l'expression "gouvernement des juges" a été établie et utilisée depuis le début du XXe siècle jusqu'à nos jours. Car au-delà de savoir si l'on a ou pas un "gouvernement des juges", Frédéric Rouvillois insiste, dans cette recherche très documentée, sur l'orientation et l'argumentation essentiellement politiques de ceux qui utilisent la formule. En effet, aux Etats-Unis comme en France, cette dénonciation d'un pouvoir perçu comme antidémocratique et contre-majoritaire émane, au cours du temps, aussi bien de la gauche que de la droite, suivant les intérêts en jeu. Derrière ce débat, toujours actuel et international, qui s'est mondialisé avec l'essor de la thématique de l'Etat de droit et l'émergence de la notion de post-démocratie, c'est l'histoire d'un mythe politique qui est dévoilée ici

  • Christophe Boutin, « De la COP21-Paris à la COP22-Marrakech, la transition marocaine », Géopolitique Africaine / African Geopolitics, Geopolitique Africaine S.A., 2015, n°56 

    Christophe Boutin, Jean-Louis Lenhof, Elisabeth Ridel, « Gens de mer au travail », Cahiers de la Maison de la recherche en sciences humaines de l'université de Caen, Maison de la recherche en sciences humaines, 2007, n°47, p. 279  

    Christophe Boutin, « Tradition et réaction : la figure de Julius Evola », Société d'Études Soréliennes, Paris : Société d'Études Soréliennes et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1991, pp. 81-97   

    Boutin Christophe. Tradition et réaction : la figure de Julius Evola. In: Mil neuf cent, n°9, 1991. Les pensées réactionnaires. pp. 81-97.

  • Christophe Boutin, « Histoire populaire » (dir.), Le dictionnaire des populismes, les Éditions du Cerf, 2019 

    Christophe Boutin, « Bernanos » (dir.), in Frédéric Rouvillois, Olivier Dard, Christophe Boutin (dir.), Le dictionnaire des populismes, Éd. du Cerf, 2019 

  • Christophe Boutin, « Contre le gouvernement des juges ? », le 16 décembre 2021  

    Organisé par l'Université de Paris (Paris 5) et le Centre Maurice Hauriou sous la direction scientifique de B. Daugeron, F. Rouvillois et Ch. Boutin.

    Christophe Boutin, « La révolution de 1958 », le 22 novembre 2018  

    Organisé par le Centre Maurice Hauriou EA 1515, sous la direction du Pr Frédéric Rouvillois

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Taha Maayouf, La reconstruction du pouvoir exécutif de l'φtat en situation post conflictuelle, thèse soutenue en 2023 présidée par Frédéric Rouvillois, membres du jury : Derek El Zein (Rapp.), Sophie Poirey Boutin      

    La reconstruction de l’État en situation post-conflictuelle est considérée comme l’un des principaux enjeux des relations internationales, enjeu auquel les organisations internationales, sous l’égide des Nations Unies, contribuent et dans lequel elles tiennent un rôle prépondérant. Les pays sortant d’un conflit n’ont généralement pas la capacité immédiate de se reconstruire, mais ils doivent néanmoins se concentrer sur des priorités à mener en vue de leur reconstruction. Aussi, existe-il un ensemble de mécanismes juridiques, opérationnels, civils ou militaires de gestion des pays sortant d’un conflit auxquels il convient d’avoir recours.Cette thèse présente les difficultés et les obstacles auxquels est confrontée l’administration publique des pays post-conflit en général, et met en exergue la fragilité et la faiblesse de leurs appareils sécuritaires et militaires qui conduisent à l’insécurité, ainsi que l’absence d’une Justice transitionnelle et le développement du concept d’autoréalisation des droits, le tout instaurant peu à peu la loi de la jungle au sein de la société. Nous avons traité des cas de nombreux pays sortis de la phase de conflit, nous concentrant particulièrement sur la situation de la Libye en tant qu’exemple moderne où doit être analysée la nature des obstacles qui freinent la reconstruction d’une autorité exécutive forte et rechercher les mécanismes et stratégies grâce auxquels le pays pourra surmonter ces obstacles de manière efficace.Notre étude a conclu que la reconstruction de l’autorité exécutive de l’État sortant d’un conflit, pour être réalisée, doit s’accompagner d’un plan d’action et d’une stratégie clairement définie puis établie ; se concentrer sur les priorités, en premier lieu l’établissement d’une nouvelle constitution à laquelle toutes les institutions de l’État seront soumises et travailler à développer le secteur des Ressources humaines. Un travail conjoint avec les différents pays et organisations internationales et régionales s’avèrera nécessaire pour atteindre plus rapidement les objectifs fixés. Le cas de chaque pays devra être étudié en fonction de ses capacités et des circonstances afin de choisir le mécanisme approprié à la reconstruction de son administration publique comme de son appareil sécuritaire et militaire, renforcer le rôle de la justice et mettre en œuvre une Justice transitionnelle.

  • Soumaya Dadi, La Constitution marocaine du 29 juillet 2011: rénovation institutionnelle et promotion des libertés, thèse soutenue en 2014 sous la direction de Frédéric Rouvillois, membres du jury : Mohammed Amine Benabdallah (Rapp.), Charles Saint-Prot    

    D’une portée inédite dans le voisinage maghrébin et arabe, à un moment crucial de l’évolution du monde arabo-musulman, la réforme constitutionnelle globale annoncée par SM le Roi Mohammed VI à la nation le 9 mars 2011, constitue l’aboutissement d’un processus de réformes économiques, politiques et sociales entamé depuis la fin des années 90. Fruit d’une démarche participative inédite dans l’histoire du Maroc, la constitution adoptée par référendum trois ans auparavant a jeté les bases d’une nouvelle phase dans le processus de consolidation d’un modèle démocratique marocain. Cette démarche, a été saluée par l’ensemble de la communauté internationale, l’estimant un pas important dans le développement politique en cours au Maroc, et une preuve significative de l’engagement de toutes les forces vives de la nation au projet de société porté par la nouvelle loi fondamentale. La nouvelle constitution est basée sur plusieurs fondements majeurs, qui concernent la séparation et l’équilibre des pouvoirs, la consolidation de l’Etat de droit, l’élargissement du champ des libertés individuelles et collectives, le renforcement du système des droits de l’Homme. Elle consacre pour la première fois, la reconnaissance de la composante culturelle amazighe, la volonté d’ériger la justice en un pouvoir indépendant. Elle prévoit également le renforcement du statut du premier ministre qui devient chef du gouvernement, la mise en place et la constitutionnalisation des instances en charge de promotion des droits de l’Homme et de la bonne gouvernance. En dehors de ces grands sujets, la nouvelle loi est riche de plusieurs dispositions qui touchent aux fondements de la société marocaine et à son insertion dans le concert des pays modernes et démocratiques. Elle ouvre de nouvelles perspectives, et va au-delà des aspirations exprimées, il s’agit d’une véritable révolution dans la vie politique du pays et un point de départ d’une ère nouvelle. Ce travail vise à montrer que la présente réforme n’est pas conjoncturelle ou due à un facteur unique, ce formidable sursaut de réforme n’est guère une affaire de circonstance, appelée désormais printemps arabe. Cette évolution constitutionnelle qui s’inscrit dans la stabilité du régime, semble démontrer sa maturité politique à travers son choix de mettre en œuvre de nouveaux mécanismes. Il s’agit donc d’un contexte institutionnel nouveau mais qui a pour objectif essentiel de consolider tous les acquis démocratiques qui ont été concrétisé tout au long de l’histoire contemporaine du Maroc et que nous nous proposons d’étudier. La nouvelle loi vient confirmer une fois encore l’exception du modèle marocain et son caractère singulier qui s’articule notamment autour d’une scène politique active et dynamique, puisant sa force d’une monarchie constitutionnelle, vieille de plusieurs siècles. Son exception est en fait un particularisme, une singularité due à la nature monarchique du régime et aux spécificités propres du Royaume, qui font que le changement ne s’opère pas par les mêmes canaux et ne s’exprime pas de la même façon.

  • Mohamed Alssadek, Notion et pratique de la démocratie en Libye sous l'ère Khadafi, thèse soutenue en 2023 sous la direction de Frédéric Rouvillois présidée par Thierry Rambaud, membres du jury : Malik Boumediene (Rapp.), Pauline Vidal-Delplanque (Rapp.), Sylvie Ciabrini    

    La démocratie est un mot grec étymologiquement composé de deux mots : peuple et pouvoir. Depuis l'émergence du terme, sa définition a pu varier mais globalement, la plupart des politologues et philosophes actuels le définissent comme un mode de gouvernement lié à l'état de droit et aux libertés fondamentales. La démocratie est définie par les Nations Unies et par les organisations internationales comme étant un ensemble de Valeurs Universelles.Toutefois , ce n'est pas la démocratie que choisit la Libye, lorsqu'elle devient indépendante en 1951 : elle opte alors pour un régime monarchique, sous forme fédérale, héréditaire - le Roi en étant Mohammad Idris al-Senussi comme le stipulait la constitution rédigée avec la forte implication d'Adrian Pelt en tant que représentant des Nations Unies en Libye. Cette Constitution prévoyait également un Parlement composé de deux chambres, et assurer la séparation des pouvoirs. En 1963 , la Constitution est amendée pour que la Libye devienne un État unifié. En septembre 1969, un groupe de jeunes officiers dirigé par Mouammar Kadhafi s'empare du pouvoir, déclare la chute de la monarchie et proclame la naissance de la République Arabe Libyenne. La chute de la Monarchie est alors suivie par la chute des institutions constitutionnelles; le Roi est remplacé par un Conseil de Commandement Révolutionnaire (CCR) ; et de l'Union socialiste arabe, et l'application de l'idéologie nassérisme jusqu'à ce que ce que l'on appelle la Révolution culturelle ait lieu en avril 1973. Le Conseil abandonne toutes les lois et les remplace par le (Coran). Le 2 mars 1977, un nouveau régime unique en son genre est adopté. Kadhafi a rédigé son «Livre vert » , où il expose sa « Troisième Théorie Universelle », qui donne le pouvoir au peuple. La Libye est alors officiellement nommée « État de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste ».Sur le plan théorique, cette idéologie combine un ensemble de critiques du système communiste aussi bien que du libéralisme avec une critique du système représentatif par les parlements, les gouvernements, la constitution, les référendums, les partis et la classe politique. Kadhafi propose une solution alternative: une démocratie directe à travers les congrès populaires, les comités populaires, les syndicats et les associations professionnelles, qui sont des outils basés sur l'unité du pouvoir, où tout citoyen de plus de dix-huit ans devient automatiquement membre des congrès. Mais du point de vue pratique, il s'agit également d'un régime représentatif: le processus de nomination des hauts fonctionnaires et le processus législatif ne se déroulent pas de manière directe. Le taux de participation est faible par rapport à la population et on observe une absence de renouvellement des élites. La situation en Libye s'est poursuivie ainsi jusqu'en 2003, sous le nom de « Phase des Réformes » et le programme « Libye de demain» , un projet dirigé par Saïf Al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, a été mis en oeuvre. Le développement, la libération des prisonniers politiques et la rédaction d'une nouvelle constitution ont été perturbés par le déclenchement de la guerre civile en 2011. La situation s'est aggravée ; le pouvoir et l'influence des milices et des groupes terroristes ont grandi et ont gâché le processus de transition démocratique. En conséquence : la Libye n'a jamais connu de véritable démocratie, ni à l'époque de la Monarchie, ni à l'époque de Kadhafi, ni au cours de la dernière décennie.