Laurent Olivier

Maître de conférences
Science politique.
Faculté de Droit, Sciences Economiques et Gestion

Institut de Recherches sur l'Évolution de la Nation et de l'État
  • THESE

    Un exemple de social-democratie dans le socialisme francais : la federation du nord de la sfio de 1944 a 1958, soutenue en 1992 à Lille 2, sous la direction de Marc Sadoun 

  • Laurent Olivier, Dominique Andolfatto, Fabienne Greffet (dir.), Les partis politiques: quelles perspectives ?, l'Harmattan, 2006, Logiques politiques 

    Laurent Olivier, Dominique Andolfatto, Fabienne Greffet (dir.), Les partis politiques: Quelles perspectives ?, L'Harmattan, 2001, Logiques politiques, 267 p. 

  • Laurent Olivier, « La territorialisation des primaires socialistes en Meurthe-et-Moselle : Appropriations locales et traces temporelles d’une procédure nationale », in Remi Lefebvre, Eric Treille (dir.), Les primaires ouvertes en France: Adoption, codification, mobilisation, Presses Universitaires de Rennes, 2016, pp. 239-254 

  • Laurent Olivier, « Usages du populisme de gauche dans le champ des partis politiques français », Civitas Europa, 2021, n°47, pp. 131-153   

    Laurent Olivier, David Gouard, Julien Audemard, Julien Boyadjian, Christèle Marchand-Lagier [et alii], « Les trois électorats de la primaire de la droite et du centre: Mobilisation et production des votes aux limites de l’entre-soi. », Revue Française de Science Politique, 2017, n°6, pp. 1113-1130   

  • Laurent Olivier, Etienne Criqui, Fabienne Greffet, Anne Jadot, Claude Proeschel [et alii], In memoriam. Hommage à Thierry Choffat, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2021, pp. 245-248   

  • Laurent Olivier, « Mise sur agenda et mobilisation partisane du mouvement anti-passe/antivax », Citoyenneté(s) politique, sociale, sanitaire et numérique face au Covid-19, Dijon, le 17 novembre 2022   

    Laurent Olivier, Benjamin Fargeaud, Stephane Pierre-Caps, Thibault Guilluy, Themistoklis Raptopoulos [et alii], « Table ronde n° 1 : Réélection d'Emmanuel Macron : "l'été indien" du "présidentialisme majoritaire" continue ? », Workshop : La Ve République après les échéances électorales de 2022, Nancy, le 30 juin 2022 

    Laurent Olivier, Benjamin Fargeaud, Stephane Pierre-Caps, Thibault Guilluy, Themistoklis Raptopoulos [et alii], « Table ronde n° 2 : Où en est la recomposition du système de partis après les élections de 2022 ? », Workshop : La Ve République après les échéances électorales de 2022, Nancy, le 30 juin 2022 

    Laurent Olivier, « Réinvention du territoire du pouvoir au prisme de ses lieux périphériques : lieux de conquête et de compétition, lieux de contestation, lieux alternatifs et virtuels du pouvoir », Journée d'études : Le nomadisme au pouvoir, Nancy, le 04 juin 2021   

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Samantha Turquoise Simon, Animal politique : l'émergence de partis animalistes en Europe, thèse soutenue en 2023 à Université de Lorraine sous la direction de Étienne Criqui, membres du jury : Bruno Villalba (Rapp.), Florence Faucher-King (Rapp.), Fabienne Greffet et Corine Pelluchon  

    Cette thèse, intitulée "Animal Politique: l'émergence des partis animalistes en Europe", entend analyser la création, l'existence, le déploiement, la structuration et le développement, en Europe, de partis politiques (exclusivement ou essentiellement) dédiés à la défense des animaux. Ce phénomène interroge, et invite à penser de grands thèmes transversaux politiques et philosophiques, tels que la représentation politique des entités naturelles, la politisation des mouvements sociaux, les transformations des systèmes de partis, ainsi que les représentations sociales de l'animal, comme de la politique.

    William Dannon, Politiques publiques ; esquisse d’une analyse des mécanismes des choix publics face à la globalisation : enjeux politiques et sociaux des relations entre l'État et le groupe ArcelorMittal dans le bassin sidérurgique lorrain de 2012 à 2017, thèse soutenue en 2020 à Université de Lorraine sous la direction de Étienne Criqui, membres du jury : Dominique Andolfatto (Rapp.), Sophie Béroud (Rapp.), Fabienne Greffet et François Rangeon    

    Cette thèse s’intéresse à la fermeture des deux derniers hauts fourneaux de la Lorraine par le sidérurgiste ArcelorMittal. En ce sens, elle se penche sur la lutte ouvrière de Florange et s’attache à comprendre l’incapacité du candidat François Hollande, élu président de la République le 6 mai 2012, à tenir la promesse qu’il a faite aux ouvriers de cette usine d’ArcelorMittal pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2012. Pour ce faire, elle développe une démarche épistémologique qui croise une approche d’analyse cognitive des politiques publiques avec une perspective néo-institutionnaliste. L’intérêt d’une telle démarche est de dépasser l’opposition entre ces deux approches en proposant une articulation entre policy et politics. Il s’agit donc de saisir comment les acteurs impliqués dans cette lutte analysent, interprètent et donnent du sens à leur action, sans pour autant négliger le poids des facteurs politiques et institutionnels ayant structuré le processus décisionnel. Le premier résultat de ce travail révèle que l’émergence du problème social, dont la définition dépend de l’activité de cadrage des acteurs sociaux, est conjointement liée à la formation de l’identité collective des syndicats du site. En d’autres termes, l’émergence du problème social est indissociable de la constitution de l’intersyndicale de Florange. Cette instance collective de lutte est traversée par plusieurs cadres d’action collective dont le plus dominant (master frame) est celui incarné par la CFDT, qui va l’imposer aux autres. Le second résultat montre que les choix effectués par les autorités politiques dans ce dossier reflètent la conception que François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault se font de la place et du rôle de l’État sur la scène des politiques publiques. Plus fondamentalement, ces choix s’inscrivent très clairement dans la doctrine néo-libérale défendue au niveau européen et qui, routinisée depuis des décennies comme pratique et manière de faire au sein de l’Union, est devenue une matrice cognitive et normative encadrant le comportement des États au niveau national. Ce constat permet d’expliquer la difficulté d’un changement de politique publique dans cette affaire. Plus concrètement, l’incapacité de François Hollande à sauvegarder les hauts fourneaux de Florange s’explique par les contraintes institutionnelles de « dépendance au sentier » (path dependence) exercées par le cadre institutionnel européen sur les choix publics effectués au niveau domestique. Toutefois, cette décision publique est empreinte d’un certain pragmatisme politique qui s’explique par la crainte de la réaction des investisseurs ; c’est-à-dire du marché en cas de nationalisation temporaire du site par l’État.

    Willy N'Djali Luswanga, La France dans les opérations de paix en Afrique noire depuis la chute du mur de Berlin : acteurs et prises de décision, thèse soutenue en 2015 à Université de Lorraine sous la direction de Étienne Criqui, membres du jury : Raphaël Porteilla (Rapp.)    

    La France a toujours joué un rôle dans le cadre des opérations de paix en Afrique noire,surtout depuis la chute du mur de Berlin avec l’émergence des nouveaux conflits intraétatiquesqui nécessitent non seulement des acteurs traditionnels, mais aussi, des nouveauxacteurs dotés de nouvelles compétences pour ramener la paix et la sécurité dans les sociétésmarquées par les conflits. Cependant, son implication sur les opérations de paix est souventsujette de diverses critiques mal définies comme ingérence dans les affaires intérieures, excèsde bavure, illégalité, retour du néocolonialisme, due à l’absence d’une politique decollaboration cohérente avec d’autres acteurs qui exercent sur le terrain. C’est pourquoi, lestravaux de recherche portent sur les opérations françaises de paix, les acteurs de relationsinternationales français qui participent sur les opérations de paix, et enfin, sur lacompréhension des interactions décisionnelles au niveau de chaque opération. Il s’agit demettre en lumière les spécificités des pratiques politiques, des différentes stratégies déployéespar les acteurs, des rapports de force et des enjeux du pouvoir qui sous-tendent la prise dedécision en France dans le cadre des opérations de paix.