Présentation de l’éditeur
Les discours radicaux, qu’ils soient écologiques, religieux ou plus généralement politiques, reviennent dans le débat public. Les deux sens usuels attribués à la radicalité, le retour à la racine et l’extrémisme, se mêlent et parfois se confondent pour porter la critique sociale. La radicalité s’infiltre aussi dans le monde juridique. Toutes les instances du droit sont susceptibles d’être saisies par la radicalité : l’activité judiciaire, la direction démocratique des affaires humaines, les droits subjectifs et même les concepts doctrinaux. Pourtant, le droit n’est que rarement envisagé dans une telle perspective, il est plus souvent arbitrage, mesure ou conservatisme. La diversité des propos ici réunis entend donner à voir certains aspects juridico-politiques qui lient le droit et les radicalités, à travers les disciplines et les époques.
Contributions de Mariana Almeida Kato, Irina Brismontier, Baptiste Charvin, Cécilia Darnault, Samuel Dupont, Jacques Duret, Aude Farinetti, Laurent Fonbaustier, Roïla Mavrouli, Romain Micalef, Sophie Olivier.