Gilles J. Guglielmi

Professeur
Droit public.
Université Paris Panthéon-Assas

Centre de Droit Public Comparé
Centre d'Études et de Recherches de Sciences Administratives et Politiques
Responsable du Master Juriste Conseil des Collectivités territoriales Co-Responsable du Master de Droit public comparé Matières enseignées : Droit du service public, Droit public des contrats, Droit administratif comparé, Autonomies territoriales comparées Thèmes de recherche : Droit public comparé, spécialité : aires ibéroaméricaine, africaine et maghrébine, Droit du service public, Droit public et technologies, Droit public des contrats
  • Gilles J. Guglielmi, Julien Martin (dir.), La mission préfectorale: entre tradition et transformation publique, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Pensée contemporaine, 414 p.  

    Créés par la loi du 28 pluviôse an VIII, les préfets se sont durablement installés dans le paysage institutionnel français. Manifestation et symbole d’un État fort et présent sur l’ensemble du territoire, ils ont servi de modèle à de nombreux pays, bien après la fin du Premier Empire. Une fois passé le processus de déconcentration, lui-même consécutif à la décentralisation de 1982 qui avait écorné leurs compétences, les travaux de réflexion et de synthèse sont devenus rares. Or, une réforme majeure de la haute fonction publique a créé en 2021 le corps des administrateurs de l’État et mis en extinction les corps des préfets et des sous-préfets. L’existence même des sous-préfectures a été mise en cause. L’année suivante, la Cour des comptes a pointé les insuffisances des contrôles de légalité et budgétaire.Le temps était donc venu de se pencher sur une institution qui semble disparaître, alors même que ses missions subsistent. À travers une approche historique et comparée, cet ouvrage réunit les meilleurs spécialistes, en France et à l’étranger, pour interroger les systèmes d’administration territoriale des États.

    Gilles J. Guglielmi, Grenfieth de Jesús Sierra Cadena, Philippe Cossalter (dir.), La internacionalización del derecho administrativo, Universidad del Rosario, 2025, 386 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Philippe Cossalter (dir.), Propriété, souveraineté, mondialisation: regards comparés colloque international du Centre de droit public comparé de l'Université Paris-Panthéon-Assas, Éditions Panthéon-Assas, 2024, Pensée contemporaine, 248 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Manel Benzerafa, Danièle Lamarque, Gérald Orange, Véronique Achmet [et alii], Encyclopédie du management public, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2023, Gestion publique, 736 p.    

    Le management public s’est affirmé comme une discipline académique à part entière, au confluent de courants venus du droit, de l’économie, de la gestion, des sciences politiques ou de la sociologie, et au croisement des pratiques des acteurs publics. Cette Encyclopédie s’adresse à un large public de chercheurs, d’étudiants, de praticiens ou d’élus soucieux d’approfondir et d’élargir leur champ de connaissance, et de trouver une réponse rapide et précise à leurs questionnements. Plus largement, tout citoyen pourra s’y référer pour mieux comprendre comment l’action publique se décide et se conduit. Rédigées par 150 chercheurs et praticiens spécialistes, ses 220 entrées rendent compte des concepts, des théories, des écoles et des modes qui caractérisent le management public, en France comme à l’étranger. Elles les mettent en situation, décrivent leurs contextes ainsi que les modalités et les limites de leur mise en œuvre, éclairant ainsi toutes les phases de l’action publique, depuis sa conception jusqu’à l’évaluation de ses résultats. Un index détaillé permet de les mettre en résonance et expliciter leurs liens. Chaque bibliographie a été soigneusement concentrée sur les références nécessaires

    Gilles J. Guglielmi, Julien Martin (dir.), L'unité du droit des collectivités territoriales: vingt ans après le Code général des collectivités territoriales, Éditions Panthéon-Assas, 2023, 187 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Aurélie Duffy-Meunier, Elisabeth Zoller, Gilles Guglielmi, Idris Fassassi, Introduction au droit public, Dalloz, 2022, Précis, 257 p.     

    Gilles J. Guglielmi, Luca Belli (dir.), L'État digital: numérisation de l'administration publique et administration publique du numérique, Berger-Levrault, 2022, Au fil du débat (Études), 367 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Philippe Cossalter (dir.), L'internationalisation du droit administratif: 6e colloque international du Centre de droit public comparé de l'université de Paris II Panthéon-Assas, 24 et 25 mai 2018, Édition Panthéon-Assas, 2020, Colloques, 312 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Gilles J. Guglielmi, Olivier Ihl, Olivier Ihl (dir.), El voto electrónico: presentación de Ángel Sánchez Navarro, Centro de Estudios Políticos y Constitucionales. Mº de la Presidencia, 2017, Cuadernos y Debates, 415 p. 

    Gilles J. Guglielmi (dir.), L'intérêt général dans les pays de common law et de droit écrit, Éditions Panthéon-Assas, 2017, Colloques, 225 p. 

    Gilles J. Guglielmi (dir.), De l'autonomie au séparatisme: compétences, financements et citoyennetés dans les collectivités locales ouvrage issu des travaux d'un colloque organisé le 17 mars 2016 pour le master Juriste Conseil des collectivités territoriales de l’université Paris 2 Panthéon-Assas, Berger-Levrault, 2017, Au fil du débat, 289 p. 

    Gilles J. Guglielmi (dir.), La faveur et le droit, Presses universitaires de France, 2016, 411 p.   

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, Martine Long, Droit du service public, LGDJ, 2016, Domat droit public, 890 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Olivier Ihl (dir.), Le vote électronique, LGDJ-Lextenso éd., 2015, 323 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Julien Martin (dir.), Le droit constitutionnel des collectivités territoriales: aspects de droit public comparé, Berger-Levrault, 2015, Au fil du débat, 265 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Claudine Haroche (dir.), L'esprit de corps, démocratie et espace public, Presses universitaires de France, 2014, La politique éclatée, 324 p.   

    Gilles J. Guglielmi, Élisabeth Zoller (dir.), Transparence, démocratie et gouvernance citoyenne, Ed. Panthéon-Assas, 2014, Colloques, 257 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Julien Martin (dir.), La démocratie de proximité: bilan et perspectives de la loi du 27 février 2002, dix ans après, Berger-Levrault, 2013, 238 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi (dir.), Le plagiat de la recherche scientifique, LGDJ, Lextenso éditions, 2012, 228 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, Guillaume Le Floch (dir.), La notion de continuité, des faits au droit, L'Harmattan, 2011, Logiques juridiques, 330 p.   

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, Droit du service public, Montchrestien-Lextenso éd., 2011, Domat droit public, 804 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Marine Legendre, Élaboration de l'acte réglementaire et participation du citoyen: Étude des droits français et américains, 2011    

    La marche continue vers la démocratisation a conduit les droits administratifs américain et français à enregistrer une même évolution : celle de la prise en compte croissante du citoyen dans son action ; s'illustrant notamment par la mise en place de mesures garantissant la participation du citoyen au cours de l'élaboration de l'acte réglementaire. Aux États-Unis, la participation du citoyen est vite perçue comme aidant à la prise de meilleures décisions par l'Administration. La participation est rendue obligatoire, elle s'exerce selon diverse modalités : elle est minimale lorsque l'administrateur use d'une procédure dite « informelle », au cours de laquelle l’administrateur américain devra veiller à recueillir les commentaires du public quant à la règle proposée ; elle est maximale lors de la procédure « formelle » qui oblige à la mise en place d'une audience publique. Le législateur américain poursuivra ses efforts en prévoyant en 1990 la possibilité d'une procédure négociée, qui oblige à l'obtention d'un consensus au sein d'un comité de négociation avant l'adoption d'un règlement. Désormais le développement de la participation des citoyens aux États-Unis semble reposer sur l'outil internet. En France, la participation du citoyen est d'abord perçue comme gênant l'action administrative. Elle tarde quelque peu à se mettre en place et naîtra d'un empilement législatif traduisant les hésitations du législateur. Ainsi un point de départ peut être celui de la loi du 12 juillet 1983 réformant la procédure de l'enquête publique. Quelques années plus tard, la méthode de la concertation se voit consacrée (notamment par la loi du 18 juillet 1985) jusqu'à ce que le législateur n'institue en 1995 une Commission Nationale du Débat Public, étape ultime de la démarche participative française. Si ces évolutions semblent de prime abord s’inscrire dans une tendance louable de « démocratisation administrative », elles ne doivent cependant échapper à un regard critique. Aussi cette évolution de l'action administrative est la dérivée d'un changement sociétal autour duquel la réflexion mérite d'être élargie

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi (dir.), L'égalité des chances: analyses, évolutions et perspectives [colloque, 11-12 juin 1998, Université de Cergy Pontoise], Éditions La Découverte, 2010, Recherches, 267 p.   

    Gilles J. Guglielmi, Catherine Prebissy-Schnall, Geneviève Koubi (dir.), Droit et économie: interférences et interactions études en l'honneur du professeur Michel Bazex, LexisNexis, 2009, 368 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Gilles Dumont, Geneviève Koubi, Droit du service public, Montchrestien, 2007, Domat droit public, 755 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Places, Éd. Faustroll, 2007  

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi (dir.), La Gratuité, une question de droit ?, l'Harmattan, 2007 

    Gilles J. Guglielmi, Francis Segond, Voix d'eau, Éd. Faustroll, 2006, 27 p.  

    Gilles J. Guglielmi (dir.), Histoire et service public, Presses universitaires de France, 2004, Politique d'aujourd'hui, 443 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi (dir.), La Gratuité, une question de droit ?, l'Harmattan, 2003, Logiques juridiques, 238 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Droit administratif: les structures, Editoo.com, 2002, Universitoo (Droit), 328 p. 

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, Droit du service public, Montchrestien, 2000, Domat (Droit public), 585 p.  

    Gilles J. Guglielmi, Marie-Christine Rouault, Droit administratif: annales corrigées épreuves du DEUG de droit 2ème année, Gualino, 2000, AnnaDroit 2001, 216 p.  

    Gilles J. Guglielmi, Marie-Christine Rouault, Droit administratif: annales corrigées des épreuves du DEUG de droit 2ème année, Gualino, 1999, AnnaDroit 2000, 176 p.  

    Gilles J. Guglielmi, Introduction au droit des services publics, LGDJ, 1994, Systèmes, 177 p.  

    Gilles J. Guglielmi, La notion d'administration publique dans la théorie juridique française: de la Révolution à l'arrêt Cadot (1789-1889), Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1991, Bibliothèque de droit public, 378 p.  

    Gilles J. Guglielmi, Georges Dupuis, La notion d'administration publique dans la théorie juridique française: De la Révolution à l'arrêt Cadot (1789-1889), 1990, 585 p. 

  • Gilles J. Guglielmi, Aurore Gaillet, Gilles Guglielmi, « L’arrêt Lüth de la Cour constitutionnelle fédérale allemande : Un tournant historique pour la conception des droits fondamentaux à partir de la liberté d’expression », Les mutations de la liberté d'expression en droit français et étranger, Ed. Pantheon-Assas, 2021  

    Jadis, la protection des droits et libertés était conçue comme devant être assurée en priorité contre les autorités publiques. Aujourd'hui, les plus grands dangers contre la liberté viennent, plus encore, d'une multitude de pouvoirs et d'acteurs privés. Le droit positif s'en préoccupe depuis longtemps sous l'angle du droit pénal et du droit civil, car la liberté civile est protégée, d'abord, par les lois. Mais il arrive que la protection des droits et libertés soit défaillante, parce que le législateur n'a pas compétence pour agir - cas fréquent dans les structures composées d'États - ou parce que des lois existent, tout en étant insuffisantes, incomplètes, voire lacunaires. Dans de telles situations, que peuvent faire les juges ? Quelles méthodes utilisent-ils dans les sphères où se côtoient les citoyens sans relation directe avec le pouvoir politique : la vie sociale et la vie professionnelle ? Ces méthodes sont-elles différentes selon qu'il s'agit de juges de droit privé ou de juges de droit public ? Les juges constitutionnels opèrent-ils différemment ? Faut-il distinguer selon que le système juridique dont ils relèvent appartient aux pays de droit écrit ou aux pays de common law ?

    Gilles J. Guglielmi, Georges Salon, « Études en l'honneur de Georges Dupuis », La notion de partie perdante en contentieux administratif français : droit public, L.G.D.J., 1997, pp. - 

  • Gilles J. Guglielmi, préface à Raphaël Meyer, L'intervention économique des communes à l'épreuve de l'intercommunalité, l'Harmattan, 2025, Prix scientifique, 333 p.  

    La place de la commune peut être réinterrogée face à la place croissante de l’intercommunalité dans son domaine d’intervention historique que constitue la prise en charge d’une activité économique, ou encore au regard des aides économiques locales visant au développement économique du territoire. Le mouvement d’intercommunalisation des compétences semble réduire la place et la légitimité de la commune en ces domaines. Il s’agit de s’interroger sur l’éventuelle résistance communale relativement à ces types d’interventions. Comment fait-elle face à ces éventuelles diminutions ? Le juge permet-il certaines souplesses ? La présente étude se propose ainsi d'examiner l'intervention économique des communes à l'épreuve de l'intercommunalité tant au titre de son intervention directe, laquelle consiste en la prise en charge d'une activité économique, qu'au titre de son intervention indirecte, laquelle consiste en l'attribution d'une aide au profit d'une entreprise. L'analyse permet de démontrer que, en ces domaines, la commune est dépassée et concourrencée par l'intercommunalité.

    Gilles J. Guglielmi, préface à Carlo Iannello, L'état du pouvoir: politique et droit et dans l'ère de la post-liberté, L'Harmattan, 2025, Logiques juridiques, 315 p. 

    Nicolas Thirion, préface à Antoine Vandenbulke, Le financement public des arts de la scène: étude de droit comparé, mare & martin, 2023, Droit & science politique, 709 p. 

    Gilles J. Guglielmi, préface à Elise Mouriesse, La quasi-régie en droit public français, mare & martin, 2017, Bibliothèque des thèses (Droit public), 754 p.  

    La quasi-régie est l'expression française permettant de désigner le contrat "in house". Apparue en droit de l'Union européenne il y a presque vingt ans et conceptualisée pour la première fois par la Cour de justice dans un arrêt dit "Teckal", elle permet d'exclure des contrats du champ d'application du régime des contrats de la commande publique. La quasi-régie désigne plus précisément une relation juridique : entre des acheteurs publics ou des autorités concédantes d'une part et, d'autre part, des personnes morales distinctes qui sont dites "prestataires intégrés". Ces prestataires intégrés intégrés sont considérés comme de simples prolongements administratifs de ces autorités concédantes ou de ces acheteurs publics, qui peuvent alors leur attribuer directement des marchés publics ou des concessions.

    Louis Pouzin, préface à Luca Belli, De la gouvernance à la régulation de l'internet, Berger-Levrault, 2016, Au fil des études, 457 p. 

    Gilles J. Guglielmi, préface à Catherine Prebissy-Schnall, La pénalisation du droit des marchés publics, L.G.D.J, 2002, Bibliothèque de droit public, 617 p. 

  • Gilles J. Guglielmi, Pierre Esplugas-Labatut, Hélène Pauliat, Gilles Guglielmi, « Faut-il constitutionnaliser les services publics ? (à propos d’une proposition de loi constitutionnelle instaurant une Charte des services publics ) », La Semaine juridique - Administrations et collectivités territoriales, LexisNexis, 2024, n°5152, pp. 37-40    

    Serait-il utile d’insérer dans la Constitution des dispositions consacrant les services publics ? Une telle question semble appeler une réponse positive sur le principe au regard du fait que les services publics constituent une valeur ou un symbole fondamental de la République auquel le constituant peut être légitimement attaché. Toutefois, si le principe d’une reconnaissance constitutionnelle peut être acté, se pose alors la question de la forme d’une telle consécration. Une proposition de loi constitutionnelle récente voulait insérer dans le texte fondamental une Charte à l’image de ce qui existe pour l’environnement ; cette option ne paraît pas pertinente compte tenu de l’instrumentalisation politique dans ce texte de la notion et, par ailleurs, de la complexité de celle-ci ainsi que de la gestion et du régime juridique des services publics.

    Gilles J. Guglielmi, Laurence Dubin, Karine Parrot, Jean Matringe, Julie Alix, « Contre la constitutionnalisation de la frénésie sécuritaire », Le Monde, Le Monde, 2015  

    Gilles J. Guglielmi, « La juridiction administrative est compétente pour connaître des actions formées contre les productions des enseignants-chercheurs », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2011, n°13, p. 738  

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, « La téléassistance aux personnes dépendantes, un service public territorial », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, Sirey ; Dalloz , 2010, n°02, p. 341  

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, « Le droit, comme la langue, vit dans la conscience populaire », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2008, n°22, p. 1169  

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, « L'utilité sociale sans le service public : à propos de la mission assurée par le gestionnaire privé d'un centre d'aide par le travail », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, Sirey ; Dalloz , 2007, n°03, p. 517  

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, « La simplification tarifaire au prisme du principe d'égalité et du droit de la consommation », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2002, n°14, p. 976  

    Gilles J. Guglielmi, Geneviève Koubi, « La langue de l'enseignement public est le français », Recueil Dalloz, Dalloz , 2002, n°07, p. 601  

    Gilles J. Guglielmi, « Contrats avec les usagers », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2001, n°10, p. 893  

    Gilles J. Guglielmi, « Nullité du contrat : responsabilité partagée et enrichissement sans cause », Recueil Dalloz, Dalloz , 2001, n°13, p. 1048  

    Gilles J. Guglielmi, « Habilitation unilatérale, délégation contractuelle et consistance du service public », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2001, n°02, p. 353  

    Gilles J. Guglielmi, « Le choix du cumul avocat/professeur, au prix de l'équité ? », Recueil Dalloz, Dalloz , 2000, n°14, p. 307  

    Gilles J. Guglielmi, « Un avocat professeur ne doit pas plaider contre l'Etat », AJFP. Actualité juridique Fonctions publiques, Publications du Moniteur - Éditions Dalloz , 2000, n°02, p. 51  

    Gilles J. Guglielmi, « Des marques de déférence épistolaires au fondement du droit », Seuil, Paris : Seuil et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 173-189   

    Guglielmi Gilles J. Des marques de déférence épistolaires au fondement du droit. In: Communications, 69, 2000. La déférence, sous la direction de Claudine Haroche. pp. 173-189.

    Gilles J. Guglielmi, « Le rôle du Conseil d'Etat dans la constitution de la distinction entre droit public et droit privé », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 1996, n°02, p. 305  

    Gilles J. Guglielmi, « Une déclaration d'utilité publique, qui ne prévoit aucune acquisition de terrain au motif que l'emprise de l'opération ne s'étend que sur le domaine public, est-elle régulière ou non ? », Recueil Dalloz, Dalloz , 1994, n°21, p. 295  

    Gilles J. Guglielmi, « Le juge de l'application des peines est-il un chiroptère ? », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, Sirey - Dalloz , 1991, n°03, p. 622  

    Gilles J. Guglielmi, « Discours de la bureaucratie », Institut de Management Public, Paris : Institut de Management Public et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1989, pp. 1-23   

    A travers toute technique de management, les organisations bureaucratiques mettent en œuvre le langage. En partant de l'hypothèse que l'étude des discours bureaucratiques permettrait d'améliorer la connaissance du mode de fonctionnement de ces organisations, il est possible d'aborder ces discours sous l'angle, rituel, magique ou poétique. En effet, parce qu'il vise à la représentation du pouvoir, le discours de la bureaucratie comporte un aspect rituel ; parce qu'il tend à agir directement sur les choses, il participe de la magie ; enfin, en raison de l'usage qu'il fait de la confusion dans le langage, il est aussi un discours poétique. Une telle approche invite à mener une recherche approfondie tendant à situer les discours bureaucratiques dans un système de production et de contrôle des significations. Elle révèle aussi que le langage de la bureaucratie, au-delà de la simple transmission de l'information, peut remplir des fonctions d'occultation ou de suggestion pour éviter le recours à l'argumentation.

    Gilles J. Guglielmi, « Drôle d'En-droit », Gilles J. Guglielmi, p. -    

  • Gilles J. Guglielmi, Haroche Claudine et Vatin Jean-Claude (dir.), La considération, coll. Sociologie clinique, 1998, Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris : Librairie générale de droit et de jurisprudence et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 196-198   

    Guglielmi Gilles J. Haroche Claudine et Vatin Jean-Claude (dir.), La considération, coll. « Sociologie clinique », 1998. In: Droit et société, n°41, 1999. L'emploi, l'entreprise : nouvelles normes, nouvelles règles. pp. 196-198.

  • Gilles J. Guglielmi, « L’État du pouvoir. Politique et droit dans l’ère de la post-liberté », le 26 mars 2026  

    Conférence organisée par le CERSA, Université Paris Panthéon-Assas.

    Gilles J. Guglielmi, « La République, la laïcité et l’école : cohésion, valeurs et défis », le 09 décembre 2025  

    Colloque organisé par le CMH, Université Clermont-Auvergne sous la direction de la Professeure Florence Faberon, CMH UR 4232-UCA

    Gilles J. Guglielmi, « De la société du Grand Paris à la société des grands projets », le 21 novembre 2025  

    Colloque organisé par l'Université Paris Panthéon-Assas à l’occasion du 25ᵉ anniversaire du master Droit des collectivités territoriales sous la direction scientifique du Professeur Gilles J. Guglielmi et du Professeur Julien Martin

    Gilles J. Guglielmi, « Les partenariats public-privé en droit comparé ibéroaméricain », le 20 novembre 2023  

    Colloque organisé par le CDPC, Université paris Panthéon-Assas en partenariat avec l'Asociación Iberoamericana de Estudios de Regulación (ASIER)

    Gilles J. Guglielmi, « La République universelle à l’épreuve de la transidentité », le 22 juin 2023  

    Journée d'étude organisée par le Centre de droit public comparé (CDPC), Paris Panthéon-Assas sous la direction scientifique de Gilles J. Guglielmi, Leonardo Orlando et Xavier-L. Salvador

    Gilles J. Guglielmi, « Le rejet du projet de Constitution chilienne de 2022 : une Constitution trop avant-gardiste ? », le 23 mai 2023  

    Organisée par l'Université de Bordeaux sous la direction de Carolina Cerda-Guzman, MCF en droit public à l’Université de Bordeaux (CERCCLE) et Alexis Le Quinio, Pr. en droit public à l’Université de Limoges (OMIJ) dans le cadre du programme de recherche pluriannuel "Le Chili face à son avenir: Aspirations, Solutions, Ambition" (CASA), porté par le CERCCLE, avec le soutien de l'IRM, et lauréat du 2ème appel à projet (2023) de la Maison des Sciences de l'Homme de Bordeaux

    Gilles J. Guglielmi, « La mission préfectorale entre tradition et transformation publique », le 13 avril 2023  

    20e anniversaire du master Juriste conseil des collectivités territoriales, Paris panthéon-Assas

    Gilles J. Guglielmi, « La composition des juridictions constitutionnelles », le 30 mars 2023  

    Colloque organisé à l'Institut de droit comparé de Paris, sous la direction scientifique de Charlotte Denizeau-Lahaye, Centre de droit public comparé, Université Paris-Panthéon-Assas.

    Gilles J. Guglielmi, « La Cour suprême des Etats-Unis en question », le 21 octobre 2022  

    Organisé par le CDPC, Université Paris Panthéon-Assas sous la Direction scientifique de Idris Fassassi, Professeur à l’Université Paris Panthéon-Assas

    Gilles J. Guglielmi, « Democracy and Executive Power : Policy-Making in the U.S., the U.K, Germany and France », le 15 septembre 2022  

    Table ronde organisée par le CDPC, Université Paris Panthéon-Assas, en collaboration avec la Société de législation comparée.

    Gilles J. Guglielmi, « Propriété, souveraineté, mondialisation », le 07 juin 2022  

    Organisé par le CDPC, Paris Panthéon-Assas sous la direction scientifique de Gilles J. Guglielmi, Professeur à l’Université Panthéon-Assas et Philippe Cossalter, Chaire de droit public français de l’Université de la Sarre

    Gilles J. Guglielmi, « Louis-Antoine Macarel », le 02 décembre 2021  

    Colloque organisé par le Centre de recherches juridiques Pohier, à l'occasion du 170e anniversaire de la disparition de Macarel.

    Gilles J. Guglielmi, « Le financement des établissements et services à caractère social et médico-social (ESMS) », le 18 novembre 2021  

    Colloque organisé par le Centre Jean Bodin sous la direction scientifique de Martine Long, Maitresse de conférences HDR de droit public à l'Université d'Angers, d'Hervé Rihal, Professeur émérite de l'Université d'Angers, avec le Cabinet Accens Avocats

    Gilles J. Guglielmi, « L'actualité des constitutions d'Amérique du sud », le 01 octobre 2021  

    Conférence-débat organisée par le Centre de droit public comparé de l'université Paris 2, en partenariat avec la Section française de l'Institut ibéroaméricain de droit constitutionnel.

    Gilles J. Guglielmi, « L'État digital », le 22 mars 2021  

    Organisé par le Centre de droit public comparé (CDPC), Université Paris II Panthéon-Assas, et le Centre de technologie et société de l'Ecole de droit de la Fondation Getulio Vargas (FGV).

    Gilles J. Guglielmi, « L’unité du droit des collectivités territoriales, 20 ans après le code », le 15 janvier 2021  

    Organisé par le master Juriste conseil des collectivités territoriales en partenariat avec l’AFDCL et le GRALE, et Paris II Panthéon-Assas

    Gilles J. Guglielmi, « L'application des droits et libertés par les personnes privées : la liberté d'expression en droit comparé », le 23 mai 2019  

    Organisé par le CDCP, Université Paris 2 Panthéon-Assas sous la responsabilité scientifique du professeur Gilles J. Guglielmi

    Gilles J. Guglielmi, « L’intégrité scientifique à l’aune du droit », le 12 mars 2019  

    Organisé par l’IHD, Paris II Panthéon-Assas

    Gilles J. Guglielmi, « L’évolution du droit des collectivités territoriales et de leurs groupements », le 21 juin 2018  

    Organisé par le Master Juriste Conseil des collectivités territoriales, associé à l'IPAG de Paris II, sous la direction du Professeur Olivier Gohin

    Gilles J. Guglielmi, « L’internationalisation du droit administratif », le 24 mai 2018 

    Gilles J. Guglielmi, « L'alternativité, entre mythe et réalité », le 23 mars 2017  

    Organisé par le CHAD, le CEJEC et le CDPC qui porte un regard interdisciplinaire (Droit, histoire, anthropologie) sur les modes alternatifs de règlement de conflits

    Gilles J. Guglielmi, « Le numérique au service du renouvellement de la vie politique », le 04 novembre 2016  

    Responsable scientifique : Eric SALES, MCF – HDR à l'Université de Montpellier, CERCOP

    Gilles J. Guglielmi, « Les nouvelles compétences régionales : quel(s) renforcement(s), quelle(s) orientation(s) ? », le 23 septembre 2016  

    Organisé par l'Institut de Recherches sur l'Evolution de la Nation Et de l'Etat (IRENEE) sous la direction de Reine Wakote, MCF, IRENEE - UL

    Gilles J. Guglielmi, « Les blogs juridiques », le 16 juin 2014 

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  • Margaux Studer, Le droit d'accès à l'information publique en tant que facteur de paix en Colombie, thèse soutenue en 2025 en co-direction avec Felipe Calderon Valencia et Carlos Mario Molina Betancur présidée par Natalia Andrea Salinas-Arango, membres du jury : Paula Andrea Valencia Londoño et Carolina Cerda-Guzman   

    Le présent travail prétend démontrer le caractère propice du droit d'accès à l'information publique pour la réalisation d'une paix durable en Colombie. Afin de développer cette analyse, une recherche qualitative de type analytique-déductif est réalisée qui cherche à répondre à la question : Comment le droit d'accès à l'information publique favorise-t-il la paix en Colombie ?, à laquelle on répond à partir d'une étude de théories, normes, rapports, publications, livres et nouvelles, tant internationaux que régionaux et nationaux. À travers une composante comparative, différents contextes du droit d'accès à l'information sont présentés, qui peuvent inspirer le cas colombien et aider à identifier tant les forces que les domaines d'amélioration dans la mise en œuvre de ce droit. Trouvant, par conséquent, qu'il existe une relation directe entre l'accès à l'information publique et la construction d'une paix durable, il est démontré que ce droit non seulement permet aux citoyens d'être informés sur les décisions et actions du gouvernement, mais les autonomise également pour chercher justice et participer activement à la prise de décisions, aspects essentiels pour une paix durable. Comme résultat de la recherche, des propositions sont fournies pour renforcer ce droit en Colombie, pour contribuer au chemin vers une paix durable dans le pays.

    Eric Fèvre, Comparaison du chef de l'État et du chef du Gouvernement ainsi que de leur rapport mutuel en droit constitutionnel français et allemand, thèse soutenue en 2023 en co-direction avec Philippe Cossalter, membres du jury : Olivier Renaudie (Rapp.), Catherine Prebissy-Schnall (Rapp.), Franck Durand   

    Les Constitutions française et allemande possèdent une flexibilité considérable en ce qui concerne le chef de l’État, et, par ricochet, le chef du Gouvernement. À de nombreux égards ils atteignent ou peuvent atteindre de fait des situations très comparables. Cela permet au locataire de la présidence d’exercer une influence très différente sur la direction du pays, en fonction de son élection et de la manière dont son parti s’est organisé. Tant que le dirigeant du parti est à la tête de son parti, il est en principe la personnalité politique décisive, et ses décisions conformes légalement et aux règles internes du parti s’imposent aux autres membres. Que le chef de l’État dirige de facto le pays est le cas traditionnel en France. Que ce soit le chef du Gouvernement qui dirige son pays est le cas traditionnel en Allemagne. Les candidats présidentiels français et allemand, qui deviennent alors Présidents, peuvent également choisir de se replier de la vie politique quotidienne et être en premier lieu au service d’un rôle de représentation, ainsi qu’occasionnellement d’arbitre. Un Président arbitre se doit de laisser les appréciations uniquement politiques au Gouvernement et doit donc s’exécuter tant qu’il n’existe pas de doutes juridiques. Un Président arbitre est le cas traditionnel en Allemagne. Depuis le Président par intérim et candidat présidentiel au second tour Alain Poher, plus aucun candidat d’importance n’a proposé de présidence arbitrale en France. La flexibilité constitutionnelle française et allemande, inspirée respectivement des expériences vécues de l’autre côté du Rhin, offre des options, sans que l’application d’une option ne se fasse au détriment de l’autre.

    Romain Leatham, L'action extérieure oblique des collectivités territoriales: contribution à une théorie juridique sur leurs rapports internationaux et européens, thèse soutenue en 2023 présidée par Jean-Marie Pontier, membres du jury : Pierre-Yves Chicot (Rapp.), Frédérique Coulée (Rapp.), Géraldine Giraudeau et Élisabeth Zoller    

    Si l’étude de l’activité externe des collectivités territoriales s’est longtemps cantonnée à l’observation des rapports que ces dernières pouvaient établir avec leurs homologues étrangères via la coopération décentralisée et l’action extérieure des collectivités territoriales, il doit être remarqué que les entités locales militent de plus en plus pour un droit à pouvoir coopérer avec les unités étrangères alors incarnées par les États, les Organisations internationales et, plus largement, les ordres juridiques externes. Comme si la coopération avec leurs seules homologues était devenue inefficace pour répondre à la multiplicité et à la complexification des enjeux imposés par le Nouveau Monde, les collectivités territoriales cherchent progressivement à bâtir à leur profit une sorte de droit international par lequel elles seraient à même d’avoir pour interlocuteurs les sujets de droit international. Loin de ne profiter qu’aux collectivités territoriales, cette quête profite aussi grandement aux ordres juridiques externes qui voient en elles de nouveaux relais pour mieux faire application de leurs normes. Rompant donc avec l’idée d’une activité externe des collectivités territoriales exclusivement horizontale, la présente étude tente de développer l’idée d’une activité externe qui puisse également être oblique.

    Minjung Yun, Le service public de l'éducation en Corée du Sud, thèse soutenue en 2023, membres du jury : Olivia Bui-Xuan (Rapp.), Pascale Bertoni (Rapp.), Mathieu Touzeil-Divina et Hélène Orizet      

    L’éducation publique coréenne, qui a contribué à la croissance économique et de la démocratie en moins de cent ans, était la fierté du pays, mais elle s’est érodée sous l’effet du poids de l’éducation privée et la crise de l’éducation publique. À partir de la prise de conscience de ces problèmes, cette thèse débute avec l’intention d’obtenir des idées éducatives et juridiques applicables à l’éducation coréenne en analysant le domaine du service public de l’éducation française. Le problème lié au statut ambigu des écoles privées et celui du principe de neutralité incorrectement appliqué sont souvent indiqués comme problèmes juridiques observés dans le service public de l’éducation en Corée du Sud. Comme solution à ce problème, l’introduction du concept de service public français et des fondements juridiques associés, tels que la classification des services publics fondée sur la norme fonctionnelle, la délégation de service public, le respect des principes du service public et la résolution active des litiges par le biais de tribunaux administratifs, mérite d’être envisagée. Le service public exige le respect de principes connexes, donc l’introduction de la notion de service public peut également contribuer à résoudre les problèmes liés au principe de neutralité. L’obligation de neutralité ne s’étend pas au domaine de la vie privée, et ne doit pas servir de base juridique pour la privation des droits fondamentaux. De plus, les écoles privées religieuses, bénéficiant de subventions de l’État, doivent respecter le principe de neutralité plutôt que d’imposer une religion spécifique aux membres de l’école.

    Delphine Apostolska, Le séparatisme dans les États démocratiques: étude d'un projet constitutionnel, thèse soutenue en 2023 présidée par Anne-Laure Vaurs-Chaumette, membres du jury : Leila Lankarani El-Zein (Rapp.), Wanda Mastor (Rapp.), Élisabeth Zoller    

    Depuis le début du XXIe, plusieurs grandes démocraties réputées stables et abouties connaissent des phénomènes séparatistes, par lesquels des groupes œuvrent à décentraliser politiquement leurs territoires. Qu’ils aient abandonné les armes ou qu’ils soient nés d’un projet pacifique, ils se distinguent des mouvements séparatistes du XXe siècle par leur institutionnalisation. Au Québec, en Catalogne, en Ecosse, en Flandres, en Corse et ailleurs, ces mouvements se sont installés au pouvoir par des voies légales et démocratiques, remettant en cause la souveraineté des Etats centraux tout en participant à leur vie politique et institutionnelle. L’indépendance, dans ce contexte, ne semble plus nécessairement recherchée. Ce faisant, les séparatismes institutionnalisés la manière dont le droit public appréhende la question de la réunion politique : alors qu’ils ne relèvent plus du droit international et que le droit européen peine à donner du corps à leur revendication, on les voit porter de véritables projets constitutionnels séparatistes, qui stimulent la réflexion sur le droit constitutionnel lui-même.

    Jaime Buenahora Febres-Cordero, Le processus de paix colombien et ses implications constitutionnelles, thèse soutenue en 2023 présidée par Renaud Bourget, membres du jury : Fabrice Hourquebie (Rapp.), Nicolas Haupais (Rapp.), Luis-Miguel Gutiérrez Ramírez    

    Le processus de paix signé en Colombie entre les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie - Armée du Peuple (FARC-EP) et le gouvernement de Juan Manuel Santos en 2016 représente une expérience récente et renouvelée de justice transitionnelle, basée sur un ensemble de mesures politiques et judiciaires autour de six points : une réforme rurale globale pour démocratiser la terre ; une ouverture politique pour promouvoir le pluralisme ; la fin du conflit, qui impliquait que le groupe rebelle dépose les armes et retourne à la vie civile ; la solution au problème des drogues illicites ; la justification des victimes du conflit, à travers un système de vérité, de justice, de réparation et de non-répétition qui comprenait une juridiction spéciale pour la paix ; enfin, l'élaboration, la vérification et l'approbation de ce qui a été convenu. Tout ce qui précède a exigé de profondes adaptations constitutionnelles et juridiques, dont l'analyse identifie une bonne partie de ce travail. L'évolution du droit à la paix dans le contexte international et l'histoire du pays ont été des apports fondamentaux pour mieux comprendre la complexité des négociations et évaluer ce qui a été réalisé. Sans aucun doute, le processus de paix colombien, malgré ses vicissitudes, sera une référence obligatoire pour d'autres peuples qui, sur la base de la justice transitionnelle, entendent surmonter leurs conflits internes.

    Alice Cartier, Les relations bilatérales France – Québec à l'épreuve de l'OMC et de l'Union Européenne, thèse soutenue en 2022, membres du jury : Sarah Cassella (Rapp.), François David (Rapp.), Olivier Ihl et Jean-Jacques Roche    

    Pour étudier l’évolution des relations France – Québec, nous empruntons le regard historique – retraçant le temps long et les différents cycles historiques, économiques, sociaux et culturels de nos civilisations – qui éclaire l’évolution de nos institutions, les formes et les bases du droit. Comprendre d’où l’on vient pour éclairer le présent et le futur. Les échanges commerciaux et le développement du droit international engendrent de nouvelles règles de droit ayant de fortes incidences sur notre monde en évolution, tant àl’OMC qu’au sein de l’Union Européenne. Ces accords et traités, certains dits de « nouvelle génération », dont le CETA, participent à la multi-polarisation du monde, modifiant les règles et accords de droits internationaux, révélant de nouveaux partenariats et enjeux internationaux. La relation bilatérale France – Québec s’en voit malheureusement affaiblie.

    Raphaël Meyer, L'intervention économique des communes à l'épreuve de l'intercommunalité, thèse soutenue en 2022 présidée par Jean-Marie Pontier, membres du jury : Hélène Pauliat (Rapp.), Florian Poulet (Rapp.), Martine Long et Nil Symchowicz    

    La place de la commune peut être réinterrogée face à la place croissante de l’intercommunalité dans son domaine d’intervention historique que constitue la prise en charge d’une activité économique, ou encore au regard des aides économiques locales visant au développement économique du territoire. Le mouvement d’intercommunalisation des compétences semble réduire la place et la légitimité de la commune en ces domaines. Il s’agit de s’interroger sur l’éventuelle résistance communale relativement à ces types d’interventions. Comment fait-elle face à ces éventuelles diminutions ? Le juge permet-il certaines souplesses ? La présente étude se propose ainsi d'examiner l'intervention économique des communes à l'épreuve de l'intercommunalité tant au titre de son intervention directe, laquelle consiste en la prise en charge d'une activité économique, qu'au titre de son intervention indirecte, laquelle consiste en l'attribution d'une aide au profit d'une entreprise. L'analyse permet de démontrer que, en ces domaines, la commune est dépassée et eprouvée par l'intercommunalité.

    Léonie Marion, Territoires d'intelligences: favoriser l'innovation par le droit, thèse soutenue en 2022, membres du jury : Philippe Cossalter (Rapp.), Virginie Donier (Rapp.), Bruno Deffains, Catherine Prebissy-Schnall et Pauline Türk      

    Le numérique occupe une place croissante au sein de nos territoires et apparaît progressivement comme un outil pouvant être mis au service de l’intérêt général. Il invite alors à imaginer une conception des politiques publiques plus collaboratives, une amélioration du service public et remet en question l’organisation territoriale. La notion de smart city est souvent retenue pour décrire ce phénomène. Pourtant, se cantonnant à l’échelle de la ville et emportant avec une vision particulièrement techno-centrée, elle devrait être abandonnée. Le terme de territoires d’intelligences devrait lui être préféré dans la mesure où il met en exergue la diversité des territoires concernés ainsi que la place essentielle de l’ensemble des acteurs, particulièrement le citoyen, dans la conception des territoires. Le Droit tend à être perçu comme un frein aux politiques publiques innovantes. L’objet de ce travail de recherche est de démontrer qu’Il peut, tout au contraire, être vecteur d’innovation, tant technique qu’organisationnelle. Il s’agit donc de déterminer comment le Droit peut accompagner le développement d’innovations technologiques, la collaboration des différents acteurs des territoires (acteurs publics – personnes morales de Droit privé – citoyen) et le renforcement du pragmatisme territorial. Les textes existants peuvent contribuer à la mise en œuvre de ces démarches innovantes et, lorsqu’ils n’apparaissent pas pertinents, peuvent être renouvelés en symbiose avec l’innovation. L’expérimentation juridique, qui permet de tester une nouvelle norme pour une durée limitée et à des fins d’évaluations, est un outil légistique qui semble particulièrement adapté à l’évolution du Droit sur les questions liées au numérique et à la rationalisation de la décentralisation.

    Carlos-Mario Dávila-Suárez, La formation du contrôle juridictionnel de l'administration en droit colombien et l'influence du droit français: essai sur les obstacles à l'accès à la justice contentieuse-administrative et sur la protection effective des droits des administrés., thèse soutenue en 2019, membres du jury : Simon Gilbert (Rapp.), Grenfieth de Jesús Sierra Cadena (Rapp.), Anna Neyrat et Myriam Salcedo Castro      

    Dans la doctrine colombienne experte en la matière, il existe un lieu commun consistant à affirmer que tant le droit administratif colombien comme le droit du contentieux-administratif proviennent du droit français ou, au moins, celui-ci y a eu une forte influence dans son élaboration. Il est cependant nécessaire d'analyser cette thèse afin de déterminer la portée d'une telle influence. C'est ce à quoi tentera de répondre cette étude qui a pour but d’expliquer et de montrer la formation et le développement du contrôle juridictionnel de l'administration en Colombie dès la fin du XIX siècle et au cours du XX. Ce qui nous amènera à aborder les emprunts faits par le juge administratif colombien -notamment à la doctrine administrative française de la fin du XIX et de la première moitié du XXe siècle- et le rôle même de la doctrine colombienne de l'époque. D'emblée, il faut écarter ce que l'on ne traitera pas dans ce travail : d'une part le côté institutionnel, c'est-à-dire l'instauration et la formation du Conseil d'État colombien en tant que tel. Ceci en raison des maints travaux ont été consacrés par les chercheurs dans la matière ; d'autre part, l'aspect politique ou idéologique, car, si elle clair que celui-ci a joué un rôle important, notamment grâce à l'Union républicaine des années 1910 qui a impulsé la mise en marche du Conseil d'Etat colombien, ce sujet reste en dehors de notre champ d'études. Ainsi, cette recherche sera centrée sur deux aspects : l'aspect formel comprenant l'idée d'un juge administratif indépendant du pouvoir exécutif, sa technique et sa méthode ; et l'aspect de fond basé sur les recours contentieux-administratifs et les types de procès contentieux. L'objectif global de ce travail est de contribuer à la structuration ainsi qu'à la systématisation de la jurisprudence du droit administratif colombien, afin de tenter de donner de la cohérence et de la sécurité juridique et dans la pratique judiciaire et dans l'enseignement du droit.

    Renata Diniz, Le partenariat public-privé dans la mondialisation juridique: une analyse des modèles français et brésilien, thèse soutenue en 2019, membres du jury : Jean-David Dreyfus (Rapp.), Odete Medauar (Rapp.), Jean-Bernard Auby et Mostefa Maouene    

    Le partenariat public-privé est un instrument d’externalisation de l’action publique qui s’inscrit dans ce mouvement profond et durable qu’est la globalisation. La présente thèse se propose d’analyser la trajectoire prise par le modèle de partenariat public-privé adopté par le Brésil à la lumière du dispositif mis en place en France, depuis leur introduction concomitante dans ces deux pays il y a une quinzaine d’années. En s’inspirant du modèle britannique de Private Finance Initiative, la France comme le Brésil ont cherché à importer ses avantages, en particulier celui de pouvoir répondre rapidement à un besoin de modernisation des infrastructures sans compromettre - au moins à court terme - l'équilibre des finances publiques. Séduits par une technique contractuelle qui leur apparaissait pertinente pour mettre en œuvre leurs projets, les gouvernements français et brésilien ont déployé les efforts nécessaires pour implanter et développer ce nouveau mode d’action contractuelle ; mais à des degrés variables.La thèse analyse, dans une première partie, quelles ont été les difficultés d’adaptation de ce modèle auxquelles la France et le Brésil ont été confrontés avant, dans une seconde partie, d’exposer comment sa mise en œuvre a conduit à une adaptation propre à chacune des réalités nationales. En dépit d’un discours homogène et largement répandu présentant le partenariat comme un outil permettant au secteur public comme au secteur privé d’« en tirer le meilleur », les disparités socio-économiques ainsi que les différences institutionnelles et juridiques existant entre la France et le Brésil ont produit des dispositifs bien différents. La circulation du modèle de partenariat public-privé en France et au Brésil se révèle alors hétérogène, mettant ainsi en évidence les limites de la globalisation juridique.

    Nadia Ait Mouhoub Louali, Le service public à l'heure de l'Open Data., thèse soutenue en 2018, membres du jury : Élisabeth Zoller, Lucie Cluzel-Métayer, Catherine Prebissy-Schnall et Elise Mouriesse    

    Le service public a éprouvé une ouverture massive de données publiques dite "Open Data". Ce phénomène s'est développé avec l'émergence des nouvelles technologies d’information dans les administrations publiques, devenant un facteur important dans le renouveau et la modernisation du service public. Cette nouvelle tendance que le monde explore depuis quelques années, vise à partager et à réutiliser les données publiques détenues par le service public. L’objectif de l’Open Data étant la transparence démocratique en réponse à l’exigence de rendre des comptes aux citoyens, pour lutter contre la corruption et promouvoir un gouvernement ouvert en faveur de la participation citoyenne. À cet égard, le concept Open Data mène à nous interroger sur l'importance de l'ouverture des données du service public, sur le degré de l'obligation de s'adapter à cette ouverture, sur les conséquences de l'intrusion d’Open Data dans la sphère du service public et sur les limites imposées à l'Open Data. Pour répondre à ces interrogations, on s’intéressera à l’apparition et au développement de l’Open Data dans le service public, tout en illustrant son impact sur l'évolution de la démocratie et son rôle éminent dans la création de nouveaux services publics, avec notamment le cas du service public de la donnée en France. Ainsi, le meilleur angle pour étudier l'ouverture des données publiques dans le service public sera le droit public comparé, cela nous permettra d'analyser la pratique d'Open Data dans les pays pionniers dans ce domaine et les pays du Maghreb qui intègrent, depuis peu, cette nouvelle méthode de travail. Cette étude a pour but aussi de démontrer ce que l'Open Data peu apporter concrètement à l'administration et au citoyen.

    Talip Dogan, La notion de risque contentieux, thèse soutenue en 2018, membres du jury : Jacques Petit, Catherine Ribot, Marie-Christine Rouault et Bernard Stirn    

    Le risque contentieux est une incertitude prévisible. Il peut se définir comme la probabilité de survenance d’une cause contentieuse multipliée par l’ampleur des conséquences attachées à cette survenance. Le risque contentieux pèse d’abord sur le décideur public et les administrés. Son traitement s’effectue en deux phases. La première phase correspond au stade où le risque contentieux est éventuel, c’est-à-dire un risque connu mais non manifesté. Il s’agit alors de prévenir les causes contentieuses en sécurisant la décision publique. Pour y parvenir, la personne publique peut compter sur ses propres moyens ainsi que sur la compétence technique que les tiers peuvent lui apporter. Le risque contentieux devient probable au moment de l’introduction du recours contentieux. Il est alors un risque manifesté mais non encore concrétisé. Le procès est la phase où il convient de gérer le risque contentieux dans le contentieux, notamment par des actions curatives ou palliatives. Ces dernières ont pour objet d’éviter que le risque contentieux se réalise (par l’annulation d’un acte, une condamnation…) ou de limiter les conséquences contentieuses. Et le juge est loin d’être étranger à l’anticipation du risque contentieux. Il y est de plus en plus sensibilisé. Il prévient également les risques contentieux. In fine, ce risque conduit à faire supporter une charge sur la partie perdante et, corrélativement, à rétablir la partie adverse dans ses droits.

    Bénédicte Ritter, La notion de mutualisation des services des collectivités territoriales, thèse soutenue en 2017, membres du jury : Nicolas Kada (Rapp.), Catherine Ribot (Rapp.), Vincent Aubelle, Hélène Pauliat et Jean-Marie Pontier    

    La recherche de coopération entre collectivités territoriales est ancienne. Depuis la création de ces institutions décentralisées, ces dernières, encouragées par le législateur, ont largement participé au développement de procédés juridiques coopératifs dont la mutualisation des services fait partie intégrante. Plusieurs procédés juridiques permettant la coopération entre collectivités ont vu le jour au fil des réformes relatives à la décentralisation ; tout d’abord par la création d’intermédiaires permettant d’assurer ces coopérations, puis par la possibilité pour les personnes publiques locales de mettre en oeuvre leurs propres coopérations. Par ailleurs, l’intérêt du droit de l’Union européenne pour les contrats entre personnes publiques s’est porté par ricochet sur les procédés de mutualisation des services, impactant les dispositifs nationaux. Un droit spécifique se développe ainsi autour de la notion doctrinale de mutualisation des services. Pour autant, la grande hétérogénéité des outils juridiques permettant la mutualisation des services et la constante évolution de leurs régimes juridiques rendent difficile un regard ordonné sur ces modes de gestion coopératifs, et sur la nature même de cette notion de mutualisation des services.

    Sergio-Orlando Silva-Arroyave, La suprématie interprétative des juridictions constitutionnelles: étude comparée en droit français et colombien, thèse soutenue en 2017 en co-direction avec Carlos Mario Molina Betancur, membres du jury : Frédérique Rueda (Rapp.), Myriam Salcedo Castro (Rapp.), Rhita Bousta et François Julien-Laferrière    

    Les juridictions constitutionnelles ont sans doute de larges compétences interprétatives. Toutefois, l’ampleur de ces compétences varie dans les différents ordres juridiques selon l’aptitude que les autres organes et autorités de l’Etat peuvent adopter devant ces interprétations. Une juridiction constitutionnelle a une suprématie interprétative dans un Etat en particulier si ses interprétations doivent être obligatoirement respectées et appliquées par tous les autres organes et autorités de l’Etat. Si ses interprétations sont seulement obligatoires pour quelques autorités, cette juridiction constitutionnelle a simplement une compétence interprétative supérieure vis-à-vis de ces autorités. Afin d’identifier les plus larges compétences interprétatives des juridictions constitutionnelles, la démarche comparative est hautement recommandée parce qu’elle permet de distinguer plus facilement les limitations que ces juridictions peuvent rencontrer dans leurs ordres juridiques respectifs. Ainsi, en suivant cette démarche, seront identifiées l’ampleur des compétences interprétatives des juridictions constitutionnelles française et colombienne et leurs répercussions dans chacun de leurs Etats.

    Morgane Le Jan, Le service public postal face au droit de l'Union européenne: histoire d'un compromis (1957-2012), thèse soutenue en 2016 en co-direction avec Muriel Le Roux, membres du jury : Lucie Cluzel-Métayer (Rapp.), Sophie Nicinski (Rapp.), Jean-Paul Forceville    

    En 1957, l’État est l’organisateur du service public postal en France à travers son administration centrale. Cette même année est signé un traité à Rome entre six États européens autour de l’idée de marché commun avec délégation de souveraineté.Le service public postal et l’Europe du traité de Rome vont, tout d’abord, évoluer parallèlement. Mais, au début des années 1980, le contexte politique, économique et technologique change et l’Europe se saisit de la question postale ; d’une phase d’ignorance, on entre alors dans une phase de confrontation : l’Europe soumet le service postal au droit commun de la concurrence et remet en cause le monopole, organisation traditionnelle du service postal. Par ailleurs, le service public postal organique est transformé : La Poste, exploitant public doté de la personnalité juridique est née. Progressivement, la logique de confrontation laisse place à une phase de concertation entre l’Europe du traité de Rome et les États membres qui donne naissance à plusieurs directives. Ces dernières placent en leur cœur le service universel postal. En 2012, la libéralisation du service postal devient totale : il n’existe plus de monopole légal.Cette ouverture du marché est concomitante avec la révolution numérique. Ainsi, dans ce contexte de bouleversements idéologiques, technologiques et économiques, le service public postal connaît des évolutions significatives tant dans sa forme – La Poste devient une société anonyme – que dans sa mission : pour répondre aux nouveaux besoins d’intérêt général, raison d’être du service public, le service public postal est reconfiguré.

    Giorgio Mancosu, La transparence publique à l'ère de l'Open Data. Etude comparée Italie-France, thèse soutenue en 2016 en co-direction avec Andrea Pubusa, membres du jury : Alberto Zito et Philippe Cossalter    

    Les objets, les supports, les sources, la gouvernance, les contenus, les acteurs, les fins et les formes de la transparence publique connaissent à présent une évolution rapide et profonde, qui dépasse les frontières nationales et dépend de l’interaction entre facteurs politiques, technologiques, juridiques et socio-culturels. Cela s’avère notamment lorsque la transparence se prévaut des moyens du paradigme de l’"Open Government Data" et s’inscrit dans les perspectives de la doctrine de l’"Open Government".Ce travail de recherche vise à esquisser les mutations et les axes de progrès de la transparence publique, à l’aune de l’évolution des systèmes juridiques italien et français. On se penchera à titre liminaire sur l’articulation entre les notions de transparence et d’ouverture, afin de cerner les questions juridiques soulevées par l’ouverture des données publiques à des fins de transparence. Ensuite, on parcourra le niveau supranational, à la fois un forum et un lieu d’élaboration des orientations fondamentales en la matière. Une place de choix sera réservée au droit (et à la politique) de l’Union Européenne, dont on examinera les développements les plus récents. Enfin, on analysera les ordres juridiques susmentionnés, qui font à l’heure actuelle de la refonte du droit à l’information publique l’un des chantiers majeurs, dans le cadre de partenariats multi-parties prenantes tels que l’"Open Government Partnership".

    Muhannad Ajjoub, La notion de liberté contractuelle en droit administratif français, thèse soutenue en 2016, membres du jury : Géraldine Chavrier (Rapp.), Jean-David Dreyfus (Rapp.), Catherine Prebissy-Schnall    

    Conclure sur le sujet de la liberté contractuelle en droit administratif français n’est pas chose aisée. Cela dépend, essentiellement, de la façon de poser la problématique. Ainsi, si la question est de savoir si les personnes publiques disposent, à l’instar des particuliers, d’une liberté contractuelle, la réponse, dans le meilleur des cas, est qu’il s’agit d’une liberté à caractère particulier. En effet, en pratique, cette liberté est très restreinte, ses manifestations sont marginales, ce qui empêche véritablement de parler de « liberté heureuse ». Mais si la question est de savoir si le droit administratif français, à partir de ses particularités, de son originalité ainsi que de ses règles normatives, permet de reconnaître une telle liberté en faveur des personnes publiques, alors la réponse est négative. L’intérêt général, les prérogatives de la puissance publique, la compétence, la souveraineté, l’efficacité de la commande publique, la bonne utilisation des deniers publics et les principes fondamentaux de la commande publique,etc., constituent des obstacles fondamentaux non seulement à la reconnaissance de la liberté contractuelle aux personnes publiques mais également à son exercice effectif par ces dernières. Ainsi, certains auteurs ont pu conclure au sujet de la liberté contractuelle des personnes publiques qu’« en théorie elle existe mais, dans la pratique, personne ne l'a jamais vraiment rencontrée".

    Felipe Calderon Valencia, Le contrôle a posteriori de la constitutionnalité des lois en droit français et colombien, éléments de compréhension d'une culture constitutionnelle, thèse soutenue en 2016 en co-direction avec Carlos Mario Molina Betancur, membres du jury : Arnaud Martin (Rapp.), Gérard Marcou et Jean-Philippe Derosier      

    L’étude de l’histoire constitutionnelle comparée montre l’essor de la protection du fond et la forme de la Constitution politique. Pour ce faire, le développent des conditions de la création l’implémentation progressive du contrôle a posteriori entre le XVIIIème et XXème, a permis la création d’une actio popularis. Le droit constitutionnel français que le droit constitutionnel colombien possèdent de mécanismes processuels dont les composants favorisent et relient la citoyenneté aux processus qui étaient auparavant à l’usage exclusif de ses représentants. Le but de cette étude est donc de réfléchir sur l’origine des fondements de l’incidence du droit du contentieux constitutionnel dans la préservation de la Constitution comme base de l’État.

    Florin Irimia, Le contentieux précontractuel des marchés publics en France et en Roumanie, thèse soutenue en 2016, membres du jury : Delphine Burriez, Philippe Cossalter, Stéphane Manson et Catherine Prebissy-Schnall    

    Le contentieux précontractuel des marchés publics en France et en Roumanie est une étude comparative qui a comme objet l’analyse synthétique et pragmatique des mécanismes nationaux français et roumains destinés à assurer la protection des opérateurs économiques contre les éventuels manquements aux principes de transparence et de mise en concurrence. La comparaison des deux ordres juridiques est initiée à partir de la présentation du droit européen du contentieux des marchés publics qui a influencé de manière substantielle les systèmes juridiques nationaux. Cette influence sera le point central de l’étude et elle facilitera une comparaison indirecte entre le droit français et le droit roumain qui ont réagi de façon similaire et différente à la fois face à la primauté du droit européen. Ainsi, forte de sa tradition historique en matière de contentieux administratif, la France a été plus réticente à intégrer les règles européennes et a dû accepter quelques compromis qui ont sensiblement bouleversé ses coutumes, notamment en ce qui concerne les pouvoirs du juge. Le système juridique roumain, plus jeune et moins encré dans des règles traditionnelles, a été plus ouvert aux attraits du droit européen à tel point qu’il a innové en créant un organisme administratif-juridictionnel spécialisé, plus adapté aux exigences de rapidité et d’efficacité imposées par les directives européennes. L’évolution de sa jurisprudence riche mais changeante et sa comparaison avec la jurisprudence du juge administratif français nous permettra de nous interroger sur le compromis nécessaire entre la légalité et la sécurité juridique dans la passation des marchés publics.

    Elise Mouriesse, La notion de quasi-régie en droit public français, thèse soutenue en 2015, membres du jury : Jean-David Dreyfus (Rapp.), Rozen Noguellou (Rapp.), Gabriel Eckert et Pascale Idoux    

    Les enjeux de la quasi-régie (traduction française du « contrat « in house » ») sont multiples car elle constitue avant tout une dérogation aux règles de passation des contrats publics. Elle est de ce fait entièrement conditionnée par cette caractéristique et repose sur une combinaison particulière entre plusieurs modalités liées au fonctionnement des prestataires intégrés et aux relations qu’ils entretiennent avec leurs détenteurs. Seules les situations qui ne sont pas susceptibles de porter atteinte au bon fonctionnement du marché peuvent donc être qualifiées de mécanismes interorganiques. La quasi-régie est ainsi clairement distincte d’autres notions, telles les associations transparentes ou les montages artificiels, et constitue une véritable construction juridique légitime que les acteurs du secteur peuvent manier. Sa malléabilité est toutefois révélée par l’étude des modes d’intervention multiples avec lesquels elle est compatible en France : la société publique locale n’est par exemple qu’un moyen parmi d’autres de la mettre en oeuvre. Cette flexibilité est confirmée par le fait que les disciplines financière et fiscale françaises ne se saisissent pas de ce mécanisme, de telle sorte que la quasi-régie ne constitue pas un mode de gestion intermédiaire entre régie et externalisation. La qualité de contrat spécial, plus précisément celle de « contrat interorganique », semble toutefois pouvoir lui être attribuée car la quasi-régie repose sur une combinaison de circonstances contractuelles et institutionnelles spécifiques qui impliquent avant tout des modalités particulières en termes de passation, sans pour autant exclure certaines singularités en matière d’exécution.

    Maurizio Raffaele Frugis, Les pouvoirs de l'employeur public en droit comparé franco-italien, thèse soutenue en 2014 en co-direction avec Antonio Pileggi, membres du jury : Ivana Marimpietri (Rapp.), Nicola De Marinis (Rapp.), Sergio Magrini et Lucie Cluzel-Métayer      

    L’objet de cette thèse est une comparaison entre les dispositifs de gestion du personnel des administrations publiques françaises et italiennes, afin d’explorer leur efficacité et d’identifier les principaux problèmes qui émergent à la suite de leur application. La loi italienne assimile le dirigeant à l’employeur privé. Il est donc le titulaire formel et substantiel des prérogatives de l’employeur public. En ce qui concerne les relations de travail, à l’exception de normes spéciales de droit public qui sont à l’intérieur du Texte unique de l’emploi public, le législateur renvoie à la négociation collective et aux mêmes règles qui régissent la relation de travail au sein de l’entreprise privée. Dans la fonction publique française le droit du travail est inapplicable . Toutefois, on remarque l’influence réciproque de celui-ci et du droit de la fonction publique. Il n’y a pas de place pour la négociation : le fonctionnaire doit accepter le régime juridique imposé par l’employeur public. En dépit des apparences et malgré deux différents régimes juridiques, les deux systèmes en évoluant montrent toujours davantage de ressemblances, notamment en ce qui concerne les outils de gestion du personnel, le recours aux contractuels et le rôle de la négociation collective. Il se trouve que la souplesse dans la gestion des ressources humaines n’est pas nécessairement liée à la forme juridique de la relation de travail des fonctionnaires. Le choix unilatéralisme/négociation, régime de droit public ou de droit privé est mal posé. Même le statut constitue un cadre souple, ce sont plutôt certaines pratiques politiques et administratives qui causent des dysfonctionnements. Pour gagner en efficacité, il ne s’agit pas, pour l’Italie, de supprimer la privatisation de l’emploi public, et non plus pour la France de supprimer le régime statutaire. Il se trouve que les deux administrations publiques n’utilisent pas toutes les possibilités offertes par les normes. Il faut investir sur les ressources humaines afin que les hauts fonctionnaires deviennent de vrais managers, plutôt que de continuer à envisager sans cesse des réformes radicales.

    Luca Belli, De la gouvernance à la régulation de l'internet, thèse soutenue en 2014, membres du jury : Geneviève Koubi (Rapp.), Oreste Pollicino (Rapp.), Cristiana Sappa    

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    Damien Leroy, Les établissements du réseau des chambres de commerce et d'industrie: monographie législative, thèse soutenue en 2013 présidée par Stéphane Braconnier, membres du jury : Stéphanie Damarey (Rapp.), Christophe Sinnassamy (Rapp.)      

    Tout au long de son histoire, le réseau des chambres de commerce et d’industrie s’est révélé être un acteur majeur du soutien aux entreprises et du développement économique de leur territoire. Conscient des profondes mutations de l’environnement des entreprises, il s’est engagé depuis plusieurs années dans un important mouvement de réformes qui a abouti à la loi du 23 juillet 2010 relative aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services. Censée rationaliser le fonctionnement du réseau des chambres de commerce et d’industrie, cette loi est le fruit d’un difficile compromis. La réforme reste « au milieu du gué », avec son lot de difficultés et d’incohérences. A l’heure de la modernisation de l’action publique, il semble que le réseau des chambres de commerce et d’industrie n’a pas souhaité s’attacher davantage à poursuivre plus en avant les concepts de mutualisation ou de fusion. Or, nombre de nos voisins européens ont déjà opté pour une stratégie de regroupement rationnel de ces structures consulaires - chambres de commerce et d’industrie, chambre de métiers et de l’artisanat, chambres d’agriculture - en une seule et unique structure. Par conséquent, la présente thèse s’interroge légitimement sur la pertinence d’une telle réforme en demi-teinte.

  • Bouchra Daoudi, Mesurer l'incidence des équipements électoraux: le vote électronique et ses usages sociaux et politiques, thèse soutenue en 2019 sous la direction de Olivier Ihl, membres du jury : Rene Jara (Rapp.), Dominique Glasman et Nathalie Dompnier    

    Depuis l’agora athénienne, les sociétés politiques n’ont eu de cesse d’améliorer les protocoles techniques qui régissent la compétition électorale. Culture du numérique aidant, ce souci de performance mène progressivement à l’informatisation du geste électoral. En France, c’est en 2003 que les machines à voter ont fait leur entrée, certes discrète, mais officielle dans certains bureaux de vote. Réponse technique à une injonction de rapidité et de rentabilité, l’urne électronique enregistre, comptabilise et dépouille les voix, satisfaisant ainsi l’idéal de rationalisation des procédures électorales. Pourtant cet instrument électoral n’est pas sans provoquer désaveux et montée des mouvements anti-vote électronique. Partant de là, ce travail de recherche s’adosse à une hypothèse centrale : l’usage du vote électronique engendre une nouvelle scénographie électorale en constante négociation à travers les rapports de force partisans. Dit autrement, la façon dont est mis en scène le rituel électoral est dépendant de la technologie adoptée mais c’est surtout le résultat de la concurrence entre les acteurs pour l’imposition d’un procédé électoral normatif.

    Grenfieth de Jesús Sierra Cadena, L'internationalisation pluraliste du droit public de l'intégration régionale: une comparaison d'après la jurisprudence de la CJUE et du TJCA, thèse soutenue en 2014 sous la direction de Gérard Marcou, membres du jury : Laura Victoria García Matamoros (Rapp.), Thomas Perroud (Rapp.), Ségolène Barbou Des Places    

    L’internationalisation du droit communautaire de l’UE a engendré le développement de nouveaux centres de production juridique en dehors de l’espace juridique européen comme la CAN. Ce processus a stimulé un phénomène de pluralisme juridique mondial à double dimension : on note d’une part la création , à l’échelle régionale, de modèles alternatifs d’intégration ; d’autre part, au niveau national, l’émergence d’une discussion sur l’identité constitutionnelle et administrative des Etats au regard des systèmes juridiques supranationaux. La comparaison jurisprudentielle entre la CJUE et le TJCA montre une expansion du pluralisme juridique en Amérique latine et dans l’Union européenne, tant à l’échelle nationale que régionale ; constitutionnelle qu’administrative. Un tel pluralisme appelle la construction d’une jurisprudence de coordination-harmonisation régionale plutôt qu’une standardisation juridique mondiale telle qu’elle est envisagée par le droit économique de l’OMC, la doctrine du Global Administrative Law ou celle proposant des standards constitutionnels mondiaux. La jurisprudence comparée explique comment le dialogue –«spontané et débridé»- de juges nationaux et régionaux révèle les rapports conflictuels entre le droit économique du marché mondial (OMC) et la protection de l’ordre public à l’échelle régionale. La thèse aborde cette problématique du pluralisme juridique au prisme de la jurisprudence comparée de la CJUE et du TJCA. D’un point de vue constitutionnel tout d’abord, la notion de « savoir-pouvoir du juge » (se substituant à la notion d’activisme des juges) propose de comprendre le juge communautaire en tant que garant du pluralisme juridique national afin d’aborder une nouvelle configuration complexe du pouvoir juridique à l’échelle supranationale. D’un point de vue administratif ensuite, la notion de gouvernabilité régionale (se substituant à la notion de gouvernance mondiale) appelle à un espace d’étatisation juridique des pouvoirs économiques régionaux pour les placer sous le contrôle du droit. Il s’agit d’imaginer un droit public régional capable d’étatiser les pouvoirs régionaux en tant que contre-pouvoirs de régulation du marché face à l’indéfinition juridique de la gouvernance mondiale.

  • Stéphanie Parassouramanaïk Accama, La faculté d'adaptation de l'article 73 de la Constitution: contribution à l'étude de la notion d'autonomie normative des collectivités territoriales au sein de l'État unitaire français, thèse soutenue en 2024 sous la direction de Alexandre Mangiavillano et Ferdinand Mélin-Soucramanien présidée par Olivier Desaulnay, membres du jury : Virginie Donier (Rapp.), Michel Verpeaux    

    L'article 73 de la Constitution pose une faculté pour les départements et régions d'outremer de mettre en œuvre une forme de « différenciation normative » à travers deux mécanismes qui n'ont ni le même objet ni la même portée. Sans contrevenir au principe dit d' « assimilation législative », lequel justifie le statut des DROM dans la forme unitaire de l'État, ni mettre en cause le principe d'égalité, qui lui fixera une limite, cette différenciation normative permet aux DROM d'aménager les lois et règlements au motif, c'est-à-dire sur la condition, de leurs « caractéristiques et contraintes particulières ». Un constat a, cependant, rapidement émergé : malgré l'ouverture de son champs en 2003, la différenciation normative de l'article 73 n'a fait l'objet que d'une utilisation très mince, voire tout à fait confidentielle, soit qu'elle résulte d'un défaut (dans le cas des départements et/ou région de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Mayotte), soit, situation plus surprenante encore, d'une intention délibérée dans le cas de La Réunion, qui s'est volontairement soustraite à l'essentiel de l'application d'une partie de l'article 73 (alinéa 5 dit « amendement Virapoullé »). L'article 73 renferme une potentialité inexploitée par ces DROM. Les raisons à ce délaissement restent à déterminer précisément. Ses conséquences, elles, sont probablement à trouver, au moins en partie, dans les difficultés qu'ont ces territoires à développer leur économie et à lutter contre les difficultés sociales qui leur sont faites. Le projet de cette recherche se présente au fond comme une contribution juridique au développement économique et social des DROM. En ce sens, tout en revêtant dans le droit public une dimension fondamentale par son objet, la thèse présente une portée pratique et territoriale importante. Alors qu'une révision de la Constitution, comportant une modification de l'article 73, est inscrite à l'agenda politique, il a paru nécessaire de comprendre cette insuffisante appropriation de la permission que cet article installe. Il n'est pas certain que les DROM aient perçu l'intérêt, pour leur territoire, de ces mécanismes, d'autant que, il faut y insister, le mouvement de l'État tend à une responsabilisation croissante des DROM, dans le respect de la forme unitaire de l'État.

    Ali Khoury, Crise des migrants, crises nationales ?: L'aide aux réfugiés au miroir des sciences administratives (2000-2020), thèse soutenue en 2022 sous la direction de Olivier Ihl présidée par Jamil Sayah, membres du jury : Yves Déloye (Rapp.), Elsa Guillalot    

    De récents bouleversements géopolitiques mondiaux ont provoqué l’intense flux migratoire que connait l’Europe ces dernières années. Pressées par des obligations morales et juridiques d’aider ces populations réfugiées, les autorités publiques ont apporté des réponses sujettes à de vifs débats politiques. Quelles sont les différences entre les actions entreprises par les administrations nationales et locales au quotidien ? Ce travail doctoral se penche sur la manière dont la France tente de concilier la gestion de cette question avec des impératifs souvent contradictoires dont l’enquête révèle ici l’étendue et les visages. Que recouvre la volonté d’aide aux réfugiés mise en avant par les acteurs locaux et nationaux en la matière ? Comment se déploie la politique publique qui, depuis le droit d’asile, l’octroi de subventions, les soins médicaux ou l’accès au logement, donne corps à cette volonté ? Quelles formes d’implication et de compétence s’attachent aux différentes strates administratives et territoriales opérant sur un tel secteur d’intervention publique ? La répartition calculée des migrants, l’instauration de grilles de traitement des demandes d’asile ou d’une liste de pays sûrs montre que les instruments d’action utilisés par l’État face à ce problème humanitaire souffrent d’évidentes limites. L’intérêt de ce travail est justement de comprendre pourquoi et d’analyser l’efficacité comme les conséquences qui en résultent, qu’elles soient latentes ou manifestes, positives ou négatives, reconnues ou déniées.

    Nicolas Bernard Duguet, Les directeurs de prison: discipline et régulation dans l'administration, thèse soutenue en 2015 sous la direction de Nicolas Kada présidée par Jean-Charles Froment, membres du jury : Jean-Marie Pontier (Rapp.), Geneviève Koubi et Laurence Dumoulin    

    Au cours du XXème siècle, l'identité professionnelle des directeurs de prison a connu une évolution rapide autant que radicale. La période qui s'ouvre au cours des années 1970 est particulièrement significative de cette mutation, elle est marquée par une crise de cette identité professionnelle amorçant aussi son processus de reformation. Pour saisir la logique de cette phase adaptation, il est possible de la resituer dans le cadre d'une analyse plus large à partir du concept de gouvernementalité. La gouvernementalité étant ici comprise dans deux de ses dimensions telles qu'elles ont été définies par Michel Foucault. D'abord comme période, celle de l'époque contemporaine qui débute à compter de la Révolution française. Ensuite comme technique de pouvoir, celle de la biopolitique qui se réalise au travers de la régulation. Dans ce cadre, l'étude de l'évolution de l'identité professionnelle des directeurs de prison dans et par la gouvernementalité permet de saisir les mécanismes qui conduisent, tant au sein de l'appareil administratif qu'au sein de la pénalité, à l'affaiblissement du pouvoir disciplinaire et à la montée en puissance de la régulation. Les directeurs de prison étant tour à tour objets et acteurs de ces deux arts de gouverner.

    Elyssa Laurent, L'équilibre des intérêts à la disparition de l'acte illégal et créateur de droits, thèse soutenue en 2015 sous la direction de Antoine Delblond présidée par Emmanuel Jos, membres du jury : Pascal Jan (Rapp.)    

    La question de l’équilibre des intérêts juridiquement protégés pour procéder à la disparition de l’acte individuel créateur de droits illégal est traditionnellement envisagée sous l’angle de l’affrontement de principes juridiques. Il appartient alors au juge et, dans une certaine mesure, au législateur de les concilier. L’évolution des règles entourant les conditions de disparition des actes individuels créateurs de droits, a permis de mettre en évidence d’autres zones de redéfinition de cet équilibre. Les notions, concepts déployés au sein des règles structurant le régime jouent, à ce titre, un rôle fondamental. La mesure de l’équilibre des intérêts juridiquement protégés passe, en outre, par l’observation des comportements subversifs et volontaristes du juge. C’est ce regard d’ensemble qui permettra de porter une appréciation des conditions de cet équilibre morcelé.

    Zara Malam Oumarou, Les engagements internationaux et les défaillances de la protection constitutionnelle des droits fondamentaux: l'exemple des paradoxes des mécanismes de contrôle nigériens au regard des expériences française et internationale, thèse soutenue en 2013 sous la direction de Patrick Gaïa présidée par Rostane Mehdi, membres du jury : Xavier Philippe   

    Les États semblent ériger les Cours constitutionnelles en meilleur garant de la protection des droits fondamentaux. Cette étude propose une délimitation des compétences, voire des responsabilités constitutionnelles. Elle démontre que si l'inneffectivité de la protection des droits a été mise en évidence en dépit de l'existence des mécanismes de justice constitutionnelle et des ratifications massives des conventions internationales, c'est la recherche des défaillances de la protection constitutionnelle qui s'impose. La confrontation « des engagements internationaux aux défaillances de la protection des droits fondamentaux » pose la question du contrôle qui est censé être exercé par le juge constitutionnel. Au regard des expériences française et internationale, le Niger offre un exemple parfait des paradoxes de ces mécanismes de contrôle tant a priori qu'a posteriori. Ces défaillances apparaissent à travers les limites constitutionnelles de l'intervention du juge constitutionnel, voire du juge international. Cette étude à la fois micro et macrocomparative, révèle le décalage entre la justice constitutionnelle nigérienne et française. Bien plus, elle illustre le déficit de la protection constitutionnelle, y compris de la France, par rapport aux véritables exigences internationales de la protection. Au-delà, cette thèse propose des pistes d'une protection conventionnelle efficace, voire effective des droits fondamentaux conventionnels.

    Guergana Lazarova, L'impartialité de la justice: recherche sur la circulation d'un principe entre le droit interne et le droit international, thèse soutenue en 2012 sous la direction de Patrick Gaïa, membres du jury : Hervé Ascensio (Rapp.), Gérard Gonzalez, Jean-Louis Mestre et Valérie Michel   

    Le principe d'impartialité est essentiellement traité par les juristes français sous l'angle de l'imposante jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. Néanmoins, l'origine internationale de ce principe restait inexplorée. Cette étude montre que l'impartialité est une exigence récurrente dans les discours sur la justice, et ce depuis l'Antiquité. Malgré son évidence philosophique, la juridicisation du principe d'impartialité s'est révélée sinueuse et inégale à travers l'histoire et les cultures juridiques (Common law/Civil law). Les particularités du régime politique du Royaume-Uni expliquent ainsi l'applicabilité directe du principe dans le trial dès les origines de la Common law. En revanche, en droit français, sa consécration explicite fut tardive et provoquée par l'article 6 CEDH, même si le juge national avait su contourner le silence des textes pour lui procurer une protection indirecte. À coté de ces décalages entre les États, une brève analyse de l'histoire du droit international suffit à constater la présence du principe dans l'ordre juridique international dès le début du XXe siècle. L'étude du principe d'impartialité de la justice illustre alors parfaitement la problématique des rapports de systèmes. Plusieurs interactions importantes peuvent être signalées. Dans un premier temps, le droit international a eu besoin du principe d'impartialité afin de légitimer la construction de son propre ordre, qui passait inévitablement par la juridictionnalisation. Dans un deuxième temps, après avoir accompli sa fonction structurante, il est devenu partie intégrante du droit international substantiel tout en voyant son objet modifié

    Xavier Laureote, Le droit d'agir en justice des autorités étatiques devant les autorités judiciaires et administratives: contribution à la théorie juridique de l'État, thèse soutenue en 2008 sous la direction de Jacqueline Montain-Domenach présidée par Jean-Marie Denquin, membres du jury : Guillaume Tusseau (Rapp.)    

    L’existence d’une notion d’Etat sujet de droit interne est avérée. Le droit positif affecte aux autorités étatiques des attributs subjectifs, autrement dit, des droits et obligations vis-à-vis d’autrui. Malgré son utilisation généralisée dans les textes, la jurisprudence et la doctrine, le concept d’Etat sujet de droit interne est relativement peu étudié. Cette lacune est particulièrement sensible en ce qui concerne la situation de l’Etat vis-à-vis du juge national car elle contraste avec le succès de la notion d’Etat de droit. Cette notion promeut l’assujettissement des pouvoirs publics au respect du droit et au contrôle du juge. Selon une présentation commune, l’Etat de droit implique que l’Etat soit considéré comme une personne morale dont les décisions sont soumises au respect du principe de légalité, à l’instar des autres personnes juridiques. Cette proposition mérite d’être appréciée au regard du droit positif. Cette thèse appréhende la situation de l’Etat français en tant que sujet du droit processuel commun. Elle examine la situation de toutes les autorités étatiques habilitées à agir devant les juridictions administratives et judiciaires. Le ministère public judiciaire est inclus dans le champ d’étude afin de saisir l’ensemble des principes et concepts qui définissent et structurent la relation subjective de l’Etat aux juridictions internes. L’analyse est portée sur les sources et le statut du droit d’agir en justice de l’Etat, d’une part, et d’autre part, sur les règles de procédure applicables aux autorités étatiques parties au procès administratif et judiciaire. Cette perspective permet d’apprécier la portée du principe de justiciabilité de l’Etat et les limites de son assimilation aux personnes juridiques ordinaires. Elle révèle également la complexité du lien juridique entre la figure de l’Etat sujet de droit et le citoyen bénéficiaire de droits fondamentaux. Par suite, elle renouvelle la perception théorique de l’Etat et de ses différentes déclinaisons juridiques, telle que la figure de l’Etat souverain.

  • Thibault Delavenne, De la quasi-régie à la société publique locale: étude de l'influence de la concurrence sur le droit de la gestion publique locale, thèse soutenue en 2021 sous la direction de Xavier Vandendriessche, membres du jury : Étienne Muller (Rapp.), Rozen Noguellou (Rapp.), Catherine Bergeal, Laetitia Janicot et Michaël Karpenschif      

    Le cadre juridique de la gestion des services publics locaux, traditionnellement relativement rigide, est de plus en plus soumis à des influences pro-concurrentielles qui en modifient profondément la structure et la substance. Parmi ces influences, celle de la théorie européenne de la quasi-régie est particulièrement importante, qui aboutit à la création en droit français de la société publique locale. La SPL apparait a priori comme l’instrument d’une autonomie renouvelée des collectivités locales. Elle leur permet d’obtenir des libertés de gestion qu’elles ne possédaient pas jusque-là, notamment la possibilité de faire appel sans mise en concurrence, à des sociétés de droit privé dont elles sont les actionnaires exclusifs. Pourtant, la société publique locale implique par les caractéristiques spécifiques, un régime de l’action publique locale qui reste très marqué par des considérations pro-concurrentielles.

    Julie Aubertin, La délimitation des frontières entre les domaines administratif et politique en droit public français, thèse soutenue en 2014 sous la direction de Géraldine Chavrier, membres du jury : Jean Gicquel et Laetitia Janicot      

    Paradigme de la pensée juridique française, la distinction entre les domaines administratif et politique est devenue confuse en raison du renforcement de l’État de droit et des approfondissements de la décentralisation. Alors que l’État apparaît comme une entité politique avec une dimension administrative, les collectivités territoriales constituent des entités administratives dont la dimension politique n’est pas reconnue par la conception traditionnelle de la décentralisation. Pourtant, en distinguant de façon théorique les organes administratifs des organes politiques, les organes locaux tant exécutifs que délibérants présentent des caractères politiques, sans toutefois pouvoir être assimilées aux institutions politiques étatiques qui elles seules exercent la souveraineté. Succédant à cette délimitation organique, la délimitation matérielle des deux domaines, qui se concentre sur les fonctions juridiques de ces organes, leurs actes et leurs responsabilités, confirme le placement des entités étatique et locales à la frontière entre ces deux domaines. Croissante, la dimension administrative de l’État s’oppose à l’irréductibilité du politique. La dimension politique des entités décentralisées, qui s’exprime par un pouvoir décisionnel, ne peut s’affirmer que dans le cadre de l’État unitaire. Fondée sur une analyse de la doctrine et de la jurisprudence, la délimitation des frontières juridiques entre les deux domaines permet finalement de cerner les notions d’administration et de politique en droit public.