Franck Laffaille, « Le juge, l'humain et l'Amazonie. Le constitutionnalisme écocentrique de la Cour Suprême de Colombie (5 avril 2018) », Limoges : Société Française pour le Droit de l'Environnement et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2018, pp. 549-563
La Cour suprême de Justice colombienne garantit les droits fondamentaux et des générations présentes (sur le fondement de la accion de tutela) et des générations futures (sur le fondement d’une solidarité intergénérationnelle). Salutaire injonction est adressée à l’État – carentiel en ses omissions passées en matière de lutte contre la déforestation et la préservation de l’environnement – d’adopter les mesures idoines pour protéger les droits des requérants : droits à la vie, à la santé, à l’eau, à un environnement sain... Un tel impératif échoit à l’État au nom du double ordre public écologique au sein duquel il se meut : mondial (via les engagements internationaux par lui assumés) et national (en qualité d’État de droit environnemental). Héraut d’une autre société juridique, le juge appelle – au-delà de la présente espèce – à un changement de paradigmes, juridiques et civilisationnels. Cela signifie asseoir notre civilisation sur les droits bioculturels en raison de l’inéluctable interdépendance entre Humain et Nature (l’Amazonie, sujet de droit(s)). Cela signifie encore asseoir notre civilisation sur les «droits-devoirs » (cf. Jonas en sa responsabilité), et passer de la logique libérale-ploutocratique (de l’anthropocène) à une logique écocentrique (de la communauté).
Franck Laffaille, « Biens publics, biens communs, fonction sociale de l’État. La lagune de Venise et le statut des Valli salse di pesca », Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2016, pp. 681-698
Pour la Cour de cassation italienne – qui tranche en 2011 une question juridique qui fait débat depuis des décennies – les valli salse di pesca de la lagune de Venise relèvent de la catégorie des biens publics. La Cour semble aller plus loin, passant d’une logique de biens publics à une logique de biens communs, opérant un lien entre «biens communs / droits fondamentaux / État social » . Avec la notion de biens communs, ce n’est plus la césure «biens publics / biens privés » qui semble au coeur du débat mais la fonction que le bien peut accomplir au sein de la communauté. Adviendrait le temps de la démocratie des biens communs. Tant la théorie doctrinale – sur les traces d’Ostrom – que le raisonnement du juge apparaissent critiquables. La démocratie des biens communs n’existe pas, les valli salse di pesca sont des biens privés.
Franck Laffaille, « Identité (s) et autonomie (s) des entités infra-étatiques. À propos de la Région de Sardaigne (en passant par l’Écosse) », Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2015, pp. 769-778
Laffaille Franck. Identité (s) et autonomie (s) des entités infra-étatiques. À propos de la Région de Sardaigne (en passant par l’Écosse). In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 67 N°3,2015. pp. 769-778.
Franck Laffaille, « Le néo-guelfisme de la Cour Edh. À propos de l’arrêt Lautsi bis (2011) et du crucifix en Italie », Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2011, pp. 931-947
Selon la Cour EDH (Lautsi, 2011), le maintien du crucifix dans les salles de classe des écoles publiques n’emporte pas violation des dispositions de la Convention EDH. Ce symbole est maintenu alors même que la religion catholique n’est plus religion d’État et que le principe de laïcité est devenu un principe suprême de l’ordonnancement constitutionnel. L’acceptation du crucifix signifie la consécration d’un endoctrinement confessionnel d’État ; il s’agit en outre d’une lecture erronée du principe de laïcité tel que décliné par la Cour constitutionnelle italienne. Quid de l’impartialité de l’État-pluraliste ? La doctrine de la marge d’interprétation des États est ici utilisée de manière aussi stratégique que contestable.
Franck Laffaille, « Législation antiterroriste et état d’exception. L’État de droit italien à l’épreuve des Années de Plomb », Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2010, pp. 653-683
L’Italie, durant les «années de plomb », adopte une batterie de dispositions législatives antiterroristes, à un point tel qu’une partie de la doctrine parle alors de panpénalisme. S’il est logique de critiquer une telle évolution car l’État de droit se nourrit par essence de la critique de son droit, il s’avère impossible d’adhérer aux théories de «l’état d’exception » (Negri et Agamben, enfants illégitimes de Schmitt). Loin d’être une démocratie autoritaire, l’Italie respecte les principes fondamentaux inhérents à un État de droit digne de ce nom.
Franck Laffaille, Andréa Deffenu, « Nécrologie constitutionnelle Francesco Cossiga (1928-2010) », Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2010, pp. 1035-1042
Deffenu Andréa, Laffaille Franck. Nécrologie constitutionnelle Francesco Cossiga (1928-2010). In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 62 N°4,2010. pp. 1035-1042.
Franck Laffaille, « La souveraineté régionale, entre oxymoron et hendiadys constitutionnels. À propos de l’État régional-fédéraliste italien et de la sémantique en droit constitutionnel », Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2009, pp. 315-355
Laffaille Franck. La « souveraineté régionale », entre oxymoron et hendiadys constitutionnels. À propos de l’État « régional-fédéraliste » italien et de la sémantique en droit constitutionnel. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 61 N°2(1),2009. pp. 315-355.
Franck Laffaille, « L’immunité pénale des organes constitutionnels monocéphales en Italie - La censure par la Cour constitutionnelle de la “Loi Alfano” », Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2009, pp. 839-859
La Cour constitutionnelle italienne censure en octobre 2009 la « loi Alfano » (2008) posant l’immunité pénale de ces quatre organes constitutionnels monocéphales que sont le chef de l’Etat, le président du Conseil et les présidents des chambres. La norme législative est jugée non conforme à la loi fondamentale de 1947 pour défaut de «couverture constitutionnelle » et violation du principe d’égalité. La décision de la Cour mérite approbation lorsqu’elle impose l’obligation d’une loi constitutionnelle pour suspendre le procès pénal ; cependant, pourquoi ne pas avoir mentionné une telle contrainte normative dans sa décision de 2004 qui censure une loi (lodo Schifani) ayant la même finalité que la « loi Alfano » ? La décision de 2009 de la Cour mérite critique lorsqu’elle censure pour violation du principe d’égalité ; ne fallait-il pas accorder un régime juridique dérogatoire à des organes assumant objectivement des fonctions constitutionnelles spécifiques ? Très commentée, ce jugement illustre la fracture toujours vive en Italie entre Droit & Politique, Politique & Justice ; les procès en légitimité sont récurrents. Sans doute l’introduction de dissenting et concurring opinions, de nouveau évoquée avec force en doctrine, aurait-elle l’insigne avantage de la pédagogie et de la transparence.
Franck Laffaille, « Droit de grâce et pouvoirs propres du chef de l’État en Italie », Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2007, pp. 761-804
En déclarant en 2006 que le droit de grâce est un pouvoir propre du chef de l’État en raison de l’ontologique neutralité de la fonction présidentielle (postulat de l’arbitrage
super partes) et de la spécificité intrinsèque de cette dernière (4ème pouvoir situé hors la sphère exécutive), la Cour tranche de manière contestable un conflit entre pouvoirs d’État. Cette interprétation de la Constitution conduit à la reconnaisance d’une autonomie normative d’un organe monocratique irresponsable dont tous les actes sont, pourtant, soumis à contreseing. Un tel raisonnement blesse la logique parlementarisme posée par la Constitution formelle de 1947 (qui permet de soutenir la thèse de la compétence ministérielle) et la logique de «garantisme» synonyme de contrôle réciproque (qui permet de soutenir la thèse de l’acte dual, duumvirale). Cette décision est révélatrice d’une herméneutique constitutionnelle centrée sur une pratique politique favorable à une «dilatation» des compétences présidentielles.
Franck Laffaille, Le dialogue des juges . À propos de l’ouvrage de Giuseppe de Vergottini, Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2013, pp. 969-972
Laffaille Franck. « Le dialogue des juges ». À propos de l’ouvrage de Giuseppe de Vergottini. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 65 N°4,2013. pp. 969-972.
Franck Laffaille, « L'erreur », prévue le 24 mars 2026
Colloque organisé par l'IDPS et l'IRDA, Université Sorbonne Paris Nord, sous la direction scientifique de Franck Lafaille
Franck Laffaille, « Élections européennes, conséquences nationales et inversement… », le 04 décembre 2025
Colloque organisé par l’IRJI François-Rabelais de l’Université de Tours, l’IDPS de l’Université Sorbonne Paris Nord et le CRJFC de l’Université Marie et Louis Pasteur, sous la direction scientifique de Nicolas Clinchamps, Christophe Geslot, Pierre-Yves Monjal et Sébastien Roland
Franck Laffaille, « Naissance & mort », le 25 mars 2025
9e édition du Bulletin Annuel de Villetaneuse organisé par l'IRDA et l'IDPS, Université Sorbonne Paris Nord, sous la direction scientifique de Franck Laffaille.
Franck Laffaille, « Droit au bonheur et au développement durable », le 25 septembre 2024
Université d’automne organisée par l'Institut Louis Favoreu, Ecole doctorale, Aix-Marseille Université
Franck Laffaille, « Les institutions politiques dans l’Italie de Giorgia Meloni : permanences et mutations », le 26 janvier 2024
Colloque organisé par l’Institut de droit comparé (IDC) - Université Paris Panthéon Assas.
Franck Laffaille, « Vulnérabilités et approche relationnelle de l'autonomie », le 13 décembre 2023
Colloque organisé par l'Université Sorbonne Paris Nord sous la direction scientifique de Céline Ruet
Franck Laffaille, « La Constitution italienne a 75 ans : perspectives depuis la France », le 01 décembre 2023
Colloque organisé par l'ICREJ, Université de Caen Normandie
Franck Laffaille, « L'Union européenne, espace de paix en sursis ? », le 09 novembre 2023
Colloque organisé par l’Institut de Recherche Juridique Interdisciplinaire François-Rabelais (IRJI), Faculté de droit, d’économie et des sciences sociales de l’Université de Tours sous la direction scientifique de Pierre-Yves Monjal et Nicolas Clinchamps
Franck Laffaille, « L'injustice », le 31 mars 2023
Bulletin Annuel de Villetaneuse N°7 organisé par l'Université Paris 13 - Paris Sorbonne Nord sous la direction scientifique de Franck Laffaille
Franck Laffaille, « Regards croisés sur Hayek », le 02 février 2023
Organisée sous l'égide de Bernard Quiriny - CREDESPO et de Ludovic Desmedt - LEDI - Université de Bourgogne
Franck Laffaille, « Droit constitutionnel et droit administratif », le 17 janvier 2023
Journée nationale de l'Association française de droit constitutionnel.
Franck Laffaille, « Le Parlement escamoté ? », le 15 décembre 2022
Organisé par l'Institut de Droit Public (IDP), Faculté Droit et Sciences Sociales, Université de Poitiers sous la Direction scientifique de Damien Fallon et Basile Ridard, Maîtres de conférences en droit public
Franck Laffaille, « Maîtres à penser », le 01 avril 2022
Organisé par l'IDPS et l’IRDA sous la direction scientifique de Franck Laffaille.
Franck Laffaille, « Vulnérabilités et crise pandémique », le 11 mars 2022
Organisé par l'IRDA, Université Sorbonne Paris Nord.
Franck Laffaille, « Le paradigme de la croissance en droit public », le 31 janvier 2022
Colloque organisé par Véronique Coq (MCF 02, Université Sorbonne Paris Nord), Maxence Chambon (MCF 02, Université de Cergy) et Hugo Devillers (MCF 02, Université Sorbonne Paris Nord)
Franck Laffaille, « Le Sénat, Acteur méprisé de la 5ème République ? », le 21 octobre 2021
Organisé par le CREDESPO, Université Bourgogne-Franche Comté sous la direction de Nathalie Droin et d'Aurore Granero.
Franck Laffaille, « Animal et santé », le 23 septembre 2021
Organisé par l’UBO, Université de Bretagne Occidentale sous la direction de François-Xavier Roux-Demare, Doyen honoraire de la Faculté, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Responsable du Diplôme universitaire de Droit animalier
Franck Laffaille, « Les figures contemporaines du chef de l'Etat en régime parlementaire », le 10 mai 2021
Colloque international en droit constitutionnel, organisé par la Faculté de droit d'Amiens, UPJV et le CURAPP
Franck Laffaille, « Crise du droit ? Crise du politique ? », le 01 avril 2021
5e édition du Bulletin annuel de Villetaneuse, organisé par l’IDPS et l’IRDA sous la direction scientifique de Franck Laffaille
Franck Laffaille, « Justice, responsabilité et contrôle de la décision politique : leçons de la crise sanitaire », le 19 février 2021
Organisé par l'UMR DICE, Aix-Marseille Université sous la direction d’Estelle Brosset, Professeure, CERIC ; Thierry Renoux, Professeur, ILF ; Eve Truilhé, Directrice de recherche au CNRS, CERIC ; Ariane Vidal-Naquet, Professeure, ILF
Franck Laffaille, « Evolutions du vocabulaire du droit », le 02 mars 2020
Colloque organisé sous la direction scientifique de Catherine Fabregoule et Jean-Jacques Menuret, avec le soutien de l’Institut de Droit public, Sciences Politiques et Sociales (IDPS), Université Sorbonne Paris Nord.
Franck Laffaille, « L'éthique en droit des marchés publics », le 27 janvier 2020
Colloque organisé par l'Institut de Droit Sciences politiques et sociales (IDPS), Université Paris 13.
Franck Laffaille, « Atteintes à l’environnement et santé : approches juridiques et enjeux transdisciplinaires », le 21 novembre 2019
Colloque organisé sous la direction de Farida Arhab-Girardin, Christel Cournil, Fabienne Labelle, et Damien Thierry.
Franck Laffaille, « La protection de l'environnement par les juges constitutionnels », le 07 juin 2019
Colloque organisé sous la direction scientifique de Victoria Chiu et Alexis Le Quinio
Franck Laffaille, « Quel avenir pour la démocratie participative européenne ? », le 23 mai 2019
Organisé par Fabienne Peraldi Leneuf, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Fadime Deli, Ingénieure d'études (IREDIES)
Franck Laffaille, « L'argent », le 01 avril 2019
Coorganisé par le CERAL, le CERAP et l'IRDA sous la direction scientifique de Franck Laffaille
Franck Laffaille, « L’Union européenne et la Paix. Quelles avancées vers une fédération Européenne ? », le 21 novembre 2018
Organisées dans le cadre des Journées d’études Jean Monnet, Université Caen-Normandie sous la direction scientifique de la professeure Laurence Potvin-Solis
Franck Laffaille, « La justice et les nouvelles formes de défense des droits de l'homme », le 08 novembre 2018
2e journée d’études franco-italienne organisé par le Centre d'études et de recherches administratives et politiques (CERAP) de l'Université Paris 13 en partenariat avec l'Université de Vérone
Franck Laffaille, « Appréhender la diversité. Regards pluridisciplinaires sur l'appréhension de la diversité », le 11 octobre 2018
Organisé par l'Institut de recherche pour un droit attractif (IRDA) en partenariat avec la Maison de l'Europe sous la direction scientifique de Céline Ruet, MCF droit privé HDR, Membre de l’IRDA, Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité
Franck Laffaille, « Le juge et les nouvelles formes de démocratie participative », le 07 juin 2018
1ère Journée d’études franco-italiennes coorganisée par le CERAP et l’Université de Vérone
Franck Laffaille, « Les groupes parlementaires », le 24 mai 2018
Franck Laffaille, « Penser et construire le bonheur : regards croisés », le 22 mars 2018
2èmes rencontres d’Angers organisées dans le cadre du projet BonDroit
Franck Laffaille, « La main tremblante. L'échec du révisionnisme constitutionnel en Italie », le 24 avril 2017
Conférence organisée par le CECP avec l'assistance de l'Institut Cujas
Franck Laffaille, « Les partis politiques et l’ordre constitutionnel », le 09 décembre 2016
Organisé par l’Institut de Droit Public et de Science Politique de Rennes, sous la responsabilité scientifique de Jacky Hummel, Professeur à l’Université de Rennes 1