• THESE

    Le réglement des différends à l'Organisation mondiale du commerce et les pays arabo-musulmans, soutenue en 2020 sous la direction de Jean-Baptiste Racine présidée par Jean-Christophe Martin, membres du jury : Filali Osman (Rapp.)   

  • Habib Gherari, Le conflit israélo-palestinien: que dit le droit ?, L'Harmattan, 2024, Comprendre le Moyen-Orient, 261 p. 

    Habib Gherari, Walid Ben Hamida, Denis Mouralis, Gérard Blanc, Christine Boillot [et alii], L'accord amiable, et après ?: actes du colloque coorganisé à Marseille, [le 8 juin 2018] par le Centre de Droit économique d'Aix-Marseille Université et le Centre de Recherche Léon Duguit de l'Université Paris Saclay, Faculté de Droit d'Évry Val d'Essonne, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2021   

    Habib Gherari, Droit international des échanges, Bruylant, 2018, Droit international économique, 456 p.   

    Habib Gherari (dir.), Les dérèglements économiques internationaux: crise du droit ou droit des crises?, Editions Pedone, 2014, 286 p. 

    Habib Gherari, Les accords commerciaux préférentiels, Larcier, 2013, Droit international, 268 p.   

    Habib Gherari, Rostane Mehdi (dir.), La société internationale face aux défis migratoires: colloque des 13 et 14 janvier 2011, A. Pedone, 2012, 220 p.  

    Habib Gherari, Stéphane Doumbé-Billé, Rahim Kherad (dir.), Droit, liberté, paix, développement: mélanges en l'honneur de Madjid Benchikh, A. Pédone, 2011, 595 p. 

    Habib Gherari, Relations internationales, LGDJ, 2010, Systèmes (Droit), 199 p. 

    Habib Gherari, Yann Kerbrat (dir.), L'entreprise dans la société internationale, Editions A. Pedone, 2009, 242 p. 

    Habib Gherari, Hamady Baba Dème, La garantie internationale des investissements étrangers dans le cadre de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI),, 2009, 154 p. 

    Habib Gherari, Patrick Daillier, Géraud de Geouffre de La Pradelle (dir.), Droit de l'économie internationale, Editions A. Pedone, 2004, 1119 p. 

    Habib Gherari, Sandra Szurek, Hubert Védrine (dir.), L'émergence de la société civile internationale: vers la privatisation du droit international ? actes du colloque des 2-3 mars 2001, Editions Pedone, 2003, Cahiers internationaux CEDIN, 350 p. 

    Habib Gherari, Sandra Szurek (dir.), Sanctions unilatérales, mondialisation du commerce et ordre juridique international: à propos des lois Helms-Burton et d'Amato-Kennedy journée d'actualité juridique, 31 janvier 1997, Montchrestien, 1998, Cahiers internationaux, 340 p.  

    Habib Gherari, Sylvie Belaouane-Gherari, Les organisations régionales africaines: recueil de textes et documents, Ministère de la coopération et du développement, 1989, Collection Analyses et documents, 471 p.  

    Habib Gherari, Claude-Albert Colliard, Le différend tuniso-libyen relatif à la délimitation du plateau continental devant la Cour internationale de justice, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1987, Lille-thèses, 571 p.  

    L'objectif de cette recherche est d'accéder à une définition claire du droit de la délimitation des frontières maritimes. Pour ce faire, l'objet de la thèse est l'étude de l'arrêt de la cour internationale de justice du 24 février 1982 prononcé dans l'affaire du plateau continental entre la Tunisie et la Libye. Cet arrêt est intéressant a plusieurs égards et, notamment, par ce que la cour était invitée à indiquer en plus du droit applicable, une méthode pratique de délimitation. Sur plusieurs points, son contenu est comparé à la jurisprudence tant antérieure que postérieure à 1982. Au total, est présenté un tableau général de la jurisprudence en matière de délimitation des frontières maritimes. L'arrêt du 24 février 1982 a été l'objet d'un recours inédit puisque c'est la première fois dans l'histoire de la cour internationale de justice et de sa devancière, la cour permanente, qu'une demande en révision est tentée, couplée avec une demande en interprétation et en rectification d'erreur matérielle. C'est l'objet du second arrêt de la cour mondiale en cette affaire prononce le 10 décembre 1985. Son examen est du plus haut intérêt à cause des considérations précédentes. En outre, il éclaire ce qu'il pouvait y avoir d'ombre dans l'arrêt initial de 1982

  • Habib Gherari, « Droit au recours et à la régularité de la procédure et droit de l'OMC », in Pedone (dir.), Mélanges en l'honneur du Professeur Emmanuel Decaux, Réciprocité et universalité; sources et régimes du droit international des droits de l'homme, 2017 

    Habib Gherari, « CIRDI: favorable aux investisseurs privés », in Pedone (dir.), Dictionnaire des idées reçues en droit international, 2017, pp. 71 

    Habib Gherari, « Commerce et sécurité des Etats : quelques observations sur l'article XXI du GATT », in R. KHERAD (dir.), Légitimes défenses, LGDJ, 2007, pp. ?? 

    Habib Gherari, « L'influence de l'OMC sur le droit de la concurrence », in G. CANIVET (dir.), La modernisation du droit de la concurrence, LGDJ, 2006 

  • Habib Gherari, Erwan Flecher, Pierre Tattevin, « Cardiac surgery in any context of left-sided infective endocarditis? », Heart, BMJ Publishing Group, 2021, n°24 

    Habib Gherari, « Le partenariat régional économique global ou RCEP », Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2020, pp. 767-789   

    C’est le 15 novembre 2020 que, après huit années de négociations, le Partenariat régional économique global a été conclu entre les 10 membres de l’ASEAN et leurs cinq partenaires de la région (Australie, Chine, Corée du Sud, Japon et Nouvelle-Zélande). Ce méga-accord commercial régional frappe par son ambition économique puisqu’il ne s’agit rien moins que de bâtir la plus importante zone de libreéchange du monde. Sur le fond, cet accord montre une grande fidélité aux discipline et procédures de l’OMC et, par contraste, se hasarde peu ou alors timidement sur des thèmes non encore régulés par cette institution internationale. Quoi qu’il en soit, le dynamisme commercial ainsi impulsé est riche de promesses à moins que les rivalités et tensions politiques entre certains des partenaires ou encore la situation politique interne de certains d’entre eux ne viennent enrayer ce processus.

    Habib Gherari, « Le nouvel accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique : vers la fin de l’ALENA », Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2018, pp. 625-653   

    L’Accord de libre-échange nord-américain lie Canada, États-Unis et Mexique depuis 1994. Le 30 novembre 2018, un nouvel accord commercial, voulu par les États-Unis, a été conclu entre ces trois mêmes pays et vise à le remplacer. Tout en instaurant une zone de libre-échange, déjà fortement avancée du fait de la mise en oeuvre de l’ALENA, ce nouveau pacte commercial introduit des changements affectant tant les règles de fond que les procédures applicables. Il présente une double caractéristique à l’égard de la doctrine du libre-échange dans la mesure où il en approfondit certains aspects, mais en atténue d’autres. Il tranche aussi par rapport à l’unilatéralisme dont font preuve les États-Unis depuis l’élection du Président D. Trump.

    Habib Gherari, « Protectionnisme : le retour ? », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2012, n°558, p. 315  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique UE-OMC 2010 », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2011, n°553, p. 680  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique OMC 2009 : l'Union européenne et l'organisation mondiale du commerce », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2010, n°543, p. 677  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique OMC (2008) : L'Union européenne et l'organisation mondiale du commerce », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2010, n°534, p. 61  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique UE-OMC (2007) : Première partie : Règlement des différends », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2008, n°523, p. 694  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique UE-OMC (2006) : 2ème partie règlement des différends », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2007, n°513, p. 673  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique UE-OMC: 1ère partie les accords de partenariat économique, entre réalisme et solidarité », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2007, n°512, p. 585  

    Habib Gherari, « La marche vers l'universalité de l'organisation mondiale du commerce », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2007, n°505, p. 84  

    Habib Gherari, « La marche vers l'universalité de l'OMC », Revue du marché commun et de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques , 2007 

    Habib Gherari, « Le conflit sur les produits biotechnologiques tranché à l'OMC », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2006, n°503, p. 654  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique : l'Union européenne et l'Organisation mondiale du Commerce 2004-2005 », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2006, n°503, p. 662  

    Habib Gherari, « Le conflit transatlantique sur les OGM tranché », Revue du marché commun et de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques , 2006 

    Habib Gherari, « Chronique : l'Union européenne et l'Organisation mondiale du Commerce (2ème partie) : Impasse du cycle de Doha - Libéralisation du commerce des textiles », Revue du marché commun et de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques , 2006 

    Habib Gherari, « Chronique : L'Union européenne et l'Organisation mondiale du Commerce (1ère partie) : Règlement des différends », Revue du marché commun et de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques , 2006 

    Habib Gherari, « Les relations entre la France et Israël : entre passion et raison », Annuaire français de relations internationales , Paris : La Documentation française, 2006 

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique sur l'activité de l'organe de règlement des différends de l'organisation mondiale du commerce », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2005, n°492, p. 583  

    Habib Gherari, « La relance du contentieux Airbus-Boeing : suite et fin ? », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2005, n°491, p. 493  

    Habib Gherari, Régis Chemain, « Chronique des décisions de l'organe de règlement des différends de l'OMC, 2002 », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2004, n°481, p. 520  

    Habib Gherari, Jean-Marc Thouvenin, « Chronique de l'organe de règlement des différends OMC 2002-I », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2003, n°466, p. 183  

    Habib Gherari, Patrick Daillier, Anne Robert, Daniel Müller, « Tribunal irano-américain de réclamations », CNRS Editions, Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 283-326   

    Daillier Patrick, Ghérari Habib, Robert Anne, Müller Daniel. Tribunal irano-américain de réclamations. In: Annuaire français de droit international, volume 47, 2001. pp. 283-326.

    Habib Gherari, Patrick Daillier, Sandra Szurek, Daniel Müller, « Tribunal irano-américain de réclamations », CNRS Editions, Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 515-553   

    Daillier Patrick, Szurek Sandra, Ghérari Habib, Müller Daniel. Tribunal irano-américain de réclamations. In: Annuaire français de droit international, volume 45, 1999. pp. 515-553.

    Habib Gherari, « Application de l'article L. 122-12 du Code du travail par le juge administratif », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 1997, n°09, p. 706  

    Habib Gherari, « La décision fixant le nombre d'établissements d'une entreprise n'est pas une décision individuelle devant être motivée en application de la loi du 11 juillet 1979 », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 1996, n°10, p. 802  

    Habib Gherari, « Quelques observations sur les États éphémères », CNRS Editions, Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1994, pp. 419-432   

    Ghérari Habib. Quelques observations sur les États éphémères. In: Annuaire français de droit international, volume 40, 1994. pp. 419-432.

  • Habib Gherari, Zeina El Obeid. -Le recours en annulation des sentences arbitrales dans les pays arabes, préface d’Ibrahim Fadlallah, Paris, Pedone, 2017, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2019, pp. 590-592   

    Ghérari Habib. Zeina El Obeid. -Le recours en annulation des sentences arbitrales dans les pays arabes, préface d’Ibrahim Fadlallah, Paris, Pedone, 2017. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 71 N°2,2019. Études de droit contemporain. Contributions françaises au 20e Congrès international de droit comparé (Fukuoka, 22-28 juillet 2018) pp. 590-592.

  • Habib Gherari, « Discrimination et apartheid dans le territoire palestinien occupé », le 11 mars 2025  

    Conférence organisée par Institut d’études de droit public (IEDP), Université Paris-Saclay dans le cadre du cycle de conférences "Palestine et droits fondamentaux (I)" avec les étudiants du Master 2 « droit international et européen des droits fondamentaux » sous la direction scientifique de Rafaëlle Maison, Agrégée des facultés de droit, Professeur de droit public

    Habib Gherari, « Le droit international dans l'Union européenne, l'Union européenne dans l'ordre international », le 20 décembre 2018 

    Habib Gherari, « L'accord amiable : et après ? », le 08 juin 2018  

    Organisé par Denis Mouralis, Centre de Droit Economique, Aix Marseille Université et Walid Ben Hamida, Centre Léon DUGUIT, Université Evry Val d'Essonne

    Habib Gherari, « L’inapplication du droit », le 13 octobre 2017  

    10e journée de l’UMR-DICE sous la direction scientifique de Romain Le Bœuf et Olivier Le Bot, Professeurs à l’Université d’Aix-Marseille

    Habib Gherari, « Acteurs non étatiques et contentieux international économique : l'exemple du droit international des investissements », L'Etat des droits fondamentaux en 2003-2004, Le Havre, le 02 juin 2006 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Dan Iririra Nganga, Le cadre juridique des investissements internationaux en République démocratique du Congo, thèse soutenue en 2019 présidée par Nathalie Rubio, membres du jury : Régis Chemain (Rapp.), Sabrina Robert-Cuendet (Rapp.)    

    L’investissement étranger est considéré aujourd’hui comme un facteur clé voire une valeur ajoutée à même de faciliter le développement de l’État d’accueil. Ainsi, l'État congolais mise sur l’amélioration de son arsenal juridique interne dont l’objectif consiste à attirer de nombreux investisseurs et investissements étrangers sur son territoire. Pour ce faire, des réformes tendant à l’amélioration de principaux textes juridiques applicables directement ou indirectement en matière d’admission et de sécurisation des investissements étrangers afin de se conformer aux standards internationaux deviennent une obsession pour cet État, dont la finalité demeure : la valorisation de ses ressources naturelles notamment le cobalt, le germanium et la colombo-tantalite etc. très souvent inexploitées et utile à même de servir à la production des batteries pour les voitures électriques. Il serait donc nécessaire désormais que le contrôle de l’État souverain sur ses ressources naturelles considérées comme des minerais stratégiques soit davantage renforcé et que le contentieux en matière d’investissement soit confié à des entités qui prennent en compte l’intérêt général au détriment des arbitrages sous l’égide des arbitres privés, défendant les intérêts privés. Ainsi, la création d’un Centre international africain de règlement des différends pourrait être profitable notamment en permettant aux experts africains - tant arbitres qu’avocats - d’être plus présents dans le cadre des procédures impliquant leurs États d’origine

    Sébastien Lhoumeau-Aizpuru, Le déséquilibre entre les droits et les obligations des entreprises pétrolières opérant dans les pays à faible gouvernance, thèse soutenue en 2019 présidée par Hélène Tigroudja, membres du jury : Olivier Blin (Rapp.), Thierry Garcia (Rapp.), Madjid Benchikh    

    Cette thèse se propose d’effectuer une analyse sectorielle de l’état des droits et des obligations des entreprises multinationales pétrolières en dehors des réglementations des pays d’investissement. Le choix de l’industrie pétrolière se fonde sur la place de ce secteur dans l’économie mondiale et ses caractéristiques particulières. Dans une première partie, nous constaterons que la protection des investissements est particulièrement efficace et que son effet négatif sur le développement des réglementations des États d’accueil des investissements est accentué. Le mouvement actuel de prise en compte de ce problème dans les TBI est insuffisant compte tenu du peu d’intérêt du Traité sur la Charte de l’énergie sur cette problématique et de la difficile évolution rédactionnelle des clauses de stabilisation. Dans un deuxième temps, cette thèse constatera que les obligations transnationales à la charge des entreprises pétrolières multinationales, en dehors du droit des investissements, semblent parfois moins enclines à jouer un rôle d’équilibre dans le secteur pétrolier. Les initiatives de soft law sont adaptées mais adoptées partiellement et les possibles sanctions semblent incertaines. Les mécanismes fondés sur l’extraterritorialité sont limités et la mise en place d’un devoir de vigilance peu adapté à l’organisation pétrolière. La prise en compte des spécificités pétrolières reste cantonnée au cadre du reporting et les outils juridiques propres à l’industrie ne prennent généralement en compte que la lutte contre la corruption. Enfin, les pressions politiques, des ONG et des médias sont centrées sur les entreprises dont le siège est situé dans un État occidental

    Débora Barreto Santana de Andrade, Les droits de l'homme dans le droit de l'Organisation mondiale du commerce: vers la cohérence le cas des droits économiques, sociaux et culturels, thèse soutenue en 2018 présidée par Ludovic Hennebel, membres du jury : Vincent Tomkiewicz (Rapp.), Marcelo Dias Varella (Rapp.), Madjid Benchikh    

    Depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), plusieurs incompatibilités ont été détectées à propos des droits économiques, sociaux et culturels (DESC), les plus affectés par le commerce international. Bien que des recherches et des analyses ont été menées à propos de la relation entre les droits de l’homme et le droit de l’OMC, en raison du fait que le droit de l’OMC ne fasse pas de référence expresse aux droits de l’homme dans ses textes juridiques, faute de compétence matérielle pour ce faire, et que le mécanisme de règlement des différends n’ait jamais connu une affaire entre les membres portant sur l’invocation directe des droits de l’homme, ces études n’ont pas connu de réel progrès. Face à la nécessité de cohérence dans l’ordre juridique international et à la liaison inévitable entre les droits économiques, sociaux et culturels et les règles commerciales de l’OMC, il convient d’assurer une coordination adéquate entre les deux régimes par le biais d’outils juridiques permettant d’atteindre cet objectif. Pour ce faire, il est utile d’analyser, premièrement, la complexité des rapports entre les obligations issues de chacun de ces régimes spéciaux et les entraves à la conciliation entre elles, et, deuxièmement, évaluer les mécanismes existants dans le droit de l’OMC à même de contribuer à éviter les conflits avec les droits économiques, sociaux et culturels

    Riad Krid, Le droit à un procès équitable devant les juridictions internationales pénales: une analyse critique à travers les dimensions intrinsèques de la procédure pénale internationale, thèse soutenue en 2016 présidée par Paul Tavernier, membres du jury : Olivier de Frouville (Rapp.), Mostefa Maouene   

    Les statuts et les règlements des juridictions internationales pénales reconnaissent la plupart des garanties du droit à un procès équitable prévues par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme. Pourtant, si on examine le volume du contentieux pénal international, nous allons vite nous apercevoir que les allégations relatives à la violation de ce droit occupent une place importante. C’est pourquoi, il nous paraissait nécessaire de déceler et d’analyser les raisons de cette distorsion. Pour faire une telle étude, nous avons préalablement avancé qu’au-delà de la dimension originelle de la procédure pénale internationale visant à mettre en œuvre les règles du droit international pénal, deux autres dimensions se sont confirmées aussi bien à travers les textes que dans la pratique. Il s’agit de la dimension humaniste d’une part et de la dimension managériale d’autre part. Partant de ce constat, nous avons voulu lever le voile sur les impacts de ses dernières sur la mise en œuvre effective du droit à un procès équitable, et ce, en procédant à une analyse critique. Le but de cette démarche est de démontrer que ces dimensions intrinsèques de la procédure pénale internationale, ont des effets directs et indirects sur le caractère équitable des procès pénaux internationaux

    Yazid Khiar, L'autorisation implicite en matière de recours à la force, thèse soutenue en 2012, membres du jury : Olivier Corten (Rapp.), Josiane Tercinet-Duc (Rapp.), Hélène Tigroudja   

    Iraq, 2003 : une coalition menée par les États-Unis et le Royaume-Uni engagea une action militaire juridiquement fondée sur une autorisation de recourir à la force implicitement contenue dans la résolution 1441 (2002) du Conseil de sécurité. Ce fondement fut également mis en avant au Kosovo (1999) ou encore au Liberia (1992).Ces trois cas illustrent l'application d'une pratique qualifiée d'autorisation implicite en matière de recours à la force. Alors que l'autorisation de recourir à la force doit résulter d'une mention explicite du Conseil de sécurité, l'autorisation implicite repose sur une interprétation entre les lignes des résolutions du Conseil afin d'y mettre en évidence une telle autorisation. Les États qui y recourent n'ont guère manqué de préciser qu'un précédent ne saurait se révéler de cette pratique en marge de la légalité internationale. Malgré son caractère controversé, ce moyen juridique tend cependant à devenir le support privilégié des États en l'absence d'une autorisation explicite.D'où, un paradoxe de l'autorisation implicite dont il nous reviendra d'en évaluer la légalité en examinant les modalités de son élaboration et de son application. Les difficultés à trancher la question de sa validité en droit international nous amèneront notamment à dépasser ce standard de légalité pour lui substituer celui de conformité, plus souple, dans un cadre juridique original : la légalité d'exception. Nous verrons enfin que l'approche téléologique de l'autorisation implicite souffre de lacunes substantielles au point de réaffirmer la double exigence du mandat clair ainsi que du contrôle des résolutions du Conseil de sécurité autorisant le recours à la force.

  • Julie Tribolo-Ferrand, L'expertise dans les procédures contentieuses interétatiques, thèse soutenue en 2017 sous la direction de Yann Kerbrat, membres du jury : Albane Geslin (Rapp.), Laurence Boisson de Chazournes (Rapp.), Alain Pellet    

    Le traitement des questions scientifiques est aujourd'hui un enjeu majeur pour les acteurs du contentieux interétatique : au-delà de son coût, il s'avère souvent décisif lorsqu'il s'agit pour les états de défendre leurs intérêts et pour le juge international de promouvoir la légitimité et la pérennité de son institution. La science est en effet considérée comme un gage d'objectivité, un outil capable de dire "le vrai" qui s'avère d'autant plus précieux pour les acteurs du contentieux interétatique que l'ordre juridique international est décentralisé. Pourtant, l'on ne peut manquer de constater le profond désenchantement suscité par la science au cours des dernières décennies : outre l'allongement souvent indu des délais, la multiplication des batailles d'experts dans le prétoire a fait naître un sentiment de méfiance grandissant à l'égard de la preuve scientifique, un doute quant à la part de vérité intrinsèque qu'elle est supposée pouvoir revendiquer. Pour déstabilisante qu'elle puisse être au regard de l'enjeu particulier du maintien de la paix, cette constatation ne doit néanmoins pas conduire à dénier à la science sa place et sa pertinence dans le cadre du règlement des différends interétatiques. La présente étude montrera ainsi que, dépouillé de toute prétention particulière à la vérité, l'expertise est susceptible de s'illustrer (et s'illustre parfois déjà) comme un outil utile et productif dans le cadre du règlement juridictionnel des différends entre états ; au-delà, l'on montrera encore que, dans certaines circonstances, l'expert possède même le pouvoir d'apaiser et de rapprocher les parties, favorisant ainsi l'émergence d'un règlement amiable entre elles

    Ngoc Ha Nguyen, L'intervention des tierces parties dans le règlement des différends à l'OMC, thèse soutenue en 2015 sous la direction de Marie-Pierre Lanfranchi, membres du jury : Nicolas Angelet (Rapp.), Jean-Christophe Martin (Rapp.), Yann Kerbrat    

    L’intervention des tierces parties dans le règlement des différends à l’OMC présente des spécificités par rapport à l’intervention devant d’autres juridictions internationales. La première spécificité consiste en l’accès très fréquent des tierces parties aux consultations, aux travaux des groupes spéciaux et de l’Organe d’appel. Cette fréquence résulte de règles procédurales plutôt favorables et de la politique judiciaire ouverte du juge de l’OMC. En revanche, les droits procéduraux des tierces parties restent encore très restreints. Ils sont imprécis dans la phase de consultations et limités dans la phase des groupes spéciaux. En outre, l’absence d’effet obligatoire des rapports à leur égard a pour conséquence que les tierces parties sont privées de certains droits, tel celui de faire appel. Dans l’ensemble, ces spécificités leur permettent de jouer un rôle important. Leur intervention peut répondre aux besoins d’information du juge et contribuer à la multilatéralisation et à la légitimité du système. Elle peut aider à défendre des intérêts à différents niveaux et surtout elle devient un moyen de renforcer les capacités des pays en développement. Elle comporte parfois des risques et limites pour la mise en œuvre des garanties de la régularité de la procédure, pour certaines évolutions du système et pour la protection des droits et intérêts légitimes des parties principales. Toutefois, ces répercussions demeurent minimes ou sont atténuées grâce aux stratégies mises en place par les parties principales et au contrôle du juge de l’OMC. Dès lors, le bilan de l’intervention qui apparaît globalement positif plaide en faveur du renforcement des droits des tierces parties

    Julie Ferrero, L'interprétation évolutive des conventions internationales de protection des droits de l'homme: contribution à l'étude de la fonction interprétative du juge international, thèse soutenue en 2015 sous la direction de Yann Kerbrat et Hélène Tigroudja, membres du jury : Jean-Marc Sorel (Rapp.), Olivier de Frouville (Rapp.), Paulo Pinto de Albuquerque   

    Les conventions internationales de protection des droits de l’Homme ont été élaborées au début de la seconde moitié du XXe siècle. Or, le champ matériel de ces traités est étroitement connecté aux réalités humaines, elles-mêmes en constante évolution, et les développements technologiques, sociaux, économiques ou scientifiques peuvent avoir des implications directes sur l’exercice des droits et libertés fondamentaux. L’interprétation évolutive des ces instruments, consistant à les envisager « à la lumière des conditions actuelles », est alors devenue courante dans la pratique des juridictions spécialisées, bien qu’elle soit parfois envisagée avec méfiance. Absente des règles d’interprétation du droit international formulées dans la Convention de Vienne sur le droit des traités, cette modalité interprétative intrigue dans la mesure où elle conduit le juge à s’écarter parfois explicitement du texte de l’accord et donc de la volonté des parties. L’interprétation évolutive invite par conséquent à une réévaluation de la fonction interprétative du juge international, entre son encadrement théorique traditionnellement strict et les exigences empiriques du droit international contemporain

    Asya Salnikova, L'accession de la Russie à l'OMC: un état entre multilatéralisme et régionalisme, thèse soutenue en 2012 sous la direction de Christian Mestre et Yves Petit, membres du jury : Hélène Hamant (Rapp.)    

    La Russie est aujourd’hui à la recherche des partenariats multilatéraux, régionaux et bilatéraux pour développer les échanges commerciaux et renforcer les liens avec d’autres États, ainsi qu’avec les organisations internationales. Le processus d’accession à l’OMC est finalisé après 18 ans de négociations, ce pays en est devenu membre le 22 août 2012. Le sujet est ainsi axé sur l’encadrement juridique de la stratégie commerciale de la Russie avec deux orientations : l’enjeu multilatéral incarné par l’OMC et l’enjeu régional. S’agissant de l’adaptation de l’économie et du droit russes à l’accession de l’État à l’OMC, cette étude est limitée à l’examen du droit interne régissant les échanges dans le secteur agricole, un dossier très sensible lors des négociations d’accession. Il convient de souligner aussi que, quant aux coopérations régionales, seules celles avec les principaux partenaires de la Russie sont présentées. Les Etats issus de l’ancienne URSS, l’UE, la Chine et les États-Unis sont des partenaires incontournables pour la Russie, et leurs relations avec cet État sont polyvalentes, le commerce n’étant qu’une des dimensions. Ainsi, l’attention portée par le gouvernement russe au développement de ces partenariats témoigne de son intention d’approfondir les liens commerciaux au niveau régional en même temps que d’intégrer le système commercial multilatéral.

  • Catherine Rosso, Les mécanismes de flexibilité du droit de l'OMC, thèse soutenue en 2016 sous la direction de Marie-Pierre Lanfranchi présidée par Jean-Christophe Martin, membres du jury : Olivier Blin (Rapp.), Marcelo Dias Varella (Rapp.)    

    Orienté vers le libre-échange, le droit de l’Organisation Mondiale du Commerce est basé sur plusieurs principes fondamentaux : la non-discrimination, la réciprocité et la réduction progressive des obstacles au commerce. Il existe des mécanismes répondant à l’impératif d’adaptabilité nécessaires aux membres pour faire face à des situations exceptionnelles afin d’intégrer de la souplesse dans l’application du droit de l’OMC et de déroger aux principes et règles régissant le commerce international. Cela vaut aussi bien en période de crise qu’indépendamment de l’environnement économique général, dès lors que les conditions sont réunies pour que les membres les mettent en œuvre. La crise économique de 2008 a fait craindre un recours accru, voire abusif, à ces instruments d’exception, de dérogation, de sauvegarde, ce qui signifierait un retour à des pratiques protectionnistes. La réflexion sur l’utilisation de ces outils permet la mise en évidence des instruments proposés par le droit de l'OMC pour faire face à des situations qui nécessitent un frein au libre-échange. Elle précise également les pratiques des Membres, la logique générale de ces mécanismes de flexibilité et l’équilibre entre les principes orientés vers le libre-échange et les exceptions qui supposent des restrictions au commerce. Les questions qui se posent doivent conduire à étudier l’ensemble de ces instruments de flexibilité, l’articulation entre ces instruments et ceux des autres organisations internationales en lien avec l’OMC, le rôle du juge de l’OMC dans les différends liés à l’utilisation de ces mécanismes et les perspectives d’évolution ou de réformes des instruments de flexibilité du droit de l’OMC

    Alice Rocha da Silva, L'articulation entre le droit de l'OMC et les accords commerciaux régionaux, thèse soutenue en 2012 sous la direction de Marie-Pierre Lanfranchi, membres du jury : Marcelo Dias Varella (Rapp.), Jean-Christophe Martin (Rapp.), Sandrine Maljean-Dubois   

    Depuis la création de l'article XXIV du GATT, les recherches et les analyses liées à la relation entre le droit de l'OMC et les accords commerciaux régionaux ont été basés principalement sur cet article et sur la recherche pour la compatibilité des ACR avec les conditions et les critères proposés par ce dernier. Autres dispositions liés au même thème ont été créés, comme l'article V de l'AGCS et la Clause d'habilitation, qui cherchent à couvrir le commerce des services dans ces accords et regarder d'octroi de préférences en fonction du niveau de développement des Membres de l'OMC. Avec le temps, il a été constaté que l'application de ces dispositions et procédures d'évaluation de la compatibilité n'ont pas eu l'effet souhaité par les négociateurs des règles de l'OMC. Les ACR ont continué à se multiplier en parallèle avec le système de l'OMC et des relations de complémentarité, de concurrence et de conflit ont été établis entre eux. Face à l'inefficacité d'articuler les ACR avec le droit de l'OMC uniquement pour l'utilisation de dispositions conçus pour cela, on doit chercher dans d'autres dispositions de l'OMC, des outils pour atteindre cet objectif. En outre, ces dispositifs permettent l'utilisation de règles de droit international public dans certaines limites et ces règles peuvent être très utile pour l'articulation des ACR et de droit de l'OMC. Pour ce faire, il faut diviser l'analyse en deux phases, la première de recherche d'une articulation normatif et la seconde portait sur le traitement de la multiplicité des fora