Hélène Boucard

Professeur
Droit privé et sciences criminelles.
Faculté de Droit et des Sciences sociales

Institut Jean Carbonnier

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • THESE

    L'agréation de la livraison dans la vente : essai de théorie générale, soutenue en 2003 à Poitiers sous la direction de Philippe Remy 

  • Hélène Boucard, Eric Savaux, Rose-Noëlle Schütz, Javier Lete Achirica, Ricardo Pazos Castro, Javier Lete Achirica, Éric Savaux (dir.), Les recodifications du droit de la vente en Europe, Presses universitaires juridiques - Université de Poitiers, 2021, Collection Actes et colloques de la Faculté de droit et des sciences sociales, Université de Poitiers, 842 p. 

    Hélène Boucard, Responsabilité contractuelle: droit civil, Dalloz, 2019, Dalloz corpus, 308 p.  

    Présentation de l'éditeur : "Une sélection de l’Encyclopédie Dalloz à partir d’une ou plusieurs rubriques extraites de ce fond doctrinal. C'est l'objectif de la collection Dalloz Corpus qui traite d’une thématique précise, de manière détaillée et actualisée. L'ouvrage est consacré la responsabilité contractuelle en droit civil. Entendue largement comme la sanction de l’engagement, elle signifie ni plus ni moins que le débiteur répond des obligations qu’il a contractées. La responsabilité contractuelle désigne alors l’effet de l’obligation, y compris en cas d’inexécution l’ensemble de ses sanctions. Néanmoins, il est d’usage que la responsabilité contractuelle ne désigne que l’allocation de dommages et intérêts, régie par les anciens articles 1146 et suivants du code civil auxquels s’ajoutent les anciens articles 1142 et suivants pour les obligations de faire et de ne pas faire, désormais par les nouveaux articles 1231 et suivants. L'ouvrage étudie passe ainsi en revue tout le régime juridique de cette forme de responsabilité à l'aune de la réforme du droit des obligations"

    Hélène Boucard, Rose-Noëlle Schütz, Javier Lete Achirica, Éric Savaux (dir.), La recodification du droit des obligations en France et en Espagne: [actes du colloque qui s'est tenu à Poitiers les 8 et 9 octobre 2015], Presses universitaires juridiques de Poitiers et LGDJ-Lextenso éditions, 2016, Collection de la Faculté de droit et des sciences sociales ( Actes & colloques ), 540 p. 

    Hélène Boucard, L’agréation de la livraison dans la vente, Essai de théorie générale: essai de théorie générale, Université de Poitiers diff. Lgdj, 2005, Collection de la Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers, 666 p. 

  • Hélène Boucard, « Les sanctions de l’inexécution contractuelle : de l’art de faire du neuf avec du vieux, et réciproquement », in B. Fauvarque-Cosson, G. Wicker (dir.), The Reform of French Contract Law / La réforme du droit français des contrats, Société de législation comparée, 2019, pp. 149-164157-171 

    Hélène Boucard, « Le curieux processus de réforme du droit français des obligations », in Christophe Blanchard, Flore Gasnier (dir.), Aux confins du droit : hommage amical à Xavier Martin, Presses universitaires juridiques de Poitiers, 2015, pp. 47-57 

    Hélène Boucard, « La compétition internationale des systèmes juridiques », Les voyages du droit, Mélanges en l’honneur de Dominique Breillat, Presses universitaires juridiques de Poitiers, 2011, pp. 81-86 

  • Hélène Boucard, « Repenser la garantie d’éviction et des charges ? Du passé ne faisons pas table rase », Revue des contrats, 2016, p. 5281131 

    Hélène Boucard, Guillaume Wicker, « Les sanctions relatives à la formation du contrat »: Observations et propositions de modifications sur le projet d’ordonnance portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations, Section 4 « Les sanctions », articles 1178 à 1187 du Code civil, La Semaine juridique. Édition générale, 2015, n°21, pp. 32-39   

    Hélène Boucard, « The curious process reforming France's law of obligations », Montesquieu Law Review, 2015, n°1, pp. 62-74   

    Hélène Boucard, « L’article 1218 : la force majeure contractuelle », Revue des contrats, 2015, p. 7791124 

    Hélène Boucard, « L’agréation de la livraison dans la vente : dits et non-dits de la Cour de cassation (à propos de Civ. 1re, 20 mai 2010) »: [commentaire d'arrêt], La Semaine juridique. Édition générale, 2010, n°842 

    Hélène Boucard, « The International Unification of the Contract Law of Sale and its European Radiation »: La unificación internacional del derecho del contrato de compraventa y su irradiación europea, Revista Electrónica de la Facultad de Derecho de la Universidad de Granada, 2008     

    Hélène Boucard, « La protection abâtardie de l’image des biens (À propos de l’arrêt d’Assemblée plénière du 7 mai 2004) », Administrer : droit immobilier, 2004, pp. 49-55 

    Hélène Boucard, « Troubles anormaux de voisinage et Convention européenne des droits de l'homme », AJDI. Actualité juridique Droit immobilier, 2004, n°03, p. 189   

  • Hélène Boucard, « Responsabilité contractuelle », in Éric Savaux (dir.), Répertoire de droit civil [Encyclopédie juridique Dalloz], Dalloz, 2018 

    Hélène Boucard, « Responsabilité contractuelle », in Éric Savaux (dir.), Répertoire de droit civil [Encyclopédie juridique Dalloz], Dalloz, 2014 

  • Hélène Boucard, « Les contrats ruraux : terres d'innovation juridique », le 20 juin 2024  

    Colloque organisé par la faculté de droit, Université de Poitiers sous la direction scientifique de Benoît Grimonprez, Professeur de droit privé à l’Université de Poitiers et Raphaèle-Jeanne Aubin-Brouté, Maître de conférences

    Hélène Boucard, « La pratique notariale de la vente d’immeuble », le 20 octobre 2023  

    Colloque organisé par la Faculté de droit, Université de Poitiers; l'INFN, l'Institut Jean Carbonnier et le CRIDON OUEST sous la direction scientifique de Elsa Berry et Étienne Casimir

    Hélène Boucard, « La tragédie du pain maudit de Pont-Saint-Esprit », Le poison, Poitiers, le 27 juin 2022  

    Organisée par l'Université de Poitiers sous la direction scientifique de Marianne Faure-Abbad, PR, ERDP et Adrien Lauba, MCF, IHD

    Hélène Boucard, « La responsabilité contractuelle, long fleuve intranquille », Trente ans de droit privé, Florilège à l'occasion des trente ans de l’Équipe de recherche en droit privé, Poitiers, le 14 décembre 2022 

    Hélène Boucard, « El contrato de servicios en el derecho francés », La modernización del contrato de servicios, Seville Spain (ES), le 29 novembre 2019 

    Hélène Boucard, « La mort en temps de COVID », le 17 mars 2022  

    Organisée par l'Equipe de Recherche en Droit Privé (ERDP) et l'Association poitevine de droit médical François Citoys

    Hélène Boucard, « L’assurance après la crise sanitaire : prospectives », le 03 décembre 2021  

    Organisé par l'Equipe de Recherche en Droit Privé dans le cadre du Master Droit des assurances, Univ. de Poitiers et de la Rochelle, avec l’AURA et le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine sous la direction de Agnès Pimbert et Joël Monnet, Professeurs

    Hélène Boucard, « La botanique des contrats », Seminario internacional de derecho de contratos, Saint-Jacques de Compostelle Spain (ES), le 11 novembre 2021 

    Hélène Boucard, « La recodificación del derecho de la compraventa. Presentación del libro, Les recodifications du droit de la vente en Europe », Las nuevas perspectivas de la recodificación del derecho de la compraventa en Europa, Madrid Spain (ES), le 10 novembre 2021 

    Hélène Boucard, « L’offre de réforme des contrats spéciaux », le 27 septembre 2021  

    Organisé par l'équipe de recherche en droit privé (ERDP), Université de Poitiers sous la direction de Hania Kassoul, MCF en droit privé et sciences criminelles et David Gantschnig, MCF en droit privé et sciences criminelles

    Hélène Boucard, « La réparation du préjudice purement économique dans le projet de réforme français », La réforme du droit de la responsabilité civile en France, 8es Journées franco-allemandes de l’Association Henri Capitant, Bordeaux, le 18 octobre 2019  

    8èmes Journées franco-allemandes organisées par l’IRDAP, Université de Bordeaux et le CEP de l'Université de Münster sous la direction scientifique des professeurs Guillaume Wicker et Reiner Schulze

    Hélène Boucard, « Les relations entre responsabilités contractuelle et extracontractuelle : une difficile coexistence ? (Rapport français) », La réforme du droit de la responsabilité en France et en Belgique, Regards croisés et aspects de droit comparé [Séminaire du GRERCA, Groupement européen de recherche sur la responsabilité civile et l'assurance), Bruxelles Belgium (BE), le 07 décembre 2018    

    Organisé par l’Équipe de Recherche en Droit Privé et Grupos de investigación derecho privado europeo y de conflictu legum

    Hélène Boucard, « Les animaux », le 01 juillet 2019  

    Organisée sous la direction scientifique de Marianne Faure-Abbad, David Gantschnig, Laurence Gatti, Adrien Lauba et Jean-Victor Maublanc

    Hélène Boucard, « Le contrat de vente et la publicité foncière », Formalisme et néoformalisme en droit des contrats, Journées Jean Beauchard-Paolo Maria Vecchi Poitiers-Roma Tre 24-25 septembre 2015, Poitiers, le 24 septembre 2015 

    Hélène Boucard, « Les responsabilités », le 02 juillet 2017 

    Hélène Boucard, « Réforme du droit des contrats et du régime général de l'obligation par l'ordonnance du 10 février 2016 », La réforme du droit des contrats et du régime général des obligations par l’ordonnance du 10 février 2016, Les principaux changements pour la pratique contractuelle [Colloque Université de Bordeaux 28 septembre 2016], Bordeaux, le 28 septembre 2016  

    Journée d'études organisée par les professeurs Laura Sautonie-Laguionie et Guillaume Wicker

    Hélène Boucard, « Le juge et le contrat », La recodification du droit des obligations en France et en Espagne, Poitiers, le 08 octobre 2015 

    Hélène Boucard, « Les effets de l’inexécution contractuelle envers les tiers », L’effet relatif du contrat [Journées Jean Beauchard Poitiers-Roma Tre], Poitiers, le 21 juin 2013 

    Hélène Boucard, « Le nouveau régime de l’inexécution contractuelle », La réforme du droit des obligations en France (5es Journées franco-allemandes de l’Association Henri Capitant), Münster Germany (DE), le 01 janvier 2014 

    Hélène Boucard, « Inexécution contractuelle et infraction pénale », In memoria di Paolo Maria Vecchi, Giornata di studio, Le frontiere mobili della responsabilità contrattuale, Rome Italy (IT), le 16 avril 2015 

    Hélène Boucard, Razvan Dinca, « Le transfert conventionnel de propriété, confluence franco-roumaine ? », Les confluences des droits, regards franco-roumains, Bordeaux, le 13 février 2014 

    Hélène Boucard, « Les conséquences de l’anéantissement du contrat : restitutions et enrichissement sans cause (droit français) », Les divergences franco-allemandes dans la théorie du contrat : querelles de fond ou querelles de mots ? [Association Henri Capitant, Quatrièmes Journées franco-allemandes], Bordeaux, le 07 mars 2013 

    Hélène Boucard, Éric Savaux, Rose-Noëlle Schütz, « L’action en responsabilité et la prescription, Rapport de synthèse », La responsabilité du fait des produits défectueux [Travaux du Groupe européen de recherche en responsabilité civile et assurance (Grerca)], Saint Jacques de Compostelle Spain (ES), le 31 mai 2012 

    Hélène Boucard, « Le contrôle des clauses abusives et déséquilibrantes dans les contrats », Les fonctions du contrôle en droits français et néerlandais [Actes du colloque Poitiers-Nimègue (4 et 5 juin 2010)], Poitiers, le 04 juin 2010 

    Hélène Boucard, « Regard français sur la proposition d’un droit commun européen de la vente », Approches franco-roumaines face au défi européen [Colloque anniversaire du Collège juridique franco-roumain d’études européennes, Université de Bucarest], Bucarest (Roumania) Romania (RO), le 26 novembre 2011 

    Hélène Boucard, « Regards français sur les contrats à distance et hors établissement », L’amorce d’un droit européen du contrat (La proposition de directive relative aux droits des consommateurs), Bordeaux, le 26 mars 2010 

    Hélène Boucard, « L’influence des droits nationaux sur la Convention de Vienne du 11 avril 1980 », La Convention de Vienne, 30 ans après, Poitiers, le 07 mai 2010 

    Hélène Boucard, « Les instruments internationaux d’unification : concurrence ou modèle pour les droits nationaux », Droit européen du contrat et droits du contrat en Europe : quelles perspectives pour quel équilibre ? [Colloque de l’Université Montesquieu – Bordeaux IV, Semaine de droit comparé], Bordeaux, le 19 septembre 2007 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Victoire Dellamaggiore, La distinction des titres gratuit et onéreux, thèse en cours depuis 2021 

    Allatan Ndordji, Théorie des risques et transfert de propriété. Comparaison des droits français, de l'OHADA et du commerce international, thèse soutenue en 2018 à Poitiers sous la direction de Benjamin Djikoloum, membres du jury : Florence Deboissy (Rapp.), Guillaume Wicker (Rapp.)  

    La théorie des risques est un contenant dont le contenu est constitué des maximes d'origine romaine, imaginées pour caractériser les conséquences juridiques de l'inexécution de l'obligation contractuelle due à la survenance de l'événement de force majeure. Suivant ces maximes dénommées en latin res perit debitori, res perit creditori et res perit domino, les conséquences préjudiciables de l'inexécution de l'obligation sont supportées, soit par le débiteur de cette obligation, soit par son créancier, ou par la personne à laquelle appartient la chose, objet de cette obligation, fortuitement détruite.Un regard comparatif sur les droits positif français, de l'OHADA et la Convention de Vienne du 11 avril 1980 sur la vente internationale de marchandises, révèle la dominance de la règle res perit domino dans la conception de la résolution de la question des risques. Cette conception donne lieu à deux typologies de solutions de la charge des risques : l'application d'une règle considérée comme un principe consiste à libérer les contractants de leurs obligations réciproques en raison de l'inexécution fortuite d'une obligation ; un autre type de règles est consacré à des hypothèses dans lesquelles une seule partie contractante est déclarée libérée. L'examen de ces deux typologies de solutions révèle une redondance dans leur coexistence, et particulièrement flagrante dans les systèmes de l'OHADA et de la Convention de Vienne du 11 avril 1980. Les règles considérées comme dérogatoires constituent une simple reprise a contrario du principe. Cette redondance s'avère la conséquence de la même conception de la résolution de la question des risques dans les trois systèmes juridiques. Les solutions de la charge des risques sont réputées, dans l'opinion répandue, différentes suivant ces trois systèmes juridiques ; mais cette différence ne tient qu'à leur apparence. À les examiner de près, leur similitude est surprenante ; ces solutions découlent de la même conception et sont susceptibles des mêmes critiques. Parmi les trois maximes latines, on observe une nette dominance de la réception de la règle res perit domino : les risques pèsent sur la personne à laquelle la chose appartient au moment de sa perte. La règle consistant dans l'association des risques au transfert de la propriété s'observe de façon générale dans les trois systèmes juridiques. Cette conception du traitement de la question des risques a tendance à générer des règles inappropriées. Elle se répand à partir du droit positif français résultant de l'analyse dominante de certaines dispositions du Code civil de 1804, dont l'exactitude doit être éprouvée. Cette thèse présente le modèle incompris de ce Code, après une présentation des différentes solutions issues des trois systèmes juridiques ; elle invite par conséquent à restaurer la vision des codificateurs, porteuse des solutions naturelles, appropriées à la question des risques. La thèse met en évidence la relation entre la charge des risques et l'obligation de délivrance dans le système du Code civil de 1804. Elle démontre la finalité du mécanisme de transfert solo consensu de la propriété, laquelle ne consiste nullement à attribuer les risques l'acquéreur. La règle res perit domino n'existe pas en réalité dans le Code civil de 1804. Ce Code fait référence à la règle res perit debitori pour caractériser l'hypothèse dans laquelle la perte fortuite de la chose libère les contractants de leurs obligations réciproques. On y rencontre également la règle res perit creditori, mais qui diffère, du point de vue de son fondement, de celle issue du droit romain. Il convient de promouvoir les solutions naturelles incomprises du Code civil de 1804, dont l'analyse est renouvelée dans cette thèse. Le système de ce Code ignore la règle res perit domino ; celle-ci n'y est entrée en réalité que par l'Ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations.

  • Anthony Benoist, La liberté de gestion du dirigeant de société commerciale, thèse soutenue en 2021 à Poitiers sous la direction de Eddy Lamazerolles, membres du jury : Jean-Marc Moulin (Rapp.), Paul Giraud (Rapp.)  

    Alors que le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises met en avant le besoin de réformer l'entreprise et plus généralement le droit des sociétés, le dirigeant semble mis à l'écart de la réflexion. Pour autant, il représente la société et lui permet de se matérialiser dans la sphère juridique. À ce titre, le dirigeant jouit d'un pouvoir non négligeable, et pour certains d'une certaine liberté de gestion. Cependant, le rôle du dirigeant est souvent mal perçu juridiquement, le législateur se contentant d'affirmer qu'il dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom et pour le compte de la société. Il faut alors s'interroger sur la portée de cette affirmation légale : le dirigeant est-il pleinement libre de gérer la société selon son désire ? Pour répondre à cette question, il faut commencer par démontrer l'existence de cette liberté, puis en déterminer un contenu juridiquement viable. Une fois que cette liberté est identifiée, il faut encore en préciser les conséquences, de manière à affirmer ou infirmer l'omnipotence sous-jacente dans l'énoncé législatif. Au terme de ces travaux, la liberté de gestion du dirigeant de société commerciale se caractérisera autours de trois principes : l'autonomie du dirigeant, la mutation du régime de responsabilité personnelle et la nécessité d'un droit à l'erreur. En cela, la définition de la liberté de gestion du dirigeant de société commerciale partage l'ambition du plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, puisqu'elle pose les fondements d'un droit commun de la gestion. Mais au contraire de ce plan d'action, la définition de cette liberté place le dirigeant au centre du droit des sociétés.

  • Charline Delangle, Les motifs du contrat à titre onéreux : étude comparative des droits français, anglais et allemand, thèse soutenue en 2020 à Bordeaux sous la direction de Guillaume Wicker, membres du jury : Yves-Marie Laithier (Rapp.), Laura Sautonie-Laguionie  

    Renvoyant aux raisons de la conclusion du contrat, les motifs contractuels sont classiquement appréhendés de façon négative en droit français : la règle est celle de leur indifférence, sauf en matière du contrôle de la licéité de l’acte, pour lequel il est traditionnellement enseigné que les motifs des parties sont admis de façon illimitée. Le caractère essentiel des motifs dans le phénomène contractuel s’accorde mal avec ce rejet de principe. Une analyse comparative des solutions concrètes retenues en droits français, anglais et allemand permet non seulement de contester le principe de l’indifférence des motifs mais, en outre, de révéler de substantielles lignes de convergence dans le traitement des motifs contractuels. En effet, les droits français, anglais et allemand se rejoignent très largement, tant sur le plan de la politique juridique fondant la prise en compte des motifs que sur le régime de cette dernière. Aussi, la question des motifs est d’abord inévitable au regard de l’exigence unitaire d’une justification de l’engagement, laquelle consiste en un intérêt minimal au contrat à titre onéreux. Techniquement, l’intégration d’une contrepartie est ainsi nécessaire et les droits étudiés intègrent des institutions permettant de s’assurer de l’intérêt suffisant qu’elle représente. Ensuite, au-delà de cette nécessaire intégration d’un motif minimal, les droits étudiés font dépendre le sort du contrat de la possibilité de satisfaire l’utilité qu’il poursuit, telle qu’elle est définie par l’ensemble des motifs qui y sont tacitement ou expressément intégrés. L’impossibilité de satisfaction des motifs des parties, au moment de la formation du contrat ou de son exécution, est en effet de nature à conduire à la remise en cause de l’acte, sous réserve qu’elle ne constitue pas un risque devant être supporté par celui dont les attentes sont déçues. L’étude des motifs contractuels en droits comparés français, anglais et allemand conduit au dépassement des oppositions dogmatiques traditionnelles – concernant notamment les débats autour de la notion de cause – et offre un éclairage nouveau des règles retenues en droit interne.

    Barbara Freleteau, Devoir et incombance en matière contractuelle, thèse soutenue en 2015 à Bordeaux sous la direction de Laura Sautonie-Laguionie, membres du jury : Bertrand Fages (Rapp.), Denis Mazeaud et Guillaume Wicker  

    Le XXe siècle aura été celui de l’essor de la bonne foi objective en droit des contrats, et plus largement, de la prise en compte du comportement du contractant. La consécration des concepts de devoir et d’incombance contractuels permet d’appréhender techniquement cette donnée juridique sans altérer la catégorie des obligations civiles. Le devoir contractuel est une règle de comportement que le contractant doit observer tout au long de l’exécution du contrat, sous peine de commettre une faute contractuelle. Ainsi, par exemple, les exigences de bonne foi et de sécurité sont des devoirs en ce qu’ils imposent une certaine attitude au contractant, de manière continue, au-delà des obligations qu’il doit exécuter. L’incombance contractuelle est également une contrainte purement comportementale, mais sa particularité est qu’elle ne pèse sur le contractant que s’il désire obtenir l’avantage qu’elle conditionne. Il s’agit d’une exigence préalable et adventice à l’exercice d’un droit. Par exemple, l’acheteur qui désire obtenir la garantie du vice caché doit en dénoncer l’apparition au vendeur ; l’assuré qui veut bénéficier de la garantie du sinistre doit informer l’assureur de sa survenance. À ces notions correspondent des sanctions distinctes : si le manquement au devoir contractuel peut entraîner l’application des remèdes liés à l’inexécution de l’engagement, l’inobservation d’une incombance est, en revanche, spécialement sanctionnée par la déchéance du droit conditionné.

    To Trang Lam, L’acquisition de la propriété par accession des biens en droit vietnamien : comparaison avec la France, thèse soutenue en 2012 à Bordeaux 4 sous la direction de Guillaume Wicker et Ngoc Thanh Dien Nguyen, membres du jury : Christophe Paulin (Rapp.), Jean-Marie Plazy  

    La propriété est respectée comme un droit inviolable et sacré en France depuis 1789 en vertu de l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cependant, au Vietnam, par effet de la colonisation, la législation civile avant 1980 n’a pas obtenu des résultats remarquables, particulièrement en matière de la propriété. Actuellement, après le Code Napoléon de 1804 en France ou le Code civil de 1995 au Vietnam, les biens et la propriété jouent un rôle important dans les deux systèmes juridiques. Le Code civil français déclare que l’accession est une mode d’acquisition originaire, à côté des modes d’acquisition dérivés, de la propriété des biens. Par les dispositions diverses concernant la propriété dans le Code civil de 2005, le droit vietnamien constate tacitement le droit d’accession comme une manière d’acquérir de la propriété. Les propositions concernant l’accession des biens dans le droit civil vietnamien, en revanche, ne sont pas suffisantes et systématiques.

  • Noël Dalus, La nature de la rémunération des dirigeants sociaux, thèse soutenue en 2018 à Bordeaux sous la direction de Florence Deboissy, membres du jury : Jean-Christophe Pagnucco (Rapp.), Guillaume Wicker  

    Le but de cette thèse consiste à démontrer que la rémunération des dirigeants est d'une nature contractuelle car l'ensemble des relations juridiques au sein de l'entreprise l’est. Il ne s'agit pas d'un postulat idéologique mais de la conséquence d’une déduction faite après avoir étudié la nature de l’ordre juridique français, à savoir une démocratie libérale où un Etat de droit-au sens moderne du terme-protège une économie de marché. Donc en présence d’une économie de marché, les relations inter-entreprises sont forcément des relations fondées sur le contrat. Par conséquent, toute rémunération de n’importe quel dirigeant de toute entreprise privée indépendamment de sa forme juridique (entreprise sociétaire personnifiée, non personnifiée, entreprise en nom) est forcément d’une nature conventionnelle. Reconnaître ce point de vue permettrait de faire une réforme du droit des sociétés et d’en finir avec la vision institutionnelle de l’entreprise qui est inexacte dans une économie où l’Etat n’est pas propriétaire des moyens de production. Aujourd’hui, les mandataires sociaux des grandes entreprises ont une rémunération parfois conséquente qui n’est pas véritablement contrôlée : ni par un contrôle institutionnel (défaillant car contre-nature), ni par une logique de marché (car non reconnue par beaucoup de juristes).

    Rochfelaire Ibara, L’aménagement de la force majeure dans le contrat : essai de théorie générale sur les clauses de force majeure dans les contrats internes et internationaux de longue durée, thèse soutenue en 2012 à Poitiers sous la direction de Rose-Noëlle Schütz, membres du jury : Didier Ferrier (Rapp.), Philippe Delebecque (Rapp.)  

    La stipulation des clauses de force majeure dans les contrats internes et internationaux de longue durée procède de la liberté contractuelle et doit sa raison d'être dans la répulsivité des normes supplétives d'allocation des risques. La reconnaissance de leur licéité reste incertaine en raison des difficultés d'identification de leur technique et de leur nature juridique que la doctrine assimile à la quadrature du cercle en géométrie.Compte tenu de l'impact de l'aléa sur l'existence de l'objet et la valeur de l'obligation de garantie qui constitue l'essence des clauses de force majeure, une summa divisio peut être fondamentalement esquissée entre les clauses d'appréciation et d'attribution des risques de force majeure. Les unes sont assujetties à un aléa juridique et relèvent du régime des actes juridiques aléatoires. Les autres sont affectées par un aléa économique et procèdent du régime des actes juridiques commutatifs même si la jurisprudence les rattache indûment au régime des clauses de responsabilité.De lege ferenda, la rationalisation du régime des clauses de force majeure nécessite la codification du raisonnable en tant que principe directeur du droit interne des contrats afin d'entreprendre leur summa divisio en soumettant distributivement les clauses d'appréciation des risques au test qualitatif du raisonnable de conformité et les clauses d'attribution des risques au test quantitatif du raisonnable de modulation