Jean-Pierre Marguénaud

Professeur
Droit privé et sciences criminelles.
Faculté de Droit et des Sciences Economiques

Institut de Droit Européen des Droits de l'Homme
  • THESE

    L'animal en droit prive, soutenue en 1987 à Limoges sous la direction de Claude Lombois 

  • Jean-Pierre Marguénaud, Jacques Leroy (dir.), Code de l'animal 2024, 3e éd., LexisNexis, 2023, [Les Codes bleus], 1399 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Bernard Bernaben, Jean Bernaben, Terre des bêtes: Fables, récits et pastorales de barsanges, L'âge d'homme, 2022, 292 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Claire Vial (dir.), Droits des êtres humains et droits des autres entités: une nouvelle frontière ?, mare & martin, 2021, Droit, sciences & environnement, 299 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Christophe Radé, Marie-Christine Meyzeaud-Garaud, Xavier Perrot (dir.), Mélanges offerts au Professeur Jean Mouly: voyage au bout de la logique juridique, Pulim, 2020, 443 p.  

    La 4e de couv.indique : "Par ces mélanges, les collègues et amis du Professeur Jean Mouly ont souhaité lui rendre hommage au moment où il vient de cesser ses activités d'enseignement. Cet ouvrage est le reflet fidèle de l'oeuvre doctrinale du dédicataire, principalement consacrée au droit du travail et marquée plus récemment par l'empreinte des droits fondamentaux. Spécialiste reconnu de sa discipline, le professeur Jean Mouly a également publié de nombreux écrits en droit civil, et notamment en droit civil des obligations où la rigueur de son raisonnement et son souci de la cohérence juridique ont été particulièrement appréciés. Ces qualités justifient amplement le titre retenu pour cet hommage."

    Jean-Pierre Marguénaud, Mustapha Afroukh (dir.), Le protocole n°16 à la Convention Européenne des Droits de l'Homme: actes du séminaire du 19 Avril 2019, Editions A. Pedone, 2020, Publications de l'Institut international des droits de l'homme (IIDH), 170 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Florence Burgat, Jacques Leroy, Le droit animalier, 1e éd., Presses Universitaires de France, 2020, Hors collection, 264 p.  

    La 4e de couverture indique : "Faut-il faire du droit animalier une discipline à part entière ? Ce qui pourrait être considéré comme un pan du droit environnemental est sur le point aujourd’hui de voler de ses propres ailes, poussé par des sociétés de plus en plus enclines à considérer les animaux dignes de justice. Retracer l’histoire de ce droit animalier, qui régit l’encadrement des animaux tant pour s’en prémunir que pour les protéger, c’est glisser de l’anthropocentrisme à l’urgence contemporaine de la préservation de la biodiversité, de l’« animal-machine » de Descartes aux « êtres vivants doués de sensibilité » de la loi française du 16 février 2015. Cette prise en compte croissante dans la sphère juridique d’un « droit des animaux » théorique implique aujourd’hui la nécessité de repenser un rapport des hommes aux animaux non plus fondé sur l’hostilité et la méfiance, mais sur la prévention et la protection des uns et des autres. Devant la révolution que la soudaine mise en lumière du droit animalier a instaurée ces dernières années, cet ouvrage fait le point sur l’état de ce nouveau droit à travers les sources et les décisions de justice, et plaide pour la reconnaissance d’une discipline qui affecte déjà tous les autres pans du droit."

    Jean-Pierre Marguénaud, Jacques Leroy, Lucille Boisseau-Sowinski, Émilie Chevalier, Séverine Nadaud (dir.), Code de l'animal 2019, 2e éd., LexisNexis, 2019, [Les Codes bleus], 1232 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jacques Leroy (dir.), Code de l'animal 2018, LexisNexis, 2018, [Les codes bleus], 1058 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, La cour européenne des droits de l'homme, Dalloz, 2016, Connaissance du droit, 212 p.  

    Présentation de l'éditeur : "Ouvrage de référence offrant une synthèse sur une institution incontournable. Cet ouvrage se penche sur une institution qui, malgré sa jeunesse, a vu son rôle et ses responsabilités augmenter de façon exponentielle. Grâce à plusieurs centaines de décisions dont l'écho médiatique ne cesse de s'amplifier, elle ne laisse plus indifférent. Beaucoup placent en elle leurs derniers espoirs d'obtenir gain de cause ; d'autres l'accablent des critiques les plus acerbes au nom du respect de la souveraineté nationale. L'auteur analyse l'influence concrète de la CEDH sur le sort d'une prétendue victime des droits de l'homme, se penche sur les apports de l'extension considérable de la jurisprudence et évalue l'impact de ces décisions sur l'évolution du droit d'un pays comme la France"

    Jean-Pierre Marguénaud, Emilie Chevalier, Denis Malabou, Le droit au bonheur: [actes du colloque organisé les 3 et 4 décembre 2014 à la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges], Institut Universitaire Varenne, 2016, Collection "Colloques & Essais", 353 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Expérimentation animale: entre droit et liberté, Cairn et Éditions Quæ, 2014, Sciences en questions  

    L'expérimentation animale passe généralement pour être indispensable au progrès de la science et, par conséquent, au bonheur de l'humanité. Aussi a-t-elle été abandonnée, jusqu'en 1968, à la liberté la plus absolue. Cependant le droit, poussé par l'évolution des mœurs et des idées, s’infiltre partout et l’expérimentation animale n’échappe plus à son influence. La nouvelle directive de l’Union européenne du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, dont les principaux effets se feront sentir à partir de 2013, a ulcéré, sur de nombreux points, les associations de protection des animaux. Elle marque pourtant une nouvelle conquête du droit en créant les conditions de sa substitution à l’éthique sur laquelle, jusqu’alors, reposait essentiellement la protection des animaux destinés à l’expérimentation

    Jean-Pierre Marguénaud (dir.), Le loup sous la direction de Jean-Pierre Marguénaud , Observatoire des mutations institutionnelles et juridiques, 2014, 565 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, La Cour européenne des droits de l'homme, 6e éd., Dalloz, 2012, Connaissance du droit, 200 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud (dir.), L’animal de compétition, Observatoire des mutations institutionnelles et juridiques, 2012, 516 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Fabien Marchadier, Wanda Mastor (dir.), Droit et rock, Dalloz, 2011, Thèmes et commentaires, 200 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, La Cour européenne des droits de l'homme, 5e éd., Dalloz, 2011, Connaissance du droit, 177 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, L'expérimentation animale: entre droit et liberté, Éditions Quæ, 2011, Sciences en questions, 78 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Frédéric Sudre, Joël Andriantsimbazovina, Adeline Gouttenoire, Michel Levinet (dir.), Les grands arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme, 6e éd., Presses universitaires de France, 2011, Thémis ( Droit ), 902 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Anne-Marie Tournepiche (dir.), La médiation: aspects transversaux, LexisNexis-Litec, 2010, Colloques & débats, 188 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, La Cour européenne des droits de l'homme, 5e éd., Dalloz, 2010, Connaissance du droit 

    Jean-Pierre Marguénaud, Muriel Fabre-Magnan, Michel Levinet, La liberté du consentement: le sujet, les droits de l'homme et la fin des "bonnes mœurs", Presses universitaires de France, 2009, 258 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Hélène Pauliat (dir.), Les droits de l'homme face à la guerre: d'Oradour à Srebrenitsa, [actes du colloque organisé par l'OMIJ, à Limoges, 15 et 16 décembre 2008], Dalloz, 2009, Thèmes & commentaires ( Actes ), 235 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, Olivier Dubos (dir.), Animaux et droits européens au delà de la distinction entre les hommes et les choses, A. Pedone, 2009, Collection Droits européens, 212 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Hélène Pauliat (dir.), Les droits de l'homme face à la guerre, Dalloz, 2009, Thèmes et commentaires 

    Jean-Pierre Marguénaud, La Cour européenne des droits de l'homme, 4e éd., Dalloz, 2008, Connaissance du droit, 165 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Joël Andriantsimbazovina, Hélène Gaudin, Stéphane Rials, Frédéric Sudre (dir.), Dictionnaire des droits de l'homme, Presses universitaires de France, 2008, Quadrige ( Dicos poche ), 1074 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Olivier Dubos (dir.), Sexe, sexualité et droits européens: enjeux politiques et scientifiques des libertés individuelles, Éd. A. Pédone, 2007, Collection droits européens, 156 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, La Cour européenne des droits de l'homme, 3e éd., Dalloz, 2005, Connaissance du droit, 155 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Michel Massé, Nadine Poulet-Gibot Leclerc (dir.), Apprendre à douter, Pulim, 2004, 919 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, Frédéric Sudre, Joël Andriantsimbazovina (dir.), Les grands arrêts de la Cour européenne des Droits de l'Homme, 2e éd., Presses universitaires de France, 2004, Thémis ( Les grandes décisions de la jurisprudence ), 645 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud, La Cour européenne des droits de l'Homme, 2e éd., Dalloz, 2002, Connaissance du droit, 141 p. 

    Jean-Pierre Marguénaud (dir.), CEDH et droit privé: l'influence de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme sur le droit privé français, La Documentation française, 2001, Perspectives sur la justice, 253 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, La protection européenne du droit des biens et la remise en cause des prélèvements fiscaux et sociaux, Éd. du CRIDON, 2000, Collection Conférences   

    Jean-Pierre Marguénaud (dir.), L'influence de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme sur le droit privé français, Mission de recherche droit et justice, 1999, 160 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, La Cour européenne des droits de l'homme, Dalloz et Impr. Publi-offset, 1997, Connaissance du droit, 147 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, L'animal en droit privé, Faculté de droit et des sciences économiques et Presses universitaires de France, 1992, Publications de la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université de Limoges, 577 p.   

    Jean-Pierre Marguénaud, L'Animal en droit privé, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1988, Lille-thèses 

    Jean-Pierre Marguénaud, Le problème de la qualification pénale des actes de terrorisme,, 1987 

    Jean-Pierre Marguénaud, Biens communaux et sections de commune.., Faculté de droit et des sciences économiques, 1976 

  • Jean-Pierre Marguénaud, « Vaccination et solifarité sociale. A propos de l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme Vavricka c/ République tchèque du 8 avril 2021 », in sous la direction des professeurs François Vialla et Pascal Vielfaure ; et la coordination de Julie Chmargounof et Fanny Dronneau (dir.), Les pouvoirs publics face aux épidémies : de l'Antiquité au XXIe siècle, LEH Edition - Collection A la croisée des regards, 2021, pp. 743-753   

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme sur les droits environnementaux », Droit et changement climatique : comment répondre à l'urgence climatique ? Regards croisés à l'interdisciplinaire, Mare & Martin, Collection de l'ISJPS, vol. 55, 2021, pp. 285 

    Jean-Pierre Marguénaud, Ninon Maillard, Xavier Perrot, « Des cadavres non humains », in Touzeil-Divina, Mathieu and Bouteille-Brigant, Magali and Boudet, Jean-François (dir.), Traité des nouveaux droits de la mort, L'Épitoge, 2014 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Un statut juridique pour les extraterrestres ? », Apprendre à douter. Questions de droit, Questions sur le droit. Etudes offertes à Claude Lombois, Pulim, 2004, pp. 97 

  • Jean-Pierre Marguénaud, préfacier , Juger les droits sociaux: actes du Colloque organisé par ADEAGE (Association des anciens étudiants du DEA de droit privé général et européen de la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges) le 19 octobre 2001, Pulim, 2004, Les Chroniques de l'OMIJ, 133 p. 

  • Jean-Pierre Marguénaud, Benjamin Dauchez, « Le dépouillement européen des héritiers réservataires français », Recueil Dalloz, 2024, n°21, p. 1064   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Article 10 – Droit à la liberté d'expression – Le renforcement de la protection des personnes dénonçant des faits de harcèlement moral ou sexuel », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2024, n°01, p. 167   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'abattage rituel avec étourdissement préalable réversible : une conquête du droit animalier européen », Recueil Dalloz, 2024, n°14, p. 711   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la cour européenne des droits de l'homme », Droit Social, 2024, n°04, p. 311   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Anatomie d'une supercherie », Recueil Dalloz, 2024, n°09, p. 417   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit de l’Union européenne », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2024, n° ° 1, pp. 171-179   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Terminus pour le délai de viduité », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°04, p. 836   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Sauvetage des dispositions transitoires de la loi du 2 août 2021 relatives á l'anonymat des tiers donneurs de gamètes », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°04, p. 839   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'interdiction de la procréation post mortem entre sursaut et sursis », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°04, p. 841   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Article 8 – Droit au respect de la vie privée – Les garanties européennes relatives à l'utilisation sécuritaire de la technologie de la reconnaissance faciale », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2023, n°03, p. 629   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'obligation pour un journal d'anonymiser l'identité d'un condamné réhabilité ou le refoulement du casier judiciaire virtuel », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2023, n°03, p. 647   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La réception européenne des personnages LGBTI dans les contes pour enfants », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°02, p. 328   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'obligation de reconnaissance et de protection juridiques des couples de personnes de même sexe », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°02, p. 330   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La reconnaissance du sexe neutre : un choix de société relevant d'abord du décideur national », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°02, p. 332   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la contribution de la Cour européenne des droits de l'homme à la conservation des particules nobiliaires », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°02, p. 335   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Chronique de la haine ordinaire aux heures de grande écoute », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2023, n°01, p. 190   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les principes de conciliation du respect effectif de la Convention et des exigences de la lutte contre le terrorisme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2023, n°01, p. 193   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme », Droit Social, 2023, n°04, p. 330   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'ajournement du droit au rapatriement, entre pouvoir discrétionnaire de l'État et intérêt supérieur de l'enfant », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°04, p. 852   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'atomisation du concept du mari pourvoyeur », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°04, p. 855   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La réactualisation de l'influence contractuelle de la Convention européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°04, p. 857   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Nouvelle désillusion européenne pour les opposants à la vaccination contre la covid-19 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2023, n°04, p. 860   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le débat suscité par la récente proposition de loi de La France insoumise visant à abolir la corrida demeure après le retrait du texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale », Recueil Dalloz, 2023, n°01, p. 64   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le barème Macron dans les griffes du droit européen des droits de l'homme », Droit Social, 2023, n°01, p. 14   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'extension à la personne librement auditionnée des droits de l'accusé en matière pénale », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2022, n°03, p. 683   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Vers une interdiction de sanctionner les abus de la liberté d'expression par une peine privative de liberté ? », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2022, n°03, p. 689   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'obligation de réparer les dégradations subies par le bien saisi au cours d'une instruction pénale », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2022, n°03, p. 691   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit de la mère biologique au maintien de certains liens avec les racines culturelles et religieuses de l'enfant adopté », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2022, n°02, p. 344   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'ajournement du droit de n'avoir pas été », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2022, n°02, p. 347   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La femme et l'enfant de son ex-compagne ou conjointe », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2022, n°02, p. 349   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « À propos de l'arrêt Tex : l'humour de Pierre Desproges est mort. Étonnant non ? », Recueil Dalloz, 2022, n°23, p. 1191   

    Jean-Pierre Marguénaud, Mustapha Afroukh, « La jurisprudence européenne relative à la Covid-19 dans la phase des essais cliniques », Recueil Dalloz, 2022, n°22, p. 1130   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit à la liberté d'expression des détenus », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2022, n°01, p. 118   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Des modèles de politique criminelle aux mouvements et systèmes de politique criminelle », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2022, n° ° 3, pp. 533-540   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit de l’Union européenne », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2022, n° ° 1, pp. 123-130   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La protection de la vie privée contre l'interception en masse des communications transfrontières », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°04, p. 843   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la non-rétroactivité des lois plus douces en matière de privation de liberté des aliénés », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°04, p. 846   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La réduction du délai d'attente du regroupement familial au nom du principe de l'effectivité », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°04, p. 848   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La déroute européenne des anti-vax, anti-passe et anti-tout », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°04, p. 850   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La consécration européenne de la notion de victimisation secondaire », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°04, p. 853   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'animal sujet de droit ou la modernité d'une vieille idée de René Demogue », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°03, p. 591   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La clarification du critère Osman face aux violences domestiques », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2021, n°03, p. 698   

    Jean-Pierre Marguénaud, Corine Namont Dauchez, « Le droit d'accès au cyber-notaire », La semaine juridique. Notariale et immobilière, 2021, n°3721   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Arrêts de Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°02, p. 361   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Convention de Lanzarote mobilisée contre les abus sexuels exercés sur et entre les enfants », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°02, p. 362   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La vaccination infantile obligatoire au test des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°02, p. 364   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit, inhérent à la dignité humaine, de se livrer à la mendicité pour survivre », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2021, n°02, p. 368   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme », Droit Social, 2021, n°06, p. 503   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le rejet des preuves obtenues au moyen d'actes de torture perpétrés par des personnes privées », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2021, n°01, p. 155   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'heureux épilogue européen de l'affaire Kaboglu et Oran », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2021, n°01, p. 165   

    Jean-Pierre Marguénaud, Mustapha Afroukh, « Entente des juges contre l'indignité des conditions de détention provisoire : l'avènement de l'arrêt pilote dialogué ? », Recueil Dalloz, 2021, n°08, p. 432   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La lutte contre la maltraitance animale », Recueil Dalloz, 2021, n°08, p. 464   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Chronique de politique criminelle », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2021, n° ° 1, pp. 205-215   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Satisfaction équitable, charia et successions », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 829   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la qualité de victime des actionnaires au regard de l'article 34 de la Convention EDH », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 834   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les obligations procédurales imposées aux États pour lutter contre la traite des êtres humains et la prostitution forcée », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 836   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les violences policières commises par les GIPN », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2020, n°03, p. 731   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La représentation devant la Cour européenne des droits de l'homme des enfants battus à mort », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2020, n°03, p. 734   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'obligation positive de lutter contre la cyberviolence conjugale », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2020, n°03, p. 739   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les 70 ans de la Convention européenne des droits de l'homme : le passé d'un avenir », Recueil Dalloz, 2020, n°38, p. 2129   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'application d'une norme juridique pour la première fois », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°02, p. 327   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Regards décalés sur le confinement », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°02, p. 329   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le refoulement du droit de devenir grands-parents post mortem », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°02, p. 332   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La reconnaissance par la voie de l'adoption de l'enfant du conjoint du lien de filiation entre l'enfant né á l'étranger d'une GPA et la mère d'intention », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°02, p. 333   

    Jean-Pierre Marguénaud, Mustapha Afroukh, « La dignité reléguée en deuxième division », Recueil Dalloz, 2020, n°03, p. 195   

    Jean-Pierre Marguénaud, Florence Burgat, Jacques Leroy, « La personnalité animale », Recueil Dalloz, 2020, n°01, p. 28   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 1. Premier arrêt rendu dans une procédure en manquement fondée sur l'article 46 § 4 de la Convention dans l'affaire Ilgar Mammadov c/ Azerbaïdjan », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 810   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 2. La protection des malades mentaux hospitalisés », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 812   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 3. De la détermination des articles de la Convention européenne des droits de l'homme applicables en cas d'accident de la route ayant provoqué de graves blessures », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 813   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 4. La neutralisation de l'intérêt prépondérant de l'enfant dans le processus décisionnel de déchéance de l'autorité parentale », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 814   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 5. La surveillance par des caméras cachées de caissières soupçonnées de fraude », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 815   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 6- L'avis consultatif de la Cour européenne des droits de l'homme au visa de l'ultime arrêt Mennesson », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 817   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 7- Le combat entre la dignité de la personne humaine et le contrôle de proportionnalité », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2020, n°04, p. 819   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Chronique de politique criminelle », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2020, n° ° 1, pp. 175-190   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Prix international de la Revue trimestrielle des droits de l’homme (2019) », Revue trimestrielle des droits de l'Homme , 2020, n° ° 122, pp. 215-216   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La présence des détenus aux funérailles de leurs proches », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2019, n°03, p. 713   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'usage d'un ordinateur et l'accès à internet au soutien du droit à l'instruction des détenus », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2019, n°03, p. 717   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le barème d'indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse sauvé dans la confusion des sources européennes du droit social », Revue de droit du travail, 2019, n°11, p. 693   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'inconventionnalité de l'application de la charia dans les affaires de succession », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2019, n°02, p. 281   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le renforcement de l'interaction entre la Cour européenne des droits de l'homme et la Cour de cassation française en matière de filiation de l'enfant né d'une GPA », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2019, n°02, p. 286   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'homme arme le piège de la garde à vue préventive contre tous les hooligans et certains gilets jaunes », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2019, n°01, p. 169   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Prolongement de l'affaire Kaboglu et Oran : victoire du droit à la protection de la réputation des universitaires sur le droit à la liberté de la presse partisane », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2019, n°01, p. 190   

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « La consécration européenne du droit à la dépollution », Recueil Dalloz, 2019, n°12, p. 674   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Chronique de politique criminelle », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2019, n° ° 2, pp. 505-521   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Prix international de la Revue trimestrielle des droits de l’homme », Revue trimestrielle des droits de l'Homme , 2019, n° ° 118, pp. 529-529   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'affaire Mennesson à l'origine de la première demande d'avis consultatif adressée à la Cour européenne des droits de l'homme par la Cour de cassation », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2018, n°04, p. 847   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La lex sportiva rattrapée par la patrouille européenne ? », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2018, n°04, p. 850   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'extrême relativité du droit du condamné à ne plus être confronté à son crime par des archives numériques », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2018, n°03, p. 735   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme relative au droit du travail », Droit Social, 2018, n°10, p. 796   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « L'ouverture des fichiers personnels du salarié par l'employeur : vers une exception française ? », Recueil Dalloz, 2018, pp. 1291-1294 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le refus de la procréation médicalement assistée à un couple d'homosexuelles mariées ou la subsidiarité otage de la proportionnalité. »: Note sous Cour européenne des droits de l'homme, 16 janvier 2018, charron et merle-montet contre France, affaire Numéro 22612/15, RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2018, n°2, pp. 349-353 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Rapport final », Revue française de droit administratif, 2018, n°06, p. 1084   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’Homme - Jurisprudence de la CEDH », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2018, n° ° 1, pp. 175-190     

    Jean-Pierre Marguénaud, « Une nouvelle approche européenne en demi-teinte du détournement de pouvoir », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2018, n°1, pp. 183-190 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme relative au droit du travail (année 2016) », Droit Social, 2017, n°11, pp. 955-959   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Rapport final »: Colloque du 25 novembre 2016, Université Lumière Lyon II, Revue française de droit administratif, 2017, pp. 1084-1086 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « De l'accès des salariés à Internet à la rationalisation de l'influence de la Cour EDH sur les relations individuelles du travail », La Semaine juridique. Édition générale, 2017, pp. 1992-1996 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La reconnaissance du droit à l'identité sexuelle des personnes transgenres ; Cour européenne des Droits de l'homme, cinquième Section, 6 avril 2017, requête numéro 79885/12 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2017, n°04, pp. 825-829 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La promotion européenne du vivre ensemble comme instrument de lutte contre la discrimination du visage dans l'espace public ; Note sous Cour européenne des Droits de l'homme, deuxième Section, 11 juillet 2017, Dakir contre Belgique, requête numéro 4619/12 ; Cour européenne des Droits de l'homme, deuxième Section, 11 juillet 2017, Oussar contre Belgique, requête numéro 37798/13 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2017, n°04, pp. 823-825 

    Jean-Pierre Marguénaud, Corine Namont Dauchez, Benjamin Dauchez, « Le notaire, magistrat de l'amiable au regard du juge européen des droits de l'Homme »: Commentaire de l'arrêt Ana Ionita c/ Roumanie du 21 mars 2017 (req. n° 30655/09), La semaine juridique. Notariale et immobilière, 2017, p. 45   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Retombées européennes de l'affaire Bettencourt : la stigmatisation des informations orientées », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2017, pp. 628-632 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Subsidiarité du réexamen en matière pénale », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2017, pp. 621-625 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le moment unique de l'accouchement troublé par le paternalisme médical », Revue trimestrielle des droits de l'homme, 2017, pp. 639-650 

    Jean-Pierre Marguénaud, Xavier Perrot, « Le droit animalier, de l'anecdotique et fondamental, Rec. Dalloz, Chr., 18 mai 2017, n° 18, 7731, p. 996-1003. », Recueil Dalloz, 2017, n°18, pp. 996-1003 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Variations européennes sur le thème de la gestation pour autrui ; Note sous Cour Européenne des Droits de l'Homme, grande Chambre, 24 janvier 2017, Paradiso et Campanelli contre Italie, affaire numéro 25358/12 et Cour Européenne des Droits de l'Homme, cinquième Section, 19 janvier 2017, Laborie contre France, affaire numéro 44024/13 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2017, pp. 335-342 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit européen des droits de l'Homme et la protection des animaux », Revue des Affaires européennes/Law European & Affairs, 2017, pp. 77-90 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La régression des garanties procédurales conventionnelles face aux exigences de la lutte contre le terrorisme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2017, pp. 130-134 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Comprendre ou deviner les raisons d'une condamnation à perpétuité contraire aux conclusions unanimes des experts psychiatres ? », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2017, pp. 128-130 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Exclusion de la réclusion à perpétuité : les femmes et les enfants d'abord », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2017, pp. 123-125 

    Jean-Pierre Marguénaud, J. Mouly, Carole Nivard, « Que faut-il attendre de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de droits sociaux ? », Revue de droit du travail, 2017, n°1, pp. 12-18 

    Jean-Pierre Marguénaud, Xavier Perrot, « Le droit animalier, de l'anecdotique au fondamental », Recueil Dalloz, 2017, n°18, p. 996   

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « Chronique des arrêts de la cour européenne des droits de l'Homme (2015-2016) », 2017, pp. 83-93    

    Comme elle nous a accoutumé en matière de contentieux environnemental, la Cour de Strasbourg continue de naviguer entre «activisme judiciaire et excessif self-restraint » (selon l’expression employée par Jean-Paul Costa, in La Cour européenne des droits de l’Homme, Conférence donnée à l’Académie des Sciences Morales et Politiques à l’Institut de France, Paris, le 25 janvier 2016). D’une part, il faut saluer son très bel arrêt CEDH 6 octobre 2016, Malfatto et Mieille c/ France (non violation de l’article 1er du protocole n° 1) qui valide la conventionnalité du principe de non indemnisation de servitudes d’urbanisme protectrices du littoral, du fait de l’absence de rupture d’équilibre entre les droits des requérants et l’intérêt général de la communauté. D’autre part, ses décisions d’irrecevabilité CEDH (déc.) 24 mars 2015, Viviani et autres c/ Italie (non épuisement des voies de recours internes, article 35 § § 1 et 4 de la Convention) et Smaltini c/ Italie (défaut manifeste de fondement, article 35 § § 3 et 4 de la Convention) illustrent à l’inverse la drastique sélection des affaires environnementales, les requérants étant parfois insuffisamment éclairés ou conseillés (1ère affaire) ou confrontés à l’application par la Cour de Strasbourg d’une conception trop archaïque du lien de causalité (2ème affaire).

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'insémination post-mortem, ferment de révolution tranquille au Conseil d'État ; Note sous Conseil d'État, dixième Chambre, 31 mai 2016, Madame C.A, requête numéro 396848 et Conseil d'État, dixième Chambre, 31 mai 2016, Madame C.A, requête numéro 396848 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2016, pp. 802-805 

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la nécessité de favoriser les couples homosexuels n'ayant pas pu se marier pa rapport aux couples hétérosexuels n'ayant pas voulu se marier ou les paradoxes de la comparabilité ; Note sous Cour Européenne des Droits de l'Homme, première section, Taddeucci et McCall contre Italie, 30 juin 2016, décision numéro 51362/09 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2016, n°04, pp. 799-802 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Big Boss is watching you-Alerte sur le contrôle des activités électroniques du salarié », Revue trimestrielle des droits de l'homme, 2016, pp. 1037-1048 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'épilogue européen du mariage de Bègles : l'article 12 de la Convention européenne des droits de l'homme ne confère pas toujours le droit de se marier aux couples de même sexe ; Note sous Cour Européenne des Droits de l'Homme, cinquième section, Chapin et Charpentier contre France, 9 juin 2016, décision numéro 40183/07 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2016, n°4797799 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme relative au droit du travail (année 2015) », Droit Social, 2016, n°9697702, p. 697   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La protection européenne des salariés lanceurs d'alerte par la Cour de cassation : un troublant exemple d'improvisation », Recueil Dalloz, 2016, n°29, pp. 1740-1744 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La femelle chimpanzé Cécilia, premier animal reconnu comme personne juridique non humaine », Revue semestrielle de droit animalier, 2016, pp. 15-26   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit à la liberté d'expression du journaliste responsable jugulé par la protection du secret de l'instruction », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2016, n°3592597 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La relativisation procédurale de la prohibition de la torture au prétexte de l'évitement de la compétence universelle en matière civile », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2016, n°03, pp. 587-591 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le particularisme de la mise en balance du droit à la liberté d'expression et du droit à l'image », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2016, n°02, p. 297   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la juste place européenne de la proportionnalité ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, cinquième Section, 21 avril 2016, Ivanova et Cherkezov contre Bulgarie, arrêt numéro 46577/15 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2016, n°02, p. 301 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le paricularisme de la mise en balance du droit à la liberté d'expression et du droit à l'image ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, grande Chambre, 10 novembre 2015, arrêt numéro 40454/07, Cour européenne des droits de l'homme, cinquième Section, 26 février 2016, arrêt numéro 4683/11 et Cour européenne des droits de l'homme, deuxième Section, 13 octobre 2015, arrêt numéro 37428/06 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2016, n°2297301 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La liberté d'expression de l'avocat à l'épreuve de la lutte contre le terrorisme », La Semaine juridique. Édition générale, 2016, n°8412415 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’Homme - Jurisprudence de la CEDH », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2016, n° ° 1, pp. 117-144     

    Jean-Pierre Marguénaud, « La création d'un premier diplôme universitaire de droit animalier en France », Revue semestrielle de droit animalier, 2016, pp. 15-24     

    Jean-Pierre Marguénaud, « Redéfinition de la procédure de l'arrêt-pilote face aux dérives carcérales », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2016, n°1143144 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'humoriste Dieudonné sous le couperet de l'article 17 : du Zénith au nadir », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2016, n°1140143 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'arrêt de Grande Chambre Perinçek contre Suisse relatif à la liberté de contester le génocide des Arméniens : un tête-à-queue méthodologique », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2016, pp. 132-139 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Avant-propos. La fondamentalisation du droit privé », Revue de droit d'Assas, 2015, pp. 33-36 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les embryons in vitro entre les balances de la justice européenne et les éprouvettes des chercheurs ; Note sous Cour Européenne des droits de l'Homme, grande Chambre, 27 aout 2015, Parrillo contre Italie, pourvoi numéro 46470/11 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2015, pp. 830-837 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La mise en oeuvre du principe de proportionnalité privatisée par la première chambre civile de la Cour de cassation ; Note sous Cour de cassation, première Chambre civile, 10 juin 2015, pourvoi numéro 14-20.790 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2015, n°04, pp. 825-830 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme relative au droit du travail (année 2014) », Droit Social, 2015, n°09, pp. 719-725   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La protection européenne contre les expropriations pour cause d'utilité privée », Justice et cassation : Revue annuelle des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 2015, n°01, p. 169   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les enjeux du réexamen de la directive du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques », Revue semestrielle de droit animalier, 2015, pp. 15-33   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La modernisation des dispositions du Code civil relatives aux animaux : l'échappée belle-commentaire de l'article 2 de la loi n°2015-177 du 16 février 2015 », Revue juridique de l'environnement, 2015, pp. 257-263 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les droits de l'Homme au respect de son cadavre convoité par l'industrice pharmaceutique ; Note sous Cour européenne des droits de l'Homme, quatrième section, 13 janvier 2015, affaire numéro 61234/08 », Revue des contrats, 2015, n°20152, pp. 376-378 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'affirmation du principe du non-cumul des sanctions administratives et des sanctions pénales en matière économique », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2015, n°01, p. 169   

    Jean-Pierre Marguénaud, Corine Namont Dauchez, Benjamin Dauchez, « La légitimation du notariat par le droit européen des droits de l'Homme », La semaine juridique. Notariale et immobilière, 2015, p. 51   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La quête d'effectivité européenne du droit au logement », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, 2015, n°02, p. 207   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Stérilisation et transsexualisme ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, 10 mars 2015, arrêt numéro 14793/08 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2015, n°2, pp. 331-335 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'exagération du droit au respect de la vie familiale des parents d'intention de l'enfant né à l'étranger d'une gestation pour autrui ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, 27 janvier 2015, Paradiso and Campanelli versus Italy, arrêt numéro 25358/12 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2015, n°2, pp. 325-331 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Une révolution théorique : l'extraction masquée des animaux de la catégorie des biens », Recueil Dalloz, 2015, n°10, pp. 495-501 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Chapitre 8. La paternité post mortem », Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences , 2015, n° 26, pp. 119-128    

    La paternité post mortem, entendue comme la procréation après le décès de l’homme faisant partie du couple, est une des questions qui ont soulevés le plus d’hésitations depuis les premières « lois bioéthiques de 1994 ». L’Assemblée nationale, encouragée par plusieurs avis du CCNE s’était laissée convaincre qu’il fallait au moins autoriser le transfert in utero des embryons conservés à l’égard desquels nul ne pourrait prétendre avoir des droits égaux ou supérieurs à ceux de la femme concernée. Cependant, le Sénat a toujours fini par obtenir le maintien d’une interdiction absolue de la procréation posthume à partir des spermatozoïdes ou des embryons congelés. Cette indifférence à la cruauté de l’application de la loi aux femmes endeuillées, fondée sur une appréciation paradoxale de l’intérêt de l’enfant à ne pas naître orphelin et sur une prise en compte peu glorieuse de l’intérêt du Notariat à ne pas changer ses habitudes, est particulièrement discutable. On peut, néanmoins, tenter de la comprendre en fonction de la hantise de la légalisation de la gestation pour autrui par application du principe de non-discrimination qui pourrait justifier les demandes des hommes qui, grâce à une mère porteuse, souhaiteraient devenir pères à partir de gamètes ou d’embryons prélevés ou créés avant la mort de leur épouse ou compagne.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Procédure pénale », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2015, n° ° 3, pp. 675-681   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Actualité et actualisation des propositions de René Demogue sur la personnalité juridique des animaux », Revue juridique de l'environnement, 2015, n°1, pp. 73-83    

    Longtemps considérée comme utopique ou déplacée, la question de la personnalité juridique des animaux s’est brusquement inscrite dans la réalité contentieuse. Elle est même devenue, en quelques semaines, d’un si vif intérêt que ce qui était à la pointe de l’actualité au moment de la rédaction du texte ici présenté, à savoir une décision de la Cour suprême de l’État de New-York du 4 décembre 2014 refusant de reconnaître à quatre chimpanzés des droits équivalents à ceux des êtres humains, était dépassé au moment de la relecture des épreuves par un arrêt de la chambre fédérale de cassation pénale de Buenos Aires du 18 décembre 2014 reconnaissant à une femelle orang-outan la qualité de personne non-humaine ayant un droit à la liberté. Au milieu de cette effervescence planétaire peu favorable à une appréciation rigoureuse des enjeux et de la portée de la personnification juridique des animaux, il est particulièrement édifiant de revenir sur la conception développée par René Demogue au début du XXe siècle. Cette personnalité technique, se rapprochant davantage de celle qui est reconnue aux personnes morales qu’à celle dont les personnes humaines sont revêtues est à la fois audacieuse et raisonnable. Elle peut, en effet, conduire en toute cohérence et en toute pertinence, à mieux protéger la sensibilité de chaque animal considéré comme un être sensible. Elle peut aussi être étendue sans difficulté aux espèces menacées de disparition ou envisagées comme totems.

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « Chronique des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme 2013-2014 », 2015, pp. 84-99    

    Les affaires de la Cour européenne des droits de l’Homme commentées dans la présente chronique reflètent une fois encore la très grande diversité du contentieux environnemental soumis à l’appréciation du juge européen (puisqu’il sera successivement question de gens du voyage, de pêche aux requins, de cimetière et enfin d’amiante, soit de thèmes présentant a priori peu de liens entre eux…) ainsi que la grande richesse des enseignements qui peuvent en être retirés. D’un côté, certaines affaires rappellent utilement que la protection de l’environnement ne doit en aucune façon se transformer en «machine à tuer les droits de l’Homme » 1, ne pouvant ainsi servir de prétexte pour porter atteinte à des droits fondamentaux (CEDH 17 octobre 2013, Winterstein c/ France : violation de l’article 8 CEDH ; CEDH (déc.) 17 juin 2014, Farkas c/ Roumanie : irrecevabilité pour non épuisement des voies de recours internes ; CEDH 16 septembre 2014, Plechkov c/ Roumanie : violations de l’article 7 CEDH et de l’article 1er du Protocole n° 1). D’autre part, certaines affaires illustrent parfaitement l’inquiétude grandissante de la Cour de Strasbourg d’assurer une protection concrète et effective des individus exposés à des risques environnementaux et sanitaires accrus, qu’il s’agisse de risques liés à la contamination de l’eau par un cimetière (CEDH 4 septembre 2014, Dzemyuk c/ Ukraine : violation de l’article 8 CEDH) ou de risques professionnels liés à une exposition à l’amiante (CEDH 24 juillet 2014, Brincat et autres c/ Malte : violation de l’article 2 CEDH et de l’article 8 CEDH ; CEDH 11 mars 2014, Howald Moor c/ Suisse : violation de l’article 6 § 1 CEDH).

    Jean-Pierre Marguénaud, « La modernisation des dispositions du Code civil relatives aux animaux : l’échappée belle. Commentaire de l’article 2 de la loi n° 2015-177 du 16 février 2015 », 2015, pp. 257-263    

    Le Code civil vient d’être enrichi d’un article 715-14 reconnaissant, enfin, la sensibilité des animaux. Complétée par une réécriture des articles 524 et 528, cette innovation conduit, discrètement mais irréfutablement, à extraire les animaux de la catégorie des biens. Il ne s’agit là que d’une révolution théorique, mais, si le monde parfois un peu grincheux de la protection animale fait l’effort de ne pas la bouder, elle peut, logiquement, appeler des conséquences concrètes. La première d’entre elles devrait être l’extension législative de la protection pénale contre les actes de cruauté aux animaux sauvages puisque, un peu contre toute attente, la première phrase de l’article 715-14, «les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité», les concerne aussi.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’Homme. Jurisprudence de la CEDH », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2015, n° ° 1, pp. 155-174   

    Jean-Pierre Marguénaud, « DIESEL, chienne d'assaut morte sur la frontière de l'animalité et de l'humanité », Revue semestrielle de droit animalier, 2015, pp. 15-25   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Non bis in idem - L'affirmation du principe du non-cumul des sanctions administratives et des sanctions pénales en matière économique », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2015, n°1, pp. 169-174 

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'influence de la Guerre d'Irak sur l'application territoriale de la Convention européenne des droits de l'Homme et sur son articulation avec le droit international général et le droit international humanitaire », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2015, n°1, pp. 155-158 

    Jean-Pierre Marguénaud, Anaïs Lagelle, Florence Burgat, Jacques Leroy, Claire Vial, « Les animaux domestiques saisis par le droit international », Revue semestrielle de droit animalier, 2014, pp. 431-444 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Les syndicats dans l'armée : une entrée au pas de charge ? », La Semaine juridique. Édition générale, 2014, n°48, pp. 2153-2157 

    Jean-Pierre Marguénaud, Philippe Jestaz, Christophe Jamin, « Révolution tranquille à la Cour de cassation », Recueil Dalloz, 2014, n°36, pp. 2061-2070 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'attribution forcée d'un bien propre à l'ex-conjoint au créancier d'une prestation compensatoire à l'épreuve de l'article 1 du protocole n°1 ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, cinquième section, 10 juillet 2014, affaire Milhau contre France arrêt numéro 4944/11. », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2014, n°4, pp. 4841-842 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Menaces sur la règle du consentement présumé au prélèvement d'organes post-mortem ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, quatrième section, 24 juin 2014, affaire Petrova contre Lettonie, arrêt numéro 4605/05, », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2014, n°4, pp. 840-841 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La revalorisation de l'intérêt de l'enfant né à l'étranger d'une gestation pour autrui ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, cinquième Chambre, 26 juin 2014, affaire Mennesson contre France, arrêt numéro 65192/11 et Cour européenne des droits de l'homme, cinquième section, 26 juin 2014, affaire Labassee contre France, arrêt numéro 65941/11 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2014, n°4, pp. 835-839 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La négation du droit du transsexuel à rester marié sous sa nouvelle identité ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, grande chambre, 16 juillet 2014, affaire Hämäläinen contre Finlande, arrêt numéro 37359/09 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2014, n°4, pp. 831-835 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'éloignement des étrangers malades du sida : la Cour européenne des droits de l'homme sur les sentiers de la gloire », Revue trimestrielle des droits de l'homme, 2014, n°100, pp. 977-989 

    Jean-Pierre Marguénaud, Christophe Jamin, Philippe Jestaz, « Révolutions tranquilles à la Cour de cassation », Recueil Dalloz Sirey de doctrine de jurisprudence et de législation , 2014, n°36, pp. 2061-2070   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Rapport conclusif - Colloque L'autre droit (européen et international) des contrats ? », Revue des contrats, 2014, n°3, pp. 537-582 

    Jean-Pierre Marguénaud, Benjamin Dauchez, « Le clonage d'oeuvres d'art », Communication - Commerce électronique, 2014, n°9, pp. 10-13 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Chronique de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme relative au droit du travail », Droit Social, 2014, n°0708, p. 641   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le vivre ensemble et l'interdiction de la dissimulation du visage dans l'espace public ou le bricolage d'un nouveau concept européen aux fins de sauvegarde d'une incrimination malvenue », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2014, n°3, pp. 626-632 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Vers l'inconventionnalité absolue de l'enferment des accusés dans des cages », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2014, n°3, pp. 623-625 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Consécration européenne d'une obligation précontractuelle d'information des salariés exerçant une activité intrinsèquement dangereuse ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, première section, 5 décembre 2013, Vilnes et autres contre Norvège, décisions numéros 52806/09 et 22703/10 », Revue des contrats, 2014, pp. 20142285-287 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le sauvetage magistral de la prohibition entre alliés en ligne directe ; Note sous Cour de cassation, première Chambre civile, 4 décembre 2013, pourvoi numéro 12-26.066 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2014, n°2, pp. 307-312 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit d'attribuer exclusivement le nom de sa mère à l'enfant ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, 7 janvier 2014, arrêt numéro 77/07, affaire CUSAN ET FAZZO contre ITALIE », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2014, n°2, pp. 305-307 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le partenariat civil pour tous ; Note sous Cour européenne des droits de l'homme, grande Chambre, 7 novembre 2013, Vallianatos contre Grèce, arrêt numéro 29381/09 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2014, n°2, pp. 301-304 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La CEDH et le droit de construire ou de démolir », Revue de droit immobilier. Urbanisme - construction, 2014, n°4, pp. 188-193 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’Homme - Jurisprudence de la CEDH », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2014, n° ° 3, pp. 623-637   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit de l’Homme. Jurisprudence de la CEDH », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2014, n° ° 1, pp. 163-183   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'incrimination hasardeuse de la négation du génocide arménien », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2014, n°1, pp. 179-183 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'obligation positive de protéger les enfants, scolarisés dans des écoles sous administration religieuse, contre les abus sexuels », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2014, n°1, pp. 166-169 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Haro sur la motivation des arrêts de satisfaction équitable de la Cour EDH », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2013, n°04, p. 807   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'eau minérale dérivée vers les biens culturels », Revue juridique de l'environnement, 2013, n°4, pp. 664-666 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La naissance de l'obligation pour les états d'organiser leurs services et de former leurs agents de manière à leur permettre de répondre aux exigences de la convention », Revue juridique de l'environnement, 2013, n°4, pp. 662-663 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'impact des procédures de moindre bruit sur les droits de l'homme des riverains des aéroports », Revue juridique de l'environnement, 2013, n°4, pp. 657-661 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Délogement et relogement des Roms : la France dans le collimateur de la CEDH », Recueil Dalloz, 2013, n°40, pp. 2678-2681 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La garde à vue préventive des hooligans », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2013, n°03, p. 653   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les droits de l'Homme face à la guerre : le massacre de Srebrenica voilé par l'immunité de juridiction de l'ONU », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2013, n°03, p. 659   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Des tentatives de déstabilisation médiatique du juge par l'avocat », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2013, n°03, p. 673   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'accès à des traitements expérimentaux gratuits refusé aux cancéreux en phase terminale », Revue trimestrielle des droits de l'homme, 2013, n°96, pp. 945-957 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Variations sur le changement du nom de famille et du patronyme ; Note sous Cour Européenne des Droits de l'Homme, cinquième section, 27 août 2013, De Ram contre France et Cour Européenne des Droits de l'Homme, cinquième section, 16 mai 2013, Garnaga contre Ukraine », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2013, n°4, pp. 812-815 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Alerte européenne sur le droit des régimes matrimoniaux ; Note sous Cour européenne des Droits de l'Homme, première section, 3 octobre 2013, Zrilic contre Croatie », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2013, n°4, pp. 810-812 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Petit guide européen de l'accession à l'homoparentalité », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2013, n°02, p. 329   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Mazurek revigoré ou l'obligation pour le juge national d'assurer le plein effet des normes de la Convention telles qu'interprétées par la Cour de Strasbourg », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2013, n°02, p. 333   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le solidarisme contractuel aux portes du Palais des droits de l'Homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2013, n°02, p. 336   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Pour une union des forces protectrices des animaux autour d'un projet commun de réforme du statut juridique de l'animal », Revue semestrielle de droit animalier, 2013, n°22013, pp. 403-409   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La question du statut juridique de l'animal: le passage irréversible de l'étape du ridicule à l'étape de la discussion », Revue semestrielle de droit animalier, 2013, pp. 157-171   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Retour sur la motivation de l'arrêt de cour d'assises », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2013, n°01, p. 158   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La conventionnalité de l'obligation de déclaration de soupçon pesant sur l'avocat : de la consécration du droit au secret professionnel des avocats à l'apothéose du bâtonnat », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2013, n°01, p. 160   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Commentaire - Liberté de la presse - La protection du secret des sources journalistiques en matière de dopage », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 2013, n°131, p. 33   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le Comité européen des droits sociaux face au principe de non-régression en temps de crise économique », Droit Social, 2013, n°04, p. 339   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’homme. Jurisprudence de la CEDH », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2013, n° ° 1, pp. 149-165     

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « Chronique des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme », 2013, pp. 657-673    

    Dans l’irrésistible exploration des champs environnementaux portés à leur connaissance, les juges européens continuent de tisser chaque année davantage une jurisprudence aux perspectives prometteuses. Ainsi, parmi la sélection des arrêts présentés dans la présente chronique, il convenait de commenter certaines affaires incontournables relatives à des nuisances sonores, que ce soit en provenance d’un aéroport (affaire Flamenbaum et autres c/ France), d’un centre commercial (affaire Miroslava et Janus Pawlak c/ Pologne) ou encore du clocher d’une église (affaire Schilder c/ Pays-Bas). La Cour de Strasbourg a également eu de nouveau l’occasion de se prononcer sur certaines problématiques liées aux animaux, qu’il s’agisse de les défendre (affaires Peta Deutschland c/ Allemagne et Animal Defenders International c/ Royaume-Uni) ou à l’opposé de les chasser (affaires Chabauty c/ France et Chain-Millet et autres c/ France). Enfin, dans des contentieux a priori banaux, relatifs à une source d’eau minérale (affaire Arsovski c/ Ex-République de Macédoine) ou au tracé d’une route nationale (affaire Locher et autres c/ Suisse), la prudence de la Cour a laissé place à une certaine audace, qui méritait tout particulièrement d’être saluée.

    Jean-Pierre Marguénaud, « La théorie des droits de Tom Regan à l'épreuve du droit européen des droits de l'Homme », Revue semestrielle de droit animalier, 2013, pp. 389-407   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Retour sur la proposition de réforme du statut de l'animal », Revue semestrielle de droit animalier, 2013, pp. 179-183   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit des parents de procréer un enfant indemne de la maladie génétique dont ils sont porteurs », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°04, p. 697   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les droits du conjoint du candidat au suicide », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°04, p. 700   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La neutralisation de la taxation des dons manuels réalisés au profit des associations », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°04, p. 702   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La négation du droit de chasser seul sur son lopin », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°04, p. 703   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La réception européenne de la kafala », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°04, p. 705   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Obligation positive de pénaliser et libération conditionnelle : bémol », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2012, n°03, p. 681   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Obligation positive de faire cesser le harcèlement des handicapés par des mineurs : dièse », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2012, n°03, p. 686   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Un arrêt Salduz de la détention provisoire ? », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2012, n°03, p. 687   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'application en matière pénale de la nouvelle condition relative à l'exigence d'un préjudice important », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2012, n°03, p. 701   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le discours de Grenoble à l'épreuve de la Charte sociale européenne », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, 2012, n°04, p. 669   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le refoulement de l'adoption de l'enfant du partenaire d'un couple homosexuel », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°02, p. 275   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La résolution des conflits entre le droit à la liberté d'expression et les droits à l'image et à la réputation », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°02, p. 279   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'ajournement du droit de recourir à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°02, p. 283   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Lemon incest », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2012, n°02, p. 285   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Proposition pour surpasser la division des associations de protection des animaux », Revue semestrielle de droit animalier, 2012, n°2, pp. 21-25   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'effet extraterritorial du droit à l'assistance d'un avocat », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2012, n°01, p. 241   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'extension du droit à la liberté d'expression de l'avocat par la médiatisation du contexte », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2012, n°01, p. 260   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Retour européen sur les sanctions disciplinaires et les mesures de sécurité frappant les détenus », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2012, n°01, p. 263   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit de l’homme : Jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2012, n° ° 1, pp. 238-264   

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « Chronique des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (août 2011/juillet 2012) », 2012, pp. 697-714    

    Nadaud Séverine, Marguénaud Jean-Pierre. Chronique des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (août 2011/juillet 2012). In: Revue Juridique de l'Environnement, n°4, 2012. RIO+20. pp. 697-714.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Tel est pris par la QPC qui croyait prendre la corrida », Revue semestrielle de droit animalier, 2012, pp. 35-46   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La reconnaissance par l'Assemblée plénière de la Cour de cassation de l'autorité interprétative des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme ou : la révolution du 15 avril », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2011, n°04, p. 725   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'homme empêtrée dans les difficultés transitoires d'application de l'arrêt Mazurek ou l'art européen de se tirer une balle dans le pied », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2011, n°04, p. 732   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La protection du droit à la vie du journaliste embarqué dans une opération policière », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°03, p. 702   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le tabagisme passif en détention », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°03, p. 705   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le délit d'injure au roi », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°03, p. 716   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'ineffectivité du recours organisé par l'article D. 250-5 du code de procédure pénale contre les sanctions disciplinaires infligées aux détenus », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°03, p. 718   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Avortement et crucifix : l'éclatant retour aux racines chrétiennes de l'Europe », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2011, n°02, p. 303   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit d'accoucher chez soi », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2011, n°02, p. 309   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit de se suicider de manière sûre, digne et indolore », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2011, n°02, p. 311   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit d'accès à la cour d'appel », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2011, n°02, p. 313   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les propositions de lois POVINELLI relatives au statut de l'animal », Revue semestrielle de droit animalier, 2011, pp. 17-31   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Les droits de l'Homme salarié de l'entreprise identitaire », Recueil Dalloz, 2011, n°24, p. 1637   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'art de s'accommoder de la présence du jury populaire au sein de la cour d'assises », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°01, p. 214   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit du détenu à un régime végétarien », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°01, p. 221   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La protection des sources et des matériaux journalistiques », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°01, p. 223   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Déclenchement d'une procédure d'arrêt pilote pour établir le droit de vote des détenus au Royaume-Uni », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°01, p. 226   

    Jean-Pierre Marguénaud, Damien Roets, « La peine de mort, peine inhumaine et dégradante », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°03, p. 675   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'influence relative de l'utilisation de preuves obtenues par un traitement contraire à l'article 3 sur l'équité d'un procès pénal », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°03, p. 678   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Tempête sur le parquet : bis sed non repetita (CEDH, Grande Chambre, 29 mars 2010, Medvedyev c. France) », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2011, n°03, p. 685   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’homme : Jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2011, n° ° 1, pp. 208-227     

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit étranger », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2011, n° ° 2, pp. 487-490   

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « Chronique des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (2010-2011). Arrêts Ivan Van Atanasov, Herrmann, Mangouras, Consorts Richet et Le Ber, Deés, Mileva, Dubetska, Florea et Elefteriadis », 2011, pp. 563-584    

    La jurisprudence environnementale de la Cour européenne des droits de l’homme est de plus en plus abondante. Malheureusement, l’augmentation du volume est associée au caractère de plus en plus équivoque de l’orientation. Il y a des arrêts qui continuent à protéger les victimes d’atteintes à l’environnement avec audace et détermination comme les arrêts Deés et Mileva qui prolongent la lutte européenne contre les nuisances sonores et les arrêts Florea et Elefteriadis qui annexent la protection contre le tabagisme passif. Il y a même un arrêt de Grande Chambre Mangouras qui n’hésite pas à sacrifier le droit à la liberté aux exigences de la répression des infractions environnementales. Il y a, en revanche, des arrêts plus timides comme l’arrêt Dubetska relatif au relogement des personnes vivant à proximité d’installations polluantes. Il y a surtout des arrêts méconnaissant ce que l’on pourrait appeler le principe de non-régression environnemental : l’arrêt de Chambre Ivan Atanasov contredisant le célèbre arrêt de Chambre Tatar sur le droit à un environnement sain et l’arrêt de Chambre Herrmann s’opposant à l’arrêt de Grande Chambre Chassagnou sur la question du droit de non-chasse. Face à des évolutions aussi contradictoires et dans l’attente d’un très lointain protocole environnemental qui viendrait compléter la CEDH, on en vient à souhaiter un grand arrêt de Grande Chambre qui, au nom de la protection de l’environnement et de la sécurité juridique, viendrait à fixer le plus rapidement possible les grands principes de la jurisprudence environnementale de la Cour de Strasbourg.

    Jean-Pierre Marguénaud, « La corrida aux portes du patrimoine culturel immatériel de l'humanité ? », Revue semestrielle de droit animalier, 2011, pp. 29-43   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'intérêt supérieur de l'enfant, instrument d'hégémonie de la Convention EDH sur les conventions procédurales », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2010, n°04, p. 735   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Enterrement du mariage homosexuel et naissance de la vie familiale homosexuelle », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2010, n°04, p. 738   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le contrat, terrain d'expérimentation de la nouvelle condition de recevabilité de préjudice important instituée par le Protocole n° 14 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2010, n°04, p. 741   

    Jean-Pierre Marguénaud, Daniel Kuri, « Le droit à la liberté d'expression des universitaires », Recueil Dalloz, 2010, n°44, p. 2921   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La jurisprudence sociale de la Cour EDH : bilan et perspectives », Droit Social, 2010, n°0910, p. 883   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La nouvelle directive européenne du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques : une révolution masquée », Revue semestrielle de droit animalier, 2010, pp. 35-42   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'influence sur l'impartialité du tribunal de la motivation réduite à la reproduction des conclusions de la partie victorieuse », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2010, n°02, p. 289   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La soumission des mesures provisoires aux exigences du droit à un procès équitable et la dénonciation du lien de fraternité entre le juge et l'avocat de la partie adverse ou les grandes conséquences d'une affaire sans importance », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2010, n°02, p. 285   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Justice privée et droits de l'homme propriétaire en Corse », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2010, n°02, p. 293   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits des animaux : on en fait trop ou trop peu ? », Recueil Dalloz, 2010, n°13, p. 816   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La liberté de porter des vêtements religieux dans les lieux publics ouverts à tous », Recueil Dalloz, 2010, n°11, p. 682   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La prolifération des obligations positives de pénaliser : honte aux époux violents et haro sur les juges laxistes ! », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2010, n°01, p. 219   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Inscription au registre des détenus particulièrement signalés et droits de l'Homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2010, n°01, p. 225   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Politique criminelle et droit de la pédophilie », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2010, n° ° 3, pp. 725-741   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’homme : Jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2010, n° ° 3, pp. 675-708   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de l’homme : Jurisprudence de la Cour européenne des drois de l’homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé , 2010, n° ° 1, pp. 219-243   

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « Chronique des arrêts de la CEDH 2008-2009. Arrêts Tatar, Fägerskiöld, Borysiewicz et Boudaïeva », 2010, pp. 61-74    

    Constat unanime de la violation de l’article 8 de la Convention et ainsi du non-respect du droit à un environnement sain (arrêt Tatar). Non-violation de l’article 8 de la Convention, tant dans l’affaire Fägerskiöld que Borysiewicz, au motif que les nuisances sonores, quelles qu’elles soient, n’ont pas atteint le seuil minimal de gravité (arrêts Fägerskiöld et Borysiewicz). Violation de l’article 2 de la CEDH, non-violation de l’article premier du Protocole 1, de l’article 13 de la CEDH combiné avec l’article premier du Protocole 1. Affirmation de la nécessité pour les Etats de la prévention des risques naturels en vue d’une protection efficiente des vies humaines exposées à des risques naturels majeurs (arrêt Boudaïeva).

    Jean-Pierre Marguénaud, Séverine Nadaud, « Chronique des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme 2009-2010 : arrêts Depalle et Brosset-Triboulet c/ France ; Caron et autres c/ France ; Bacila c/ Roumanie ; Oluic c/ Croatie », 2010, pp. 657-672    

    Dans la continuité du fameux arrêt Tatar, la CEDH sous l’angle de l’article 8, dans son arrêt Bacilia c/ Roumanie du 30 mars 2010, marque un durcissement du droit à un environnement sain en considérant que le «juste équilibre entre l’intérêt du bien-être économique de la ville [...] et la jouissance effective par la requérante du droit au respect de son domicile et de sa vie privée et familiale » n’a pas été respecté. Autre exemple de ce renforcement, l’arrêt Oluic c/ Croatie du 20 mai 2010 par lequel la Cour considère que certes, «il n’y a aucun droit explicite à un environnement propre et calme dans la Convention [ mais] quand un individu est directement et sérieusement affecté par le bruit ou une autre pollution, une question peut se poser sur le terrain de l’article 8 » . Dans les affaires Depalle et Brosset-Triboulet c/ France, la Cour a conclu que les autorités françaises en ordonnant la démolition, aux frais et sans indemnisation des requérants de leurs maisons construites sur des parcelles du domaine public maritime, n’avaient pas violé la Convention. Pour finir, dans l’affaire Caron et autres c/ France, la Cour condamne des «faucheurs volontaires d’OGM » et affirme l’absence de protection par la Convention de ce mouvement.

    Jean-Pierre Marguénaud, « La liberté de porter des vêtements dans les lieux publics ouverts à tous », Recueil Dalloz, 2010, p. 682 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit des animaux : on en fait trop ou trop peu ? », Répertoire de service public , 2010, p. 816 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Audition devant la mission d'information sur la pratique du voile intégral sur le territoire national », Documents A.N., 2010, n°2262, pp. 573-578 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'office du juge et la Cour européenne des droits de l'Homme », Recueil Dalloz, 2010, p. 132 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La liberté d'expression syndicale, parent pauvre de la démocratie », Recueil Dalloz, 2010, p. 1456 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La jurisprudence sociale de la Cour européenne des droits de l'Homme : bilan et perspectives », Recueil Dalloz, 2010, p. 883 

    Jean-Pierre Marguénaud, Benjamin Dauchez, « Les onze mille verges fondatrices du patrimoine littéraire européen », Recueil Dalloz, 2010, p. 1051 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La soumission des mesures provisoires aux exigences du droit à un procès équitable et la dénonciation du lien de fraternité entre le juge et l'avocat de la partie adverse », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2010, p. 285 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit de recourir à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2010, p. 291 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Justice privée et droit de l'homme propriétaire en Corse », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2010, p. 293 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'arrêt de la Cour EDH Tatar c/Roumanie du 27 janvier 2009 : un spicilège environnemental », Revue juridique de l'environnement, 2010, p. 62 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La proclamation européenne du principe de rétroactivité de la loi pénale plus douce », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2010, p. 234 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Chassé-croisé européen à propos de l'abolition de la chasse à courre en Grande-Bretagne et de l'instauration d'une contravention d'obstruction à un acte de chasse en France », Revue semestrielle de droit animalier, 2010, pp. 31-40   

    Jean-Pierre Marguénaud, Florence Burgat, « Les animaux ont-ils des droits ? », Le Monde, 2010, p. 3   

    Jean-Pierre Marguénaud, Denys de Béchillon, Christophe Jamin, « Conférence sur L'entreprise et les droits fondamentaux », Nouveaux cahiers du Conseil constitutionnel, 2010, n°29, pp. 205-233 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La désuétude des raisons objectives de maintenir une inégalité de traitement successoral entre les enfants », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, n°04, p. 677   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Halte à l'exhumation aux fins d'établissement d'un lien de grand-paternité », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, n°04, p. 679   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La revanche européenne du plaideur compulsif frappé d'incapacité », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, n°04, p. 681   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'expropriation des biens culturels », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, n°04, p. 683   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Lutte contre le terrorisme international et respect des droits de l'homme relatifs », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, n°03, p. 672   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La promotion des animaux au rang d'êtres sensibles dans le Traité de Lisbonne », Revue semestrielle de droit animalier, 2009, pp. 13-18   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'adaptation des garanties procédurales européennes aux exigences de la répression des délits contre l'environnement », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, n°01, p. 180   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Liberté sexuelle et droit de disposer de son corps », Droits , 2009, n° ° 49, pp. 19-28   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « L'avènement d'une cour européenne des droits sociaux », Recueil Dalloz, 2009, p. 739 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'Homme à la conquête du droit de grève », Revue de droit du travail, 2009, p. 499 

    Jean-Pierre Marguénaud, Benjamin Dauchez, « La sur-rétroactivité des dispositions transitoires de la loi du 3 décembre 2001 favorables à l'enfant adultérin », Répertoire du notariat Defrénois, 2009, p. 38923 

    Jean-Pierre Marguénaud, Olivier Dubos, « La protection internationale et européenne des animaux », Pouvoirs - Revue française d’études constitutionnelles et politiques, 2009, n°131, p. 113 

    Jean-Pierre Marguénaud, Muriel Fabre Magnan, Michel Levinet, Françoise Tulkens, « Controverse sur l'autonomie personnelle et la liberté du consentement », Droits : Revue française de théorie juridique, 2009, n°48, p. 3 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Liberté sexuelle et droit de disposer de son corps », Droits : Revue française de théorie juridique, 2009, n°49, p. 19 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'assujettissement du contrat à la Convention européenne des droits de l'Homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, p. 281 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'image du poupon », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, p. 283 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Mariages et signes religieux : laïcité quand tu nous tiens ! », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, p. 285 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La protection de la paix des familles contre les retombées rétroactives de la jurisprudence Mazurek », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, p. 288 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La méthode d'interprétation évolutive imposée aux juridictions nationales : le transsexualisme encore et toujours à la pointe du progrès », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2009, p. 291 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Du suicide dans les prisons de France », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, p. 173 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Tempête sur le Parquet », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, p. 176 

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la conservation des empreintes digitales, échantillons cellulaires et profils ADN des personnes innocentées », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, p. 182 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La mort du détenu gréviste de la faim », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, p. 651 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Tempête européenne sur la cour d'assises », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, p. 657 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La traque journalistique de l'image des criminels », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, p. 670 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Lutte contre le terrorisme et respect des droits de l'Homme relatifs », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2009, p. 672 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Un petit pas de plus vers l'assimilation européenne de la liberté contractuelle à une liberté fondamentale », Revue des contrats, 2009, p. 1211 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La chambre Sociale de la Cour de cassation, pionnière de la diffusion de la CEDH en France », La Semaine juridique. Social, 2009, p. 1001 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « L'avènement de la Cour européenne des droits sociaux. »: A propos de l'arrêt Grande Chambre Demir et Baykara du 12 novembre 2008, Recueil Dalloz, 2009, p. 739 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La vie privée du salarié sadomasochiste », Recueil Dalloz, 2009, p. 1861 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La Cour EDH à la conquête du droit de grève »: A propos de l'arrêt Enerji Yapi Yol Sen c/ Turquie du 21 avril 2009, Revue de droit du travail, 2009, p. 499 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Une victoire historique pour la liberté d'expression des défenseurs des animaux : l'arrêt de Grande Chambre de la Cour européenne des Droits de l'Homme Verein Gegen Tierfabriken Schweiz c/Suisse du 30 juin 2009 », Revue semestrielle de droit animalier, 2009, pp. 21-27   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Revue semestrielle de droit animalier », 2009, p. -     

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean-Marc Lavieille, Julien Betaille, « Présentation du projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux », Revue européenne de droit de l'environnement, 2008, n°4, pp. 375-380    

    Lavieille Jean-Marc, Betaille Julien, Marguénaud Jean-Pierre. Présentation du projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°4, 2008. projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux. pp. 375-380.

    Jean-Pierre Marguénaud, Michel Prieur, Gérard Monediaire, Julien Betaille, Bernard Drobenko [et alii], « Projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux », Revue européenne de droit de l'environnement, 2008, n°4, pp. 381-393        

    Prieur Michel, Marguénaud Jean-Pierre, Monediaire Gérard, Betaille Julien, Drobenko Bernard, Gouguet Jean-Jacques, Lavieille Jean-Marc, Nadaud Séverine, Roets Damien, Bouin Frédéric, Burgat Florence, Cournil Christel, Dinh Van, Juste Ballesta José, Lador Yves, Mazzega Pierre, Michelot Agnès, Shelton Dinah. Projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°4, 2008. projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux. pp. 381-393.

    Jean-Pierre Marguénaud, Damien Roets, « Droits de l'homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, n°03, p. 692   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Convention européenne des Droits de l'Homme et droit du travail », Les Petites Affiches, 2008, p. 4 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La Convention européenne des droits de l'Homme et le droit du travail »: conférence donnée à l'AFDT le 21 mars 2008, Les Petites Affiches, 2008, p. 4 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Olympisme et droits de l'Homme », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 2008, n°87, p. 143   

    Jean-Pierre Marguénaud, Damien Roets, « Jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, n°01, p. 140   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Controverse sur l’autonomie personnelle et la liberté du consentement », Droits , 2008, n° ° 48, pp. 3-58   

    Jean-Pierre Marguénaud, Michel Prieur, Gérard Monediaire, Julien Betaille, Bernard Drobenko [et alii], « Draft convention on the international status of environmentally- displaced persons », 2008, pp. 395-406    

    Prieur Michel, Marguénaud Jean-Pierre, Monediaire Gérard, Betaille Julien, Drobenko Bernard, Gouguet Jean-Jacques, Lavieille Jean-Marc, Nadaud Séverine, Roets Damien, Bouin Frédéric, Burgat Florence, Cournil Christel, Dinh Van, Juste Ballesta José, Lador Yves, Mazzega Pierre, Michelot Agnès, Shelton Dinah. Draft convention on the international status of environmentally- displaced persons. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°4, 2008. projet de convention relative au statut international des déplacés environnementaux. pp. 395-406.

    Jean-Pierre Marguénaud, « La petite maison dans la forêt », Recueil Dalloz, 2008, p. 884 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Les incursions de la Cour européenne des droits de l'Homme en droit du travail : une œuvre encore en demi-teinte », Revue de droit du travail, 2008, p. 16 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La chambre sociale de la Cour de cassation, pionnière de la diffusion de la Convention EDH en France », La Semaine juridique. Édition générale, 2008, p. 221 

    Jean-Pierre Marguénaud, Olivier Dubos, « Arrêt Danske Svineproducenter :la protection communautaire des animaux transportés », Journal de Droit Européen, 2008, p. 206 

    Jean-Pierre Marguénaud, Benjamin Dauchez, « Les droits successoraux de l'enfant adultérin au regard des dispositions transitoires de la loi du 3 décembre 2001 », Répertoire du notariat Defrénois, 2008, p. 38808 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Volte-face européenne sur le droit du célibataire homosexuel de pouvoir adopter », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 249 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les désillusions strasbourgeoises de l'accouchée sous X repentante », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 252 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'adoption de l'enfant de la concubine », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 255 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les funérailles de l'ange », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 257 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Un nouvel instrument de conquête du droit des contrats par la Cour EDH : le règlement amiable pilote », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 641 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La trahison des étrangers sidéens », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 643 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les gros sabots de la Cour européenne des Droits de l'Homme et les arabesques du droit international privé », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 646 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'apothéose du droit à la réputation », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 648 

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la libre utilisation dans une procédure de divorce des lettres d'amour échangées entre le mari et son amant », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2008, p. 650 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les techniques d'immobilisation présentant un risque d'asphyxie posturale », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 140 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'alimentation forcée des détenus grévistes de la faim », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 144 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La peine de mort et les exécutions extrajudiciaires en Europe », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 146 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'avocat, de l'autre de côté de la vitre », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 152 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit des détenus au respect de leur décision de devenir parents biologiques », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 160 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Lutte contre le terrorisme international et respect des droits de l'Homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 692 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La stigmatisation européenne des provocations policières », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 694 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'article 505 du Code de procédure pénale : un îlot de résistance à l'influence des arrêts de la Cour européenne des Droits de l'Homme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 696 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les limites à la liberté d'expression de l'avocat de la défense », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2008, p. 706 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Les incursions de la Cour EDH en droit du travail : une œuvre encore en demi-teinte », Revue de droit du travail, 2008, p. 11 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « La chambre Sociale de la Cour de cassation, pionnière de la diffusion de la CEDH en France », La Semaine juridique. Édition générale, 2008, p. 221 

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'extrême relativité des devoirs et responsabilités des journalistes d'investigation », Recueil Dalloz, 2007, n°35, p. 2506   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La triste fin des embryons in vitro du couple séparé : la Cour de Strasbourg, Cour européenne des droits du Mâle », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, n°02, p. 295   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La responsabilité de l'Etat du fait des lois contraires à la Convention EDH », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, n°02, p. 297   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Frédéric LAZAUD, L'exécution par la France des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, n°01, p. 214   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Tranquillité du domicile et droit de l'Homme à l'environnement », Recueil Dalloz, 2007, p. 1324 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit à la liberté d'expression des militants écologistes », Recueil Dalloz, 2007, p. 1704 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit de demander asile à la frontière », Recueil Dalloz, 2007, p. 2780 

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'extrême relativité des devoirs et responsabilités des journalistes », Recueil Dalloz, 2007, p. 2506 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le droit à négociation collective partie inséparable de la liberté syndicale », La Semaine juridique. Édition générale, 2007, p. 10038 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le mariage entre personnes du même sexe renvoyé aux calendes grecques ? », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 287 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La sororité contrariée par les droits de succession », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 290 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour de Strasbourg, Cour européenne des Droits de la Femme : la question de l'avortement thérapeutique », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 92 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La triste fin des embryons surnuméraires : la Cour de Strasbourg, Cour européenne des Droits du Mâle », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 295 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La responsabilité de l'État du fait des lois contraires à la Convention EDH », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 297 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'usucapion sauvée des eaux », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 727 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les droits de la Femme prostituée à l'épreuve du proxénétisme d'État », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 730 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La liberté d'expression nécrophage », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 732 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'état civil dans tous ses états : le transsexualisme encore et toujours », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 737 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'état civil dans tous ses états : la transcription des jugements étrangers d'adoption plénière par une personne célibataire », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2007, p. 738 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La troisième chambre civile de la Cour de Cassation à la croisée des chemins d'influence de la Convention EDH sur le droit des contrats », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, n°04, p. 722   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La transsexuelle retraitée et l'autorité des arrêts de la Cour de Strasbourg », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, n°04, p. 725   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le modèle syndical danois terrassé par le droit d'association négatif », Droit Social, 2006, n°11, p. 1022   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Présentation de l'article d'Ibrahim O Kaboglu », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2006, n°03, p. 519   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'épilogue européen de l'affaire de tableau d'amortissement », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, n°02, p. 261   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Rapport de synthèse du colloque de l'Université de Nice Sofia-Antipolis du 13 mai 2005 sur L'actualité de la CEDH : nouveaux défis et pratiques », Les Petites Affiches, 2006, p. 44 

    Jean-Pierre Marguénaud, Olivier Dubos, « Le droit communautaire et les produits cosmétiques expérimentés sur les animaux », Recueil Dalloz, 2006, p. 1774 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le triste sort des embryons in vitro du couple séparé », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, p. 255 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La dernière demeure », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, p. 260 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Soubresaut national de l'arrêt Perruche », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, p. 263 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'Homme à la conquête du droit des contrats au moyen des arrêts pilotes », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, p. 719 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La 3ème chambre civile de la Cour de cassation à la croisée des chemins d'influence de la convention EDH sur le droit des contrats », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, p. 722 

    Jean-Pierre Marguénaud, « La transsexuelle retraitée et l'autorité des arrêts de Strasbourg », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, p. 725 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'Adn se ramasse à la pelle... », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2006, p. 707 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le droit de gagner sa vie par le travail devant la Cour EDH », Recueil Dalloz, 2006, p. 477 

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le modèle syndical danois terrassé par le droit d'association négatif. »: A propos d'un arrêt Grande chambre de la Cour EDH du 11 janvier 2006, Droit Social, 2006, p. 1022 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Vers la liberté du mariage entre alliés en ligne directe », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°04, p. 735   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Vers un statut juridique de l'enfant mort-né », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°04, p. 737   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'adaptation de la graphie du patronyme d'origine étrangère », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°04, p. 738   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La servitude en France », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°04, p. 740   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Deuxièmes prolongements européens de l'arrêt Perruche », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°04, p. 743   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Cour d'appel de Douai, chambre 1, section 1, 1er juillet 2005, du droit de la présomption d'innocence d'un coureur cycliste cloué au pilori médiatique pour dopage supposé (affaire Cédric Vasseur). », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 2005, n°76, p. 72   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « L'impartialité des juridictions du travail devant la Cour européenne des droits de l'Homme », Droit Social, 2005, n°0708, p. 803   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les prolongements sonnants et trébuchants de l'arrêt Mazurek », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°02, p. 335   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le vieil homme et les dettes abyssales », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°02, p. 337   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Simple parenté biologique et vie familiale », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°02, p. 339   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Sadomasochisme et autonomie personnelle », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°02, p. 341   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour de Strasbourg, Cour européenne des droits de la Femme : la question du nom », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2005, n°02, p. 343   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Vie privée des salariés handicapés et information du comité d'entreprise : contresens sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme », Recueil Dalloz, 2005, n°07, p. 469   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « L'alcool et la drogue dans les éprouvettes de la CEDH : vie privée du salarié et principe de proportionnalité », Recueil Dalloz, 2005, n°01, p. 36   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Charte constitutionnelle de l'environnement face au droit de la Cour européenne des droits de l'homme », 2005, pp. 199-207    

    Marguénaud Jean-Pierre. La Charte constitutionnelle de l'environnement face au droit de la Cour européenne des droits de l'homme. In: Revue Juridique de l'Environnement, numéro spécial, 2005. La charte constitutionnelle de l'environnement. pp. 199-207.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Premiers prolongements européens de l'affaire Perruche », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°04, p. 797   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les tergiversations de la Cour européenne des droits de l'Homme face au droit à la vie de l'enfant à naître », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°04, p. 799   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'extension au droit à la réputation de la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°04, p. 801   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La princesse et les paparazzi », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°04, p. 802   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Avis de tempête européenne sur l'interprétation des testaments et des contrats privés », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°04, p. 804   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La protection juridique du lien d'affection envers un animal », Recueil Dalloz, 2004, n°42, p. 3009   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Transsexualisme, droit à l'expertise équitable et diffusion de l'effet horizontal de la Convention européenne des droits de l'Homme dans les relations contractuelles », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°02, p. 361   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Quand la Cour de Strasbourg poursuit sa mutation en Cour européenne des droits de la Femme : la question du viol », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°02, p. 364   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'utilité européenne du commentaire de la jurisprudence nationale », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°02, p. 365   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Quand la Cour de cassation française n'hésite plus à s'ériger en championne de la protection des droits de la Femme : la question de la répudiation », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°02, p. 367   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La reconnaissance du droit au versement d'une pension au partenaire d'un ancien combattant homosexuel », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2004, n°02, p. 376   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'interprétation régressive du droit au respect de la vie privée et de la vie familiale par la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'Homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°04, p. 760   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les répercussions européennes de la démolition d'une maison construite sur un terrain indivis sans le consentement de tous les indivisaires », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°04, p. 763   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Transfert du droit au bail au concubin homosexuel et actio popularis européenne », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°04, p. 764   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La conciliation de la libre circulation des marchandises et des droits fondamentaux garantis par la Convention européenne des droits de l'Homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°04, p. 773   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le refus d'accorder le droit de se marier à des couples homosexuels », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°04, p. 775   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Quand la Cour de Strasbourg joue le rôle d'une Cour européenne des droits de la Femme : la question de l'avortement », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°02, p. 371   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Quand la Cour de Strasbourg hésite à jouer le rôle d'une Cour européenne des droits de la Femme : la question de l'accouchement sous X », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°02, p. 375   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les effets des mesures provisoires indiquées par la Cour européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°02, p. 381   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Digicode, liberté de religion et effet horizontal de la Convention européenne des droits de l'Homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, n°02, p. 383   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Vers la protection du droit de grève par la Cour européenne des droits de l'homme », Recueil Dalloz, 2003, n°14, p. 939   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Sport et Convention européenne des droits de l'homme : les garanties substantielles », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 2003, n°66, p. 9   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit de l'homme à l'environnement et Cour européenne des droits de l'homme », 2003, pp. 15-21    

    Marguénaud Jean-Pierre. Droit de l'homme à l'environnement et Cour européenne des droits de l'homme. In: Revue Juridique de l'Environnement, numéro spécial, 2003. La charte constitutionnelle en débat. pp. 15-21.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Observations : La prise en compte européenne des questions environnementales susceptibles de donner lieu à un risque sérieux pour la vie », 2003, pp. 69-76    

    Marguénaud Jean-Pierre. Observations : La prise en compte européenne des « questions environnementales » susceptibles de donner lieu à un risque sérieux pour la vie. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°1, 2003. pp. 69-76.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Hymnes à la vie et à l'autonomie personnelle », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°04, p. 858   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Transsexualisme : la Cour européenne des droits de l'Homme fait le saut de l'ange », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°04, p. 862   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La première chambre civile de la Cour de cassation invente l'art d'appliquer le code civil tel qu'il doit être interprété au regard de la Convention européenne des droits de l'Homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°04, p. 865   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Action en recherche de paternité naturelle, tests ADN et droit au respect de la vie privée », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°04, p. 866   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Cour européenne des droits de l'Homme (1re section), 7 mai 2002, Mc Vicar c/Royaume-Uni », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 2002, n°65, p. 41   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit des homosexuels de pouvoir adopter trouve sa limite caricaturale dans l'intérêt des enfants », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°02, p. 389   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La vie privée et familiale des parents d'un mort », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°02, p. 393   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Vie familiale des étrangers : barre à bâbord », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°02, p. 394   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le recours de l'article L. 781-1 du code de l'organisation judiciaire doit être préalablement exercé pour faire sanctionner la durée excessive d'une procédure », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2002, n°02, p. 395   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Vols de nuit et droit européen des droits de l'homme », 2002, pp. 171-181    

    En constatant deux violations de droits garantis par la CDEH dans des affaires de nuisances sonores dues au trafic nocturne de l'aéroport d'Heathrow, la Cour de Strasbourg vient de marquer une nouvelle étape significative de la promotion européenne des droits de l'homme à un environnement sain. Pour la première fois, en effet, elle fait prévaloir les exigences de la protection individualisée de l'environnement sur le bien-être économique du pays tout entier en mettant à la charge de l'État une obligation positive renforcée d'étudier avec la plus extrême précision l'apport économique véritable des vols de nuit et leur impact réel sur la durée et la qualité du sommeil et, par conséquent, sur la vie privée et familiale des riverains de l'aéroport. En commençant aussi à admettre que l'article 13 peut aller jusqu'à exiger un recours par lequel on puisse contester, en soi, la législation d'un Etat relative à l'environnement, l'arrêt Hatton a réalisé de si considérables avancées que l'Etat défendeur vient d'en obtenir le renvoi en Grande Chambre pour essayer de les faire réduire.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Convention européenne des droits de l'homme, fondamentalisme islamique et charia », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°04, p. 979   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Convention européenne des droits de l'homme et le juge franc-maçon », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°04, p. 984   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Procédure canonique d'annulation du mariage. Convention européenne des droits de l'homme et exequatur », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°04, p. 986   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La procédure par contumace frappée par la foudre européenne », Recueil Dalloz, 2001, n°41, p. 3302   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le respect d'un délai raisonnable : une exigence renforcée par la Cour européenne des droits de l'homme dans les litiges du travail », Recueil Dalloz, 2001, n°34, p. 2787   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la nécessité d'une réforme du régime de la curatelle pour organiser l'assistance du curatélaire en matière pénale », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°02, p. 439   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la nécessité d'instituer un recours interne permettant de dénoncer la durée excessive d'une procédure », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°02, p. 442   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'effectivité du droit pour les gens de peu d'accéder au juge de cassation ou du bon usage européen de l'article 1009-1 du nouveau code de procédure civile », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°02, p. 445   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La consécration du droit à l'exécution des décisions de justice », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°02, p. 447   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La lente émergence d'un droit européen au respect des modes de vie minoritaires », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°02, p. 448   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'importance grandissante des mesures de préparation des rencontres entre parents et enfants séparés », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°02, p. 451   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les premières décisions rendues par le Comité européen des droits sociaux dans des affaires concernant la France », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2001, n°02, p. 452   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Médiatisation du procès pénal et impartialité du juge répressif », Recueil Dalloz, 2001, n°21, p. 1646   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Licenciement, droit à la liberté d'expression du salarié et principe européen de proportionnalité », Recueil Dalloz, 2001, n°07, p. 574   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La reconnaissance de l'autorité interprétative des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme par les juges du fond ou comment expurger le droit de la famille de ses archaïsmes sans attendre le législateur », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°04, p. 930   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le réfrènement des ardeurs européennes des juges du fond par la première chambre civile de la Cour de cassation ou comment exposer la France à de nouvelles avanies strasbourgeoises en relançant l'affaire du tableau d'amortissement », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°04, p. 933   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'homme face à la surenchère européenne des juridictions judiciaires françaises », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°04, p. 934   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le protocole n° 12 à la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales portant interdiction générale de la discrimination », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°04, p. 936   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La première décision du Comité européen des droits sociaux : de l'audace, déjà de l'audace à propos du travail familial des enfants », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°04, p. 937   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le Comité des droits de l'homme juge discriminatoire l'obligation faite aux objecteurs de conscience d'accomplir un service civil deux fois plus long que le service militaire », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°04, p. 951   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Inégalité successorale de l'enfant adultérin : le contribuable français perd 500 000 F à la suite d'un pari européen inconsidérément engagé par la première chambre civile de la Cour de cassation », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°02, p. 429   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'attribution de l'autorité parentale à un père homosexuel », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°02, p. 433   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Requiem pour l'adage Ubi lex non distinguit ? La Cour européenne des droits de l'homme pourfend les lois trop générales qui n'établissent pas de discriminations positives », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°02, p. 434   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'influence de l'article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l'homme sur l'application des lois rétroactives validées par le Conseil constitutionnel », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°02, p. 436   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De quelques observations de la Cour européenne des droits de l'homme sur la Cour de cassation française », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2000, n°02, p. 439   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La dérive de la procédure pénale française au regard des exigences européennes », Recueil Dalloz, 2000, n°16, p. 249   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit à l'expertise équitable », Recueil Dalloz, 2000, n°07, p. 111   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Pan sur le bec ! La nouvelle Cour européenne des droits de l'homme vole au secours de journalistes condamnés pour avoir révélé le montant des revenus d'une personne menant une vie publique », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°04, p. 909   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'homme affine sa méthode d'interprétation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme afin de condamner la France pour tortures policières », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°04, p. 911   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'homme permet aux petits propriétaires opposants à la chasse de se soustraire à l'envahissement des associations communales de chasse agréées », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°04, p. 913   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Du droit au respect de la vie privée des militaires homosexuels », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°04, p. 917   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Quand la Cour de Strasbourg s'empare du contrôle des actes nationaux d'application d'un traité communautaire », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°04, p. 918   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Les clauses relatives au domicile du salarié dans le contrat de travail : du bon usage du principe européen de proportionnalité », Recueil Dalloz, 1999, n°41, p. 645   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Indemnisation des victimes post-transfusionnelles du sida : vers la fin de l'opposition entre l'Assemblée plénière et la Cour européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°02, p. 490   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De quelques applications novatrices de la CEDH par les juges du fond en matière de déchéance du droit aux intérêts », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°02, p. 492   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour de cassation multiplie les applications dévastatrices de l'exigence d'impartialité objective au sens de l'article 6 § 1 de la CEDH », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°02, p. 494   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'indifférence des juridictions de l'ordre judiciaire aux leçons de l'arrêt Marckx », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°02, p. 497   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La délimitation par la Cour de Strasbourg du domaine de l'effet horizontal de la CEDH », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°02, p. 498   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le reflux du droit au respect de la vie privée et familiale des parents d'enfants adoptables », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°02, p. 501   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'indifférence des juridictions judiciaires à l'égard de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1999, n°02, p. 509   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Le droit des travailleurs étrangers à l'allocation du Fonds national de solidarité : la Chambre sociale de la Cour de cassation prend exemple sur la Cour européenne des droits de l'homme », Recueil Dalloz, 1999, n°22, p. 334   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Cour européenne des droits de l'homme renouvelée », Recueil Dalloz, 1999, n°21, p. 221   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Protection sociale, égalité des sexes et discriminations positives : l'allocation de congé parental devant la Cour européenne des droits de l'homme », Recueil Dalloz, 1999, n°10, p. 141   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Convention d'Aarhus et la Convention européenne des droits de l'homme », 1999, pp. 77-87    

    Marguénaud Jean-Pierre. La Convention d'Aarhus et la Convention européenne des droits de l'homme. In: Revue Juridique de l'Environnement, numéro spécial, 1999. La Convention d'Aarhus. pp. 77-87.

    Jean-Pierre Marguénaud, « La loi dite Verdeille à l'épreuve de la Cour européenne des droits de l'homme : coup de semonce au coup de grâce ? Commentaire de l'arrêt de la CEDH Chassagnou et autres c/ France du 29 avril 1999 », 1999, pp. 517-530    

    L'arrêt Chassagnou constate que la mise en œuvre de la loi du 10 juillet 1964 entraîne des violations du droit au respect des biens, du droit d'association négatif et du principe de non-discrimination affirmés par la CEDH et la jurisprudence européenne. L'arrêt est globalement favorable aux opposants à la chasse dont il prend indirectement mais systématiquement en compte la force des convictions éthiques ; les chasseurs y puiseront cependant un motif de réconfort puisqu'il affirme expressément que la loi dite Verdeille poursuit assurément un but d'intérêt général en cherchant à éviter une pratique anarchique de la chasse et à favoriser une gestion rationnelle du patrimoine cynégétique. Théoriquement, l'arrêt Chassagnou fourmille d'innovations remarquables dont on peut attendre des répercussions heureuses ou malheureuses dans beaucoup d'autres domaines que le droit de la chasse. Pratiquement il devrait, comme l'a courageusement reconnu le juge français dissident J.-P. Costa, « obliger le Gouvernement et le Parlement à remettre sur le métier l'ouvrage tissé en 1964 ». Une ambiguïté sur le point de savoir si la Cour de Strasbourg a dénoncé la discrimination qui frappe tous les petits propriétaires terriens ou seulement celle qui s'abat sur ceux d'entre eux qui sont aussi opposants à la chasse laisse cependant en suspens la question suivante : l'indispensable réforme pourra-t-elle s'en tenir à une modification de la loi Verdeille ou devra-t-elle aller jusqu'à l'abrogation ?

    Jean-Pierre Marguénaud, « Note : Essais nucléaires britanniques, droit à la vie et santé des personnes », 1999, pp. 44-48    

    Marguénaud Jean-Pierre. Note : Essais nucléaires britanniques, droit à la vie et santé des personnes. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°1, 1999. pp. 44-48.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Note : Les droits des opposants à la chasse dans les balances de la justice européenne », 1999, pp. 445-452    

    Marguénaud Jean-Pierre. Note : Les droits des opposants à la chasse dans les balances de la justice européenne. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°4, 1999. pp. 445-452.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Extension de l'exigence d'un délai raisonnable à la phase d'exécution d'un acte notarié », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°04, p. 993   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'appréciation par la Cour de Strasbourg des efforts d'adaptation du droit français des écoutes téléphoniques aux exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°04, p. 994   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La destruction d'une maison dans le mépris et sans respect pour les sentiments des propriétaires peut être qualifiée de traitement inhumain », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°04, p. 996   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Ebauche européenne d'un droit à l'existence des personnes morales », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°04, p. 997   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La volonté de l'enfant de ne pas quitter la famille d'accueil », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°04, p. 999   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Arrêt Sheffield et Horsham c/ Royaume-Uni : transsexualisme et immobilisme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°04, p. 1001   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le Comité des droits de l'homme place les lieux de sépulture ancestraux sous les auspices du droit au respect de la vie privée et de la vie familiale », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°04, p. 1012   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Protection sociale et nationalité : un nouvel exemple de l'influence de la Convention EDH sur le droit social », Recueil Dalloz, 1998, n°32, p. 438   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La procédure devant la Cour de cassation française ne s'accorde pas avec les exigences du procès équitable », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 511   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'efficacité limitée du droit au respect de la vie privée et familiale des étrangers contre les expulsions décidées par la France », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 513   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, instrument privilégié de lutte contre les troubles de voisinage », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 515   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'obligation de motiver les décisions juridictionnelles dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 516   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La rébellion de l'Assemblée plénière contre la Cour européenne des droits de l'homme en matière d'indemnisation des victimes post-tansfusionnelles du sida », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 518   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'engouement de la première chambre civile pour l'article 5 du protocole additionnel n° 7 proclamant l'égalité de droits et de responsabilités de caractère civil entre époux », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 520   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'outrance d'une juridiction du premier degré écartant l'application de l'article 87-I de la loi du 12 avril 1996 pour contrariété à l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme (ou comment se servir des sources européennes pour empêcher le législateur d'épiloguer sur l'affaire du tableau d'amortissement ) », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 521   

    Jean-Pierre Marguénaud, « 1er novembre 1998 : entrée en vigueur du Protocole additionnel n° 11 portant restructuration du mécanisme de contrôle établi par la Convention européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1998, n°02, p. 523   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La personnalité juridique des animaux », Recueil Dalloz, 1998, n°20, p. 205   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Inventaire raisonné des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme relatifs à l'environnement », 1998, pp. 5-19    

    Marguénaud Jean-Pierre. Inventaire raisonné des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme relatifs à l'environnement. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°1, 1998. pp. 5-19.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Note : Le droit à l'information supplanté par le droit au respect de la vie privée et familiale des voisins d'usines chimiques », 1998, pp. 319-324    

    Marguénaud Jean-Pierre. Note : Le droit à l'information supplanté par le droit au respect de la vie privée et familiale des voisins d'usines chimiques. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°3, 1998. pp. 319-324.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Affermissement du droit à une procédure contradictoire face au rôle du Parquet de cassation », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°04, p. 1006   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Extension des exigences du droit à un procès équitable à la phase de l'expertise technique », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°04, p. 1007   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Extension des exigences du droit à un procès équitable à la phase d'exécution de la décision », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°04, p. 1009   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Transsexualisme et droit au respect de la vie familiale : où le lecteur éberlué apprendra avec un vif soulagement qu'une femme ne peut pas être le père de l'enfant de sa compagne », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°04, p. 1011   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Sadomasochisme et droit au respect de la vie privée », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°04, p. 1013   

    Jean-Pierre Marguénaud, Jean Mouly, « Droit d'association négatif et négociation collective de travail », Recueil Dalloz, 1997, n°29, p. 363   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Amplification du reflux du droit au respect de la vie familiale des étrangers », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°02, p. 540   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La conciliation du droit au respect de la vie familiale et de la protection du mineur en danger », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°02, p. 541   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la conformité du droit français aux exigences de l'arrêt Marckx », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°02, p. 542   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De l'utilité de l'article 12 de la Convention européenne des droits de l'homme pour le dépoussiérage du droit d'opposition à mariage », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°02, p. 549   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le prénom rejoint le nom patronymique dans le champ d'application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°02, p. 551   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La saisissabilité des sommes octroyées par la Cour de Strasbourg aux victimes de violations des droits garantis par la Convention européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1997, n°02, p. 552   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Note : La protection du paysage rural contre les caravanes des gens du voyage », 1997, pp. 87-93    

    Marguénaud Jean-Pierre. Note : La protection du paysage rural contre les caravanes des gens du voyage. In: Revue Européenne de Droit de l'Environnement, n°1, 1997. pp. 87-93.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Premières conséquences de l'assimilation des droits de créances à des biens au sens de l'article 1er du Protocole n° 1 », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°04, p. 1019   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la protection européenne des bailleurs nécessiteux contre les locataires entêtés », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°04, p. 1021   

    Jean-Pierre Marguénaud, « De la protection européenne des locataires hospitaliers contre la rigueur des clauses d'habitation personnelle », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°04, p. 1024   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Reflux du droit au respect de la vie familiale des étrangers », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°04, p. 1025   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le secret des sources journalistiques aveuglément protégé par la Cour de Strasbourg », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°04, p. 1026   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme et le rôle du parquet de cassation en matière civile », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°04, p. 1028   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit civil français sous influence de la Convention européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°02, p. 505   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les troubles de voisinage combattus par le droit au respect du domicile et de la vie privée », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°02, p. 507   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'indemnisation des victimes post-tranfusionnelles du sida améliorée grâce à l'article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l'homme », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°02, p. 509   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Stigmatisation européenne du viol entre époux », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°02, p. 512   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La répudiation refoulée au nom de l'égalité des époux », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°02, p. 514   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Intensification du processus d'assimilation des droits de créance à des biens », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 1996, n°02, p. 515   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Ni personne, ni objet, l’animal », 1996, pp. 15-23    

    Marguénaud Jean-Pierre. Ni personne, ni objet, l’animal. In: Bulletin de l'Académie Vétérinaire de France tome 149 supplément au n°3, 1996. pp. 15-23.

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'animal dans le nouveau code pénal. », Recueil Dalloz, 1995, n°25, p. 187   

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'adjonction de son patronyme par le mari au nom commun de la famille emprunté à sa femme et la Convention européenne des droits de l'homme », Recueil Dalloz, 1995, n°01, p. 5   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La reconnaissance du droit d'association négatif », Recueil Dalloz, 1994, n°14, p. 181   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La réparation du préjudice consécutif à la mort d'un animal », Recueil Dalloz, 1993, n°24, p. 353   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Infraction à la législation sur les stimulants utilisés à l'occasion de compétitions sportives et la législation sur les stupéfiants ; Recours aux écoutes téléphoniques ; Exercice illégal de la médecine ; Principe de la légalité des délits et des peines », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 1993, n°25, p. 82   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Lorsque le refus de modification de l'état civil d'un transsexuel entraîne une situation incompatible avec le respect dû à sa vie privée, il y a rupture du juste équilibre à ménager entre l'intérêt général et les intérêts de l'individu, et il y a infraction à l'art. 8 de la Convention européenne des droits de l'homme », Recueil Dalloz, 1993, n°09, p. 101   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Football ; atteinte à l'honneur et à la considération du président de la CND ; diffamation (oui). », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 1992, n°23, p. 72   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Cheval de course ; vente ; dol (non) », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 1991, n°18, p. 69   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Quelques réflexions sur la diffamation en matière de dopage », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 1991, n°18, p. 91   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Complicité d'enseignement d'activités physiques et sportives sans diplôme », Recueil Dalloz, 1991, n°08, p. 94   

    Jean-Pierre Marguénaud, « Initiation à la pratique du ski ; enseignement contre rémunération d'activités physiques et sportives sans diplôme (oui) ; complicité de l'employeur (oui) ; interprétation stricte de la loi pénale (article 43 alinéa 1er de la loi n 86.610 du 16 juillet 1984). », Jurisport : La revue juridique et économique du sport, 1990, n°14, p. 80   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La cause simulée », Recueil Dalloz, 1990, n°17, p. 241   

    Jean-Pierre Marguénaud, « La qualification pénale des actes de terrorisme », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 1990, n°01, p. 1   

    Jean-Pierre Marguénaud, Ioannis S. Delicostopoulos. Le procès civil à l’épreuve du droit processuel européen, Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2004, pp. 234-237    

    Marguénaud Jean-Pierre. Ioannis S. Delicostopoulos. Le procès civil à l’épreuve du droit processuel européen. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 56 N°1,2004. pp. 234-237.

  • Jean-Pierre Marguénaud, Damien Roets, Jean-Marie Plazy, Les majeurs protégés, parties au procès pénal, 2004 

  • Jean-Pierre Marguénaud, Vincent Bassani, Laurence Burgorgue-Larsen, Sylvain Kahn, Thierry Chopin [et alii], L'Europe à l'épreuve des crises, 2019   

    Jean-Pierre Marguénaud, Corine Namont Dauchez, Benjamin Dauchez, The notary, "out-of-court magistrate" with regard to the European judge of Human Rights, 2018   

    Jean-Pierre Marguénaud, Corine Namont Dauchez, Benjamin Dauchez, La légitimation du notariat par le droit européen des droits de l'Homme, 2017   

  • Jean-Pierre Marguénaud, « Les professions judiciaires à l’ère de la Convention », le 03 mai 2024  

    Colloque événement organisé par la Cour de cassation introduit par Monsieur Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit & Dermatologie », le 19 mars 2024  

    Colloque organisé par le Lab-LEX, Université de Bretagne Occidentale avec le LIEN, l'ENM et l'EREB sous la direction de Laurent Misery, Professeur de dermatologie et de vénérologie et François-Xavier Roux-Demare, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles

    Jean-Pierre Marguénaud, « Regards croisés : le législateur face aux animaux d’élevage », le 17 janvier 2024  

    Colloque organisé par l'IFTJ, Université de Pau et Pays de l'Adour sous la direction scientifique de Mme Adrienne Bonnet, Maîtresse de conférences en droit privé et sciences criminelles à l’UPPA

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit à l'erreur, approche de droit interne », le 17 novembre 2023  

    Journée d’études organisée par le CREDESPO, Université de Bourgogne sous la direction de Nathalie Droin et Nicolas Gerbay dans le cadre des "Journées d’études de l’axe Justice"

    Jean-Pierre Marguénaud, « Naître ou ne pas naître, de l’Antiquité au XXIe siècle », le 06 septembre 2023  

    Séminaire organisé par l'IHD Edmond Meynial (UR-UM 206) et l'Ecole de droit de la santé, Université de Montpellier sous la direction scientifique de Lucile Lambert-Garrel, Pascal Vielfaure et François Vialla

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le juge et le devoir de vigilance », le 05 juillet 2023  

    Colloque organisé par le CERDP de la faculté de droit, Université de Côte d'Azur, l'Université Jean Monnet Paris Saclay, l'ENM, l'IDEP et la SFDE sous la direction scientifique de Pauline Abadie & Grégoire Leray

    Jean-Pierre Marguénaud, « La France et la Cour européenne des droits de l'homme », le 09 juin 2023  

    Journée organisée par les Amis de la Fondation René Cassin, l’IIDH, le CRDH et l’Institut des droits de l’Homme du Barreau de Paris

    Jean-Pierre Marguénaud, « Surveillance », le 06 avril 2023  

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Laure Laref et Michaël Laref, Enseignants en droit privé et sciences criminelles à la Faculté de droit de l’Université catholique de Lille et chercheurs au sein du laboratoire C3RD.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le droit pénal face à l'éthique », le 17 novembre 2022  

    Organisé par l'IFG, Université de Lorraine sous la direction scientifique de Julie Gallois, MCF à l’Université de Lorraine et & Chloé Liévaux, MCF à l’Université de Lorraine

    Jean-Pierre Marguénaud, « La laïcité, limite à la liberté de religion ? », le 17 octobre 2022  

    Organisé par le CECOJI (Centre Étude et de COpération Juridique Interdisciplinaire) et l'ERDP (Equipe de Recherche en Droit Privé), Université de Poitiers sous la direction de Céline Lageot, Professeur de droit public, Université de Poitiers et de Fabien Marchadier, Professeur de droit privé, Université de Poitiers

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'effectivité du provisoire en droit international et européen », le 07 octobre 2022  

    Organisé pour le CMH par Ludovic Benezech, maître de conférences en droit public, Université Clermont Auvergne

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le suicide de l’Antiquité à nos jours », le 07 septembre 2022  

    Organisé par l’Institut d’histoire du droit (IHD) et l’Ecole de droit de la santé de Montpellier (EDSM) sous la direction scientifique de François Vialla, Pascal Vielfaure et Sophie Joly

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le polymorphisme de l’équilibre en droit », le 10 juin 2022  

    Organisé par le Centre de droit et politique comparés, UMR DICE - Faculté de droit de l'Université de Toulon, sous la responsabilité scientifique de Sylvie Schmitt et Céline Maillafet

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'argument scientifique en droit public », le 20 mai 2022  

    Organisé pour l'Université de Montpellier par Philomène Calvez, Caroline Gilles, Jade Meyrieu, Mélissandre Talon, Ferdi Youta et Antoine Oumedjkane

    Jean-Pierre Marguénaud, « La pratique des opinions séparées à la Cour européenne des droits de l’homme », le 13 mai 2022  

    Colloque annuel de la Fondation René Cassin, organisé par Marjorie Beulay et Yannick Lécuyer

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les discours de haine », le 17 février 2022  

    Organisé par Baptiste Nicaud, Maître de conférences à l’Université de Limoges, Laboratoire OMIJ

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'animal saisi par les procédures », le 28 janvier 2022  

    Organisée par le CERDP, Université Nice-Côte d'Azur

    Jean-Pierre Marguénaud, « Transanimalisme », le 03 décembre 2021  

    Colloque organisé par Bénédicte Bévière-Boyer, Maître de conférences-HDR en droit privé (Paris 8), Amandine Cayol, Maître de conférences en droit privé (Caen) et Emilie Gaillard, Maître de conférences HDR en droit privé (Sciences Po Rennes).

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les Doctoriades de Toulon », le 14 octobre 2021  

    Organisées par l'Université de Toulon, sous l'égide du Collège des études doctorales, de l'Ecole doctorale n° 509, de l'Ecole doctorale n°548, en partenariat avec les laboratoires de recherche

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les mutations contemporaines du droit de l’animal », le 06 octobre 2021  

    5e Université d’automne organisée par l'institut Louis Favoreu, UMR DICE, Université Aix-Marseille / CNRS

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit de la biodiversité : activités de pleine nature et protection de l'environnement », le 01 octobre 2021  

    Organisé par le Conseil départemental d’accès au droit (CDAD) du Cantal et le tribunal judiciaire d’Aurillac

    Jean-Pierre Marguénaud, « Animal et santé », le 23 septembre 2021  

    Organisé par l’UBO, Université de Bretagne Occidentale sous la direction de François-Xavier Roux-Demare, Doyen honoraire de la Faculté, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Responsable du Diplôme universitaire de Droit animalier

    Jean-Pierre Marguénaud, « L’Union européenne : quelles politiques, pour quelle société européenne ? », le 13 septembre 2021  

    Université d'été 2021 du CDRE, Centre de documentation et de recherche européennes, Centre d'excellence Jean Monnet, Université de Pau et des Pays de l'Adour

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les pouvoirs publics face aux épidémies, de l'Antiquité au XXIème siècle », le 01 septembre 2021  

    Organisé par Monsieur Vialla, Directeur du Centre Européen d'Etudes et de Recherche en Droit et Santé et du Master en Droit de la Santé, avec Monsieur Vielfaure, Directeur de l'Institut Histoire Du Droit.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les conditions d’incarcération sous le contrôle des juges : éléments d’actualité », le 29 avril 2021  

    Organisé sous la direction scientifique de Mustapha Afroukh, Julien Bonnet et Pierre-Yves Gahdoun, Université de Montpellier

    Jean-Pierre Marguénaud, « Welcome to a small (law) world », le 24 novembre 2020  

    Séance du séminaire organisé par le CEIPI, Strasbourg

    Jean-Pierre Marguénaud, « Comprendre le statut de l'animal », le 20 février 2020  

    Cycle de conférences-débats grand public organisé par J.-S. Bergé - Supervision A. Douai

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les animaux en religion », le 30 janvier 2020  

    Organisé par l’UMR DRES 7354 - Equipe droits et religions, Université de Strasbourg

    Jean-Pierre Marguénaud, « La protection animale ou l’approche catégorielle », le 07 novembre 2019  

    Journée d'étude organisée sous la direction scientifique de François-Xavier Roux-Demare, Doyen de la Faculté de Droit, Economie, Gestion et AES, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le procès environnemental », le 21 octobre 2019  

    Organisé à la Cour de Cassation par le CERIC, Aix-Marseille Université, l’ENM, et la Mission Droit et Justice

    Jean-Pierre Marguénaud, « La révision des lois bioéthiques et l’évolution de la conception de la personne humaine », le 17 octobre 2019  

    Journées de la jeune recherche organisées par les deux écoles doctorales n°548 « Mer et sciences » et n°509 en SHS « Civilisations et sociétés euro-méditerranéennes et comparées » accompagnées du collège des études doctorales de l’Université de Toulon

    Jean-Pierre Marguénaud, « La Charte sociale européenne : un instrument d'avenir ! », le 20 septembre 2019  

    Organisé par l'Institut de recherche Carré de Malberg sous la responsabilité scientifique de Florence Benoît-Rohmer, Agathe Rivière et Aline Venant.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le Conseil de l'Europe, 70 ans et après ? », le 16 septembre 2019  

    Université d’été organisée par le Centre d’Excellence Jean Monnet d’Aquitaine, le CRDEI, Université de Bordeaux

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les animaux », le 01 juillet 2019  

    Organisée sous la direction scientifique de Marianne Faure-Abbad, David Gantschnig, Laurence Gatti, Adrien Lauba et Jean-Victor Maublanc

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le tatouage et les modifications corporelles saisis par le Droit », le 06 juin 2019  

    Organisé par l’Observatoire des Mutations Institutionnelles et Juridiques (OMIJ) (EA 3177)

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits des êtres humains et droits des autres entités : une nouvelle frontière ? », le 16 mai 2019 

    Jean-Pierre Marguénaud, « L’abattage sans étourdissement », le 10 mai 2019  

    Organisé par l’Observatoire des Mutations Institutionnelles et Juridiques (OMIJ) (EA 3177) sous la responsabilité scientifique de Lucille Boisseau-Sowinski et Jean-Pierre Marguénaud

    Jean-Pierre Marguénaud, « Protocole n°16 - Convention Européenne des droits de l’Homme », le 19 avril 2019  

    Organisé par l’IDEDH, Université de Montpellier

    Jean-Pierre Marguénaud, « Quel avenir pour le système européen de protection des droits de l'Homme ? », le 29 mars 2019  

    Organisé sous la direction scientifique de Hélène Surrel, Professeure, Sciences Po Lyon - EDIEC-CEE et Loïc Robert, MCF, EDIEC-CEE, avec le soutien de Sciences Po Lyon, de la Commission recherche de l’Université Jean Moulin Lyon 3, du CEE et l'EDIEC

    Jean-Pierre Marguénaud, « Personnalité animale », le 27 mars 2019  

    Conférence organisée par le Centre Michel de l'Hospital.

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le principe et la technique d'interprétation de la proportionnalité en matière de droit de l'homme », le 21 mars 2019  

    Organisée par le CRJ Franche-Comté

    Jean-Pierre Marguénaud, « La garantie des droits et libertés : quelles techniques de contrôle par le juge ? », le 07 décembre 2018  

    L’objet de cette rencontre annuelle est d’exposer, analyser et comparer les jurisprudences européennes et internes relatives aux droits et libertés et les techniques de protection qu’elles mettent en oeuvre.

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'animal et l'homme », le 11 octobre 2018 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit et animaux », le 21 septembre 2018  

    Organisé par la Société de législation comparée en partenariat avec la Société italienne pour la recherche en droit comparé

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les magiciens du droit », le 25 mai 2018  

    Organisé dans le cadre du cycle de conférences par l’Équipe de Droit Pénal de Montpellier

    Jean-Pierre Marguénaud, « La personnalité juridique de l'animal (I) », le 29 mars 2018 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit constitutionnel de l'environnement, regards croisés », le 06 mars 2018  

    Organisé par Marie-Anne Cohendet, Professeure à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avec le concours du Département de droit public et droit fiscal de l'Ecole doctorale Droit et sciences politiques, économiques et de gestion de l'Université de Nice

    Jean-Pierre Marguénaud, « Vie privée : quelle protection par le juge ? », le 24 novembre 2017  

    Organisé par V. Goesel-Le Bihan, Équipe Droits, Contrats et Territoires dans le cadre des Transversales de Lyon 2

    Jean-Pierre Marguénaud, « La nationalité : enjeux et perspectives », le 16 novembre 2017  

    Organisé à l’occasion des 20 ans de la Convention européenne sur la nationalité

    Jean-Pierre Marguénaud, « Le consentement », le 15 juin 2017  

    suivie de la remise des diplômes 2016

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droit international et européen des droits de l’Homme et bioéthique », le 01 juin 2017 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Peut-on incriminer d’autres négationnismes que celui de la Shoah ? », le 18 mai 2017  

    Organisé par Th. Hochmann et P. Kasparian

    Jean-Pierre Marguénaud, « Droits de regard sur l’abattage des animaux d’élevage », le 07 avril 2017 

    Jean-Pierre Marguénaud, « Les liens entre éthique et droit - L’exemple de la question animale », le 10 novembre 2016  

    Responsables scientifiques : Lucille Boisseau-Sowinski et Delphine Tharaud, Maîtres de conférences en droit privé à l’Université de Limoges

    Jean-Pierre Marguénaud, « La réécriture de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : une nécessité ? », le 03 novembre 2016  

    Sous la direction de Nathalie Droin, Maître de conférences HDR en droit public et Walter Jean-Baptiste, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, CREDESPO

    Jean-Pierre Marguénaud, « Crise économique et droits sociaux : un standard de protection affaibli ? », le 13 octobre 2016  

    Le colloque proposé aura pour problématique générale la question des effets de la crise sur le standard de protection des droits sociaux.

    Jean-Pierre Marguénaud, « L'animal et le droit », le 27 mai 2014 

    Jean-Pierre Marguénaud, Diane Roman, « Les doctrines juridiques françaises privatistes et publiciste face à la Convention européenne des droits de l’Homme », Colloque "La summa divisio droit privé-droit public présente-t-elle encore un intérêt aujourd'hui ?", Saint-Etienne, le 22 octobre 2009 

    Jean-Pierre Marguénaud, Damien Roets, « L'encadrement par la norme internationale », La procédure pénale en quête de cohérence, Paris, Cour de cassation, le 06 avril 2006 

  • Jean-Pierre Marguénaud, Autour d’un auteur : Jean-Pierre Marguénaud 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Maia Gouguet, L'encadrement juridique de la libre disposition de soi, thèse soutenue en 2019 à Limoges, membres du jury : Olivier Dubos (Rapp.), Christophe Jamin (Rapp.), Anne-Blandine Caire et Thierry Fossier    

    La libre disposition de soi doit-elle accueillir des limites imposées par le Droit ? Une première approche, instinctive,est de répondre par la négative car le Droit n’aurait pas vocation à s’ingérer dans les rapports intimes que l’on entretient avec soi et qui ne concernent en conséquence pas la société. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : le Droit est légitime à intervenir dans la libre disposition de soi car l’intimité est poreuse, et laisse passer entre ses mailles la présence d’autrui, ce qui autorise les pouvoirs publics à intervenir ponctuellement dans ce domaine a priori dédié à la vie privée. C’est à l’aune de l’ordre public que le législateur ou les juges déterminent si la libre disposition de soi peut s’épanouir sans danger pour autrui ou pour l’intérêt général. Cet ordre public, dans ses composantes classiques de direction et de protection, paraît néanmoins actuellement à la peine pour contenir les volontés individuelles qui s’expriment avec force conviction. Tant le juge que le législateur se sont en conséquence tournés vers un autre instrument juridique de nature à encadrer la libre disposition de soi. De facture plus récente, la dignité de la personne humaine vient soit protéger la libre disposition d’individus en situation de faiblesse ; soit au contraire limiter la libre disposition de soi, protégeant la personne contre son gré. La deuxième acception de la dignité est celle qui prédomine entre les mains du législateur et des juges, laissant la libre disposition de soi à la merci d’un instrument peu nuancé.Il faut donc rechercher un instrument juridique qui permette d’assurer la cohésion sociale sans pour autant éteindre les aspirations individuelles. C’est un équilibre particulièrement délicat à trouver en ce que ces deux objectifs sont le plus souvent diamétralement opposés. La recherche doit s’orienter vers l’ordre public car celui-ci est un concept éminemment évolutif. C’est un ordre public qui doit être de direction, eu égard aux faits qu’il accompagne, avec toute la fermeté requise, les individus dans la découverte des options qui leur sont les plus favorables et qu’il n’a pas vocation à protéger à tout prix la libre disposition de soi. Son adaptabilité aux circonstances de l’espèce est rendue possible grâce à l’application du principe de proportionnalité in concreto. Ce nouvel ordre public ne serait enfin qu’une coquille vide, sans l’objectif du Bien commun, qui permet de discriminer entre les usages licites et illicites de la libre disposition de soi. Encadrée par l’ordre public de direction de la personne, cette dernière peut s’exprimer sans verser dans des extrêmes dommageables à l’individu ou à la société.

    David Chauvet, Les animaux face au droit naturel : L'égalité animale par-delà la morale, thèse soutenue en 2018 à Limoges, membres du jury : Florence Burgat (Rapp.), Pierre Brunet (Rapp.), François Fourment et Corine Pelluchon    

    Cette recherche vise à fonder les droits des animaux non humains (ou humains) d’une manière hobbesienne. Cette manière est celle du droit naturel (ou jusnaturalisme). Nous montrons tout d'abord pourquoi le droit naturel est un cadre normatif spécifique qui doit être distingué de tout autre système normatif, en particulier de la morale ou de l’éthique. Dans un contexte hobbesien, les droits des animaux non humains ne sont pas des droits moraux mais des droits naturels. Nous montrons ensuite comment on peut écarter grâce au droit naturel toute morale défavorable aux animaux non humains. En fondant les droits naturels des animaux non humains, cette recherche poursuit des travaux déjà engagés sur la voie hobbesienne. Mais nous relions plus particulièrement la question des droits naturels des animaux non humains à la question de savoir quel type de protection juridique doit leur être accordé en vertu d’arguments de type hobbesien. Nous montrons finalement pourquoi l’égalité animale est une nécessité juridique dans le contexte d’une défense jusnaturaliste des animaux non humains, ce qui se traduit en droit positif par leur personnification juridique anthropomorphique.

    Sofia Sellami, La sexualité des personnes handicapées, thèse soutenue en 2017 à Limoges, membres du jury : Bruno Py (Rapp.), Jean-Marie Plazy (Rapp.), Anne Marmisse-d'Abbadie d'Arrast et Marie Lamarche    

    La sexualité des personnes handicapées sort de l’ombre et fait actuellement l’objet de nombreuses réflexions pluridisciplinaires. Le temps est enfin venu aux juristes –et autres– de briser les tabous pour réfléchir à cette thématique que le législateur s’est abstenu de prendre en compte malgré les difficultés qu’elle pose. Les personnes handicapées ne disposent pas toujours des aptitudes pour avoir une sexualité qu’elles désirent. En revanche, elles subissent parfois une sexualité qu’elles ne veulent pas ou ne sont pas en mesure de vouloir. L’un de ces paradoxes conduit ainsi à l’étude de problèmes aussi divers que ceux relatifs à la procréation des personnes handicapées, à leur épanouissement sexuel ou aux agressions sexuelles dont elles sont généralement les victimes.

    Tatiana Dailler, La peau humaine en droit privé, thèse soutenue en 2015 à Limoges, membres du jury : Florence Bellivier (Rapp.), Grégoire Loiseau (Rapp.), Jean Mouly    

    La peau humaine est un élément singulier qui recouvre le corps et permet à chacun de bénéficier du sens du toucher. Qualifiée de tissu du corps humain, la peau est aujourd’hui soumise au même régime juridique que celui qui s’applique à l’égard du corps humain. Pourtant, si la peau est indéniablement une enveloppe qui entoure le corps et le protège, elle est également proche de la personne puisqu’elle en constitue l’apparence, renferme des éléments de son identité et contribue à son identification. Par conséquent, la peau recouvre la surface du corps et désigne aussi la personne, ce qui en fait un élément frontalier du corps et de la personne. Ainsi rattachée aux deux entités dominantes que sont la personne et le corps, la peau doit être envisagée dans une relation ternaire qui la placerait au centre des liens entretenus entre la personne et son corps. D’une part, la peau n’est pas seulement un élément du corps humain puisque la personne bénéficie d’un droit d’effectuer des choix concernant sa peau, voire de la modifier. D’autre part, la peau n’est pas seulement un élément rattaché à la personne puisqu’elle renferme le corps et en constitue une protection. Par conséquent, si ce lien entre la peau et la personne doit être mis en exergue, il doit également se conjuguer avec le lien qui existe entre la peau et le corps, afin d’assurer, non seulement une cohérence entre les différents principes juridiques qui s’appliquent alternativement à la peau en fonction de son entité de rattachement mais également, de garantir une protection effective de la peau quelle que soit cette entité de rattachement.

    Nicolas Faintrenie, L'influence européenne sur l'interprétation des actes juridiques privés, thèse soutenue en 2015 à Limoges, membres du jury : Judith Rochfeld (Rapp.), Jean-Sylvestre Bergé (Rapp.), Fabien Marchadier    

    Par l’arrêt Pla et Puncernau contre Andorre du 13 juillet 2004, la Cour européenne des droits de l’homme a fait une entrée remarquée dans le contrôle de l’interprétation des actes juridiques privés. Tenante d’une conception réaliste du droit, elle a élaboré des Principes européens d’interprétation qui sont autant d’obligations qui pèsent sur le juge national. La CJUE partage en grande partie ces principes, mais possède ses particularités et hésite encore à s’aligner sur le contrôle du juge de Strasbourg. Le juge français est quant à lui confronté à des directives d’interprétation qui sont de simples conseils, tandis que la Cour de cassation se refuse à opérer un autre contrôle que celui de la dénaturation. Dès lors, elle n’est pas en mesure de redresser les fautes commises par les juges du fond notamment, et encourt le risque d’engager la responsabilité de l’Etat français devant la Cour EDH. Si la Cour de cassation a entamé une réflexion sur la façon de rendre la justice en coordination avec les cours européennes, la modification du système herméneutique français se heurte à de nombreux obstacles révélateurs de la conception traditionnelle du droit français des obligations.

    Émilie Tabaraud, L'incivilité en droit privé, thèse soutenue en 2015 à Limoges, membres du jury : Pascale Deumier (Rapp.), Anne-Blandine Caire (Rapp.), Françoise Tulkens    

    « Impolitesse », « manque de savoir-vivre », « petits désordres », voire même « infraction pénale », sont autant de qualificatifs utilisés pour dénoncer les effets néfastes de l’incivilité dans les relations sociales. Présentée comme « le » phénomène responsable des maux de la société, les mesures informelles pour endiguer l’incivilité se multiplient. Néanmoins, celles-ci se révélant insuffisantes à contenir son expansion, l’intervention de la matière juridique apparaît inéluctable. En effet, le droit, et plus spécialement le droit privé, qui a pour fonction de réguler les relations entre les particuliers, ne peut ignorer la pression exercée par le groupe social pour contraindre les citoyens à respecter les règles élémentaires de la vie en société. S’il faut alors saluer l’intervention du législateur pour dénoncer et cantonner les dangers de l’incivilité, la méthode utilisée pour ce faire est fortement contestable. Méconnaissant la logique qui préside à l’élaboration de toute règle de droit, il ne s’est effectivement pas interrogé sur ce que recouvre précisément l’incivilité, se contentant de reprendre à son compte les études sociologiques liant « incivilité » et « insécurité ». De la sorte, seul le droit pénal a été utilisé pour traiter un comportement par nature peu attentatoire à l’ordre public. Or, dans une perspective de véritable juridicisation de l’incivilité, cette méprise doit être corrigée. Pour cela, il convient de dégager les contours de la notion d’incivilité juridique, puis de l’assortir d’un régime juridique propre, susceptible de permettre aux citoyens de mieux « vivre ensemble », en préservant les conditions essentielles à une société démocratique.

    Pierre-Jérôme Delage, La condition animale , thèse soutenue en 2013 à Limoges  

    La tradition occidentale a édifié une intangible frontière entre l'Homme et l'animal : le premier a été dit un individu supérieur, le second un individu inférieur. Le Droit s'est fait le relais de ce dualisme : il a institué l'Homme en tant que personne et sujet de dignité ; il a installé l'animal dans la catégorie des choses, et lui a assigné une valeur seulement utilitaire. Des contestations, cependant, s'élèvent : certains courants de pensée veulent humaniser l'animal, aligner sa condition sur celle de l' Homme ; ils désirent que soient attribués à la bête la personnalité juridique et droits humains, et plus encore ce qui les fonde : la dignité. Cette proposition humanisante, toutefois, doit être recusée, car porteuse du risque de l'animalisation de l' Homme : à égaliser les conditions de l' humain et de l'animal, on risque en effet, plutôt que de traiter la bête comme un Homme, de traiter l' humain comme une bête, de lui faire une condition animale. Il faut donc maintenir la frontière Homme / animal, mais le faire moins au motif de la supériorité de l' Homme sur la bête qu' à raison de la conscience de la vulnérabilité humaine, du risque qui est celui de l' humain d'être exposé à la déshumanisation. Cependant, l'animal (sensible) est lui aussi un être vulnérable qui peut faire l'objet de traitements contraires à son essence même - une essence qu'il est proposé d' appeler son esséité. Une esséité qui, n'interdisant pas l' institution de la bête en tant que chose juridique, prohiberait, en revanche (et de manière catégorique) tous agissements via lesquels l'animal serait ramené au rang de matière inerte et insensible, rabaissé à la condition de chose pure.

    Ahmad Yousefi Sadeghloo, Le bail commercial , thèse soutenue en 2012 à Limoges  

    La location des propriétés commerciales, en raison de leur étroite relation avec les élements financiers et économiques, a toujours attiré des législateurs et des juristes. Etant donné que la réglementation de l'Iran avant la révolution islamique de 2977 a été complètement impressionnée par la réglementation d'autres pays comme la France, en comparant ces deux réglements, de nombreuses questions importantes doivent être discutées qui sont l'objectif principal de cette recherche. Après la révolution islamique, les réglements ont été dirigés d'une manière nouvelle par l'impression de l'islam et les dirigeants islamiques, en particulier les dirigeants chiites comme l'ayatollah Khomeyni. En d'autres termes, avant la révolution de 1977, les réglements ont été mis en place pour soutenir le locataire, tandis que dans les nouveaux réglements il y a seulement des lignes direcrices pour l'accors propriétaire-locataire. Par exemple, les réglementations telles que le soutien du locataire, en infligeant l'échéance minimum de neuf ans pour la durée du bail ou en lui attribuant le droit de rester dans le local après la résiliation du contrat, ont été totalement retiré de la réglementation de l'Iran. Dans le npuveau réglement, le locataire doit quitter la propriété à la date d'expiration du contrat et il n'y a pas de temps contrainte à la validité du bail pour le propriétaire. D'autre part, il existe certaines similitudes dans les deux réglements en matière de transfert de contrat, sauf si le locataire a été interdite selon certaines conditions. En outre, en raison de la réglementation 1953 de la france et celle 1977 de l'Iran, le droit de transférer le contrat a été prise du locatiare, sauf dans le cas où de droit a été remis au locataire. En comparant les deux réglements, les points forts et les points faibles peuvent s'extraitre et peuvent constituer un excellent guide pour la correction ou l'achèvement d'entre eux, tandis que la réglementation française est laïque et les réglements de l'Iran sont fortement touchés par la religion.

    Mehdi Yousefi Sadeghloo, L' habitation dans la maison d'autrui , thèse soutenue en 2012 à Limoges  

    L' étude comparative de l'habitation dans la maison d'autrui entre le système juridique français et iranien est l'objectif de la présente thèse. Ce sujet doit être visé de différents points de vue ; en effet rester le côté d'un aspect affaiblit l'autre. Cela fait caractériser des traits de l' habitation dans la maison d'autrui comme une figure géométrique à plusieurs côtés qui a des rapports directs avec plusieurs principes : l'obligation et l'engagement envers les contrats privés, le respect au droit de propriété et la protection de la vie privée" ( Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des Libertés fondamentales prononcée le 20 mars 1952) et surtout l'intérêt public qui est protégé particulièrement par des législateurs internes et qui sont privilégiés aux dits droits. Le manque des lois complètes à répondre aux besoins sociaux oblige des pays à référer aux procédures jurisprudentielles et les stipulations en tant qu'elles constituent une source de droit. L' ensemble de ces observations constituent les paliers principaux de notre étude en deux parties englobant les divers types de contrats dans le but d' habitation dans la maison d'autrui. La première partie concerne les contrats de bail d' habitation et la seconde met en exergue des contrats tels que l'usufruit , le vaghf qui repose sur la charia et les contrats saisonniers et d'hotellerie.

    Jérôme Verlhac, La mutation européenne du droit associatif, thèse soutenue en 2011 à Limoges  

    Le droit associatif est au carrefour des grandes libertés. Il est exercé sans l'épuiser dans le droit de s'associer. Son omniprécense traduit un moyen adapté, parfois le seul, de contourner l'inadéquation d'échelle entre les capacités de l'individu et les exigences nouvelles de son environnment. Cette observation du renfort opportun du droit assocaitif révèle une mutation à double détente. D'une part, le glissement du cadre national à l'espace européen entraîne un changement de références juridiques, d'internes elles deviennent communes. D'autre part, l'exercice du droit associatif participe à un boulversement sociétal en accompagnant l'émergence d'un nouvel acteur impliqué démocratiquzement, et concerné économiquement. La mutation du droit associatif le pla ce à la convergence des droits européens en devenant l'unité de référence et un moyen de compensation des lacunes conjoncturelles de la construction européenne.

    Baptiste Nicaud, La réception du message artistique à la lumière de la CEDH, thèse soutenue en 2011 à Limoges  

    L’avènement des techniques de communication a engendré deux conceptions des récepteurs du message artistique : soit ils sont des victimes potentielles du contenu de ces messages, soit ils sont des pirates prêt à piller l’artiste. Le droit de recevoir est ainsi demeuré un élément contingent à l’heure où la liberté artistique, elle, a connu une valorisation particulière devant la Cour EDH. L’étude de la liberté artistique à travers le prisme du récepteur a, en priorité, pour but de rompre avec une conception globalisante du public par une contextualisation de l’échange artistique. Cette thèse cherche donc à mettre en relief le caractère polymorphe des modalités de réception et la variabilité de son impact. Cette réflexion tente de distinguer le public, des publics qui s’opposent et du récepteur individuel en fonction de messages qui se proposent ou qui s’imposent. Une large place est alors accordée à la liberté de choix afin de développer une individualité de la réception dans le respect du pluralisme des sensibilités. Cette étude n’a pas pour autant vocation à affirmer la suprématie du droit de recevoir, l’omnipotence des récepteurs et l’aliénation de l’artiste. Le droit de recevoir se définit aussi par sa confrontation aux nouvelles données technologiques et aux droits concurrents. Pour ce faire, cette thèse aborde la question de la conciliation du droit de recevoir aux droits d’auteur, à la liberté de création et de communication, aux droits des intermédiaires de diffusion. En outre, la spécificité du message artistique permet d’étendre la réflexion sur le droit à la réception par la mise en exergue de convergences avec les droits à la culture, à la diversité et à l’éducation. Cette thèse, à travers le développement des droits et des devoirs des récepteurs, propose une conception du juste équilibre entre les droits des différents acteurs de la liberté artistique.

    Romuald Pierre, Les droits fondamentaux des personnes morales de droit privé, thèse soutenue en 2010 à Limoges  

    Le succès de la notion de « droit fondamental » a profondément marqué l’interprétation des principales normes protectrices des Droits de l’Homme. Favorisant l’audace des juridictions de tous ordres et l’activisme judiciaire des personnes morales de droit privé, il a permis de consacrer l’idée que ces dernières existaient, aux côtés des personnes physiques, comme de véritables titulaires de droits fondamentaux. Cette extension essentiellement prétorienne du champ des bénéficiaires de ces prérogatives subjectives s’est fondée sur l’assimilation des deux catégories de sujets de droit. Cependant, le fondement retenu est minemment critiquable. En plus de conduire le droit positif à verser dans un anthropomorphisme exacerbé, il ne permet nullement l’élaboration d’une approche d’ensemble cohérente de la question de la jouissance de droits fondamentaux par les personnes morales. En ce sens, l’étude s’est attachée à « déconstruire » le système actuel qui repose sur l’assimilation des personnes morales aux personnes physiques et à proposer une conception autonome des droits fondamentaux de celles-là. La cohérence de la démarche justifiait l’exclusion de certains concepts tels que « vie privée » ou encore « préjudice moral » pour désigner des situations relatives aux personnes morales et la mobilisation de la dignité et de la liberté humaines comme limites de l’ensibilité de la titularité des droits. Par ailleurs, l’autonomie a impliqué une subdivision des droits fondamentaux des personnes morales en droits matriciels, s’appuyant sur la fondamentalité de la personnalité morale et de l’objet social, et en droits fondamentaux econdaires, accessoires des droits matriciels. Et, dans certaines hypothèses, la recherche d’un vocabulaire spécifique s’est révélée nécessaire. Les concepts de « vie sociale confidentielle » et « droit d’association réflexif » en sont des illustrations. De manière générale, l’autonomie contribue à révéler le fonctionnalisme qui empreint les droits fondamentaux des personnes morales de droit privé

    Anne-Blandine Caire, Relecture du droit des présomptions à la lumière du droit européen des droits de l'homme, thèse soutenue en 2010 à Limoges  

    Le droit des présomptions fait à l’heure actuelle l’objet d’une certaine méconnaissance : le terme de présomption semble recouvrir des notions diverses n’ayant en commun que leur appellation. Mais le droit européen des droits de l’Homme, dont le potentiel comparatiste est hors du commun, permet de relire cette branche du droit. Tout d’abord, relire le droit des présomptions à la lumière du droit européen des droits de l’Homme consiste à définir son objet : les présomptions. Dans cette optique, on s’aperçoit que, s’il existe bien des présomptions de diverses natures, elles correspondent toutes à un même mouvement de pensée. Plus précisément, trois catégories de présomptions, les présomptions-preuves, les présomptions-postulats et les présomptions-concepts jouent un rôle juridique précis : les premières allègent la charge de la preuve en déplaçant son objet, les deuxièmes attribuent la charge de la preuve et les troisièmes constituent les raisons d’être d’une jurislation. Mais toutes trois correspondent à des principes d’orientation cognitifs, c’est-à-dire des sources de connaissance préorientée par les buts de celui qui les met en œuvre. Ensuite, relire le droit des présomptions à la lumière du droit européen des droits de l’Homme permet de revaloriser le rôle des présomptions. Celles-ci occupent en effet une place importante au sein du système juridique. Non seulement elles participent à sa cohésion, car ce sont des techniques de réalisation et de régulation, mais encore elles participent à son évolution, entendue dans un sens progressiste. En définitive, elles apparaissent comme des techniques juridiques profondément légitimes qui peuvent quitter leur statut dépréciatif de pis-aller pour celui, plus lumineux, de figures tutélaires du Droit.

    Arnaud Perrier, Le patrimoine culturel en droit privé , thèse soutenue en 2010 à ClermontFerrand 1  

    Le patrimoine culturel est constitué de biens porteurs d’une valeur identitaire et collective pour le groupe social. Des mécanismes juridiques ont été instaurés en vue de leur protection et de leur transmission aux générations futures. La patrimonialité culturelle modifie les règles civilistes classiques de la propriété privée en conférant des droits au public. Le pluralisme de la propriété privée culturelle conduit à reconnaître l’existence d’une propriété privée mixte. Le propriétaire privé de bien culturel se trouve chargé d’une mission de conservation dans la perspective d’une transmission du patrimoine culturel aux générations futures. Les contraintes qu’il subit à ce titre sont justifiées par le rôle d’intermédiaire générationnel de la génération présente dans la transmission de l’héritage identitaire des générations passées aux générations futures. Le patrimoine culturel procède de l’essence de l’homme. La patrimonialité culturelle permet un transfert de l’avoir à l’être à travers les biens identitaires

    Walter Jean-Baptiste, L'espérance légitime, thèse soutenue en 2009 à Limoges 

    Lucille Boisseau-Sowinski, La désappropriation de l'animal, thèse soutenue en 2008 à Limoges  

    L'animal, être vivant et sensible, peine aujourd' hui à trouver sa place dans le système juridique français. Protégé pour lui-même en droit pénal, il reste qualifié de chose mise au service de l'homme par le droit civil. Cette réification civiliste de l' animal semble cependant peu à peu dépassée : la question de la qualification juridique de l'animal est régulièrement mise en avant, tant par la doctrine que par le législateur. Pourtant, il semble que la difficulté résultant de la place de l'animal dans le système juridique français ne provienne pas directement de sa qualification juridique mais plutôt des droits applicables à celui-ci. En effet, l'application du droit de propriété sur l'animal ne permet pas de le prendre en considération autrement que comme moyen mis au service de l'homme. Il est d'ailleurs contradictoire de considérer que l'animal est un être vivant et sensible, juridiquement protégé, et qu'il doit être soumis à un droit organisant des prérogatives directes et absolues en faveur de l'homme. L' application du droit de propriété sur l'animal est non seulement une source d incohérences juridiques mais encore un frein à sa protection. Dans ce contexte la désappropriation de l'animal semble pleinement se justifier et pourrait être le moyen d'envisager un statut juridique nouveau de l'animal par la construction juridique adaptée dont dépendront les droits sur celui-ci.

    Sitsofé Serge Kowouvih, Le Savoir-faire traditionnel , thèse soutenue en 2007 à Limoges  

    Les communautés traditionnelles et leurs connaissances médicinales défient le droit privé et le droit de la propriété industrielle depuis la signature de la Convention sur la diversité biologique de 1992. La question de la bioprospection et de la biopiraterie fait l'objet d'un important débat dans les organisations internationales. Elle n'a pourtant que très peu d'écho en droit français. De fait, le savoir-faire traditionnel y est quasi inexistant en tant que notion autonome. Il relève pourtant d'une sorte de permanence dont on peut rendre compte à travers son caractère intrinsèquement affecté à la communauté traditionnelle et la notion opportunément ouverte de savoir-faire. Ceci permet de caractériser la praticité que recelle le savoir-faire traditionnel comme un "bien particulier". A cette première démarche déclarative, propre au droit civil des biens, peut se substituer ou se juxtaposer une autre, constitutive, lorsqu'elle est en cause, l'exploitation du savoir-faire traditionnel. Il y a de véritables difficultés à appliquer les concepts de nouveauté et d'activité inventive, nécessaires à la constitution d'un droit privatif de brevet, au savoir-faire traditionnel. Ce dernier peut cependant être utilisé de façon à empêcher la constitution de brevets usurpés. L'exploitation du savoir-faire traditionnel fait observer l'influence grandissante de la convention sur la diversité biologique à travers les deux concepts éprouvés en droit des contrats, la transparence et l'équité, dont les expressions en la matière sont respectivement, la divulgation des origines et la répartition équitable des avantages.

    Fabienne Cogulet-Bonnet, L'Incidence de l'âge sur les droits de l'homme et les libertés fondamentales, thèse soutenue en 2007 à Limoges  

    De nos jours, l’âge occupe une place singulière dans la mise en œuvre des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Tel n’a cependant pas toujours été le cas. Les premiers textes internationaux des droits de l’homme apparaissent en effet relativement ambivalents sur la question d’une reconnaissance de la qualité de sujet international de droit et de liberté, quel que soit l’âge de l’individu. Cette consécration sera finalement prétorienne. S’agissant toutefois des libertés fondamentales, le principe de l’indifférence de l’âge dans la reconnaissance de leur jouissance sera plus long et difficile à établir que pour les droits de l’homme. Si on conçoit en effet aisément que la vie soit protégée à tout âge, il sera plus difficile en revanche de justifier rationnellement la nécessité de reconnaître la capacité de jouissance des libertés à des individus incapables de discernement. D’ailleurs, une telle reconnaissance n’épuisera pas la question de la pertinence du critère de l’âge au regard de la garantie de leur exercice. Néanmoins, la volonté sans faille de la Cour européenne des droits de l’homme de ne pas exclure du champ protecteur de la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales les individus trop jeunes ou trop vieux, va se transformer, au fil des décennies, en véritable exigence. Aujourd’hui, l’âge, en tant qu’il renseigne spécifiquement sur l’état physiologique de la personne, est bien plus qu’un simple élément de l’identité du justiciable. Au moins pour la Cour européenne des droits de l’homme, il est en effet devenu un critère prépondérant pour la protection concrète et effective des droits et des libertés.

    Anne Langenieux-Tribalat, Les opinions séparées des juges de l'ordre judiciaire français, thèse soutenue en 2007 à Limoges  

    Le système judiciaire français ignore les opinions séparées. Indissociablement liées à l’exercice de la fonction juridictionnelle du juge de common law, elles restent en France un sujet interdit. Leur admission ne s’envisage pas car elle aurait pour effet de mettre fin à l’anonymat des décisions duquel dépendent, selon la doctrine majoritaire, leur autorité morale et l’indépendance du juge judiciaire. Aussi, les fondements mêmes de l’institution judiciaire se verraient-ils remis en question. Pour autant, la crise de la justice justifie de s’y intéresser. Les citoyens ont perdu confiance en la justice judiciaire parce que s’est érigée en face d’eux une institution pas toujours soucieuse de rendre des décisions compréhensibles et dont certains membres commettent des fautes qui portent atteinte à leurs droits. Les opinions séparées peuvent rendre le processus décisionnel plus transparent et valoriser l’image de la justice. Surtout, cette transparence peut être utilisée pour mettre en œuvre une responsabilisation du juge judiciaire. La responsabilisation serait le point d’équilibre entre la recherche de la responsabilité et la préservation de l’indépendance du juge judiciaire qu’il est impossible de trouver dans un système de responsabilité. Les opinions séparées peuvent alors être regardées comme un mécanisme de responsabilisation permettant de combler le déficit démocratique de l’institution judiciaire. La conviction de pouvoir utiliser les opinions séparées pour responsabiliser le juge judiciaire sans faire courir de risque d’atteinte à son indépendance pousse ainsi, contre toute attente, à proposer leur mise en place au sein des juridictions judiciaires.

    Delphine Tharaud, Contribution à une théorie générale des discriminations positives, thèse soutenue en 2006 à Limoges  

    Les discriminations positives sont indubitablement à la mode, mais le débat qui les entoure ne se déroule pas sur de bases solides. Souvent brouillées par la référence aux affirmative actions américaines et par une jurisprudence européenne et communautaire dépouillée, les réflexions doctrinales oublient souvent l’essentiel. Avant de discuter de leur mise en oeuvre et de ses éventuels dangers, encore faut-il connaître la notion des discriminations positives. Or, si leur mécanisme est connu - une différenciation juridique afin de parvenir à l’égalité réelle - il reste à découvrir le critère qui délimite leur existence : celui du préjugé discriminatoire intervenant lors d’une relation horizontale ou verticale. Forte de ce nouvel élément, la théorisation des discriminations positives peut se faire en toute sérénité et déjoue les pièges de critiques formulées sans véritable prise en compte de la nature des discriminations positives. Si les écueils existent, ces mesures égalitaires apparaissent néanmoins pertinentes lorsqu’elles bénéficient de limites aussi classiques que la portionnalité ou l’intérêt général, ou plus singulières comme la fraternité. L’étude de leurs fondements montre combien l’absence de théorisation aura mené les discriminations positives à être victimes de préjugés.

    Béatrice Moutel, L' "effet horizontal" de la Convention européenne des droits de l'homme en droit privé français , thèse soutenue en 2006 à Limoges  

    L’effet horizontal de la CEDH constitue une avancée remarquable du champ d’application des droits de l'Homme. Ceux-ci bénéficient désormais d’une protection contre les violations provenant de personnes privées. La Cour européenne ne pouvant trancher des litiges interpersonnels, l’effet horizontal repose sur le mécanisme d’imputabilité issu du droit international général. La résolution d’un tel conflit par la Cour présente également des caractéristiques spécifiques en raison de sa configuration trilatérale : l’Etat, le requérant et son adversaire originaire dans l’ordre juridique interne. L’Etat a donc l’obligation, sous peine d’engager sa responsabilité internationale, de faire respecter les droits de l'Homme entre personnes privées. Le juge interne est le principal artisan du respect de cette obligation. Pour cela, il doit juger les contentieux privés à l’aune des prescriptions européennes et à l’aide de la méthode du juste équilibre des intérêts. La dimension horizontale de la CEDH favorise la diffusion de l’ordre public européen dans l’ordre juridique interne et implique une évolution de l’ordre public national. L’influence du droit conventionnel est considérable mais encore limitée, en France, par l’impossibilité de rouvrir une procédure nationale après un constat de violation par la Cour européenne. Si l’effet horizontal a été élaboré et développé au bénéfice des individus, cette interprétation de la Convention a pour corollaire d’imposer à chacun le devoir de respecter les droits d’autrui. Elle favorise donc l’émergence de devoirs de l’Homme

    Kiteri Garcia, Le droit civil européen, thèse soutenue en 2006 à Limoges  

    La tentative de conceptualisation du droit civil européen débute avec un premier objectif : prouver l’existence de ce droit. Si les normes civiles européennes sont connues, encore faut-il déterminer à partir de quand un ensemble de règles forme un droit. Par ailleurs, l’élément essentiel pour que le droit européen puisse être admis au rang des sources de normes civiles réside dans la création de règles. Or, les dispositions civiles européennes proviennent d’influences et d’emprunts de règles préexistant dans d’autres ordres, nationaux et international. À l’instar de tout droit créé à l’échelle européenne, le droit civil européen devra réussir le pari d’exister à travers deux ordonnancements européens : l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Il résulte de cette bipolarité un système de droit civil singulier, loin du système unitaire traditionnel. Le second objectif de l’étude tend à révéler la substance du droit civil européen. L’explosion des droits fondamentaux a rendu nécessaire l’émergence d’un droit civil européen. Il en résulte un droit civil inédit, qui se construit autour d’un centre de gravité à valeur fondamentale. Le droit civil européen se présentant comme un droit individualiste, l’esprit des droits fondamentaux permet de préserver un juste équilibre entre intérêt individuel et intérêt général. En cela, les droits fondamentaux constituent un gage d’équilibre pour le droit civil européen. En outre, ils traduisent une idée de souplesse et de diversité indispensables à la reconnaissance et à l’extension de ce nouveau droit.

    Carine Laurent-Boutot, La cour de cassation face aux traités internationaux protecteurs des droits de l'homme, thèse soutenue en 2006 à Limoges  

    La CEDH a, désormais, une influence incontestable sur la jurisprudence de la Cour de cassation. La Haute juridiction applique les dispositions conventionnelles dans le respect de la hiérarchie des normes, les interprétant, parfois, de manière totalement novatrice. Elle transpose, également, les précédents rendus par la Cour EDH, démontrant que les juges nationaux et européens se sont engagés sur la voie d’un dialogue réciproque et constructif. Cette harmonie ne doit pas masquer la densité du droit conventionnel des droits de l’ homme, ni aboutir à son appauvrissement. De multiples traités sont encore méconnus, inappliqués alors qu’ils recèlent des droits pécifiques gnorés de la CEDH. La rareté des arrêts rendus sur le fondement de ces textes et l’absence de communication avec les ganes supranationaux chargés de les interpréter pourrait détourner progressivement le justiciable d’une grande partie de ses droits. Afin d’éviter cet écueil, la Cour de cassation peut favoriser la justiciabilité de tous les traités internationaux protecteurs des droits de l’omme, en définissant des mécanismes moins contraignants que l’effet direct. Elle peut, également, démontrer la complémentarité des normes en procédant à une application coordonnée du droit national et conventionnel tel qu’interprété par les organes supranationaux de contrôle. Elle s’impliquera, ainsi, dans un vaste mouvement de fertilisation du droit international des droits de l’Homme.

    Solenne Baronnet, L'accès des organisations non gouvernementales aux juridictions internationales, thèse soutenue en 2005 à Limoges  

    Les ONG, personnes morales de droit privé, sont aujourd'hui considérées comme des actrices expérimentées de la vie internationale. Le fil directeur de la réflexion n'a pas été recherché dans leur volonté de concilier leur enveloppe nationale avec leur réalité internationale. C'est plutôt en observant la gravité des raisons qui poussent les ONG à souhaiter accéder aux juridictions internationales que l'importance de l'enjeu s'est dévoilée. Les ONG poursuivent, en effet, des objectifs aussi divers qu'essentiels : la protection juridique des personnes les plus démunies, l'aide apportée au juge dans la résolution du litige, la protection de l'environnement. . . N'ayant que rarement la qualité de parties à un litige international elles ne renoncent pas pour autant et tentent de s'approprier d'autres types d'accès leur offrant la possibilité d'être entendus par les juges internationaux. L'étude de ces diverses adaptations, souvent insatisfaisantes, a alors fait émerger une dualité des modes d'accès : l'invitation des ONG au procès international ou l'attribution de la qualité de partie. L'observation de cette dualité a alors imposé la proposition de différents types d'actions qui, adaptées aux spécificités et aux buts des ONG, leur offriraient une ébauche de légitimité procédurale devant les juridictions internationales.

    Fabien Marchadier, Les objectifs généraux du droit international privé à l'épreuve de la CEDH, thèse soutenue en 2005 à Limoges  

    Le droit international privé poursuit deux objectifs généraux : l'un tourné vers l'ordre international en développant sa cohérence et sa fluidité malgré le phénomène de la frontière ; l'autre orienté vers l'ordre interne en assurant sa cohésion et la défense de ses valeurs essentielles. Celles-ci se nourrissent naturellement des droits garantis par la CEDH créant ainsi un risque de déséquilibre de la discipline, l'une seulement de ses finalités bénéficiant d'un renforcement. Pourtant, la discontinuité des ordres juridiques n'est pas à craindre. La CEDH exerce une influence qui dépasse la seule protection du for requis. Elle contribue à l'affermissement de l'ordre international. Elle réduit les hypothèses de lacunes et de cumuls en prohibant le déni de justice et en participant à la détermination du juge internationalement compétent. De plus, elle fournit une béquille aux situations boiteuses puisque le défaut de reconnaissance des situations cristallisées à l'étranger constitue une ingérence dans les droits qu'elle énonce. Dès lors, la tension entre les finalités internes et internationales ne saurait se résoudre systématiquement au profit des premières. La hiérarchie cède sa place à la conciliation. Or, cette dernière s'opère eu égard aux spécificités de la matière. En ce sens, l'objectif de protection diffuse une version aménagée du standard conventionnel, conçue différemment selon que la norme étrangère provient d'un autre État partie ou d'un État tiers. Promotion des finalités internationales et mise en œuvre compréhensive des finalités internes, telles sont les deux pôles autour desquels s'articule une rencontre féconde entre le droit international privé et la CEDH.

    Alain Carillon, Les sources européennes des droits de l'homme salarié, thèse soutenue en 2004 à Limoges  

    L'influence des instruments du Conseil de l'Europe sur le droit du travail est encore trop limitée. Pourtant, la Convention européenne des droits de l'homme, qui n'était pas à priori conçue pour protéger les salariés, se révèle parfaitement adaptée à cette matière. De même, la Charte sociale européenne, demeurée pendant longtemps négligée, connaît, grâce à l'instauration des réclamations collectives et au renforcement du Comité européen des droits sociaux, une nouvelle vitalité. Dès lors, ces deux instruments peuvent être qualifiés de sources européennes des droits de l 'Homme salarié. Cette dualité soulève des difficultés de mise en oeuvre que certains proposent de résoudre par une fusion. Il est toutefois préférable de maintenir les deux sources parce qu'elles sont complémentaires et qu'elles enrichissent les droits de l' Homme salarié. Aussi convient-il de proposer une coordination institutionnelle assurant une bonne communication entre les organes de contrôle.

    Marie-Pierre Peis-Hitier, La protection de l'identité de l' être humain , thèse soutenue en 2004 à Limoges 

    Cyril Gouguet, Les arbres en droit privé, thèse soutenue en 2002 à Limoges  

    Statut juridique des arbres, haies et forêts en droit privé. Adaptations et perturbations juridiques résultant de la vitalité des végétaux (enracinement progressif, croissance, longévité, maladie) en matière de droit de propriété, droit des biens, des contrats et de la responsabilité. Evolution vers un droit privé de l'environnement (fonction sociale des droits de nature environnementale, personnification, dommage écologique, paysage et équilibres naturels).

    Lyn François, La médiatisation du procès pénal, thèse soutenue en 2001 à Limoges  

    La question de la médiatisation du procès pénal engendre un certain nombre de conflits opposant la liberté de la presse et les droits et libertés fondamentaux dans une société démocratique. Plus globalement, la médiatisation soulève la problématique du bon fonctionnement de l'institution judiciaire, un des piliers essentiels de l'état de droit. En pratique, on assiste donc à une délocalisation de la justice dans les médias. Il s'ensuit des atteintes graves portées aussi bien à l'autorité et à l'impartialité de la justice elle-même qu'aux droits et libertés individuels. Ces abus des médias commis au nom de la liberté de la presse aboutissent ainsi à créer une situation périlleuse pour la démocratie. Le législateur se trouve alors devant une diffiulté particulière : comment éviter ce péril créé par les médias tout en protégeant la liberté d'information consubstancielle à la démocratie ?

    Anne Marmisse-d'Abbadie d'Arrast, La libre circulation des decisions de justice en europe, thèse soutenue en 2000 à Limoges  

    Premiere realisation concrete ouvrant la voie a une cooperation judiciaire civile effective au sein de l'espace communautaire, la convention de bruxelles constitue veritablement le point de depart d'un droit international prive europeen. La convention precitee avait pour vocation affichee de permettre la realisation de notables progres en matiere d'exequatur des jugements rendus dans les etats membres. Pres de trente ans d'application du texte permettent aujourd'hui d'apprecier la portee, les acquis et les insuffisances de ce texte conventionnel. De nouvelles avancees pouvant et devant etre realisees afin d'accelerer et de simplifier encore la procedure, un vaste exercice de revision a ete conduit a bruxelles. Le contenu de l'accord agree par les diverses delegations en presence a fait l'objet, au sein de la communaute, d'une proposition de reglement emanant de la commission. Si la cooperation juciciaire civile s'est longtemps limitee a la convention ! de bruxelles du 27 septembre 1968, la matiere connait depuis quelques annees, une significative evolution. Le veritable bouleversement revient au traite d'amsterdam, en vigueur depuis le 1 mai 1999, qui "communautarise" la matiere. Le droit international prive communautaire vient de trouver ses assises et, l'union apparait comme l'enceinte privilegiee d'organisation d'un systeme effectif et harmonieux de libre circulation des jugements. La multiplication des projets et recherches en ce domaine, depuis la revision de la convention "mere" jusqu'a l'elaboration d'instruments nouveaux - convention dite bruxelles ii - et l'esquisse de travaux toujours plus ambitieux, donne a la question de la libre circulation des decisions de justice tout son interet et son actualite. La possible mise en place d'un titre executoire europeen (tee) ainsi que la recherche de principes communs permettant de rapprocher les differents droits nationaux en matiere de voies d'execution soulignent le besoin croissant d'amplifier et de faciliter encore la circulation des decisions de justice au sein d' un espace de " liberte, securite et justice ".

    Patricia Papon-Vidal, L'associé coopérateur, thèse soutenue en 1998 à Limoges  

    La specificite des societes cooperatives se singularise egalement dans le statut de l'associe-cooperateur. L'associe-cooperateur, de par la double terminologie repond a deux composantes qui se realisent et dans un engagement d'activite et dans une obligation d'apport. Des dysfonctionnements peuvent remettre en cause la dualite, chaque fois qu'interviendra un relachement de l'interdependance des qualites d'associe et de cooperateur. Toutefois, le statut original de l'adherent dans sa double qualification persistera, meme si l'une des qualites subsiste au detriment de l'autre.

    Shamsidine Akrawati Adjita, Contribution à la protection juridique du consommateur dans les pays en voie de développement , thèse soutenue en 1996 à ClermontFerrand 1 

  • Emeline Doré, La sensibilité animale en droit : contribution à la réflexion sur la protection de l'animal, thèse soutenue en 2022 à Nantes Université sous la direction de Jean-Christophe Barbato, membres du jury : Olivier Le Bot (Rapp.), Anne-Blandine Caire (Rapp.), Florence Burgat et Agathe Van Lang  

    Il est des questions qui font débat depuis longtemps dans le monde juridique. Parmi elles, le degré de protection octroyée à l’animal et sa place dans l’ordre juridique, notamment français. Cet animal, désormais qualifié de sensible, bénéficie en effet d’une protection spécifique du fait de cette caractéristique - le distinguant des autres objets de droits - mais qui reste néanmoins empreinte de relativité. Celle-ci se constate tant à la lecture de normes considérant l’intégrité de l’être qu’à celles tenant compte de sa sensibilité. Cette caractéristique, pourtant consacrée juridiquement et si souvent mentionnée au sein de textes régissant le sort de l’animal, semblant constituer ce pour quoi une protection de l’être doit être instaurée, ne fait en outre l’objet d’aucune définition afin de saisir précisément ce qu’elle recouvre. L’étude du droit positif français permet ainsi la mise en exergue de lacunes diverses marquant aujourd’hui le droit des animaux, concernant tout aussi bien l’appréhension de l’être – qui diffère à nombre de reprises selon divers critères – que la considération de sa sensibilité. Afin de remédier à ces incohérences, ces paradoxes, une solution peut alors être proposée : replacer l’animal et ses caractéristiques, plus particulièrement le fait qu’il soit sensible, au cœur des normes élaborées pour régir son sort et opérer un basculement de certains êtres de la catégorie juridique des objets à celle des sujets. Cette modification du système, en l’espèce à l’échelle nationale, serait en effet justifiée par des raisons de cohérences juridiques, d’adaptation quant à la place devant être octroyée à l’animal dont la véritable nature et les intérêts devraient être pris en considération, et ce, en priorité, lorsqu’est envisagée sa propre condition juridique. Celle-ci, jusqu’ici pensée par rapport à l’humain, deviendrait alors une condition davantage centrée sur l’animal, pensée par rapport à lui-même.

    Joël Kirszenblat, L'animal en droit public, thèse soutenue en 2018 à AixMarseille sous la direction de Olivier Le Bot, membres du jury : Marguerite Canedo-Paris (Rapp.), Pauline Türk (Rapp.)  

    Les animaux, longtemps considérés comme des êtres appartenant au régime juridique des biens, tendent aujourd’hui à s’éloigner de cette catégorie. Si en France le droit leur refuse le statut de personne non-humaine, la qualification d’être sensible leur est toutefois attribuée et reconnue. Cette singularité juridique – où l’animal est à la fois un être vivant et appartient à la catégorie juridique des biens – a fait l’objet de nombreux travaux, et certains chercheurs sont parvenus à résoudre ces paradoxes. Toutefois, si l’animal a été abondamment abordé sous le prisme du droit privé, peu de travaux spécialisés ou d’ensemble ont été menés en droit public. Pourtant, il semble que l’étude de l’animal en droit public apporte des questionnements et des réponses tout aussi intéressantes. C’est ainsi que la présente thèse, « L’animal en droit public », a suivi deux choix principaux et complémentaires : celui de l’inventaire, puis celui de la théorisation. Enfin, le droit public offre de nouvelles perspectives dans la réalisation d’un véritable droit de l’animal. Cette construction, qui a pour principal résultat d’apporter de nouveaux éléments de déréification, et d’éviter certaines incohérences, permettrait une mise en avant des intérêts animaliers, notamment en les assimilant à un nouvel ordre sociétal à protéger ou en apportant une nouvelle approche dans la personnification des animaux. En outre, l’étude du droit public comparé nous offre des perspectives différentes dans la défense de la cause animale, notamment par le biais de la constitution

    Thomas Besse, La pénalisation de l'expression publique, thèse soutenue en 2018 à Limoges sous la direction de Damien Roets, membres du jury : Audrey Darsonville (Rapp.), Nathalie Mallet-Poujol (Rapp.), Nathalie Droin et Jean Morange    

    Si les contours de la liberté d’expression sont régulièrement discutés ces dernières années, c’est le plus fréquemment s’agissant de la régulation par le droit pénal de l’expression publique que les polémiques se font les plus vives. En effet, c’est assurément sous cette dimension, c’est-à-dire lorsqu’elle consiste dans l’extériorisation directe de la pensée dirigée vers un public indéterminé, que l’expression emporte ses répercussions les plus spectaculaires au sein d’une société. Source de mobilisations citoyennes et d’une réflexion collective aux fins de l’élévation des mentalités vers le bien commun, l’expression publique peut également constituer le ferment de comportements antisociaux par l’alimentation des inimitiés, de l’intolérance et d’un état d’esprit criminel. Partant, la pénalisation, qui désigne l’ensemble des processus d’intervention du droit pénal dans un domaine déterminé, se trouve pleinement légitimée face aux dangers d’une expression publique immodérée. Toutefois, la pénalisation peine à trouver ses repères dans l’établissement des critères de sa nécessité et de son opportunité, à une époque où la place prise par l’expression publique au sein de notre société apparaît, plus que jamais, prépondérante. La pénalisation de l’expression publique est d’abord mise à l’épreuve de son instrumentalisation. La norme pénale semble en effet souffrir, de nos jours, d’une surestimation de ses vertus régulatrices dans sa création et dans sa mise en oeuvre en matière d’expression publique. La pénalisation de l’expression publique est ensuite mise à l’épreuve de la modernité. L’évolution des techniques place en effet l’expression publique au cœur d’une mutation profonde de ses usages au sein de notre société, modifiant les paradigmes classiques du rapport entretenu par celle-ci avec le droit pénal.

    Kristelle Le Borgne, Droits européens et respect des traditions juridiques nationales, thèse soutenue en 2016 à Poitiers sous la direction de Fabien Marchadier, membres du jury : Louis d' Avout (Rapp.), Anne-Blandine Caire (Rapp.), Jean-Sylvestre Bergé  

    Les institutions de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe poursuivent deux objectifs a priori inconciliables : la valorisation des traditions juridiques nationales d'une part et la sauvegarde et le développement des droits et libertés d'autre part. Or, l'équilibre entre ces deux finalités est délicat. Bien qu'elles ne soient pas clairement définies, les traditions juridiques nationales feraient l'objet d'une attention particulière à l'échelle régionale. En effet, l'inscription du respect aux articles 67 et 82 du Traité de Lisbonne et son acception en droit européen des droits de l'Homme laissent présager une influence importante des normes et institutions séculaires sur l'élaboration et la mise en œuvre des droits européens. Animées par le souci de protéger les traditions, les institutions supranationales contribuent à leur préservation et à leur diffusion. Cependant, cette affirmation est insuffisante à garantir l'immutabilité des spécificités juridiques enracinées en droit interne. Le respect porte en lui-même le tempérament inhérent au développement des droits européens et de l'union sans cesse plus étroite entre les États contractants. Les héritages juridiques nationaux doivent alors se combiner et le cas échéant s'effacer devant les objectifs supranationaux. Malgré la valorisation affichée, les deux Europes participent à la réduction de la diversité des traditions juridiques nationales.

    Marion Blondel, La personne vulnérable en droit international, thèse soutenue en 2015 à Bordeaux sous la direction de Anne-Marie Tournepiche et Sandrine Sana-Chaillé de Néré, membres du jury : Julian Fernandez (Rapp.), Diane Roman (Rapp.), Loïc Grard  

    La notion de personne vulnérable est employée de manière exponentielle dansdifférentes branches du droit international contemporain. Si elle est rarement définie par lesacteurs qui l’emploient, la notion désigne un individu dont la faiblesse et/ou la situationparticulière le prédispose à la réalisation d’un risque grave. La personne vulnérable recouvreainsi des hypothèses diversifiées. La plasticité de la notion permet une protectionfonctionnelle de l’individu, adaptable selon ses besoins. La personne vulnérable s’insère ainsidans le droit positif, sans que sa définition ne soit précisée, tout comme, en conséquence, sesbénéficiaires et les modalités de protection de ceux-ci. Mais précisément parce que la notionproduit des effets juridiques, sa conceptualisation devient nécessaire. Dès lors qu’elle prendune réalité en droit international, elle influence l’ordonnancement juridique mais égalementl’environnement social qu’il traduit, et suscite ainsi de profondes remises en questionthéoriques.

  • Ana Gusan, L'autonomie de l'enfant en droit international, thèse soutenue en 2019 à Bordeaux sous la direction de Loïc Grard et Michel Bélanger, membres du jury : François Vialla (Rapp.), Jean Zermatten  

    Le concept d’ « autonomie de l’enfant » n’est pas pleinement approprié par l’ordre juridique international. Ce fait est dû à la nature vulnérable traditionnellement octroyée à l’enfant et à la confusion conceptuelle avec l’autonomie personnelle valable pour l’adulte. Cependant, la Convention des droits de l’enfant de 1989 est le premier instrument international qui permet de contredire ces préjugés. Nous nous proposons, dans cette thèse, de relever la manière dont la CIDE se saisit de cet objet dont le vocable est inconnu aussi bien des travaux préparatoires que de la pratique du Comité des droits de l’enfant. Par conséquent, sa construction conventionnelle objectiviste et volontariste fait progressivement émerger la notion d’ « autonomie de l’enfant » dans l’ordre juridique européen. Cette évolution, certes encore insuffisante, nous invite à réfléchir, d’une manière plus générale, sur les transformations subies et à subir par le droit international lorsqu’il entend s’emparer du concept « autonomie de l’enfant ».

    David Andrés Murillo Cruz, Le droit international humaniste : entre crise et révolution de l'ordre juridique international, thèse soutenue en 2018 à Bordeaux sous la direction de Leila Lankarani El-Zein, membres du jury : Emmanuel Decaux (Rapp.), Francette Fines et Olivier Dubos  

    L'arrivée de la globalisation a révélé l'existence de deux crises. La crise de l'État-nation et la crise du droit international. Ces crises sont devenues plus aigües à cause des nouveaux problèmes de l'humanité. Problèmes qui échappent tant au contrôle de l’État qu’à la régulation du droit international interétatique. Face à cette problématique, il est apparu le droit global, qui prétend substituer le droit international, en supprimant les Nations Unies, à travers la création d’une nouvelle organisation internationale dénommée : l’humanité unie. Afin de sauver le droit international ainsi que d’éviter les conséquences nuisibles qui pourrait porter le droit global à la communauté internationale, il est proposé la création d’un nouveau droit, le droit international humaniste, fondé sur la protection des intérêts des personnes et de l’humanité. Pour faire effectif le droit international humaniste, il est proposé le concept d’État-outil ainsi que la mise en œuvre du contrôle de conventionnalité, dans le but d’harmoniser les droits étatiques avec la régulation humaniste.

    Eric Paillissé, Le droit à la santé dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme, thèse soutenue en 2018 à Perpignan sous la direction de Peggy Ducoulombier et Marcel Sousse, membres du jury : Diane Roman (Rapp.), David Szymczak et Paulo Pinto de Albuquerque    

    Le droit à la santé ne fait pas partie du catalogue des droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme. En raison de sa nature essentiellement libérale, la Convention vise avant tout à assurer une protection effective à l’échelle européenne des droits de nature civil et politique. Il en résulte que la Cour européenne des droits de l’homme se montre particulièrement prudente lorsqu’il s’agit de s’aventurer sur le terrain économique et social, lequel relève essentiellement de la compétence des États et de leur politique législative. Toutefois, sous l’impulsion des requêtes portées devant elle, la Cour a rapidement découvert que les droits conventionnels présentent un volet sanitaire qui en conditionne parfois l’exercice effectif. Forte de son dynamisme interprétatif, la Cour européenne des droits de l’homme a progressivement élaboré un corpus juridique portant sur des questions sanitaires qu’elle distille dans sa jurisprudence au gré des affaires soumises à son contrôle. Afin d’adapter la Convention aux réalités sociales, le juge européen s’est employé dans unpremier temps à consacrer une obligation de protection de la santé des individus les plus nécessiteux. Au-delà de ces aspects, la Cour européenne des droits de l’homme s’est engagée dans une redéfinition du mode d’exercice du droit à la santé. Elle se positionne progressivement sur le terrain de la promotion de la santé, faisant ainsi du juge européen unacteur essentiel à la construction d’un droit européen à la santé.

    Maud Cintrat, La santé de l'animal d'élevage : recherche sur l'appréhension de l'animal en droit sanitaire, thèse soutenue en 2017 à AixMarseille sous la direction de Guylène Nicolas et Valérie Michel, membres du jury : Didier Truchet (Rapp.), Olivier Dubos et Daniel Gadbin  

    Étudier l’animal en droit permet de mettre en lumière les difficultés du droit à refléter tant sa réalité biologique que l’évolution de sa perception sociale. L’animal bouleverse les agencements traditionnels du droit, les catégories juridiques, y compris lorsqu’il est élevé par l’homme dans l’une des perspectives les plus utilitaristes qui soit : l’alimentation. L’analyse des règles de droit relatives à la santé de l’animal d’élevage a été conçue dans l’optique de déterminer si ces règles visent à satisfaire un intérêt « animalitaire ». Saisir les modalités de l’appréhension de la santé de cet animal par les règles de droit a permis de constater que, d’une part, ces règles voient leur emprise sur sa santé élargie et que, d’autre part, les sources de ces règles se sont étendues pour s’inscrire dans des organisations à vocation économique reflétant in fine son instrumentalisation par l’homme. C’est dans ce cadre que peut être mis en évidence un dualisme dans l’appréhension de l’animal à travers les règles de droit relatives à sa santé ; dualisme qui comporte, en germe, toute l’ambivalence de la question animale en droit. Saisi à la fois comme membre d’une collectivité et à la fois comme individu, l’animal d’élevage voit néanmoins la protection de sa santé soumise à la satisfaction d’intérêts anthropocentriques

    Orapim Prasong, La protection des droits de l'enfant par la Cour européenne des droits de l'homme, thèse soutenue en 2016 à Bordeaux sous la direction de Adeline Gouttenoire, membres du jury : Frédéric Sudre et Catherine Gauthier  

    Bien que non conçue initialement comme une Convention centrée sur l’enfant, laConvention européenne des droits de l’homme a généré, grâce à l’interprétation dynamique de laCour européenne des droits de l’homme, la jurisprudence la plus abondante de tous les instrumentsde ce type concernant les droits de l’enfant. Disposant d’un espace juridique favorable à uneinterprétation dynamique en vue de protéger les droits de l’enfant, la Cour européenne manque detexte sur lequel elle peut fonder une interprétation favorable aux droits de l’enfant. C’est ainsiqu’elle se réfère principalement à la Convention internationale des droits de l’enfant, l’instrumentde protection spécifique des droits de l’enfant le plus précis et le plus adapté. A travers lamobilisation des dispositions de la Convention internationale des droits de l’enfant et l’intégrationde la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant contenue dans cet instrument dans son raisonnement laCour européenne utilise cette Convention comme instrument de construction de sa proprejurisprudence relative à la protection spécifique des droits de l’enfant. Mais si l’intégration de cetteConvention dans le raisonnement de la Cour européenne constitue un facteur d’harmonisation dansla mesure où elle incite les Etats membres du Conseil de l’Europe à mettre en oeuvre ce traitéinternational tout en leur fournissant une interprétation commune de ses dispositions, aucuneuniformité absolue ne s’impose. L’étude de la jurisprudence de la Cour européenne souligne savolonté croissante de faire de la Convention européenne des droits de l’homme un instrumentconventionnel subsidiaire de la protection spécifique des droits de l’enfant.

    Marion Prevost, L'extrémisme dans une société démocratique : étude de droit français et européen, thèse soutenue en 2016 à Université Grenoble Alpes ComUE sous la direction de Petr Muzny et David Bailleul, membres du jury : Xavier Dupré de Boulois (Rapp.), Xavier Souvignet    

    « On ne pense bien qu’aux extrêmes » disait Louis Althusser. Pourtant, loin d’évoquer la réflexion, la notion d’extrême semble davantage s’incarner aujourd’hui dans des menaces diverses. Al-Qaïda, Daech, Boko Haram, mais également extrême-gauche, extrême-droite, hooliganisme, Black Blocs etc. L’omniprésence du danger extrémiste tel qu’il est présenté par le discours médiatique et politique ne rend pas pour autant saisissable la notion. Largement oubliée par les textes législatifs et réglementaires, absente de la doctrine juridique et peu développée par la jurisprudence, la notion d’extrémisme n’est pourtant pas ignorée par le droit. Appréhendé ponctuellement, pour ne pas dire émotionnellement, par un ensemble de textes épars, l’extrémisme ne fait l’objet d’aucune approche générique en droit français. L’objet de ce travail de recherche n’est pas simplement de présenter les diverses manifestations de l’extrémisme telles qu’identifiées par le droit, mais de vérifier, par une approche globale rarement retenue, le postulat selon lequel, à l’instar des approches sociologique ou politique, le discours juridique appréhende l’extrémisme comme une remise en cause de l’ordre démocratique. Or, la sauvegarde de cet ordre démocratique, au fondement de tout l’ordonnancement juridique des démocraties libérales, apparaît ambivalente et paradoxale. Si l’État de droit est l’un des vecteurs fondamentaux de l’ordre démocratique, celui-ci ne devrait pas connaître de limitation juridique. Pourtant, confronté à sa remise en cause, l’État démocratique se doit d’organiser sa défense. Dès lors, pour lutter contre les divers extrémismes qui contestent leurs principes ontologiques, les démocraties vont être conduites à limiter l’exercice de droits qui forment pourtant leur socle, plaçant cette lutte au cœur d’un véritable paradoxe démocratique.

    Scarlett-May Ferrié, Le droit à l'autodétermination de la personne humaine : essai en faveur du renouvellement des pouvoirs de la personne sur son corps, thèse soutenue en 2015 à Paris 1 sous la direction de Grégoire Loiseau, membres du jury : Marc Pichard (Rapp.), Judith Rochfeld  

    La consécration du droit à l'autodétermination par la Cour européenne des droits de l'Homme, à l'occasion de deux arrêts figurant désormais au sein des« grands arrêts» de cette juridiction, appelait, en elle-même, une étude Elle l'appelait d'autant plus que le droit à l'autodétermination semble à même de permettre un véritable renouvellement du droit français quant à l'appréhension juridique des pouvoirs de la personne sur son corps. En l'état actuel du droit interne, ces pouvoirs ne sont pas clairement identifiés, de sorte que la frontière entre actes licites et illicites est poreuse, voire insaisissable. Utile, en sus d'être obligatoire, l'intégration du droit à l'autodétermination en droit interne est essentielle: elle permet de régir harmonieusement les pouvoirs de la personne sur son corps. Vérifier cette hypothèse supposait de s'assurer des potentialités du droit à l'autodétermination et d'identifier les lignes directrices de son exercice. À l'étude, le droit à l'autodétermination peut être défini comme le pouvoir d'exiger d'autrui le respect de ses choix effectués dans le cadre de sa vie privée lorsqu'ils sont amenés à se réaliser sur son corps. L'émergence d'un nouveau droit à dans l'ordre juridique implique nécessairement de savoir comment l'exercer, c'est-à-dire de saisir ses contours et ses limites et de s'assurer de sa garantie: sans limite, l'exercice du droit à l'autodétermination serait indéniablement un danger pour le maintien de l'ordre juridique interne; sans garantie, il serait stérile.

    Vladimíra Pejchalová Grünwaldová, Property law in Europe : a comparative study of national law and the law of European convention for the protection of human rights and fundamental freedoms, thèse soutenue en 2015 à Strasbourg sous la direction de Constance Grewe, membres du jury : Rainer Arnold (Rapp.), Catherine Haguenau-Moizard et Jiri Malenovsky    

    La thèse traite de la protection de la propriété privée, d’une part dans le droit et la pratique de la Convention européenne des droits de l’Homme, et d’autre part dans le droit constitutionnel et la pratique des systèmes tchèque et français. Elle fournit une enquête comparative sur la portée des clauses respectives de protection de la propriété et de leur interprétation juridique dans le but de faire ressortir les éléments aussi bien convergents que divergents des approches normatives et jurisprudentielles de la protection de la propriété en tant que droit de l’Homme. L’objectif principal de cette enquête a été d’examiner et de comparer le traitement de la propriété dans la la Convention européenne des droits de l’homme et dans les Constitutions de la France et de la République tchèque. Le sujet de la recherche est traité sous la forme d’une recherche dans plusieurs domaines spécifiques: les fondements théoriques et philosophiques, le sens et la portée des garanties assorties à la propriété et leur interprétation juridique, les limites et les privations de propriété, et les approches constitutionnelles quant à leur mise en oeuvre dans le droit et la pratique de la Convention.

    Émilie Debaets, Le droit à la protection des données personnelles : recherche sur un droit fondamental, thèse soutenue en 2014 à Paris 1 sous la direction de Bertrand Mathieu, membres du jury : Xavier Bioy (Rapp.), Grégoire Loiseau  

    La révolution numérique est ambivalente. Si elle constitue un moyen de renforcer la capacité de l'Etat à réaliser ses missions et celle des individus à exercer certains de leurs droits, elle permet simultanément l'enregistrement et la conservation d'une part croissante de l'existence individuelle quotidienne. Face au renforcement des possibilités de contrôle de l'individu, il est régulièrement proposé d'inscrire, dans les textes situés au sommet d, la hiérarchie des normes, un droit fondamental à la protection des données personnelles car l'existence d'un tel droit améliorerait la protection offerte à l'individu. La thèse procède à une analyse descriptive, explicative et évaluative du droit fondamental à la protection des données personnelles. Afin de démontrer la construction d'un tel droit par la jurisprudence constitutionnelle française et les jurisprudences européennes, l'étude s'est d'abord attaché à découvrir les soubassements de celui-ci. Ce droit a ensuite pu être précisé et distingué des autres droits fondamentaux tels que le droit au respect de la vie privée. Afin de mesurer la portée de ce droit, l'étude s'est ensuite attachée à analyser les restrictions dont il peut faire l'objet lorsqu'il entre en conflit avec d'autres intérêts individuels également protégés ou avec des contraintes collectives relevant de l'intérêt général. L'amélioration de la protection offerte à l'individu n'est donc pas aussi évidente qu'il pourrait paraitre. Elle pourrait cependant résulter de la restructuration du processus normatif que ce droit fondamental à la protection des données personnelles implique.

    Manuela Brillat, Le principe de non-discrimination à l'épreuve des rapports entre droits européens, thèse soutenue en 2014 à Strasbourg sous la direction de Florence Benoît-Rohmer, membres du jury : Stéphanie Hennette-Vauchez (Rapp.), Olivier De Schutter    

    Appréhendée aussi comme un idéal, l’égalité se décline juridiquement à travers le principe de non- discrimination. Étudié par le prisme du droit européen, il se révèle être un exemple significatif des difficultés mais aussi des potentialités des relations entre les deux principaux espaces juridiques européens : le Conseil de l’Europe et l’Union européenne. La Cour européenne des droits de l’homme, le Comité européen des droits sociaux ainsi que la Cour de justice de l’Union européenne affichent une apparente homogénéité derrière laquelle se cachent des réalités différentes qui fragilisent le principe de non-discrimination et affaiblissent son rôle pourtant central dans le renforcement du droit européen des droits de l’homme. Ce principe doit ainsi être redéfini afin de retrouver une pleine efficacité en tenant compte du fait que son interprétation ne peut différer d’un espace européen à l’autre. Ce défi majeur conduit à analyser en quoi consiste précisément, pour l’Europe, le caractère axiologique du principe de non-discrimination.

    Louis-Marie Le Rouzic, Le droit à l'instruction dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme, thèse soutenue en 2014 à Bordeaux sous la direction de David Szymczak, membres du jury : Gérard Gonzalez (Rapp.), Ferdinand Mélin-Soucramanien et Jean-Paul Costa  

    La protection du droit à l’instruction a fait l’objet de longues discussions lors des travaux préparatoiresà la Convention européenne des droits de l’Homme. Si l’idée d’un droit à l’instruction pour tous s’esttrès vite imposée dans l’esprit de ses rédacteurs, le respect des convictions religieuses etphilosophiques des parents, qui assurent en priorité l’éducation et l’enseignement de leurs enfants, afait l’objet de davantage de controverses. Ces hésitations expliquent la présence de ce droit à l’article 2du premier protocole additionnel à la Convention du 20 mars 1952. Son importance n’est cependantpas à négliger. Qualifié de droit matriciel, le droit à l’instruction participe à la garantie concrète eteffective des autres droits et libertés de la pensée protégés par le corpus européen. Il assure en celal’épanouissement de la personne et lui garantit le droit de se déterminer librement. Il peut donc êtrerevendiqué par tous, élève ou étudiant, et peu importe la structure fréquentée (établissement public,privé, scolaire ou supérieur). Consciente de cet enjeu décisif pour la sauvegarde d’une sociétédémocratique, la Cour européenne des droits de l’Homme a su interpréter l’article 2 du Protocoleadditionnel de manière à assurer un juste équilibre entre la marge nationale d’appréciation et lapromotion du droit à l’instruction. Pour cela, elle a mis à la charge des Etats des obligations positivesafin d’assurer à chacun la possibilité, notamment, de se servir des moyens d’instruction existants. Engarantissant ainsi l’égal accès de tous aux structures existantes, la Cour européenne des droits del’Homme a également incité les autorités étatiques à respecter les particularités de chacun. A cette fin,une obligation de neutralité leur est imposée aussi bien dans les établissements d’enseignement quedans les programmes dispensés. Aucun élève ni étudiant ne doit se sentir exclu ou stigmatisé en raisonde ses convictions propres. La garantie d’un droit universel à l’instruction implique alors la garantied’un droit à une instruction pluraliste.

    Jean Bosco Essoh, Recherches sur les relations entre les droits de l'homme et l'environnement en droit international, thèse soutenue en 2014 à Lyon 3 sous la direction de Stéphane Doumbé-Billé  

    Des liens étroits se développent entre les droits de l’Homme et l’environnement, du fait de leur rencontre et de leur coexistence en droit international. Cette recherche veut mettre en évidence les articulations qui les caractérisent dans cet ordre juridique. Les rapports qui en découlent trouvent dans la contexture et le rôle des normes y constituent le produit des sources juridiques, le fil conducteur de leur double conception structurelle et fonctionnelle telle qu’elle résulte de l’analyse des normes concernées ainsi que de celle de la jurisprudence pertinente. La conception structurelle des rapports articule les liens résultant de l’aspect d’ensemble des normes considérées, pendant que la conception fonctionnelle réunit les liens découlant du fonctionnement ou de l’utilisation desdites normes. Dans cette perspective, les rapports entre les droits de l’Homme et l’environnement s’inscrivent dans une logique relationnelle dialectique, permettant de dégager la cohérence de leur évolution de la différenciation vers la complémentarité. Ainsi, en dépit des distinctions fondamentales qui résultent des rapports formels, les droits de l’Homme et l’environnement développent d’un point de vue fonctionnel, des relations de fertilisation mutuelle. L’environnement y gagne en termes de renforcement de son régime de protection, tandis que les droits de l’Homme en tirent profit par la reconnaissance de nouveaux droits.

    Jean Bosco Essoh, Recherche sur les relations entre les droits de l'homme et l'environnement en droit international, thèse soutenue en 2014 sous la direction de Stéphane Doumbé-Billé, membres du jury : Jean-Claude Tcheuwa (Rapp.), Paul Tavernier et Jean Dhommeaux      

    Des liens étroits se développent entre les droits de l’Homme et l’environnement, du fait de leur rencontre et de leur coexistence en droit international. Cette recherche veut mettre en évidence les articulations qui les caractérisent dans cet ordre juridique. Les rapports qui en découlent trouvent dans la contexture et le rôle des normes y constituent le produit des sources juridiques, le fil conducteur de leur double conception structurelle et fonctionnelle telle qu’elle résulte de l’analyse des normes concernées ainsi que de celle de la jurisprudence pertinente. La conception structurelle des rapports articule les liens résultant de l’aspect d’ensemble des normes considérées, pendant que la conception fonctionnelle réunit les liens découlant du fonctionnement ou de l’utilisation desdites normes. Dans cette perspective, les rapports entre les droits de l’Homme et l’environnement s’inscrivent dans une logique relationnelle dialectique, permettant de dégager la cohérence de leur évolution de la différenciation vers la complémentarité. Ainsi, en dépit des distinctions fondamentales qui résultent des rapports formels, les droits de l’Homme et l’environnement développent d’un point de vue fonctionnel, des relations de fertilisation mutuelle. L’environnement y gagne en termes de renforcement de son régime de protection, tandis que les droits de l’Homme en tirent profit par la reconnaissance de nouveaux droits.

    Hélène Hurpy, Fonction de l'autonomie personnelle et protection des droits de la personne humaine dans les jurisprudences constitutionnelles et européenne, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille sous la direction de Annabelle Pena-Gaïa et Hélène Surrel, membres du jury : Xavier Bioy (Rapp.), Frédéric Sudre et Guy Scoffoni  

    Le concept d'autonomie personnelle est apparu récemment dans l'ordre juridique européen, comme la faculté pour la personne humaine de mener sa vie comme elle l'entend. Ce concept trouve son ancrage dans un système juridique en pleine mutation, tiraillé entre deux traditions, l'une anglo-saxonne qui constitue un modèle autonomique de protection des droits de la personne, et l'autre continentale, plus paternaliste. Le rôle des juges constitutionnels européens et des organes de la Convention européenne des droits de l'homme s'est révélé décisif pour faire émerger la notion d'autonomie personnelle au sein de l'ordre juridique, et pour l'ériger progressivement en principe matriciel des droits fondamentaux. La prise en considération de l'autonomie personnelle vise, en effet, à modifier la protection juridique de la personne humaine, qui n'est plus générale et abstraite mais ajustée et concrète, répondant ainsi aux enjeux actuels de la protection des droits de l'homme et de la réalité sociale.Le but de cette étude est d'analyser la fonction de l'autonomie personnelle, vecteur d'intégration sociale de toute personne humaine, et élément participatif au pluralisme interne essentiel à une société démocratique. L'analyse porte sur les avancées permises par la reconnaissance de l'autonomie personnelle dans la protection des droits individuels et dans ceux des minorités. Malgré certaines réticences doctrinales, cette fonction se révèle limitée dans la remise en cause des valeurs sociales qu'elle pouvait induire, mais elle s'avère primordiale au développement de la protection des droits de la personne humaine.

    Colombine Madelaine, La technique des obligations positives en droit de la Convention européenne des droits de l'homme, thèse soutenue en 2012 à Montpellier 1 sous la direction de Frédéric Sudre, membres du jury : Jean-François Akandji-Kombé (Rapp.), Michel De Salvia et Gérard Gonzalez  

    La Cour européenne des droits de l'homme a, en 1968, dès son cinquième arrêt au principal, établi que des droits civils et politiques pouvaient générer des obligations d'action à la charge des États. Cette affirmation venait remettre en cause la définition traditionnelle de ces droits. En effet, ils étaient classiquement considérés comme mettant à la charge des États uniquement des obligations négatives. En revanche, les droits économiques sociaux et culturels étaient présentés comme imposant seulement des obligations positives. Le juge européen a, depuis lors, mis au jour un nombre croissant d'obligations positives prétoriennes. Plusieurs techniques ont été développées pour ce faire. Cette étude vise à analyser ce que nous avons dénommé la technique des obligations positives, c'est-à-dire l'usage par la Cour des termes « obligations positives » ou « mesures positives ». Cette technique permet non seulement au juge européen de dégager des obligations d'action à la charge des États, mais également de reconnaître sa compétence pour contrôler l'exécution de ses propres arrêts, de conférer un effet horizontal à la Convention ou encore d'étendre la notion de juridiction au sens de l'article 1 CEDH. Elle est également un moyen de moduler son contrôle en permettant tantôt d'accorder une large marge nationale d'appréciation, tantôt de la réduire à néant. Cette diversification croissante de l'usage de la technique dans la jurisprudence européenne est toutefois source d'incohérences.La thèse défendue vise à démontrer que la technique des obligations positives est un outil d'adaptation de la norme juridique conventionnelle à l'évolution des États démocratiques et libéraux européens.

    Kyriaki Patsianta, L'intérêt de l'enfant dans le cadre de la garantie de la vie familiale par la Cour EDH : influence en droit grec, thèse soutenue en 2012 à Montpellier 1 sous la direction de Gérard Gonzalez, membres du jury : Adeline Gouttenoire (Rapp.), Syméon Karagiannis et Michel Levinet  

    L'intérêt de l'enfant est une notion bien connue du droit de la famille des États membres du Conseil de l'Europe. C'est sans doute le cas du droit grec de la famille qui érige l'intérêt de l'enfant en règle fondamentale. Or, ce principe cher au droit interne, visant la protection de l'enfant, franchit les frontières nationales et obtient un caractère européen grâce à la jurisprudence européenne concernant la vie familiale. En effet, en statuant sur les « contentieux familiaux européens », le juge de Strasbourg consacre ledit principe, met en avant sa valeur indubitable et forge son contenu de base. Sans imposer d'évaluations uniformes de l'intérêt de l'enfant, la Cour EDH pose les lignes directrices de sa détermination. Toutefois, malgré le dynamisme de la construction jurisprudentielle européenne portant sur l'intérêt de l'enfant dans le cadre de la garantie de la vie familiale, en Grèce l'appréciation dudit intérêt reste pour le moment une question interne. Il n'y a pas de contact entre l'ordre juridique grec et le système de la Convention, puisque le premier ne se réfère pas systématiquement au second et la jurisprudence européenne contre l’État grec est isolée

    Arnaud Latil, Création et droits fondamentaux, thèse soutenue en 2011 à Lyon 3 sous la direction de Yves Reinhard, membres du jury : Jean-Michel Bruguière (Rapp.), Edouard Treppoz    

    L’approche juridique de la notion de création est confuse. Elle est traditionnellement envisagée à travers les droits de propriété intellectuelle (droit d’auteur, brevet, dessins et modèles, etc.). Mais cette approche est insuffisante. Les droits fondamentaux permettent de s’en apercevoir. En effet, la création constitue à la fois une activité humaine (un acte créatif) et un objet de propriété (un bien créatif). L’acte créatif est garanti par la liberté de création. La nature de cette dernière demeure toutefois incertaine. Elle oscille entre un rattachement à la liberté d’expression ou à la liberté du commerce et de l’industrie. De plus, le test de proportionnalité conduit à examiner les limites de la liberté de création à l’aune des « lois du genre créatif ». Les droits fondamentaux invitent alors à dépasser la conception de l’acte créatif compris comme un message.Le bien créatif est protégé par le droit de propriété. Les droits fondamentaux conduisent cependant à remettre en cause la conception française des biens créatifs en soulignant davantage leur dimension économique. De plus, le test de proportionnalité implique de redessiner les limites du droit de propriété en tenant compte de ses fonctions sociales. En définitive, les droits fondamentaux brouillent la frontière entre le droit de propriété et le droit de la concurrence déloyale.

    Marieta Todorova, L'interdiction d'abus des droits fondamentaux, thèse soutenue en 2011 à Montpellier 1 sous la direction de Michel Levinet, membres du jury : Xavier Dupré de Boulois (Rapp.), Dean Spielmann et Frédéric Sudre  

    Le concept de l'abus de droit a connu un important essor dans la plupart des disciplines. Non seulement l'interdiction d'abus de droit est présente dans de nombreux systèmes juridiques mais elle se retrouve dans les principaux instruments de protection des droits et libertés fondamentaux, qu'il s'agisse des instruments internationaux, universels ou régionaux, ou des instruments internes. Toutefois, la spécificité de cette branche du droit ainsi que la nature particulière du concept d'abus de droit posent la difficile question de la compatibilité de toute clause d'interdiction d'abus de droit avec la philosophie des droits fondamentaux. Cette interrogation implique de relever non seulement le défi de l'identification de la notion dans le domaine des droits fondamentaux mais aussi le défi de sa conceptualisation.L'identification de l'abus des droits fondamentaux est problématique dans la mesure où l'on est en présence d'une notion à contenu indéterminé révélant sa plasticité et sa malléabilité. Ces caractéristiques ont pour effet d'intégrer dans le droit positif un concept controversé, à la fois instable, mobile et confus et imposent à déterminer les éléments concourant à sa définition et à clarifier le champ d'application de l'interdiction d'abus de droit et les sanctions susceptibles de l'accompagner. La conceptualisation de l'abus de droit peut être édifiée à partir du rôle que ce dernier est amené à jouer dans le domaine des droits fondamentaux. L'interdiction de l'abus de droit se révèle en effet un élément important de l'ordre juridique des droits fondamentaux, dont l'usage, devant rester exceptionnel, permet non seulement d'assurer la régulation de l'exercice des droits individuels mais également de protéger les valeurs essentielles à leur sauvegarde et notamment celles inhérentes à la société démocratique. L'interdiction de l'abus vise également à assurer la complétude et concourt à la sauvegarde de la cohérence de l'ordre juridique des droits fondamentaux.

    Ruth Dijoux, La contractualisation des droits fondamentaux, thèse soutenue en 2010 à La Réunion sous la direction de Jean-Baptiste Seube, membres du jury : Emmanuel Putman (Rapp.), Mathieu Maisonneuve et Pascal Puig    

    Les droits fondamentaux sont incontournables. Pendant longtemps rattachés au droit public, ils bouleversent aujourd'hui le droit privé français et notamment le droit des contrats. Si certains auteurs considèrent que la présence des droits fondamentaux dans le contrat constitue un phénomène favorable aux contractants faibles, l'avènement de ces droits en la matière présente un tout autre intérêt. En effet, il est possible de voir dans le contrat un instrument de disposition des droits fondamentaux, le contractant bénéficiant d'un droit de renoncer à ses droits. Cette thèse se concentre sur cet aspect de l'influence des droits fondamentaux sur le contrat. À une étude d'ensemble du phénomène de fondamentalisation du droit des contrats, il a été préféré une étude ciblée d'un aspect encore très peu exploré et offrant de nombreuses perspectives.

    Clémentine Caumes, L'interprétation du contrat au regard des droits fondamentaux, thèse soutenue en 2010 à Avignon sous la direction de Anne Pélissier, membres du jury : Pascal Puig (Rapp.), Clémence Mouly  

    Le droit des contrats subit depuis quelques années des mutations importantes, au premier rang desquelles figure l’émergence de sources nouvelles, à l’instar des droits fondamentaux issus de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (Convention EDH). Leur application classique dans les relations verticales unissant l’État à l’individu a connu un prolongement évident par la reconnaissance de l’effet horizontal du texte en droit interne, impliquant leur respect jusque dans les relations privées.L’interprétation du contrat, consistant à en révéler le sens et les obligations qui en découlent, constitue l’objet de l’étude menée. La lecture de l’acte contractuel doit se faire en conformité avec l’interprétation opérée par le juge européen de la Convention EDH. De ce constat émerge tout l’intérêt de la recherche, consistant à mettre en avant la confrontation évidente pouvant naître entre d’une part le contrat - porteur de principes forts (particulièrement l’autonomie de la volonté, et ses corollaires telles la liberté contractuelle et la force obligatoire du contrat) - et d’autre part le respect des droits fondamentaux. Dans quelles mesures ces derniers peuvent-ils influer sur l’interprétation d’un contrat privé ?Le travail de recherches entrepris révèle un rôle sensible des droits fondamentaux sur l’interprétation du contrat - le respect des droits fondamentaux prime de manière générale la force obligatoire - et constate que cette influence est le fruit d’une démarche complémentaire du juge européen, lequel dicte, et du juge interne, lequel réceptionne les droits fondamentaux dans l’interprétation.Cette étude - bien que certains de ses aspects paraissent encore empiriques - témoigne d’une influence perfectible des droits fondamentaux sur l’interprétation du contrat. En ce sens, des pistes d’améliorations, tant au niveau européen qu’interne, ont pu être envisagées

    Sabrina Lavric, Le principe d'égalité des armes dans le procès pénal, thèse soutenue en 2008 à Nancy 2 sous la direction de François Fourment, membres du jury : Yves Strickler (Rapp.), Jean-François Seuvic    

    Le principe d’égalité des armes a émergé, dans la procédure pénale française, sous la double influence du droit européen des droits de l’homme et de la jurisprudence constitutionnelle. Correctif du droit à un procès équitable pour la Cour européenne, l’exigence d’un équilibre des droits des parties, aujourd’hui proclamée en tête du code de procédure pénale, rencontre des difficultés d’application au procès pénal français. Les origines de common law du principe semblent s’opposer à la conception générale de l’égalité des armes adoptée par le juge français. Le rapport particulier de ce dernier à la norme européenne l’a, de surcroît, conduit à remodeler le sens et la portée de la notion en droit français. S’il tend aujourd’hui à s’imposer de plus en plus comme un principe directeur du procès pénal français, le principe d’égalité des armes semble cependant se heurter à la physionomie intrinsèque de ce dernier. Structurellement inadapté à celui-ci, il pourrait même, in fine, dans sa version « dénaturée », contribuer à profondément le déséquilibrer.

    Stéphane Detraz, La contrainte par corps, thèse soutenue en 2002 à Bordeaux 4 sous la direction de Philippe Conte  

    Héritage des très anciennes pratiques collectives, la contrainte par corps est en droit français positif, une mesure privative de liberté par laquelle le créancier tente de convaincre son débiteur récalcitrant de payer. L'institution ne s'emploie plus aujoud'hui qu'au soutien du recouvrement des peines pécuniaires ainsi que de plusieurs autres créances répressives et certains impôts. Elle est prononcée par la juridiction pénale dans le jugement de condamnation, qui en fixe la durée (quatre mois maximum en droit commun, deux années en cas de traffic de stupéfiants). Préalablement à la mise de la contrainte par corps, il convient de s'assurer que l'obligation de somme d'argent existe encore, et dans certaines hypothèses, que le créancier ait donné son accord. La situation du débiteur peut également empêcher l'exercice de la mesure (insolvabilité). Si les conditions sont remplies, l'individu est arrêté puis écroué, ou le cas échéant, maintenu en détention. La période de captivité débute alors, selon un régime souvent particulariste ("évasion" non punissable), et dure généralement soit jusqu'au complet paiement, soit jusqu'à l'écoulement du temps d'incarcération prévu. . . .

    Jean-Marie Plazy, La personne de l'incapable, thèse soutenue en 1998 à Bordeaux 4 sous la direction de Jean Hauser  

    L'objet de l'incapacite est de pallier la faiblesse humaine. L'incapacite, sans aller jusqu'a supprimer la personnalite entraine une restriction de l'autonomie personnelle, elle fait ombrage a la personne. Que reste-t-il alors de l'autonomie de la personne placee sous un regime d'incapacite, quelle place lui accorde-t-on au sein de cette protection ? L'etude de la capacite de l'incapable en matiere personnelle montre que l'incapable conserve une quasi-capacite de jouissance : se dessine une sphere de droits fondamentaux qui regroupe le droit au maintien du cadre de vie, le droit au respect de l'integrite physique et morale et le droit a la prise en charge de ses besoins personnels. Des amenagements circonstanciels de ces droits peuvent exister. La capacite d'exercice de l'incapable, davantage alteree, resulte de sa capacite naturelle, mais aussi de la force personnelle attachee aux actes qu'il souhaite accomplir. Si le mineur ne dispose pas d'un accroissement progressif de la capacite (emancipation et premajorite sont decevants), la capacite du majeur est plus souple. L'accompagnement de la personne protegee permet de concilier liberte et protection de l'incapable. La technique la plus adaptee est l'assistance. L'avenement de ce regime suppose une meilleure repartition des roles respectifs de l'incapable et de ses protecteurs ainsi qu'une classification des actes personnels selon leur gravite. L'opposition entre l'incapable et son protecteur peut conduire a la designation d'un administrateur ad hoc mais il serait tout aussi important de donner au mineur un droit de veto. Si le curatelaire a un droit d'opposition, ce dernier est exclu pour le tutelaire. L'accompagnement est egalement utile lorsque l'incapable est face au juge soit pour etre entendu soit parce qu'il est partie a une procedure. Enfin, il peut etre utile, dans l'eventualite du deces du protecteur de l'incapable, de prevoir son remplacement ainsi que le maintien du cadre de vie de l'incapable.

  • Jérôme Leborne, La protection pénale de l'animal, thèse soutenue en 2022 à Toulon sous la direction de Valérie Bouchard, membres du jury : Édouard Verny (Rapp.), Christine Courtin (Rapp.), Jacques Leroy et Marie-Christine Sordino  

    « La protection pénale de l’animal ». Le titre est trompeur. Le droit pénal protège effectivement l’animal en tant qu’être vivant doué de sensibilité, mais ce n’est pas la sensibilité qui fonde la protection. Le droit pénal classe l’animal en catégories qui dépendent de la fonction de l’animal pour l’homme et du rapport de l’animal avec l’homme. On distingue notamment les animaux domestiques, de compagnie, apprivoisés, tenus en captivité, de production, d’expérimentation, de distraction, non domestiques, chassables, pêchables, nuisibles, ou encore, dangereux. Or, selon la catégorie à laquelle l’animal appartient, la vie et la sensibilité ne sont pas protégées de la même manière. La vie et la sensibilité ne sont que des paramètres modulables suivant le rôle que l’animal joue pour l’homme. En somme, le législateur dresse une hiérarchie des animaux et, en conséquence, érige une protection pénale hiérarchisée des animaux. Il n’existe donc pas une protection pénale de l’animal mais des protections pénales animales, c’est-à-dire, des protections de certains animaux contre certaines souffrances.Le droit pénal organise la protection inégalitaire et relative des animaux mais il peut aussi réorganiser la protection pour l’intérêt de l’animal. Ce sont les capacités d’adaptation et d’imagination du droit pénal qui doivent être mobilisées afin de reconstruire une protection élémentaire de l’animal. Il s’agira à cet égard de reconfigurer la protection sur le principe fondamental de la valeur intrinsèque de l’animal. D’une certaine manière, le droit pénal reconnaîtrait et protègerait, à l’image de l’être humain, « l’être animal ».

    Lucile Piau, Déconstruire les discours sur l'infériorité des animaux non humains, thèse soutenue en 2022 à Normandie sous la direction de Annie Hourcade, membres du jury : Florence Burgat (Rapp.), Jean-Pierre Cléro, Layla Raïd et Jean-Yves Goffi  

    La situation que vivent les animaux non humains est difficile. Quelle que soit la sphère dans laquelle leur existence s’inscrit, celle-ci est assujettie à la volonté humaine. Les animaux sont considérés comme des êtres inférieurs parce qu’ils seraient privés des formes d’intelligence dont l’espèce humaine peut faire preuve. L’infériorisation des animaux légitime leur domination. Cependant, nos connaissances actuelles mettent en évidence des fonctions cognitives, des vécus émotionnels et des rapports sociaux propres aux animaux, qui impliquent des besoins fondamentaux. Cette constatation amène à se demander pour quelles raisons leur situation ne s’est pas améliorée puisque nous avons conscience que les conditions de vie dans lesquelles les animaux évoluent ne sont pas adaptées à leurs besoins et ne leur permettent pas de s’épanouir pleinement. Pour construire une société interspécifique prenant en compte les besoins fondamentaux de chacun, il est essentiel de passer par une phase de déconstruction des discours portant sur les animaux non humains. Les discours philosophiques ont contribué à la formation d’une représentation négative, infériorisante de l’animalité en interprétant le comportement des animaux par rapport à celui de l’espèce humaine. En essayant de se défaire de ce point de vue anthropocentrique, l’éthologie a permis d’étudier sous un nouveau jour les animaux. Il est essentiel que les êtres humains intègrent la prise en compte des besoins fondamentaux des animaux au sein de leurs comportements, ce qui passe par un travail individuel et collectif, notamment au sein de la sphère juridique.

    Elise Roumeau, Les sujets humains d'expérimentation face aux droits fondamentaux, thèse soutenue en 2021 à Université Clermont Auvergne 2021 sous la direction de Anne-Blandine Caire, membres du jury : Grégoire Loiseau (Rapp.), Fabien Marchadier (Rapp.), Xavier Labbée et Caroline Lantero    

    Le droit encadre les pratiques biomédicales et notamment l’expérimentation médicale. Pourtant, le cobaye humain n’a jamais été défini juridiquement. Alors que les droits inhérents à la personne humaine se sont développés à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, le cobaye semble être resté étranger au droit, comme si ne pas le nommer permettait d’effacer les dérives expérimentales antérieures. Cette étude tend à montrer que nommer le cobaye permet de mieux le protéger. Identifier les droits fondamentaux qui le protègent permet de constater leur manque d’effectivité. Pour consolider cette protection, différentes catégories de cobayes doivent être identifiées et protégées de façon complémentaire : le cobaye-individu, le cobaye-embryon et le cobaye-cadavre. La finalité de l’expérimentation permet de constater que c’est la nature humaine de ces cobayes qui sert de justification scientifique à cette pratique. Elle doit aussi être l’élément primordial de sa protection juridique, dont les droits fondamentaux constituent les fondements. Il est alors possible d’identifier des principes-cadres permettant de protéger chacun de ces cobayes, de manière universelle et pérenne.

    Paul Baumann, Le droit à un environnement sain au sens de la Convention européenne des droits de l'homme, thèse soutenue en 2018 à Nantes sous la direction de Éric Mondielli, membres du jury : Agnès Michelot, Françoise Tulkens et Mary Sancy  

    Le droit à un environnement sain ne figure pas dans le texte de la Convention européenne des droits de l'homme. Cela n'a pourtant pas empêché le juge européen, à partir des années quatre-vingt, d'ériger progressivement un régime de protection permettant d'en corriger l'absence. Dans un premier temps, un corpus jurisprudentiel spécifiquement dédié a été dégagé. Forgé par la technique des obligations positives, ce droit s'analyse comme un droit « à la protection » d'un environnement sain dont l'objet n'intéresse pas la protection de la nature, mais vise essentiellement la sécurité de l'homme dans son environnement, compris comme son milieu de vie. Dans un second temps, l'étude de la mise en œuvre de la protection conventionnelle a révélé un hiatus entre le développement prétorien et l'effectivité du droit à un environnement sain dans le cadre de la CEDH. Les constats de violation de la Convention sont rares. La sanction du juge n’est déployée qu’en raison de circonstances exceptionnelles, tenant à la gravité des atteintes environnementales et à l'irrégularité de situations jugées au regard du droit interne. Une première explication est celle de l'inadaptation du droit européen des droits de l'homme face à la complexité du contentieux environnemental. Mais à cet obstacle d'ordre « technique » s'en ajoute encore un second d'ordre « politique ». L'analyse met ainsi en évidence la stratégie jurisprudentielle d'un juge qui ne se sent pas investi d'une légitimité suffisante pour trancher des litiges mettant principalement en cause une liberté économique au fondement des démocraties libérales européennes. Le droit à un environnement sain pourrait bien alors dans ce cadre n'être pas autrement perçu que comme une simple exception à la liberté de le détruire.

    Thomas Lemieux, L'équilibre du droit d'auteur à la lumière des droits fondamentaux, thèse soutenue en 2017 à Strasbourg sous la direction de Laure Marino, membres du jury : Jean-Michel Bruguière (Rapp.), André Lucas (Rapp.), Théo Hassler    

    Le droit d’auteur est le théâtre de conflits entre différents intérêts. D’un côté ceux de l’auteur et de ses ayants droit, de l’autre ceux du public, des exploitants et des intermédiaires techniques de l’Internet. Le droit d’auteur s’est construit en prenant en compte ces tensions entre les différentes parties prenantes. Or, aujourd’hui, les droits fondamentaux sont invoqués par chacun des acteurs du droit d’auteur pour la défense de ses intérêts propres. Ces normes, ayant une valeur supra-législative, sont de nature à exercer une influence sur l’équilibre du droit d’auteur mis en place par le législateur et interprété par le juge. Le travail présenté se propose d’analyser l’intensité de cette influence tant dans l’élaboration législative du droit que dans son application jurisprudentielle. La démarche envisagée est celle d’un examen de l’importance des droits fondamentaux sur le droit d’auteur des fondations législatives historiques aux récents développements jurisprudentiels.

    Laura Varaine, La religion du contractant, thèse soutenue en 2017 à La Réunion sous la direction de Jean-Baptiste Seube, membres du jury : Pascal Puig, Emmanuel Putman et Thierry Revet    

    Instrument d'échange économique par excellence, le contrat n'est pas, de prime abord, le terrain le plus propice à la satisfaction d'un idéal religieux. Il n'est pas rare, cependant, qu'un contractant se prévale de ses convictions et pratiques religieuses aux fins d'y adapter le contenu ou les conditions d'exécution d'une prestation. La tentation est grande de s'y montrer indifférent. D'un côté est invoquée, pour y parer, l'autonomie de la volonté. De l'autre, il est même suggéré de transposer le principe de laïcité aux relations privées pour obliger les contractants à faire preuve de neutralité. Or, ces dernières sont gouvernées par la liberté de religion. Ainsi, la contractualisation des convictions et pratiques religieuses doit être fortement encouragée. En outre, dans le silence du contrat, le juge peut imposer certaines obligations positives aux contractants, au nom de la liberté de religion et du droit à la non discrimination, au terme d'un processus de conciliation.

    Audrey Oudoul, L'impartialité des magistrats dans la procédure pénale françaises à l'aune du droit de la convention EDH., thèse soutenue en 2016 à ClermontFerrand 1 sous la direction de Audrey Darsonville  

    Cette étude de l’impartialité des magistrats dans la procédure pénale française à l’aune du droit de la Convention européenne des droits de l’homme propose une analyse renouvelée de ce principe, clé de voûte, d’un procès pénal juste.Tout d’abord, l’objet de l’étude induit de définir le principe d’impartialité grâce au droit conventionnel. Ce dernier a forgé le principe d’impartialité et est encore retentissant en la matière. Cependant, la théorisation d’ampleur des appréciations conventionnelles relatives à l’impartialité faisant défaut, la présente étude a vocation de remédier à cette carence. La définition conventionnelle de l’impartialité sert de socle à la présente étude et l’analyse de la jurisprudence conventionnelle, relative à l’impartialité, permettra de déterminer les points de convergence ou de divergence entre le droit conventionnel et le droit français. Ensuite, l’impartialité est soutenue, permise par divers principes de procédures ; l’indépendance, la collégialité, la publicité, la motivation, la séparation des fonctions, l’oralité, le contradictoire, qui n’ont pas la même intensité selon la procédure pénale envisagée. L’étude de la teneur des principes procéduraux soutiens de l’impartialité, devant les juridictions de droit commun et les juridictions spécialisées, permet de déterminer les disparités de garanties de l’impartialité dans la procédure pénale française. En outre, la question de l’impartialité des magistrats avant le jugement se pose avec beaucoup d’acuité. D’une part, le droit conventionnel s’est prononcé récemment sur l’extension ou non du principe d’impartialité en amont du jugement. D’autre part, le juge d’instruction dont la suppression est souvent envisagée comme une solution favorable à la procédure pénale, par ceux qui souhaitent le voir disparaitre, n’est pas opportune au regard du principe d’impartialité. L’étude permettra de démontrer que la phase d’instruction, bien que perfectible, apporte, une réelle plus-value à l’impartialité dans la procédure pénale et qu’au contraire, l’impartialité des magistrats du parquet est soit sporadique, soit absente.

    Audrey Oudoul, L'impartialité des magistrats dans la procédure pénale française à l'aune du droit de la convention EDH, thèse soutenue en 2016 sous la direction de Audrey Darsonville, membres du jury : Damien Roets (Rapp.), Cédric Ribeyre (Rapp.), Jean-Baptiste Perrier    

    Cette étude de l’impartialité des magistrats dans la procédure pénale française à l’aune du droit de la Convention européenne des droits de l’homme propose une analyse renouvelée de ce principe, clé de voûte, d’un procès pénal juste.Tout d’abord, l’objet de l’étude induit de définir le principe d’impartialité grâce au droit conventionnel. Ce dernier a forgé le principe d’impartialité et est encore retentissant en la matière. Cependant, la théorisation d’ampleur des appréciations conventionnelles relatives à l’impartialité faisant défaut, la présente étude a vocation de remédier à cette carence. La définition conventionnelle de l’impartialité sert de socle à la présente étude et l’analyse de la jurisprudence conventionnelle, relative à l’impartialité, permettra de déterminer les points de convergence ou de divergence entre le droit conventionnel et le droit français. Ensuite, l’impartialité est soutenue, permise par divers principes de procédures ; l’indépendance, la collégialité, la publicité, la motivation, la séparation des fonctions, l’oralité, le contradictoire, qui n’ont pas la même intensité selon la procédure pénale envisagée. L’étude de la teneur des principes procéduraux soutiens de l’impartialité, devant les juridictions de droit commun et les juridictions spécialisées, permet de déterminer les disparités de garanties de l’impartialité dans la procédure pénale française. En outre, la question de l’impartialité des magistrats avant le jugement se pose avec beaucoup d’acuité. D’une part, le droit conventionnel s’est prononcé récemment sur l’extension ou non du principe d’impartialité en amont du jugement. D’autre part, le juge d’instruction dont la suppression est souvent envisagée comme une solution favorable à la procédure pénale, par ceux qui souhaitent le voir disparaitre, n’est pas opportune au regard du principe d’impartialité. L’étude permettra de démontrer que la phase d’instruction, bien que perfectible, apporte, une réelle plus-value à l’impartialité dans la procédure pénale et qu’au contraire, l’impartialité des magistrats du parquet est soit sporadique, soit absente.

    Laurèn Audouy, Le principe de subsidiarité au sens du droit de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, thèse soutenue en 2015 à Montpellier sous la direction de Frédéric Sudre, membres du jury : Joël Andriantsimbazovina (Rapp.), Peggy Ducoulombier (Rapp.), Angelika Nußberger  

    Le principe de subsidiarité, en droit de la Convention européenne, est un principe empreint d’ambiguïtés. D’origine prétorienne, il ne fait l’objet d’aucune définition formelle dans les textes ou la jurisprudence afférente et se voit ainsi marqué d’une indétermination sémantique et juridique certaine. Doté d’une double dimension à la fois procédurale et matérielle, il n’en reste pas moins un principe fondamental du droit européen, un principe qui structure, d’une part, l’organisation et le fonctionnement même du système et guide, d’autre part, l’interprétation et le contrôle du juge de Strasbourg. Parce que naturellement ambigu mais néanmoins directeur du droit européen, le principe de subsidiarité se présente donc comme un principe souple et malléable, par conséquent, adaptable. L’analyse de sa mise en oeuvre dans la jurisprudence européenne met ainsi en exergue l’inconstance et la variabilité d’application du principe, à la libre disposition du juge strasbourgeois. Mais analysée à la lumière du contexte actuel d’un engorgement sans précédent du système et donc d’une réaffirmation urgente de son caractère subsidiaire, l’utilisation fluctuante du principe s’apprécie sous un jour nouveau, visant à faire de la subsidiarité un principe non plus garant des libertés nationales mais désormais source d’un encadrement de celles-ci. Parce que moteur d’une responsabilisation accrue des Etats membres, le principe de subsidiarité apparaît donc comme une pièce maîtresse de la politique jurisprudentielle du juge européen.

    Claire-Annie Schmandt, La réouverture du procès pénal : contribution à l'étude de l'efficacité des procédures actuelles de révision et de réexamen en droit pénal français, thèse soutenue en 2012 à Lille 2 sous la direction de Xavier Labbée, membres du jury : Jean-Pierre Bonthoux, Eric Kerckhove, Jean-Yves Maréchal et Damien Roets    

    Une condamnation pénale définitive ne peut en principe plus être remise en cause. La chose jugée doit en effet être tenue pour vraie. L’adage non bis in idem et les principes de l’autorité et de la force de la chose jugée semblent dès lors interdire de rouvrir le procès pénal. Toutefois, le législateur français prévoit deux procédures distinctes permettant de remettre en cause la condamnation prononcée : la révision et le réexamen. Les conditions de mise en œuvre de ces procédures et leurs spécificités en font des procédures très exceptionnelles. Par la présentation d’éléments nouveaux de fait pour la révision, et de droit pour le réexamen, le requérant peut dans certains cas prétendre à nouvelle étude de son affaire. Cependant cette réouverture ne pourra être décidée que par une juridiction ad hoc et sera de type différent selon le nouveau procès envisagé. De plus, l’issue de ce nouveau procès pourra permettre de maintenir la condamnation en dépit des nouveaux faits présentés ou reconnaître l’innocence du condamné.

    Catherine Préaubert, La protection juridique de l'animal en France, thèse soutenue en 1999 à Dijon sous la direction de Éric Loquin  

    Les progrès incessants de la science permettent aujourd'hui de créer et de transformer le vivant. L’animal, être vivant par excellence est utilisé par l’homme dans de multiples domaines qui vont de la recherche biomédicale (clonage, xénogreffes, manipulations génétiques. . . ) à l'alimentation ou à titre d'agrément. Dans la summa divisio du droit, le statut juridique de l'animal est celui d’un objet de droit. Cette qualification juridique est inadéquate car elle ne met pas suffisamment en avant les particularités de l’animal pourtant reconnu par le législateur comme un "être sensible". Cette thèse propose d’élaborer un nouveau statut juridique de l’animal, celui de quasi-sujet de droit, statut qui placerait l’animal entre les sujets de droit et les objets de droit et tiendrait compte de ses qualités pour mieux le protéger, le respecter.