Johanna Siméant-Germanos, Olivier Nay, Françoise Dreyfus, Jacobo Grajales Lopez, Jean-Vincent Holeindre [et alii], Lexique de science politique, Lefebvre Dalloz, 2025, Lexique, 653 p.
Toutes les notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques. Non seulement il passe au crible les institutions et les acteurs de la vie politique nationale, mais il donne toutes les clés de lecture pour comprendre les transformations européennes et les nouvelles dynamiques politiques de la mondialisation. Il est destiné aux étudiants des cursus de droit, d'histoire, de philosophie et de journalisme, mais aussi aux élèves de Sciences-Po et des classes préparatoires.
Johanna Siméant-Germanos, Quentin Ravelli, Pauline Liochon (dir.), Les Gilets jaunes. Une révolte inclassable: une révolte inclassable, Éditions Rue d'Ulm, 2024, Sciences sociales, 432 p.
Partie de la contestation de la taxe carbone, la révolte des Gilets jaunes a fait converger, en un mouvement d'opposition radicale à l'État, de nombreuses revendications fiscales et sociales parmi les classes populaires françaises. Dès le 17 novembre 2019, par l'occupation de milliers de ronds-points, puis l'instauration de manifestations sans cortèges, le mouvement se démarque par des moyens d'action inhabituels. Au-delà de cette originalité tactique, ce livre collectif de 21 chapitres regroupés en 6 parties cherche à explorer les ambivalences politiques qui rendent ce mouvement inclassable : ambivalences vis-à-vis des syndicats, liens versatiles avec l'extrême-droite organisée, formes diverses de répression, judiciaire et policière, ambivalences du traitement médiatique, entre prescription et censure, puis ambivalences sociologiques qui permettent au mouvement de s'ancrer dans des milieux socioprofessionnels distincts, voire opposés. L'ouvrage s'intéresse aussi aux limites temporelles du mouvement - qui a commencé par le mouvement Colère dès le mois de janvier 2018 et ne s'est jamais clairement terminé - et à ses limites géographiques - à partir de deux exemples mal connus : la Belgique et l'île de la Réunion. Chaque contribution présente une étude de cas ancrée dans des matériaux empiriques et localisés, rassemblés lors d'enquêtes de terrain minutieuses, au long cours, dans des régions différentes, mais au service d'une conceptualisation de la notion d'ambivalence, si importante pour comprendre les formes contemporaines de contestation
Johanna Siméant-Germanos, Grégory Daho, Florent Pouponneau (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française: Luttes politiques et bureaucratiques autour de l’intervention française, éditions rue d’Ulm,, 2024, 330 p.
Le 11 janvier 2013, dans une allocution télévisée, le président François Hollande annonçait que la France intervenait militairement pour venir en aide au Mali, alors que des groupes armés qualifiés de terroristes semblaient se diriger vers la capitale, Bamako. Cela marquait le début de l’opération Serval. Quoi de plus proche, en apparence, d’une décision souveraine et individuelle que cette annonce ? Le propos de cet ouvrage, appuyé sur un travail de terrain de plusieurs années (sources ouvertes, archives classifiées, entretiens, prosopographie…), est pourtant à rebours d’une perspective qui prétendrait isoler des moments discrets de la décision en en faisant une substance, saisissable et traçable : il s’attache à déplier ce que sont toutes les conditions plus générales de possibilité d’une entrée en guerre, et à identifier les luttes politiques et bureaucratiques au sein de l’appareil d’État dans lesquelles elle s’encastre. Il entend aussi montrer que l’on peut travailler empiriquement sur les sommets de l’État, fût-ce dans des domaines que l’on imagine verrouillés par le « secret défense », et que les relations internationales relèvent, en cela, du travail ordinaire des sciences sociales.
Johanna Siméant-Germanos, Romain Lecler, Cécile Barth-Rabot (dir.), Guide de l’enquête globale en sciences sociales, CNRS éditions, 2024, Culture & société, 406 p.
Guerre, diaspora, ONG... Les objets, espaces et discours de l'international bouleversent les approches et appellent à des méthodes d'enquête spécifiques. C'est le propos de ce guide, outil pour chercheurs et étudiants qui voudraient s'aventurer en sociologie de l'international. Un ouvrage didactique et accessible, à la manière du Métier de sociologue de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, combinant textes théoriques des grands auteurs et mise en perspective d'extraits couvrant tel aspect ou exemple précis de la démarche d'enquête. Compétition pour la suprématie culturelle des élites intellectuelles, marché des savoirs et de l'expertise, circulations des biens culturels, foires et salons internationaux... Autant de thèmes traités dans cet ouvrage, qui invite à adapter les sciences sociales aux défis du monde globalisé
Johanna Siméant-Germanos, Pierre Bourdieu, Maxime Quijoux, Sociologie et démocratie, Presses universitaires de Lyon, 2023, Lignes de partage (Essentiels), 57 p.
Le 27 novembre 1995, Pierre Bourdieu est invité à prononcer une conférence exceptionnelle par l’École des hautes études commerciales (HEC) de Paris. Le sociologue, alors à l’apogée de sa carrière, profite de cette tribune pour reprendre certains de ses concepts fondamentaux et pour livrer un plaidoyer en faveur d’une sociologie au service de la démocratie. Mais quelles sont ces notions ? Comment s’est construite la pensée du sociologue et comment a-t-elle influencé la pensée intellectuelle de son temps ? Ce sont les questions, essentielles, auxquelles tente de répondre Maxime Quijoux, en s’appuyant sur les principaux ouvrages de Pierre Bourdieu et sur la conférence de 1995. Comment s’articulent le "capital culturel" et la "compétence politique" ? Quels sont les problèmes posés par la "tyrannie des experts" ou par le "piège démagogique", qui consiste à gouverner en s’appuyant sur une opinion publique facilement manipulable ? Il revient aussi sur le dévoilement des mécanismes de domination que permettrait la sociologie et sur la capacité de celle-ci à transformer la société. Johanna Siméant-Germanos, quant à elle, donne à voir la modernité de la pensée de Pierre Bourdieu et met en avant les outils qu’il a construits pour rendre compte des bouleversements économiques, sociaux et politiques que nous traversons, et de leurs articulations. Elle nous rappelle la nécessité, aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier, de faire appel aux sciences sociales pour défendre la démocratie.
Johanna Siméant-Germanos, Brigitte Gaïti (dir.), La consistance des crises: autour de Michel Dobry, Presses universitaires de Rennes, 2022, 330 p.
L'oeuvre de Michel Dobry apparaît comme une des plus singulières et fécondes dans l'univers de la science politique contemporaine. Les réflexions tirées de Sociologie des crises politiques, récemment réédité, sont soumises ici à des épreuves empiriques et des questions théoriques renouvelées. Les hypothèses et méthodes proposées dans le livre de 1986 y résistent bien : elles permettent de saisir les logiques des basculements historiques, de ces moments où les repères ordinaires s'effondrent et où la légitimité des dirigeants s épuise brutalement. Et parce que cette sociologie nous engage à saisir l'effectuation même de ces processus d'écroulement, sans postuler qu'ils doivent tout à des causes lointaines, sans faire du résultat des crises le moteur de leur déroulement, elle est un des remèdes efficaces contre ces lectures étiologiques et rétrospectives qui encombrent l'histoire des révolutions. D'autres points sont soumis à la question : comment la sociologie des crises s'accommode-t-elle d'une sociologie de l'habitus avec qui elle entend cohabiter, ou encore comment intègre-t-elle l'historicité des sciences sociales : est-on voué à penser la crise sur le mode de la contingence ou faut-il viser une épistémologie à prétention nomologique souvent laissée aux seules sciences dures ? Nul doute qu il y a là des interrogations qui traversent les sciences sociales contemporaines et auxquelles un entretien avec Michel Dobry, publié en fin de volume, apporte quelques réponses
Johanna Siméant-Germanos, Amin Allal, Myriam Catusse, Montserrat Emperador Badimon, Sarah Barrières [et alii], Quand l'industrie proteste: fondements moraux des (in)soumissions ouvrières, Presses universitaires de Rennes, 2022
Johanna Siméant-Germanos, Christophe Traïni, Bodies in protest: hunger strikes and angry music, Amsterdam University Press, 2021
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, Contester au Mali - Formes de la mobilisation et de la critique à Bamako: formes de la mobilisation et de la critique à Bamako, Éditions Karthala, 2018, 257 p.
Johanna Siméant-Germanos, Christophe Traïni, Bodies in protest: hunger strikes and angry music, Amsterdam university press, 2016, Protest and social movements, 180 p.
Johanna Siméant-Germanos, Marie-Émmanuelle Pommerolle, Isabelle Sommier (dir.), Observing protest from a place: the World Social Forum in Dakar (2011), Amsterdam University Press, 2015, Protest and social movements, 271 p.
Johanna Siméant-Germanos, Guide de l’enquête globale en sciences sociales, 2015
Guerre, diaspora, ONG… Les objets, espaces et discours de l’international bouleversent les approches et appellent à des méthodes d’enquête spécifiques. C’est le propos de ce guide, outil pour chercheurs et étudiants qui voudraient s’aventurer en sociologie de l’international. Un ouvrage didactique et accessible, à la manière du Métier de sociologue de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, combinant textes théoriques des grands auteurs et mise en perspective d’extraits couvrant tel aspect ou exemple précis de la démarche d’enquête.
Compétition pour la suprématie culturelle des élites intellectuelles, marché des savoirs et de l’expertise, circulations des biens culturels, foires et salons internationaux… Autant de thèmes traités dans cet ouvrage, qui invite à adapter les sciences sociales aux défis du monde globalisé.Sommaire : Pages de début (p. 1-3)| Introduction. Face à l’international : textes et pratiques de l’enquête en sciences sociales (p. 5-11)| Chapitre premier. Échelles, récifs, bureaux – Terrains du politique à l’international (p. 13-32)| Chapitre 2. Le capital international : un outil d’analyse de la reconfiguration des rapports de domination (p. 33-46)| Chapitre 3. Analyser les politiques de mondialisation (p. 47-68)| Chapitre 4. La circulation des biens culturels : entre marchés, États et champs (p. 69-93)| Chapitre 5. Foires, salons et marchés internationaux. Circulation des biens symboliques et mondialisation des places marchandes (p. 95-113)| Chapitre 6. Les espaces de la migration des biens culturels transnationaux – À propos des logiques de production et de circulation de l’information journalistique transnationale (p. 115-126)| Chapitre 7. Compétition pour la suprématie culturelle et stratégies internationales des élites intellectuelles (p. 127-152)| Chapitre 8. Des vies actuelles. Expériences contemporaines d’un monde globalisé (p. 153-171)| Chapitre 9. Le marché des savoirs de réforme : circulations de l’expertise de gouvernement et reproduction des hiérarchies internationales (p. 173-196)| Chapitre 10. Le concept de champ à l’épreuve de l’Europe (p. 197-217)| 1. Théories et constructions d’objet (p. 221-267)| 2. Lieux (p. 269-308)| 3. Enquêtes (p. 309-348)| 4. Pistes (p. 349-374)| Bibliographie générale (p. 375-398)| Biographies des auteur(e)s (p. 399-403)| Pages de fin (p. 407-409).
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, Pascal Dauvin, Le travail humanitaire. Les acteurs des ONG, du siège au terrain: les acteurs des ONG, du siège au terrain, Presses de Sciences Po, 2012, Académique, 443 p.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, La grève de la faim, Sciences Po, les Presses, 2011, Contester, 142 p.
Johanna Siméant-Germanos, J. Simeant, Marc Le Pape, Claudine Vidal (dir.), Crises extrêmes. Face aux massacres, aux guerres civiles et aux génocides: face aux massacres, aux guerres civiles et aux génocides, Paris : La Découverte, 2010, Recherches, 334 p.
Johanna Siméant-Germanos, Marie-Émmanuelle Pommerolle (dir.), Un autre monde à Nairobi: le Forum social mondial 2007, entre extraversions et causes africaines, Karthala, 2008, Les Terrains du siècle, 267 p.
Johanna Siméant-Germanos, Marc Le Pape, Claudine Vidal, Crises extrêmes, 2006
Aux crises extrêmes, qui mettent en péril l’existence de groupes humains entiers, répondent des actes (interventions militaires, assistance humanitaire…) et des discours (mobilisations, appels, textes de journalistes ou de commissions d’enquêtes, travaux universitaires…). Cet ouvrage retrace comment de telles crises deviennent objets de connaissance, de controverses et d’actions. Les études de cas réunies ici — correspondant essentiellement aux années d’après-guerre froide, et plus particulièrement aux années 1990 (Rwanda, Colombie, Bosnie-Herzégovine…) — montrent comment les concurrences, conflits ou simples différences d’approche entre médias, écrivains, ONG, États, parlements et organisations internationales, multiplient les énonciations de vérités. Descriptions et controverses sont analysées afin de restituer leurs méthodes d’établissement des faits, en lisant de manière critique les récits produits, en recherchant les finalités pratiques auxquelles ces récits sont liés, en retraçant les généalogies des qualifications de violences. Parce que les controverses occupent une place importante dans le débat public, cet ouvrage restitue l’implication d’une pluralité d’intervenants et d’observateurs. Quels schèmes de perception interviennent régulièrement pour façonner les récits de crises extrêmes ? Comment, avec leurs passions et leurs intérêts investis dans ces controverses, les acteurs introduisent-ils (ou non) un impératif de vérité, des principes de réalité ? Sommaire : Pages de début (p. 1-10)| Introduction (p. 11-18)| 1. Un « génocide à la machette » (p. 21-35)| 2. Qu'a-t-on vu quand « on ne voyait rien » ? (p. 36-56)| 3. Le traitement journalistique des crises au regard de la sociologie de la production de l'information (p. 57-71)| 4. Enjeux et significations de la notion de « génocide » au Rwanda dans la presse écrite : avril-juillet 1994 (p. 72-87)| 5. L'intentionnalité de l'action mise en discours (p. 88-102)| 6. Vérités et controverses sur le génocide des Rwandais tutsis (p. 103-118)| 7. « Vérité judiciaire » et « vérité du chercheur » (p. 119-135)| 8. Identifier et interpréter une « crise extrême » (p. 136-150)| 9. La force du témoignage (p. 151-168)| 10. Les personnes déplacées du Burundi et du Rwanda (p. 171-187)| 11. Les liaisons dangereuses du témoignage humanitaire et des propagandes politiques (p. 188-204)| 12. Témoigner sur la Palestine (p. 205-220)| 13. Trois ONG œuvrant pour la « paix » au Guatemala (p. 221-237)| 14. Pacifier, scientifiquement (p. 238-254)| 15. Amnesty International et le paradoxe de l'urgence (p. 255-269)| 16. La crise ? Quelle crise ? (p. 270-286)| 17. Incertitudes privées et publiques sur les disparus en Bosnie-Herzégovine (p. 287-301)| Bibliographie (p. 303-318)| Pages de fin (p. 319-335).
Johanna Siméant-Germanos, Pascal Dauvin (dir.), ONG et humanitaire, l' Harmattan, 2004, Logiques politiques, 276 p.
Johanna Siméant-Germanos, Pascal Dauvin, Le travail humanitaire , 2002
La scène internationale, au cours des quatre dernières décennies, a vu proliférer les ONG, humanitaires notamment. Cela s'est traduit par une popularité et une influence croissantes. La contribution d'organisations « non gouvernementales » aux politiques d'aide brouille la distinction entre les formes publiques et privées de la solidarité.
Qu'est-ce aujourd'hui que l'engagement dans des ONG humanitaires en voie de professionnalisation ? Qu'est-ce que l'humanitaire à la française ? Que font réellement les humanitaires sur le terrain et dans quelle mesure résistent-ils à l'instrumentalisation par les institutions internationales ?
Les auteurs proposent, pour la première fois en France, une sociologie politique de l'humanitaire international « au ras du sol », à partir d'un travail de terrain dans les missions et au siège des ONG. Ils ont mené près de 200 entretiens. Ils ont effectué plusieurs campagnes d'observation (Thaïlande, Cambodge, Madagascar, Kosovo, Sierra Leone, Mali, Guinée-Conakry, Liberia), en se concentrant plus particulièrement sur Action contre la faim, Handicap international, Médecins du monde, Médecins sans frontières. Ce livre dresse un tableau nuancé du milieu des ONG, et montre, au-delà de leur image, la complexité du travail humanitaire.Sommaire : Pages de début (p. 3-10)| Remerciements (p. 11)| Les auteurs (p. 13-14)| Introduction (p. 15-25)| Présentation (p. 27-34)| Chapitre 1. 1968-1976 Le « coup » des fondateurs (p. 35-57)| Chapitre 2. Carrières militantes et professionnelles dans l'humanitaire (p. 59-103)| Chapitre 3. Vivre de l'humanitaire ? L'ambivalente professionnalisation (p. 105-132)| Présentation (p. 133-136)| Chapitre 4. Se réaliser en faisant de sa vie un roman (p. 137-167)| Chapitre 5. Rechercher et entretenir les bonnes raisons d'agir (p. 169-200)| Présentation (p. 201-206)| Chapitre 6. Du terrain au siège : la division du travail humanitaire (p. 207-231)| Chapitre 7. Régulations et pratiques « au niveau de la rue » (p. 233-264)| Chapitre 8. Mettre en œuvre les politiques... de qui ? (p. 265-304)| Présentation (p. 305-308)| Chapitre 9. Conditions et formes de l'action (p. 309-335)| Chapitre 10. La dimension institutionnelle de l'action humanitaire (p. 337-370)| Conclusion. Où agit-on ? Humanité pratique et action située (p. 371-378)| Annexe 1. Liste des entretiens réalisés (p. 379-390)| Annexe 2. Terrains d'observation (p. 391-410)| Liste des sigles (p. 411-412)| Bibliographie (p. 413-432)| Pages de fin (p. 433-445).
Johanna Siméant-Germanos (dir.), L'humanitaire en discours, ENS Éditions, 2001, 159 p.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, La cause des sans-papiers, Presses de Sciences Po, 1998, 504 p.
Johanna Siméant-Germanos, L'élaboration de normes professionnelles: le cas d'une école de journalisme, le CFJ, 1991
Johanna Siméant-Germanos, Terrorisme et médias: vers de nouveaux paradigmes ?, 1990
Johanna Siméant-Germanos, Céline Mouzon, « L’offensive antiscience actuelle a lieu depuis le cœur de l’État », Alternatives Économiques, Alternatives Économiques, 2025, n°459, pp. 35-36
Johanna Siméant-Germanos, Benoît Trépied, « Administrations coloniales en transition », Genèses, Genèses, 2024, n°133, pp. 3-5
Johanna Siméant-Germanos, Collectif Classes Vertes, Jean-baptiste Comby, Séverine Misset, Franck Poupeau, « La condition écologique des classes sociales »: L’injustice environnementale à l’intersection des rapports de domination, Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2024, n°255, pp. 4-27
Johanna Siméant-Germanos, « Le chercheur suspect et espion par association : entretien avec Roland Marchal », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2022, n°129
Johanna Siméant-Germanos, Elsa Rambaud, « Notes pour une sociologie incarnée du travail de la critique », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2022, n°1, pp. 5-33
Johanna Siméant-Germanos, Roland Marchal, Sylvain Laurens, « Le chercheur suspect et espion par association : entretien avec Roland Marchal », Genèses, Genèses, 2022, n°129, pp. 138-152
Cet entretien survient quelques mois à peine après la libération de Roland Marchal des prisons iraniennes, et alors que notre collègue Fariba Adelkhah est toujours détenue. Il est notamment l’occasion de revenir sur la façon dont les institutions de recherche – à travers certaines de leurs collaborations institutionnelles (armée, diplomatie, bailleurs de fonds internationaux…) – peuvent non seulement perdre en autonomie scientifique, mais mettre en danger des chercheurs, jetant le doute sur l’autonomie de leur travail. Au-delà du seul cas iranien, l’entretien aborde la position délicate des chercheurs travaillant sur des terrains réputés difficiles, dont l’expertise est régulièrement sollicitée ou censurée par les institutions pourvoyeuses de financement.
Johanna Siméant-Germanos, « Qui protéger, consentir à quoi, enquêter comment ? : Les sciences sociales face à la bureaucratisation de la vertu scientifique », Genèses, Genèses, 2022, n°129, pp. 66-87
Les sciences sociales se trouvent aujourd’hui confrontées à une série d’injonctions et de régulations au nom de l’éthique, de la science ouverte et de la protection des données. Malgré les bonnes intentions affichées, ces évolutions parfois très différentes finissent, du fait de leur combinaison, par restreindre l’autonomie de la recherche quant à ses méthodes, et à produire des paradoxes voire des double binds quant à ce qui est requis des chercheurs et chercheuses. Cette évolution affecte le contenu des travaux de sciences sociales, en générant des formes de censure qui mettent en danger la possibilité d’une recherche inventive et de qualité.
Johanna Siméant-Germanos, Elsa Rambaud, « Notes pour une sociologie incarnée du travail de la critique », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2022, n°125, pp. 5-33
Johanna Siméant-Germanos, Grégory Daho, Antoine Vauchez, Didier Bigo, Afrânio Garcia, « Les ficelles de l’enquête globale. Lectures, usages et débats autour de la sociologie de l’international d’Yves Dezalay », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2021, n°119120
Johanna Siméant-Germanos, « Conceptualizing contexts or contextualizing concepts? On some issues of the modeling of relational spaces in the study of collective action », Social Movement Studies, Taylor & Francis (Routledge), 2021, n°2
Johanna Siméant-Germanos, « Yves Dezalay et Briant Garth. La mondialisation des guerres de palais (2002) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2021, n°hors-série, pp. 352-361
Johanna Siméant-Germanos, Didier Bigo, Afranio Garcia, Laurent Jeanpierre, Ron Levi, « Les ficelles de l’enquête globale : Lectures, usages et débats autour de la sociologie de l’international d’Yves Dezalay ; table-ronde animée par Grégory Daho et Antoine Vauchez », Cultures & Conflits, Cultures & Conflits, 2021, n°119-120, pp. 115-149
Issu d’une table-ronde réunissant des chercheurs d’horizons disciplinaires et de générations différentes, cette discussion revient sur les lectures, les usages et les débats que suscite la sociologie d’Yves Dezalay. Cet échange est l’occasion de partager des réflexions plus personnelles sur les pratiques de l’enquête globale mais aussi sur les positions occupées et les rapports au métier de chercheur construits au fil du temps. Les débats permettent de revenir sur tous ces concepts de « moyenne portée », si nombreux au fil de son travail (« compradors », « courtiers de l’international », « agents doubles », « import-export d’État », « luttes de palais », etc.), de discuter du système d’hypothèses formulées par Yves Dezalay, et de resituer celles-ci dans un ensemble d’écarts et de proximités avec d’autres courants (Relations internationales, histoire connectée ou sociologie critique).
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Les ficelles de l’enquête globale », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2020, n°119120
Johanna Siméant-Germanos, « Penser les ingénieries de l’environnement en Afrique à l’aune des sciences sociales du développement », Zilsel, Zilsel, 2019, n°6, pp. 281-313
Johanna Siméant-Germanos, « Penser les ingénieries de l’environnement en Afrique à l’aune des sciences sociales du développement », Zilsel : science, technique, société, Editions du Croquant, 2019, n°2, p. 281
Johanna Siméant-Germanos, Julie Pagis, « Années 1960-1970, les temps des possibles », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2017, n°2, pp. 3-9
Johanna Siméant-Germanos, Julie Pagis, « Années 1960-1970, les temps des possibles », Genèses, Genèses, 2017, n°107, pp. 3-9
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, Bergamaschi Isaline, « Reshaping Political Order in Mali 2012 and after - What does a (post-)crisis stand for? », Mande Studies, Mande Studies Association, Indiana University Press, 2017, n°19, pp. 2-15
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, Julien Gavelle, « From the Streets to the Dialectics of National Conference during and after the Crisis: The Double Performativity of Street Mobilizations in Mali (2012–2014) », Mande Studies, Mande Studies Association, Indiana University Press, 2017, p. 41
Johanna Siméant-Germanos, Julie Pagis, Johanna Siméant, « Années 1960-1970, les temps des possibles (dossier) », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2017, pp. 3-130
Johanna Siméant-Germanos, Aïssatou Mbodj-Pouye, « Terrains ouest-africains », Genèses, Genèses, 2016, n°104, pp. 3-6
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Three bodies of moral economy: the diffusion of a concept », Journal of Global Ethics, Taylor & Francis (Routledge), 2015, n°2
Johanna Siméant-Germanos, « C’est toujours la crise, plus que jamais l’urgence : Matériaux sur ce que faire vivre une revue veut dire », Genèses, Genèses, 2015, n°100-101, pp. 129-142
Johanna Siméant-Germanos, « À la lisière du foyer central : une sociologie a-ouvriériste des mondes populaires et de l’engagement », Genèses, Genèses, 2015, n°100-101, pp. 231-237
Johanna Siméant-Germanos, Étienne Ollion, « Le plaidoyer : internationales et usages locaux », Critique internationale, Critique internationale, 2015, n°67, pp. 9-15
Johanna Siméant-Germanos, « Ce dont les armes sont le nom : l’État, autrement », Genèses, Genèses, 2015, n°98, pp. 148-154
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « C’est toujours la crise, plus que jamais l’urgence », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2015, n°3, p. 129
Johanna Siméant-Germanos, Étienne Ollion, Johanna Siméant, « Le plaidoyer : internationales et usages locaux », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2015, n°2, p. 9
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « À la lisière du foyer central : une sociologie a-ouvriériste des mondes populaires et de l’engagement », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2015, n°3, p. 231
Johanna Siméant-Germanos, Etienne Ollion, Johanna Siméant, « Politiques du plaidoyer », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2015, n°2
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Interpreting the rise of international 'advocacy' », Humanity, , 2014, n°3
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Committing to Internationalisation: Careers of African Participants at the World Social Forum », Social Movement Studies, Taylor & Francis (Routledge), 2013, n°3
Johanna Siméant-Germanos, « Protester/mobiliser/ne pas consentir. Sur quelques avatars de la sociologie des mobilisations appliquée au continent africain », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2013, n°20, pp. 125-143
Cet article examine le développement récent de travaux inspirés de la sociologie des mobilisations sur le continent africain. À rebours d’une nouvelle célébration du « désenclavement » des études africaines, il souligne, malgré l’intérêt du regard porté aux mobilisations, plusieurs points aveugles de cette littérature qui néglige certains héritages des approches par le bas et les résistances, à la sensibilité plus historienne et plus ethnographique. Il souligne l’importance de distinguer analytiquement protestation, mobilisation et dissentiment, et d’arrimer au mieux les formes de mobilisation à leur substrat social. De façon très féconde pour qui voudrait saisir les transitions par le bas, les observateurs des autoritarismes et des accommodements à ces derniers ont peut-être mieux été à même de traiter avec prudence le déploiement de révoltes comme celles qu’a connues l’Afrique du Nord depuis le début des années 2010.
Johanna Siméant-Germanos, Julien Gavelle, Laure Traoré, « Le court terme de la légitimité : prises de position, rumeurs et perceptions entre janvier et septembre 2012 à Bamako », Politique africaine, Politique africaine, 2013, n°130, pp. 23-46
En concentrant la focale d’observation sur la capitale malienne, et dans le temps court, cet article examine plusieurs aspects de la crise qui ne se résument pas à la rébellion au Nord ou à la déréliction des institutions politiques. Après avoir montré ce qui a contribué à la délégitimation rapide du président Amadou Toumani Touré au début de l’année 2012, l’article examine les opportunités offertes par la crise à certains secteurs de la société, observe de quelle façon se déploient les mobilisations et le recours à la violence, et envisage les formes d’autocensure et de recours aux rumeurs. L’article suggère de ne pas considérer la multiplication des rumeurs et récits concurrents comme un seul obstacle à l’analyse, mais au contraire d’en faire un des matériaux de la compréhension des luttes de sens, des ralliements et des affrontements, tactiques aussi bien que moraux, qui se déploient à Bamako.
Johanna Siméant-Germanos, « Localiser le terrain de l'international », Politix, Politix, 2013, n°100, pp. 129-147
Les formes d’actions transnationales, parce qu’elles renvoient, pour partie au moins, à des pratiques et configurations dans lesquelles la superposition routinière une société / un État est encore plus problématique qu’elle ne l’est déjà lorsque l’enquête est cantonnée à l’intérieur de frontières nationales, peuvent appeler à déployer des stratégies empiriques et théoriques particulières. C’est le propos de cet article que d’en exposer quelques-unes, qui renvoient à la question de l’identification du terrain et des processus d’internationalisation. L’article réfléchit aux moyens de saisir la division du travail dans ces organisations internationales, et au traçage des parcours individuels comme moyen de reconstituer les milieux de l’activisme international. Il examine enfin les possibilités ouvertes par des enquêtes collectives menées dans les événements internationaux.
Johanna Siméant-Germanos, Julien Gavelle, Johanna Siméant, Laure Traoré, « Le court terme de la légitimité. Prises de position, rumeurs et perceptions entre janvier et septembre 2012 à Bamako », Politique africaine, Karthala, 2013, n°2, pp. 23-46
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Protester/mobiliser/ne pas consentir. Sur quelques avatars de la sociologie des mobilisations appliquée au continent africain », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2013, n°2, p. 125
Johanna Siméant-Germanos, « À propos de Joshua William Busby, Moral Movements and Foreign Policy, New York, Cambridge University Press, 2010 (Cambridge Studies in International Relations), 328 p., bibliographie, index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2012, n°62, p. -
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Localiser le terrain de l'international », Politix, De Boeck Supérieur, 2012, n°4, p. 129
Johanna Siméant-Germanos, Frédéric Sawicki, Johanna Siméant, « Decompartmentalizing the sociology of activism: A critique of recent tendencies in French studies »: Inventário da sociologia do engajamento militante: Nota crítica sobre algumas tendências recentes dos trabalhos franceses, Sociologias, Universidade Federal do Rio Grande do Sul, 2011, n°28
Johanna Siméant-Germanos, Dominique Connan, « John Lonsdale, le nationalisme, l'ethnicité et l'économie morale : parcours d'un pionnier de l'histoire africaine », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2011, n°2
Johanna Siméant-Germanos, « Si cette putain de guerre pouvait finir... . Des hommes, leurs mutineries, une théorie des pratiques protestataires », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2011, n°1
Johanna Siméant-Germanos, « Économie morale et protestation – détours africains », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2011, n°4
Johanna Siméant-Germanos, « Garbaye (Romain) – Émeutesvs Intégration. Comparaisons franco-britanniques. – Paris, Presses de Sciences Po, 2011 (Nouveaux débats. 24). 136 p. Bibliogr », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2011, n°61, p. -
Johanna Siméant-Germanos, Dominique Connan, « John Lonsdale, le nationalisme, l'ethnicité et l'économie morale : parcours d'un pionnier de l'histoire africaine : Entretien avec Dominique Connan et Johanna Siméant », Genèses, Genèses, 2011, n°83, pp. 133-154
RésuméDans cet entretien, l’historien John Lonsdale, spécialiste du Kenya, évoque les origines de sa vocation et de son intérêt pour l’histoire du nationalisme et de la formation de l’État en Afrique. Héritier du marxisme britannique et partisan d’une histoire « par le bas » des sociétés africaines ; attentif à la « vulgarisation » de l’État et de la lutte des classes par les cultures populaires, il évoque en répondant à nos questions un parcours et une œuvre qui ont durablement nourri le champ des études africaines.
Johanna Siméant-Germanos, Hélène Combes, Choukri Hmed, Lilian Mathieu, « Observing Mobilizations : Reflections on the Tricks of the Trade in the Sociology of Social Movements », Politix, Politix, 2011, n°o 93, pp. 7-27
What do researchers do nowadays when they study social movements? How can one stimulate the sociological imagination to counter a threefold threat of routinization—of research objects, interpretation schemas, and methodologies? We do not argue here for any kind of “methodologism,” nor do we put forward “one best methodological way” to study mobilizations, for this would be to disregard the knowledge aims that are specific to each and every research project. We do not advocate any methodological hardening, nor do we seek to promote any standard empirical approach to studying social movements. This article and the special issue as a whole argue rather for a return to the principle of the unity of the social sciences, which we see as the only way to open up new questions without neglecting current research endeavors. Studying and making sense of mobilizations anew is what the researchers in this issue invite us to do, particularly by suggesting greater attention to how mobilizations arise in a particular time, space, and social order.1
Johanna Siméant-Germanos, « Si cette putain de guerre pouvait finir... . Des hommes, leurs mutineries, une théorie des pratiques protestataires », Genèses, Genèses, 2011, n°82, pp. 150-157
RésuméPar sa démarche, exemplaire d’une forme d’unité des sciences sociales, l’intérêt de l’ouvrage d’André Loez dépasse le champ de l’histoire de 14-18 pour contribuer de façon majeure à la sociologie des pratiques protestataires. Ces dernières n’ont pas forcément l’idéologie (ici le pacifisme) comme moteur. Leur sens émerge au cours de l’action. L’ouvrage envisage un aspect négligé des théories de l’action collective, le travail de mobilisation et de répression par les institutions – ici l’armée, articulant la compréhension de la protestation à celle du conformisme social et du travail institutionnel de mobilisation.
Johanna Siméant-Germanos, « Économie morale et protestation – détours africains », Genèses, Genèses, 2011, n°81, pp. 142-160
RésuméIncontournable dans les études africaines, le concept d’économie morale y est particulièrement utilisé en matière d’analyse de l’action collective. Comment expliquer le succès d’un concept initialement appliqué aux révoltes frumentaires dans l’Angleterre de la fin du xviiie siècle, et aux paysans de Birmanie ? Ce point critique revient sur les origines, les usages, la portée heuristique, mais aussi les impasses, du recours à ce concept aujourd’hui menacé de devenir une nouvelle routine interprétative dans les sciences sociales.
Johanna Siméant-Germanos, Richard Banégas, Marie-Emmanuelle Pommerolle, « Lutter dans les Afriques », Genèses, Genèses, 2011, n°81, pp. 2-4
Johanna Siméant-Germanos, Hélène Combes, Choukri Hmed, Lilian Mathieu, Johanna Siméant, « Observer les mobilisations. Retour sur les ficelles du métier de sociologue des mouvements sociaux », Politix, De Boeck Supérieur, 2011, n°93
Johanna Siméant-Germanos, Choukri Hmed, Lilian Mathieu, Johanna Siméant, Isabelle Sommier, « Observer les mobilisations », Politix, De Boeck Supérieur, 2011, p. 220
Johanna Siméant-Germanos, Marie-Emmanuelle Pommerolle, Johanna Siméant, « African Voices and Activists at the WSF in Nairobi: The Uncertain Ways of Transnational African Activism », Journal of World-Systems Research, American Sociological Association Section on Political Economy of the World System, 2010, n°1, pp. 82-93
Johanna Siméant-Germanos, « Pian (Anaïk) – Aux nouvelles frontières de l’Europe. L’aventure incertaine des Sénégalais au Maroc. – Paris, La Dispute, 2009. 240 p. Annexes. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2010, n°60, p. -
Johanna Siméant-Germanos, Richard Banégas, Marie-Emmanuelle Pommerolle, Johanna Siméant, « Lutter dans les Afriques », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2010, n°4
Johanna Siméant-Germanos, « Socialisation catholique et biens de salut dans quatre ONG humanitaires françaises », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2009, n°227, pp. 101-122
RésuméL’article vise à montrer les effets de la socialisation catholique chez les volontaires et salariés humanitaires, en dépassant la seule question de la foi pour envisager celle de la formation de dispositions, de compétences et d’appétences. En analysant la prégnance de la socialisation catholique, puis les héritages pratiques du catholicisme et les dispositions acquises qui trouvent à s’actualiser dans l’humanitaire, enfin en pensant ensemble les voies individuelles de salut et la question de la réalisation de soi et des restaurations identitaires, qui fait de l’humanitaire un « don de soi à éclipses », l’auteur montre comment ces organisations non-gouvernementales constituent aujourd’hui des entreprises des biens de salut, ou sont en tous cas largement investies comme telles.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Socialisation catholique et biens de salut dans quatre ONG humanitaires françaises », Le Mouvement social, Presses de Sciences Po (Anciennenment : Éditions de l'Atelier, Éditions ouvrières, La Découverte), 2009, n°2, p. 101
Johanna Siméant-Germanos, Frédéric Sawicki, Johanna Siméant, « Décloisonner la sociologie de l’engagement militant. Note critique sur quelques tendances récentes des travaux français », Sociologie du Travail, Association pour le développement de la sociologie du travail, 2009, n°1
Johanna Siméant-Germanos, Marie-Emmanuelle Pommerolle, Johanna Siméant, « Voix africaines au Forum social mondial de Nairobi. Les chemins transnationaux des militantismes africains », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2008, n°70
Johanna Siméant-Germanos, Sandrine Lefranc, Lilian Mathieu, Johanna Siméant, « Les victimes écrivent leur histoire », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2008, n°30, pp. 5-20
Johanna Siméant-Germanos, « au queer spot : notes de terrain », Vacarme, Vacarme, 2008, n°45, pp. 87-89
Résuméde numéro en numéro, portraits des mouvements dans le monde
Johanna Siméant-Germanos, Sandrine Lefranc, Lilian Mathieu, « Les victimes écrivent leur Histoire : Introduction », Raisons politiques, Raisons politiques, 2008, n°30, pp. 5-19
Johanna Siméant-Germanos, « L'enquête judiciaire face aux crises extrêmes : modèles d'investigation, registres de la dénonciation et nouvelles arènes de défense des causes », Critique internationale, Critique internationale, 2007, n°36, pp. 9-20
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « L'enquête judiciaire face aux crises extrêmes : modèles d'investigation, registres de la dénonciation et nouvelles arènes de défense des causes », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2007, n°3, p. 9
Johanna Siméant-Germanos, Christelle Hamel, « Genre et classes populaires », Genèses, Genèses, 2006, n°64, pp. 2-4
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « What is going global? The internationalization of French NGOs ‘without borders’* », Review of International Political Economy, Taylor & Francis (Routledge), 2005, n°5
Johanna Siméant-Germanos, Nonna Mayer, Johanna Siméant, « L’espace de l’altermondialisme », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2004, n°3
Johanna Siméant-Germanos, Nonna Mayer, Johanna Siméant, « Les ONG face aux mouvements altermondialistes », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2004, n°3, p. 147
Johanna Siméant-Germanos, Nonna Mayer, « L'espace de l'altermondialisme », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2004, n°54, pp. 373-378
Johanna Siméant-Germanos, « CARTIER (Marie) – Les facteurs et leurs tournées. Un service public au quotidien. – Paris, La Découverte, 2003 ( Textes à l’appui. Enquêtes de terrain ). 329 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2003, n°53, p. -
Johanna Siméant-Germanos, « Yves Dezalay, Briant Garth, La mondialisation des guerres de palais. La restructuration du pouvoir d’État en Amérique Latine. Entre notables du droit et Chicago Boys , Paris, Le Seuil, 2002 (coll. : Liber ). Traduit de The Internationalization of Palace Wars. Paperback, University of Chicago Press, 2002. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2003, n°53, p. -
Johanna Siméant-Germanos, « Entrer, rester en humanitaire : des fondateurs de MSF aux membres actuels des ONG médicales françaises », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2001, n°51, pp. 47-72
Résumé
L?article, à partir d?une enquête qualitative mobilisant près de 200 entretiens, tente de reconstituer les logiques de l'engagement dans les ONG humanitaires médicales d?urgence. Ce lieu d?observation est d?autant plus fécond que s?y entrecroisent statuts salariés et non rémunérés, le militantisme humanitaire représentant, sous cet aspect entre autres, un cas d?école pour comprendre l'imbrication des dimensions professionnelles et militantes de l'engagement. En effet, et de façon plus générale, un des coûts de l'engagement est le coût professionnel : certains engagements peuvent nuire au statut professionnel, la disponibilité autorisée par certaines professions est plus ou moins grande... Comprendre l'engagement suppose donc de le comprendre en l'inscrivant dans le temps. Dès lors, et au risque d?un usage métaphorique du terme, un des intérêts du concept de « carrière » est de faire le lien entre les dispositions individuelles, d?une part, et le temps et les moments de l'engagement, d?autre part, le militantisme apparaissant comme un prolongement de l'identité sociale. Mais le concept de carrière permet aussi d?éclairer comment l'on peut « faire carrière » en humanitaire. Au final, la notion de carrière militante permet d?envisager non seulement les dispositions au militantisme humanitaire, mais aussi les moments de vie et situations actualisant ces dispositions, voire les forgeant, et enfin la variation dans le temps des coûts et rétributions de l'engagement.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Urgence et développement, professionnalisation et militantisme dans l'humanitaire », Mots: les langages du politique, ENS Editions, Lyon : ENS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2001, n°1, pp. 28-50
URGENCE ET DEVELOPPEMENT, PROFESSIONNALISATION ET MILITANTISME DANS L'HUMANITAIRE Dans le champ de l'humanitaire médical français, deux débats sont centraux : celui de la « professionnalisation » et celui de la délimitation entre « urgence » et « développement ». Tous deux renvoient à des façons différentes de théoriser les pratiques et les contraintes auxquelles sont confrontés les humanitaires. L'observation de plusieurs ONG, et surtout de MDM, montre à la fois les enjeux, et la façon dont ces termes sont retravaillés par les acteurs de l'humanitaire.
Johanna Siméant-Germanos, Pascal Dauvin, Johanna Siméant, « Travailler sur l'humanitaire par entretiens — Retour sur une méthode », Mots: les langages du politique, ENS Editions, Lyon : ENS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2001, n°1, pp. 117-133
Dauvin Pascal, Siméant Johanna. Travailler sur l'humanitaire par entretiens — Retour sur une « méthode ». In: Mots, n°65, mars 2001. L'Humanitaire en discours, sous la direction de Pascal Dauvin et Johanna Siméant. pp. 117-133.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Entrer, rester en humanitaire. Des fondateurs de Médecins sans frontières aux membres actuels des ONG médicales françaises », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2001, n°1, pp. 47-72
Johanna Siméant-Germanos, Janine Barbot, Eric Doidy, Gildas Renou, Johanna Siméant, « Y a-t-il de nouveaux mouvements militants? Table ronde animée par Hugues Jallon et Yves Sintomer », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 1999, n°3, pp. 32-45
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Who Clamours For Attention - And Who Cares? Hunger Strikes in France From 1972 to 1992 », La Lettre de la Maison Française d'Oxford, Maison Française d'Oxford, 1999
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « L'efficacité des corps souffrants : le recours aux grèves de la faim en France », Sociétés contemporaines, Centre d'études et de recherches internationales, Paris : Centre d'études et de recherches internationales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1998, n°1, pp. 59-86
RESUME: À partir d’une analyse quantitative et qualitative de grèves de la faim menées en France depuis 1972, l’article tente de dégager différentes formes d’articulation entre l’identité sociale des protestataires, le type de ressources dont ils disposent et le recours à ce mode d’action. La compréhension du recours à la grève de la faim ne doit cependant pas être limitée à la mise en évidence de la socialisation des protestataires: elle passe également par celle de publics spécifiques, plus ou moins disposés à être interpellés par la souffrance des grévistes.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Immigration et action collective. L'exemple des mobilisations d'étrangers en situation irrégulière », Sociétés contemporaines, Centre d'études et de recherches internationales, Paris : Centre d'études et de recherches internationales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1994, n°1, pp. 39-62
La recherche française en matière de mobilisations immigrées semble avoir été sérieusement handicapée par la centralité de la référence à la notion «d'intégration», amenée à expliquer aussi bien la mobilisation que l'absence de mobilisation. Par ailleurs, la référence à un modèle «communautaire» tend à gommer l'hétérogénéité des populations immigrées et à contourner ainsi la question centrale soulevée par les théoriciens du courant de la mobilisation des ressources: des intérêts communs ne suffisent pas à entraîner une mobilisation. C'est pourquoi l'étude des mobilisations d'étrangers en situation irrégulière permet de soulever plusieurs questions portant sur l'action collective des groupes et les répertoires d'action collective (ici la grève de la faim). Ce n'est pas tant «l'intégration» de ces populations que l'alliance entre des entrepreneurs immigrés, des militants chrétiens et certains secteurs de l'extrême gauche française liée à un antiracisme «puriste», qui peut expliquer des mobilisations à l'origine improbables du fait de l'extrême exclusion des populations concernées du champ politique.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « La violence d'un répertoire : les sans-papiers en grève de la faim », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 1993, n°0910
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « Déontologie et crédibilité. Le réglage des relations professionnelles au CFJ », Politix, Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1992, n°19, pp. 37-55
Déontologie et crédibilité. Le réglage des relations professionnelles au CFJ.
Johanna Siméant. [37-55].
L'étude des représentations liées à la profession dans une école de journalisme révèle vite une revendication déontologique aussi floue que généralisée. S'il est vrai que cette revendication permet une définition du journalisme destinée à se distinguer d'agents concurrents, et notamment des communicateurs, elle ne s'y limite pas. L'inculcation de la déontologie passe ainsi par un recours constant à la rhétorique de la crédibilité : couple dont l'intérêt pratique, s'il semble être au premier abord de régler la relation à un hypothétique "lecteur" (ce qui constitue la représentation dominante de la crédibilité), consiste avant tout en un réglage anticipé des relations à l'égard des destinataires de la pratique journalistique : "le lecteur" certes, mais avant tout sources et pairs, permettant ainsi une intégration normative procédant par des "techniques déontologiques" et un contrôle transitif qui constituent le dispositif central de l'inculcation.
Johanna Siméant-Germanos, Marie-Emmanuelle Pommerolle, Johanna Siméant, « Voix africaines au Forum social mondial de Nairobi. Les chemins transnationaux des militantismes africains », Cultures & Conflits, Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité
19 janvier 2007, dans le confortable hôtel Six-eighty, au centre de Nairobi. C’est la soirée du CRID, le Centre de recherche et d’informations pour le développement, un collectif de cinquante-quatre associations de solidarité internationale qui constitue la principale structure de coordination des organisations françaises au Forum social mondial (FSM). Alors que la soirée se poursuit et que chacun présente son organisation et « ses partenaires », tout à coup, un groupe de jeunes Kenyans, aidé...
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, « La violence d'un répertoire : les sans-papiers en grève de la faim », Cultures & Conflits, Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité
"Alors on a choisi de se torturer nous pour leur faire mal à eux." Considérer les grèves de la faim à partir des catégories de la violence politique protestataire, revient à souligner l'intérêt que représentent les phénomènes de "violence contre soi" rapportés à la problématique du marquage des corps, à celle des "technologies politiques du corps", envisagées non plus du point de vue d'une entité politique dominante, où "marquages" et "disciplines" sont autant d'armes au sein des arsenaux é...
Johanna Siméant-Germanos, Frédéric Sawicki, Johanna Siméant, « Décloisonner la sociologie de l’engagement militant. Note critique sur quelques tendances récentes des travaux français », Sociologie du travail, Association pour le développement de la sociologie du travail
La sociologie de l’engagement militant, si l’on entend par là toute forme de participation durable à une action collective visant la défense ou la promotion d’une cause, a connu au cours des 20 dernières années, en France spécifiquement, mais aussi dans le monde anglo-saxon, un regain spectaculaire d’intérêt et un profond renouvellement de ses questionnements. Si ce domaine de recherche, en association avec celui des mobilisations collectives, ne s’est pas encore totalement constitué dans not...
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, M. Pollak, Une identité blessée. Études de sociologie et d'histoire, Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1994, pp. 169-173
Siméant Johanna. M. Pollak, Une identité blessée. Études de sociologie et d'histoire. In: Politix, vol. 7, n°26, Deuxième trimestre 1994. Parler en public, sous la direction de Dominique Cardon, Jean-Philippe Heurtin et Cyril Lemieux. pp. 169-173.
Johanna Siméant-Germanos, Johanna Siméant, S. Faludi, Backlash. La guerre froide contre les femmes, Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1993, pp. 225-230
Siméant Johanna. S. Faludi, Backlash. La guerre froide contre les femmes. In: Politix, vol. 6, n°24, Quatrième trimestre 1993. Affaires culturelles, sous la direction de Annie Collovald, Sylvain Bourmeau et Vincent Dubois. pp. 225-230.