Aurélien Evrard, Pierre Lascoumes, Action publique et environnement, Presses universitaires de France - Humensis, 2024, Que sais-je ? (Politique), 125 p.
Confrontés aux questions environnementales, les pays industrialisés ont dû repenser l'action publique pour tenter d'y répondre : que faire au niveau national quand la plupart des enjeux écologiques sont autant régionaux que planétaires ? Comment prendre des décisions valides dans un contexte de forte incertitude, quand les informations manquent et que les expertises sont souvent partielles, voire contradictoires ? Comment intégrer à l'action publique des acteurs de la société civile (des acteurs économiques, des ONG et de plus en plus des citoyens) fortement mobilisés sur ces sujets, mais aux intérêts divergents ? En analysant les politiques publiques de l'environnement menées aujourd'hui, cet ouvrage montre qu'elles transforment peu à peu la manière d'agir en politique. Il pointe aussi les faiblesses de ces nouvelles régulations, depuis leur conception et jusqu'à leur application, au regard des enjeux écologiques si pressants de notre époque
Aurélien Evrard, Thomas Ribémont, Thibault Bossy, Guillaume Gourgues, Introduction à la sociologie de l'action publique, Éditions De Boeck Supérieur, 2021, Ouvertures politiques, 288 p.
Aurélien Evrard, Stefan Cihan Aykut, Sezin Topçu, Transitions énergétiques et changements politiques, 12e éd., De Boeck Supérieur, 2018
Aurélien Evrard, Stefan Cihan Aykut, Sezin Topçu (dir.), Transitions énergétiques et changements politiques, De Boeck, 2018, 192 p.
Aurélien Evrard, Thibault Bossy, Guillaume Gourgues, Catherine Hoeffler, Les politiques publiques, Foucher, 2015, Collection Trajectoire, 153 p.
Aurélien Evrard, Contre vents et marées: politiques des énergies renouvelables en Europe, Presses de Sciences Po, 2014, Domaine développement durable, 268 p.
Aurélien Evrard, Contre vents et marées , 2013
Alors que la plupart des États européens cherchent à définir les contours de leurs transitions énergétiques, les sujets de controverse ne manquent pas, de l'avenir du nucléaire après Fukushima à l'opportunité d'exploiter les gaz de schiste.
Les énergies renouvelables, telles que le solaire et l'éolien, occupent une place importante dans ces débats, qu'elles soient présentées comme une solution d'avenir aux problèmes énergétiques et environnementaux ou critiquées pour leur manque de compétitivité et leur intermittence.
En comparant les trajectoires contrastées de ces filières en Allemagne, au Danemark et France, l’auteur montre le poids prépondérant que conservent les structures nationales malgré les efforts d’harmonisation de l’Union européenne, ainsi que la force d’inertie des secteurs électriques traditionnels. Et si les énergies renouvelables contribuent désormais largement à la production d’électricité en Europe, c’est dans un cadre de plus en plus centralisé, s’éloignant du modèle alternatif dont elles étaient initialement porteuses.
Contribution essentielle au débat sur la transition énergétique, l’ouvrage révèle les ressorts politiques et sociaux des choix technologiques et permet d’évaluer la position de la France par rapport à deux autres pays européens.Sommaire : Pages de début (p. 1-14)| Introduction (p. 15-20)| Introduction de la première partie (p. 23-26)| Chapitre 1 / La visibilité croissante des énergies renouvelables en europe (p. 27-42)| Chapitre 2 / Représentations collectives et choix énergétiques (p. 43-60)| Chapitre 3 / Des styles nationaux de politique énergétique ? (p. 61-80)| Chapitre 4 / D'une sous-culture à une contre-culture énergétique (p. 81-107)| Introduction de la seconde partie (p. 111-112)| Chapitre 5 / Le Danemark, pays pionnier à la trajectoire sinueuse (p. 113-151)| Chapitre 6 / L'Allemagne, retour sur la trajectoire du leader européen (p. 153-187)| Chapitre 7 / La France, trajectoire instable d'un pays en retard (p. 189-230)| Conclusion / Les enseignements d'une comparaison européenne (p. 231-254)| Bibliographie (p. 255-268)| Pages de fin (p. 269).
Aurélien Evrard, Alexandre Piroli, Les relations entre la Corse et l'Union européenne: dans quelle mesure les relations entre l'Union européenne et la Corse s'inscrivent-elles dans une logique de gouvernance à plusieurs niveaux tout en considérant les spécificiés de l'île ?, 2012, 49 p.
Aurélien Evrard, Pierre Lascoumes, L'intégration des énergies renouvelables aux politiques publiques de l'électricité en Europe: une comparaison Allemagne, Danemark, France,, 2010, 400 p.
Depuis leur émergence comme nouvelle catégorie d’action publique dans les années 1970, les énergies renouvelables (ENR) ont été intégrées aux politiques de l’électricité de la plupart des Etats européens. Initialement, elles n’étaient cependant pas une source d’énergie « comme les autres », puisqu’elles ont été associées un projet de transformation des systèmes énergétiques. Nous les conceptualisons par la notion d’alternative de politique publique, c’est-à-dire un ensemble cohérent de propositions, construit autour de représentations communes, d’arrangements institutionnels et de configurations d’acteurs spécifiques, qui vise non seulement à promouvoir une solution particulière, mais également à transformer le secteur dans lequel celle-ci s’insère. A partir d’une démarche comparative attentive aux différentes temporalités du changement et appliquée à des cas diversifiés (Allemagne, Danemark, France), cette recherche permet de dégager deux enseignements généraux. Premièrement, seule une approche multidimensionnelle du changement de l’action publique permet d’expliquer véritablement le timing et l’ampleur différents du développement des ENR dans les trois cas. Deuxièmement, l’alternative de politique publique construite autour des énergies renouvelables ne s’est complètement imposée ni en France, ni en Allemagne, ni au Danemark. Dans les trois pays, le développement des ENR n’a occasionné que des évolutions à la marge du secteur de l’électricité. En outre, l’alternative de politique publique s’est elle-même conformée au secteur, les énergies renouvelables devenant finalement une source d'énergie comme les autres.
Aurélien Evrard, Renouveler la politique énergétique ?: l'intégration des énergies renouvelables aux politiques de l'électricité une comparaison France-Allemagne, 2005, 155 p.
Aurélien Evrard, Simon Persico, « Entre relance verte et variable d’ajustement : les effets contradictoires de la Grande Récession sur les politiques environnementales », in Sabine Saurugger, Patrick Hassenteufel (dir.), Les politiques publiques dans la crise. 2008 et ses suites, Presses de Sciences Po, 2021
Aurélien Evrard, « Énergie », Dictionnaire des politiques territoriales, Presses de Sciences Po, 2020
Aurélien Evrard, Guillaume Gourgues, Thomas Ribémont, « Acteurs », in Boussaguet, Laurie, Jacquot, Sophie, Ravinet, Pauline (dir.), Dictionnaire des politiques publiques [5e édition entièrement revue et corrigée], Sciences Po, Les Presses, 2019, pp. 29-36
Aurélien Evrard, Geoffroy Matagne, « Temporalité », in Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot, Pauline Ravinet (dir.), Dictionnaire des politiques publiques (5e édition), Presses de Sciences Po, 2019
Aurélien Evrard, Clémence Ledoux, « Temporalités », in François Collart Dutilleul, Valérie Pironon, Agathe Van Lang (dir.), Dictionnaire juridique des transitions écologiques (1e édition), Institut Universitaire Varenne, 2018
Aurélien Evrard, « Complying with, Resisting or Using Europe? Explaining the Uneven and Diffuse Europeanization of French Renewable Electricity and Biofuels Policies », in Bocquillon, P. and Solorio, I. and Bechberger, M. and Jörgens, H. (dir.), A Guide to Renewable Energy Policy in the EU: When Europe `Greens' Power, Edward Elgar, Edward Elgar, 2017
Aurélien Evrard, « L'Union européenne et les instruments de politique environnementale », in Brovelli, G. and Sancy, M. (dir.), Environnement et développement durable dans les politiques de l'Union européenne, actualités et défis, PUR, 2017, pp. 41-55
Aurélien Evrard, Pierre Wokuri, « Expérimentation », in Nicolas Kada, Romain Pasquier, Claire Courtecuisse, Vincent Aubelle (dir.), Dictionnaire encyclopédique de la Décentralisation, Berger-Levrault, 2017, pp. 38-42
Aurélien Evrard, Thibault Bossy, « Communauté épistémique », in Pauline Ravinet, Sophie Jacquot, Laurie Boussaguet (dir.), Dictionnaire des politiques publiques, Presses de Sciences Po, 2010
Aurélien Evrard, Pierre Wokuri, « Énergie », Références, Références, 2025, pp. 237-243
Aurélien Evrard, Romain Pasquier, « Territorialiser la politique de l’éolien maritime en France : Entre injonctions étatiques et logiques d’appropriation », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2019, n°VOL. 7, pp. 63-91
Après avoir incarné un modèle de décentralisation de la production et de la politique énergétiques, les énergies renouvelables s’inscrivent de plus en plus dans une logique de concentration industrielle et recentralisation décisionnelle. Celle-ci est particulièrement visible dans le domaine de l’éolien maritime, qui fait l’objet d’une politique volontariste conduite par l’État français mais mobilise également des acteurs locaux de nature diverse. Cet article propose d’analyser la nature de leurs interactions, en comparant la mise en œuvre de deux projets de grands parcs éoliens offshore en Bretagne et Normandie. Il croise les approches en termes de « gouvernance territoriale » et de « gouvernement à distance » et montre que la politique française de l’éolien offshore repose de plus en plus sur une forme hybride de gouvernance, où injonctions normatives descendantes et mobilisations ascendantes s’entrechoquent selon des logiques différenciées. Certes, l’État tient à sa disposition une palette d’instruments d’action publique (appels d’offres, instruments cartographiques, procédures de concertation et débat public, etc.) lui permettant de piloter à distance ces projets, pourtant présentés comme étant ancrés dans les territoires. Toutefois, ces derniers ne sont pas de simples récepteurs passifs : les acteurs locaux se réapproprient de façon stratégique ces dispositifs de pilotage à distance, en essayant de reconstruire « leur » territoire en fonction de leurs intérêts et de leurs représentations.
Aurélien Evrard, Eva Deront, Simon Persico, « How to keep a campaign promise without fulfilling it : A study of the Fessenheim closure », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°68, pp. 265-289
This article analyses the (non-)implementation of a campaign promise to shut down the Fessenheim nuclear power plant during President François Hollande’s term. This case study allows us to test the central hypothesis of this issue, namely that the fulfilment (or not) of an election pledge depends on both the capacity and incentives that political leaders have to honour their promises. Two main arguments are proposed. First, the nature of a promise and the circumstances under which it is made condition its fulfilment. Second, political actors can modulate their ability to keep promises. While, in this case, the executive branch was quickly faced with unanticipated sectoral constraints, it was able to exploit these constraints to reformulate and postpone an electoral promise that had been made reluctantly.
Aurélien Evrard, Stefan C. Aykut, « Une transition pour que rien ne change ? Changement institutionnel et dépendance au sentier dans les transitions énergétiques en Allemagne et en France », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2018, n°24, pp. 17-49
L’article retrace l’émergence, les usages et la mise en politique de la notion de « transition énergétique » en France et en Allemagne. Il montre que la mobilisation de la notion s’inscrit dans des contextes de forte conflictualité, où les pouvoirs publics tentent de canaliser des crises qui risquent de leur échapper. La comparaison révèle deux formes distinctes de mise en politique : une « transition domestiquée » en Allemagne, qui correspond à la réappropriation, par les acteurs politiques et administratifs, d’un récit politique alternatif ; et une « transition orchestrée » en France, qui se manifeste par l’ouverture contrôlée et partielle de la « communauté de politique publique » dominante. Au-delà de ces différences, l’usage politique de la notion de transition apparaît comme profondément ambivalent, puisqu’il s’agit autant d’exprimer une volonté de changement que d’en assurer un contrôle qui circonscrit le périmètre et le contenu des transformations. L’article démontre ainsi que l’impératif de « transition énergétique », loin de constituer d’abord et surtout le fer de lance d’une transformation profonde du secteur énergétique, permet aussi de garantir une certaine stabilité, dans ce secteur et/ou dans des domaines connexes.
Aurélien Evrard, Stefan C. Aykut, Sezin Topçu, « Avant-propos : Au-delà du consensus : l’impératif de la transition énergétique à l’épreuve du regard comparatif », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2018, n°24, pp. 7-15
Aurélien Evrard, Romain Pasquier, « Territorialiser la politique de l’éolien maritime en France. Entre injonctions étatiques et logiques d’appropriation », Gouvernement & action publique, Presses de sciences po, 2018, n°4, pp. 63-91
Aurélien Evrard, Eva Deront, Simon Persico, « Tenir une promesse électorale sans la mettre en œuvre. Le cas de la fermeture de Fessenheim », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2018, n°2
Aurélien Evrard, Stefan C. Aykut, Sezin Topçu, « Au-delà du consensus : l’impératif de la transition énergétique à l’épreuve du regard comparatif », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2017, n°12, pp. 7-15
Aurélien Evrard, Stefan C. Aykut, « Une transition pour que rien ne change ? Changement institutionnel et dépendance au sentier dans les transitions énergétiques en Allemagne et en France », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2017, n°12, pp. 17-49
Aurélien Evrard, Pierre Bocquillon, « Rattraper ou devancer l’Europe ? : Politiques françaises des énergies renouvelables et dynamiques d’européanisation », Politique européenne, Politique européenne, 2016, n°52, pp. 32-56
La France a échoué de façon répétée à atteindre ses objectifs européens en
matière de consommation d’électricité d’origine renouvelable. Quant au rapide
développement des agrocarburants, il tient d’abord au poids et à l’influence du
secteur agricole domestique. Cela ne signifie pas pour autant que la construction
européenne a été sans influence sur les politiques françaises de soutien aux
énergies renouvelables, mais pas nécessairement sur un mode hiérarchique. Afin
de rendre compte des interactions entre politiques françaises et européennes,
cet article s’inscrit dans une approche de sociologie politique attentive à la
diversité des pratiques et « usages de l’Europe », en explorant les dynamiques
verticales et horizontales de l’européanisation.
Aurélien Evrard, Pierre Bocquillon, « Rattraper ou devancer l’Europe ? Politiques françaises des énergies renouvelables et dynamiques d'européanisation », Politique européenne, l'Harmattan, 2016, n°2, pp. 32-56
Aurélien Evrard, « Bafoil (François), Fodor (Ferenc), Le Roux (Dominique), dir. – Accès à l’énergie en Europe. Les précaires invisibles. – Paris, Presses de Sciences Po, 2014 (Développement durable). 390 p. Figures. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2015, n°65, p. -
Aurélien Evrard, « Les énergies renouvelables et l'électricité : À propos d'un conflit entre un secteur et une alternative de politique publique », Écologie & Politique, Écologie & Politique, 2014, n°49, pp. 67-80
Alors que les énergies renouvelables apparaissent souvent comme un sujet consensuel, cet article souligne que leur développement s’inscrit au départ dans une dynamique conflictuelle, puisqu’il vise à transformer radicalement les systèmes énergétiques conventionnels et tout particulièrement celui de l’électricité. Conceptualisant les énergies renouvelables comme une « alternative de politique publique », l’article en dégage les principaux points de conflit avec le secteur électrique. Il montre cependant que cette alternative, loin de parvenir à déstabiliser les logiques sectorielles, semble plutôt avoir été elle-même transformée, voire absorbée par le secteur.
Aurélien Evrard, « Wurzel (Rüdiger K. W.), Zito (Anthony R.), Jordan (Andrew J.) – Environmental Governance in Europe. A Comparative Analysis of New Environmental Policy Instruments. – Cheltenham, Edward Elgar, 2013. xiv + 286 p. Figures. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, p. -
Aurélien Evrard, « Les énergies renouvelables et l'électricité. À propos d’un conflit entre un secteur et une alternative de politique publique », Écologie & politique : sciences, culture, société, Le bord de l'eau éditions / Presses de Sciences Po / Syllepses / Ecopresse, 2014, n°2
Aurélien Evrard, « Political Parties and Policy Change: Explaining the Impact of French and German Greens on Energy Policy », Journal of Comparative Policy Analysis, Springer Verlag, 2012, n°4
Aurélien Evrard, Sabine Saurugger, « Les groupes d'intérêt économiques face à un changement de paradigme : le cas de l'énergie nucléaire en Allemagne », Swiss Political Science Review. Revue suisse de sciences politiques, Swiss Political Science Association, 2007, n°1, pp. 69-96