Nicolas Bué

Professeur
Science politique.

Centre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales
  • THESE

    Rassembler pour régner : Négociations des alliances et maintien d'une prééminence partisane : l'union de la gauche à Calais (1971-2005), soutenue en 2006 à Lille 2, sous la direction de Michel Hastings 

  • Nicolas Bué, Anne Bazin, CEDRIC PASSARD (dir.), Le corps, 2023e éd., Atlande, 2024, Clefs concours ( Sciences Po ), 215 p.   

    Nicolas Bué, Amin Allal, (In)disciplines partisanes. Comment les partis politiques tiennent leurs militants, 2016e éd., 2019 

    Nicolas Bué, Philippe Aldrin, Christine Pina, Lucie Bargel, Politiques de l’alternance. Sociologie des changements (de) politiques, 2016e éd., 2019  

    À plus d’un an de l’élection présidentielle de 2017, les leaders de l’opposition politique affirment déjà la nécessité d’une alternance au pouvoir. Leur discours, devenu routinier, consiste à valoriser l’alternance à la fois pour elle-même, comme signe de « bonne santé démocratique », et aussi parce qu’elle est supposée porteuse de changements politiques et sociaux. Plus largement, toute une série d’acteurs (responsables politiques et militants, collaborateurs d’élus et agents administratifs, journalistes et commentateurs politiques, représentants de la société civile, des salariés, de groupes de pression, etc.) se positionne dans l’optique d’une éventuelle alternance à venir. Intégrée par les acteurs politiques comme par ceux qui dépendent de leurs décisions, l’alternance est ainsi anticipée par de nombreux pans de la société, en même temps qu’elle est présentée comme salutaire pour le régime et les institutions. Pourtant, la notion d’alternance au pouvoir n’a pas toujours constitué une catégorie d’entendement du jeu politique. En France, c’est dans les années 1970 que son emploi s’est répandu, tandis que dans de nombreux pays, y compris démocratiques, elle ne fait guère sens. Comment expliquer que la compétition politique soit désormais pensée en termes d’alternance ? A quelles conditions une alternance se produit-elle ? Quels effets politiques et sociaux peut-on imputer à l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle majorité ? Cet ouvrage regroupe une quinzaine de contributions de politistes, réparties en trois parties. La première permet de comprendre à quelles conditions une alternance produit du changement. La deuxième partie revient sur la première alternance de la 5e République, celle de 1981, pour en comprendre le caractère historique. Enfin, la troisième partie élargit le regard en étudiant l’alternance dans des espaces politiques infranationaux ou non démocratiques. Ce livre est destiné aux chercheurs et étudiants en sciences sociales, mais aussi plus largement à toute personne intéressée par la politique et soucieuse de mieux connaître ce phénomène caractéristique des démocraties contemporaines.

    Nicolas Bué, Karim Fertikh, Mathieu Hauchecorne (dir.), Les programmes politiques. Genèses et usages: genèses et usages, 2015e éd., Presses universitaires de Rennes, 2019, Res publica, 261 p.    

    4e de couv. indique : "Les programmes politiques Genèses et usages Les programmes politiques sont au coeur de la vie politique des démocraties contemporaines : les promesses que l'on tient, ou que l'on trahit, les débats sur le réalisme des propositions des candidats nourrissent discours politiques et commentaires journalistiques. Cet ouvrage entend ouvrir un nouveau chantier de recherche portant sur l'invention et les usages des programmes depuis le 19e siècle. Comment et pourquoi les programmes sont-ils apparus et comment ont-ils été codifiés et diffusés jusqu'à devenir incontournables dans l'action politique ? Quels sont les acteurs (intellectuels, experts, think tanks, sondeurs...) qui interviennent dans leur production ? Comment les candidats et militants des partis les utilisent-ils, et les appliquent-ils ? Politistes ou historiens, les auteurs de cet ouvrage privilégient une approche empirique sous la forme d'études de cas relatives à différentes époques ou pays. En se penchant sur la genèse historique des programmes, sur leurs usages et conditions de production, et sur les programmes de la gauche française durant les années 1970 et 1980, les études réunies montrent que, loin de constituer de simples catalogues de mesures d'action publique bien identifiables et stabilisées, les programmes et leurs significations sont sans cesse retravaillés et modifiés, interprétés et défaits par ceux qui les mobilisent. L'étude des programmes politiques proposée dans cet ouvrage renouvelle ainsi le regard qui est porté sur la vie politique et sur les idées politiques"

    Nicolas Bué, Karim Fertikh, Mathieu Hauchecorne (dir.), Les programmes politiques: genèses et usages, Presses universitaires de Rennes et OpenEdition, 2019  

    4e de couv. de l'édition imprimée indique : "Les programmes politiques Genèses et usages Les programmes politiques sont au coeur de la vie politique des démocraties contemporaines : les promesses que l'on tient, ou que l'on trahit, les débats sur le réalisme des propositions des candidats nourrissent discours politiques et commentaires journalistiques. Cet ouvrage entend ouvrir un nouveau chantier de recherche portant sur l'invention et les usages des programmes depuis le 19e siècle. Comment et pourquoi les programmes sont-ils apparus et comment ont-ils été codifiés et diffusés jusqu'à devenir incontournables dans l'action politique ? Quels sont les acteurs (intellectuels, experts, think tanks, sondeurs...) qui interviennent dans leur production ? Comment les candidats et militants des partis les utilisent-ils, et les appliquent-ils ? Politistes ou historiens, les auteurs de cet ouvrage privilégient une approche empirique sous la forme d'études de cas relatives à différentes époques ou pays. En se penchant sur la genèse historique des programmes, sur leurs usages et conditions de production, et sur les programmes de la gauche française durant les années 1970 et 1980, les études réunies montrent que, loin de constituer de simples catalogues de mesures d'action publique bien identifiables et stabilisées, les programmes et leurs significations sont sans cesse retravaillés et modifiés, interprétés et défaits par ceux qui les mobilisent. L'étude des programmes politiques proposée dans cet ouvrage renouvelle ainsi le regard qui est porté sur la vie politique et sur les idées politiques

    Nicolas Bué, Amin Allal (dir.), (In)disciplines partisanes: comment les partis politiques tiennent leurs militants, Presses universitaires du Septentrion et OpenEdition, 2018  

    Les débats autour des frondeurs du PS ou l'exclusion de J.-M. Le Pen du FN montrent que l’indiscipline partisane est aujourd’hui fréquemment mise au cœur de l’actualité politique. Exemplaires, ces cas rappellent que les partis politiques ne sont pas seulement des organisations auxquelles on adhère, mais aussi des institutions qui requièrent certaines attitudes de leurs membres, leur enjoignent une discipline et peuvent, le cas échéant, les sanctionner. Bien qu’abordées dès les premiers travaux sur les partis politiques, l’(in)discipline et les multiples voies qu’elle emprunte restent mal connues. Cet ouvrage analyse (in)disciplines et sanctions ordinaires, statutaires ou plus diffuses, comme des entrées pour questionner le lien partisan. Pluridisciplinaire et comparatiste, il comble une lacune dans l’étude des phénomènes partisans et propose des clefs de compréhension de questions d’actualité récurrentes

    Nicolas Bué, Lucie Bargel, Pina Christine, Philippe Aldrin, Christine Pina (dir.), Politiques de l'alternance: Une sociologie des changements (de) politiques, Éditions du Croquant, 2016, Sociopo, 412 p. 

    Nicolas Bué, Amin Allal (dir.), (In)disciplines partisanes: comment les partis politiques tiennent leurs militants, Presses universitaires du Septentrion, 2016, Espaces politiques, 285 p. 

    Nicolas Bué, Fabien Desage (dir.), Coalitions partisanes, De Boeck, 2010, 248 p. 

    Nicolas Bué, Entre beau-frère et camarade: La conquête de Calais par les communistes en 1971, 1999, 166 p. 

  • Nicolas Bué, Rafaël Cos, Florence Haegel, Simon Persico, « Programmes partisans », Partis politiques, 2024 

    Nicolas Bué, Samuel Hayat, Nicolas Kaciaf, Cédric Passard, « Comment parler du porte-parolat ? », Espaces politiques, 2024 

    Nicolas Bué, Patricia Demaye-Simoni, Valérie Mutelet, Fanny Vasseur, « Un cache sexe-politique ? La parité sans l'égalité », Explorer le champ lexical de l'égalité femme-homme : déclinaisons pluridisciplinaires d'un même principe juridique, 2024 

    Nicolas Bué, Nicolas Kaciaf, Rémi Lefebvre, Emmanuel Taieb, « Refaire société. The Walking dead ou quand le mort saisit le vif (avec les dents) », Séries et politiques, 2024 

    Nicolas Bué, Rafaël Cos, Daniel Gaxie, Willy Pelletier, « Les partis de gauche sont-ils frappés d'obsolescence programmatique ? », Que faire des partis politiques ?, 2024 

    Nicolas Bué, Franck Petiteville, Guillaume Devin, Michel Hastings, « Le structuralisme dynamique d’Edmund Leach », in Guillaume Devin, Michel Hastings (dir.), 10 concepts d’anthropologie en science politique, CNRS Editions, 2024, pp. 57-81 

    Nicolas Bué, Layla Baamara, Camille Floderer, Marine Poirier, « Que fait-on quand on fait campagne ? », Questions transnationales, 2019 

    Nicolas Bué, Emmanuel Bellanger, Julian Mischi, « Les élus locaux communistes et l’intercommunalité : chronique d’un ralliement non annoncé », Les territoires du communisme, 2019 

    Nicolas Bué, Corinne Delmas, Jean-Robin Merlin, Nathalie Ethuin, « Les dispositifs de formation syndicale sur la souffrance au travail. Usages et enjeux », La fabrique du sens syndical. La formation des représentants des salariés en France (1945-2010), 2019 

    Nicolas Bué, Christine Pina, « Arrêts sur images : les circonvolutions d’une enquête sur l’iconographie des tracts électoraux », Le politique par l’image. Iconographie politique et sciences sociales, 2019 

    Nicolas Bué, Christine Pina, « Arrêts sur images : les circonvolutions d’une enquête sur l’iconographie des tracts électoraux », in Pina, Christine, Savarese, Éric (dir.), Le politique par l’image. Iconographie politique et sciences sociales, L’Harmattan, 2017, pp. 261-293 

    Nicolas Bué, Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Pina Christine, « Une sociologie politique pour les alternances au pouvoir », Politiques de l'alternance. Sociologie des changements (de) politiques, Editions du Croquant, 2016   

    Nicolas Bué, Karim Fertikh, Mathieu Hauchecorne, « Introduction : Les programmes politiques dans une perspective sociohistorique », in Bué, Nicolas and Fertikh, Karim and Hauchecorne, Mathieu (dir.), Les programmes politiques : genèses et usages, PUR, 2016, pp. 9-25 

    Nicolas Bué, Amin Allal, « "Les partis se tiennent par leurs noyaux durs" ? Jalons pour une analyse du lien partisan », in Allal, Amin, bué, nicolas (dir.), (In)disciplines partisanes. Comment les partis politiques tiennent leurs militants, Presses universitaires du Septentrion, 2016, pp. 11-52 

    Nicolas Bué, « L’union est un combat… contre soi. Les redéfinitions de la discipline partisane dans les partis en coalition (Calais, 1971-2008) », in Allal, Amin, bué, nicolas (dir.), (In)disciplines et sanctions partisanes, Presses universitaires du Septentrion, 2016, pp. 167-187 

    Nicolas Bué, « Que fait-on quand on fait campagne ? », in Baamara, Layla, Floderer, Camille, Poirier, Marine (dir.), Faire campagne ici et ailleurs, Karthala, 2016, pp. 283-306 

    Nicolas Bué, « Que faire du Programme commun ? Usages localisés du Programme commun à Calais dans les années 1970 », in bué, nicolas, Fertikh, Karim, Hauchecorne, Mathieu (dir.), Les programmes politiques. Genèses et usages, Presses universitaires de Rennes, 2015, pp. 181-199 

    Nicolas Bué, Corinne Delmas, Jean-Robin Merlin, « Les dispositifs de formation syndicale sur la souffrance au travail. Usages et enjeux », in Nathalie Ethuin, Karel Yon (dir.), La fabrique du sens syndical La formation des représentants des salariés en France (1945-2010), Le Croquant, 2014, pp. 12339-364 

    Nicolas Bué, « Les élus locaux communistes et l’intercommunalité : chronique d’un ralliement non annoncé », in Bellanger, Emmanuel, Mischi, Julian (dir.), Les territoires du communisme, Armand Colin, 2013, pp. 223-246 

    Nicolas Bué, Jérémie Nollet, « Gouverner au nom des habitants. Métier d'élu, action publique et médias locaux », La figure de l'"habitant" : sociologie politique de la "demande sociale", Presses universitaires de Rennes, 2008, pp. 35-54 

  • Nicolas Bué, Tristan Haute, Marie Neihouser, Camille Kelbel, Thomas Soubiran [et alii], «  Variables lourdes  et effets de voisinage. Retours sur une enquête à la sortie des urnes à Roubaix », Revue française de science politique, 2024, n°2023-04-01  

    Cet article mobilise une méthode particulière d’analyse des choix électoraux : une enquête à la sortie des urnes à vocation représentative menée lors de l’élection présidentielle de 2022 dans la ville de Roubaix, un territoire à la fois populaire et inégalitaire. Notre enquête a porté sur 35 des 45 bureaux de vote de la ville (4 266 questionnaires). Nous expliquons dans un premier temps qu’il est possible de contenir les biais associés aux enquêtes à la sortie des urnes. Nous présentons ensuite la manière dont ce dispositif permet une étude fine des déterminants sociaux du vote en milieu populaire. Nous montrons enfin que le caractère localisé du dispositif permet de documenter, autrement que par l’intermédiaire de données agrégées, l’existence d’effets de voisinage.

    Nicolas Bué, Rafaël Cos, « The uses of party manifestos in France », French Politics, 2024, n°2021-09-08 

    Nicolas Bué, Martin Baloge, François Briatte, Fabien Desage, Mathilde Desjeunes [et alii], « Présidentielle 2022 à Roubaix : Les déterminants sociaux du vote populaire ont-ils vraiment changé ? »: les déterminants sociaux du vote populaire ont-ils vraiment changé ?, https://metropolitiques.eu/Presidentielle-2022-a-Roubaix-les-variables-lourdes-du-vote-sont-presque.html, 2022, n°2022-07-11, pp. -2022---------   

    Nicolas Bué, Nathalie Ethuin, « Le Parti communiste, un parti " comme les autres " ? Retour sur quelques analyses de la désouvriérisation du PCF », Revue Espace Marx, 2019, n°2005  

    Revue de littérature sur les liens entre le monde ouvrier et le PCF

    Nicolas Bué, « Le parti des copains. Ethnographie d'un comité de section, 2002-2004 », Revue Espace Marx, 2019, n°2005  

    Analyse des registres de mobilisation militante dans une section communiste entre 2002 et 2004.

    Nicolas Bué, « De la relativité des phénomènes sismiques. Le vote communiste à Calais de 1969 à 2002 », Communisme, 2019, n°2003  

    Analyse des évolutions du vote communiste dans la ville de Calais, administrée par une municipalité d'union de la gauche à direction communiste. Ce texte est la version longue d'un article publié ensuite.

    Nicolas Bué, « Le nombre de places. Les usages ambivalents des chiffres dans la négociation de listes de coalition aux élections municipales », 2012  

    Les négociations pour constituer une liste de coalition pluripartisane aux élections municipales sont des moments de mobilisation et de mise en sens de nombreux chiffres et statistiques. Ce cadre impose en effet aux négociateurs de s’accorder sur les places de chaque parti sur la liste (nombre et ordre des candidats). Pour légitimer ses revendications, chacun mobilise divers arguments, dont des arguments chiffrés, à commencer par les résultats à d’autres élections. Des chiffres – différents –...

    Nicolas Bué, « La façade d'unité des gouvernements : Le cas d'une coalition de gouvernement municipal », Sociétés contemporaines , 2012, n° 88, pp. 17-43    

    À partir de l’étude empirique de la « façade institutionnelle » de la coalition d’union de la gauche qui a dirigé Calais de 1971 à 2008, cet article poursuit un double but : interroger la notion de façade institutionnelle, et montrer comment un gouvernement de coalition, lieu de concurrence entre les partis qui le composent, parvient à se présenter publiquement comme uni. Partie constitutive de l’institution, la façade reste un enjeu de lutte entre les acteurs institutionnels, notamment parce qu’elle contribue à configurer les rapports entre ceux-ci. Si des formes de consolidation de la façade sont observables, la façade évolue lentement au gré des investissements concurrentiels dont elle est l’objet.

    Nicolas Bué, « Gérer les relations d'enquête en terrains imbriqués : Risque d'enclicage et distances aux enquêtés dans une recherche sur une coalition partisane locale », Revue internationale de politique comparée , 2011, n° 17, pp. 77-91    

    RésuméEnquêter « dans » des terrains imbriqués et concurrentiels expose le chercheur à différents obstacles et risques, dont l’ « enclicage ». C’est à cette question qu’est consacré cet article, à partir d’une expérience de recherche longue à dominante ethnographique sur une coalition pluripartisane de gouvernement local. La comparaison des réceptions de l’enquête dans les différents sites investigués (la coalition et les partis qui la composent) permet de dévoiler partiellement la structure et les enjeux d’une telle configuration : outre qu’elles correspondent globalement aux positions occupées, ces réactions dévoilent l’importance de l’étiquette partisane, de la distance aux alliés, du secret ou encore des représentations des acteurs. L’expérience d’enquête s’avère ainsi en elle-même une voie de connaissance du milieu étudié.

    Nicolas Bué, « Le  monde réel  des coalitions : L'étude des alliances partisanes de gouvernement à la croisée des méthodes », Politix , 2010, n° 88, pp. 7-37    

    Résumé Cet article retrace les principaux développements dans l’étude des coalitions de gouvernement depuis cinquante ans. Il revient ainsi sur la constitution progressive d’une « théorie des coalitions » comme sous-champ autonome de la science politique internationale. Initialement imprégné du paradigme du choix rationnel et d’un fort positivisme, celui-ci se diversifie avec l’introduction progressive d’études plus qualitatives et, corrélativement, avec la multiplication des variables prises en compte pour expliquer les comportements coalitionnels. Ce bref état de l’art ouvre ensuite à une présentation thématique des articles qui composent ce dossier. Le déplacement du regard que ces derniers opèrent et la perspective sociologique qui les guide permettent d’éclairer de façon originale certains des débats les plus prégnants dans la théorie des coalitions (question de l’unicité partisane, processus d’institutionnalisation et gouvernement des alliances) tout en explorant des pistes plus originales (l’expérience coalitionnelle, l’autonomisation tendancielle du jeu coalitionnel).

    Nicolas Bué, « Les accords de coalition dans une municipalité d'union de la gauche : Contribution à l'étude de la régulation des rapports coalitionnels », Politix , 2010, n° 88, pp. 105-131    

    Résumé Les accords de coalition sont souvent présentés comme le principal dispositif de régulation des rapports entre les représentants des partis qui se sont alliés dans une coalition de gouvernement. Trois types de fonctions leur sont ainsi assignés par les chercheurs qui les étudient : une fonction communicationnelle, une fonction d’élaboration de l’agenda et une fonction de réduction des conflits. Partant d’une discussion critique de ces travaux, cet article vise à éclairer les conditions et les modalités de leur mobilisation par les acteurs politiques coalisés. Il s’appuie pour cela sur l’étude de cas, à dominante ethnographique, de la coalition d’union de la gauche qui a gouverné la ville de Calais de 1971 à 2008. L’analyse du contenu et des usages pluriels des contrats montre que ces derniers constituent à la fois des cadres et des enjeux pour les négociations au sein du gouvernement de coalition. Leur présentation sous la forme d’un contrat écrit tient aux propriétés que les acteurs prêtent à celle-ci, à savoir une capacité à réduire les incertitudes et les risques inhérents à l’association coalitionnelle tout en y préservant des marges de manœuvre. Ils sont ainsi marqués par une tension qui leur est constitutive, entre le flou qui les caractérise et le jeu dont ils font l’objet.

    Nicolas Bué, « Le parti des copains. Ethnographie d'un comité de section, 2002-2004 », Revue Espace Marx, 2005, n°22, pp. 31-78   

    Nicolas Bué, Nathalie Ethuin, « Le Parti communiste, un parti comme les autres ? Retour sur quelques analyses de la désouvriérisation du PCF », Revue Espace Marx, 2005, n°21, pp. 73-105   

    Nicolas Bué, « De la relativité des phénomènes sismiques. Le vote communiste à Calais de 1969 à 2002 », Communisme, 2003, n°7273, pp. 139-171   

  • Nicolas Bué, Hélène Duffuler-Vialle, Prune Decoux, Hugues Hellio, Anne Jennequin [et alii], « Les droits des femmes depuis la Révolution », le 22 décembre 2023  

    Dans le cadre d'une conférence collective ludique, les membres du projet de recherche HLJPGenre évoqueront les évolutions législatives depuis la Révolution sur un certain nombre de thèmes : le couple, la maternité, le travail, l'instruction, la politique et la répression. Cette rapide perspective diachronique illustrera le fait que derrière la neutralité et l'universalité prétendues du droit post-révolutionnaire se dissimule un ordre juridique profondément inégalitaire entre les femmes et les hommes, selon des considérations qui ne sont pas biologiques mais sociales. Cette conférence sera l'occasion de présenter quelques-uns des enjeux du projet ANR HLJPGenre.

    Nicolas Bué, Thomas Alam, « The graphic reason. Investigating the comicization of French speaking political science », le 23 novembre 2023 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Jordan Keumejio, Le gouvernement des Missions Locales, thèse en cours depuis 2022 en co-direction avec Anne-Cécile Douillet  

    Cette thèse a pour objet l'analyse des mécanismes de gouvernement des missions locales. Il s'agit de restituer le fonctionnement de certaines instances qui participent à la définition des orientations et à la gestion des missions locales tout en s'intéressant aussi à qui participe à ces instances. L'intérêt de cette démarche réside dans le fait que, quand bien même les missions locales mettent en œuvre des dispositifs nationaux et sont principalement financées par l'Etat, leur gestion est confiée à des institutions politiques locales et à des acteurs et actrices divers (insertion, organisations économiques, Pôle Emploi, etc) qui sont implantés localement. La notion de gouvernement des misions locales amène à rendre compte de la fabrique politique d'une action publique à l'échelle locale, avec l'implication accrue des élu.e.s locaux.les et des institutions politiques locales (mairies, intercommunalités) mais aussi un ensemble d'autres acteur.ice.s pas forcément étiqueté.e.s comme acteur.ice.s politiques, qui concourent à cette fabrique en faisant partie à des réseaux ou des groupements en interagissant et en endossant des rôles (administrateur.ice, membre de bureau, partenaire) qui participent à la définition d'orientations stratégiques du fonctionnement des missions locales.

    Henri Brianchon, La périurbanisation 'mise en politique' , thèse en cours depuis 2021 en co-direction avec Fabien Desage  

    À partir d'une étude sociohistorique et sociopolitique des agglomérations lilloise et amiénoise, ce projet de thèse propose d'étudier les causes et les effets proprement politiques de l'étalement urbain, qui n'a cessé de progresser ces dernières décennies en dépit des injonctions à la maîtrise de l'espace et du foncier. Cette recherche sera structurée autour de trois dimensions. La première analysera la construction de l'étalement urbain comme « problème public ». Nous nous intéresserons à l'évolution du cadrage et des solutions apportées à ce problème, à sa réception et à sa construction à l'échelle locale, à sa mobilisation dans la définition des politiques intercommunales d'aménagement urbain, et aux critiques dont il a fait l'objet. La deuxième étudiera la « mise en politiques publiques » de la périurbanisation. Nous proposons de réaliser une histoire croisée des politiques intercommunales d'aménagement du territoire et de l'urbanisation des communes périurbaines de ces agglomérations depuis les années 1960. Nous espérons ainsi comprendre les logiques politiques, institutionnelles et administratives qui ont sous-tendu l'urbanisation de ces communes, en étant particulièrement attentif à la cohabitation – et aux éventuelles contradictions – entre les orientations nationales, intercommunales et communales. La troisième dimension cherchera à déterminer comment s'imbriquent évolution des profils sociodémographiques des habitants et des élus périurbains, et urbanisation (ou non) de leur commune.

    Nolwenn Armogathe, La politique, une affaire d'amateurs ? Étude comparée du renouvellement des partis politiques au sein de mouvements « citoyens » à Toulouse et Marseille., thèse en cours depuis 2020 en co-direction avec Benjamin Gourisse  

    La thèse en sociologie politique porte sur les mutations de l'engagement et des organisations politiques locales au sein de mouvements "citoyens" à Toulouse et Marseille. L'objectif de la thèse est de contribuer à la sociologie des organisations politiques et des mouvements sociaux, par l'étude comparative des carrières d'engagement, de politisation, de professionnalisation et de structuration d'entreprises politiques en voie d'institutionnalisation, constituées sur la base de mouvements sociaux et en lien avec des institutions formelles locales. S'interroger sur les dynamiques de politisation de groupements politiques qui viennent en apparence concurrencer les entreprises partisanes, permet de comprendre la manière dont se renouvellent les partis politiques au 21ème siècle. 

    Audrey Petit-bessy, Genèse et mise en oeuvre d'une politique d'égalité filles-garçons à l'école primaire en France, thèse en cours depuis 2018  

    À compléter plus tard.

    Pauline Chevalier, Les conseils départementaux à l'heure de la parité. Binômes d'élus et féminisation., thèse en cours depuis 2017 en co-direction avec Rémi Lefebvre  

    Il s'agit de se pencher sur les transformations qu'a connu le conseil général, devenu départemental, depuis l'instauration de la parité avec les élections de 2015. Reconfiguration territoriale, création de binômes mixtes d'élus sur un territoire élargi, féminisation d'une institution jusqu'ici largement dominée par les hommes : en quoi ces bouleversements sont-ils porteurs de changement dans l'institution ? Ou ne font-ils au contraire que réaffirmer des constats déjà établis dans les études sur la sociologie du pouvoir local, concernant le profil des élus, ou encore le métier d'élu local ? L'entrée massive de femmes a-t-elle entraîné des changements au sein de l'institution, dans son fonctionnement ? Recherche basée sur des entretiens et des observations au sein de l'institution départementale, elle se base principalement sur le département du Nord, avec des contre-points dans d'autres départements, afin d'évaluer la persistance de certains schémas, ou non.

  • Layla Baamara, La contestation institutionnalisée , thèse soutenue en 2017 à AixMarseille sous la direction de Philippe Aldrin, membres du jury : Élise Massicard (Rapp.), Assia Boutaleb, Julien Fretel et Myriam Catusse    

    À rebours des lectures fonctionnalistes et du rôle de « façade démocratique » souvent prêté aux partis d’opposition en contexte autoritaire, cette thèse étudie les logiques endogènes et exogènes des processus d’institutionnalisation de la contestation en Algérie. À partir d’une enquête menée entre 2009 et 2013 auprès de militants et dirigeants du FFS à Alger, Béjaïa et Tizi-Ouzou, ce travail éclaire à la fois les luttes et les conflits qui fragilisent l’organisation et les processus de (re)production du lien partisan qui favorisent sa perpétuation. Fondé au lendemain de l’indépendance de l’Algérie et communément qualifié de « plus vieux parti d’opposition », le Front des forces socialistes (FFS) se maintient depuis plus de cinquante ans. Contraint d’opérer dans la clandestinité sous le régime de parti unique (1962-1989), ce parti a été légalisé après l’adoption du pluralisme partisan en 1989. Depuis lors, il participe – bien que de manière variable – à la compétition politique. En explorant les pratiques partisanes oppositionnelles au concret avec une approche relationnelle, la thèse analyse comment la trajectoire du FFS s’inscrit à la fois dans l’espace protestataire et dans l’espace politique institutionnel. Elle questionne les tensions et les mises à l’épreuve que génère cette double inscription et montre ainsi comment une organisation partisane se perpétue en restant dans l’opposition dans des configurations de pouvoir ne permettant pas l’alternance

  • Maëlle Moalic-Minnaert, Les gauches de la gauche à l'épreuve des classes populaires : une analyse localisée des collectifs partisans, thèse soutenue en 2017 à Rennes 1 sous la direction de Érik Neveu et Sylvie Ollitrault, membres du jury : Julian Mischi (Rapp.), Valérie Sala Pala (Rapp.), Annie Collovald et Michel Hastings  

    Les gauches de la gauche à l´épreuve des mutations des classes populaires. À travers l'étude des gauches de la gauche des années 2010-à savoir le PCF, le PG, le NPA et LO-, cette thèse s'emploie à prolonger et discuter les travaux portant sur le divorce de la gauche et des classes populaires. À la croisée de la sociologie des partis politiques et de la sociologie des classes populaires notre thèse se propose d'apporter un éclairage sur la manière dont les transformations ayant affecté les classes populaires depuis les années 1980 et les représentations dominantes qui en ont été véhiculées ont renouvelé les liens entre les gauches de la gauche et leur traditionnel groupe social de référence. Nous entendons repérer le caractère populaire des formations partisanes des gauches de la gauche en dépassant l'analyse des propriétés sociales du personnel politique et en nous arrêtant sur les grilles de lecture partisanes du monde social, le travail partisan de propagande et d´enrôlement et les normes régissant le militantisme. Postulant une déclinaison localisée des « cultures partisanes » selon les configurations sociales et partisanes, les liens qui unissent les gauches de la gauche des années 2010 et les mondes populaires ont été mis en lumière à l'issue d'une enquête de terrain menée dans quatre espaces locaux : Villejuif, Saint-Brieuc, Saint-Étienne et Nantes. L'exploration des « gauches de la gauche » des années 2010 donne à voir comment les mondes populaires persistent à être un enjeu problématique mais central pour une partie de la gauche partisane. Loin de n'être que des porte-parole rationnels autoproclamés des classes populaires, les gauches de la gauche sont porteuses de « cultures partisanes » imprégnées de populaire. Elle ne font pas que parler des dominés, elles s'adressent à eux sur un ton populaire. Elles peinent néanmoins à voir aboutir ou à pérenniser leurs idylles avec les classes populaires notamment avec les franges pluri-dominées de ce groupe social. L'insertion des gauches de la gauche, héritières d'un modèle d'investissement efficace de la classe ouvrière, dans des contextes populaires renouvelés et largement défaits (éclatés, réfractaires à l'unité, indisposés à se mobiliser) permet d'apporter un éclairage sur ce bilan contrasté. Resserrer la focale sur les militants « produits de socialisations multiformes » et donc inégalement sensibles au populaire permettra de compléter l'analyse de rencontres des collectifs partisans et des classes populaires inégalement inabouties.

    Mahamadou Siribie, Pratiques et visages de l'intercommunalité dans les Alpes-Maritimes. : Enjeux locaux de l'émergnence d'un nouvel espace politique et institutionnel, thèse soutenue en 2013 à Nice sous la direction de Christine Pina, membres du jury : Pierre Bréchon, Chrisitne Caillat et Alain Faure  

    La mise en place des EPCI à fiscalité propre dans les Alpes-Maritimes est le produit de conflits, de compromis et d’arrangements passés entre des élus locaux dominants, cherchant à réinterpréter permanemment la coopération intercommunale selon les intérêts communaux. Loin donc de « simplifier et de renforcer la coopération intercommunale » selon le principe énoncé par les lois relatives à l’intercommunalité, l’institutionnalisation de l’EPCI renforce plutôt les inégalités de recrutement du personnel politique local, contribue à l’émergence d’un nouveau profil d’élu communautaire, crée de nouveaux lieux de pouvoir et de prise de décision et donne à certains élus locaux déjà mieux dotés en ressources des moyens supplémentaires pour renforcer leurs positions de pouvoir.