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Elodie Derdaele

Maître de conférences, Droit public.

Université Lorraine · Faculté de Droit, Sciences Economiques et Gestion de Nancy et Epinal Institut de Recherches sur l'Évolution de la Nation et de l'État — IRENEE
Université de LorraineFaculté de Droit, Sciences Economiques et Gestion de Nancy et EpinalInstitut de Recherches sur l'Évolution de la Nation et de l'État

Actualités scientifiques

Séminaire
2 avr. 2026 · Nancy
Conférence
8 mars 2024 · Nancy
Parution
3 sept. 2018

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La construction constitutionnelle de la nation et de l'Etat en Afrique du Sud : l'unité dans la diversité, soutenue en 1998 à Nancy 2 sous la direction de Stéphane Pierré-Caps 

    L’Afrique du sud a créé, depuis 1994, un nouvel ordre constitutionnel afin de mettre un terme définitif à l'apartheid. Désormais l'idéal constitutionnel repose sur le concept d'unité dans la diversité, explicitement consacré par le préambule de la constitution finale. L’égalité, la non-discrimination, l'universalité des citoyens, et les droits et libertés (généralement admis dans les démocraties libérales) sont ainsi consacrés, faisant du principe d’égalité l'une des pierres angulaires de la constitution. Or cette notion d’égalité ainsi que le principe de réconciliation nationale vont de pair avec la tentative d'édification et de promotion de l'unité nationale. L’état, bien que décentralisé, voit ainsi sa prééminence assurée des lors que l'unité de la nation la justifie. Il s'agit de créer un nouvel état-nation. Cependant, par leur diversité culturelle, les sud-africains ne peuvent accepter de s'unir en faisant fi de leurs spécificités. Les revendications communautaires ont conduit le constituant à prendre en considération le caractère multiculturel de la société. La république sud-africaine est officiellement multilingue, reconnait l'autorité des chefs traditionnels négro-africains, les coutumes et rites pratiques dans le pays, et le droit de pratiquer individuellement ou collectivement la culture, la langue et la religion de son choix. En outre, que ce soit sur le plan politique ou culturel, les communautés culturelles ne bénéficient pas d'un statut de droit public. Elles ne sont pas ainsi représentées politiquement et ne peuvent entraver la liberté de leurs membres, ni même les discriminer. Les droits culturels sont ainsi reconnus pour que l'individu puisse exprimer son identité. L’état a ainsi pour mission de promouvoir l'unité et la diversité de cette nation hétérogène (multiculturelle), pour qui l'unité ne peut être réalisée sans l'acceptation de la diversité du corps social, qui repose sur la reconnaissance implicite des identités

  • Ouvrages

    Elodie Derdaele, Arthur Braun, Pierre-Alain Collot, Léonard Matala-Tala, Batyah Sierpinski, Marie-France Verdier (dir.), Mélanges en l'honneur de Stéphane Pierré-Caps: Constitution, États et peuples, L'Harmattan, 2023, Droit comparé, 557 p.  

    Elodie Derdaele, Arthur Braun, Cécile Thomassin (dir.), Mensonge(s) et droit public. Actes de la Journée d'études des doctorants du 23 novembre 2016, PUN - Editions universitaires de Lorraine, 2018, Droit, politique, société, 295 p. 

    Elodie Derdaele, La construction constitutionnelle de la nation et de l'Etat en Afrique du Sud: l'unité dans la diversité, Atelier national de reproduction des thèses et Université Lille 3, 1999, Lille-thèses 

    Elodie Derdaele, Stéphane Pierré-Caps, La construction constitutionnelle de la nation et de l'Etat en Afrique du Sud: l'unité dans la diversité,, 1998, 810 p. 

    L’Afrique du sud a créé, depuis 1994, un nouvel ordre constitutionnel afin de mettre un terme définitif à l'apartheid. Désormais l'idéal constitutionnel repose sur le concept d'unité dans la diversité, explicitement consacré par le préambule de la constitution finale. L’égalité, la non-discrimination, l'universalité des citoyens, et les droits et libertés (généralement admis dans les démocraties libérales) sont ainsi consacrés, faisant du principe d’égalité l'une des pierres angulaires de la constitution. Or cette notion d’égalité ainsi que le principe de réconciliation nationale vont de pair avec la tentative d'édification et de promotion de l'unité nationale. L’état, bien que décentralisé, voit ainsi sa prééminence assurée des lors que l'unité de la nation la justifie. Il s'agit de créer un nouvel état-nation. Cependant, par leur diversité culturelle, les sud-africains ne peuvent accepter de s'unir en faisant fi de leurs spécificités. Les revendications communautaires ont conduit le constituant à prendre en considération le caractère multiculturel de la société. La république sud-africaine est officiellement multilingue, reconnait l'autorité des chefs traditionnels négro-africains, les coutumes et rites pratiques dans le pays, et le droit de pratiquer individuellement ou collectivement la culture, la langue et la religion de son choix. En outre, que ce soit sur le plan politique ou culturel, les communautés culturelles ne bénéficient pas d'un statut de droit public. Elles ne sont pas ainsi représentées politiquement et ne peuvent entraver la liberté de leurs membres, ni même les discriminer. Les droits culturels sont ainsi reconnus pour que l'individu puisse exprimer son identité. L’état a ainsi pour mission de promouvoir l'unité et la diversité de cette nation hétérogène (multiculturelle), pour qui l'unité ne peut être réalisée sans l'acceptation de la diversité du corps social, qui repose sur la reconnaissance implicite des identités

    Elodie Derdaele, Les négociations multipartites en Afrique du Sud dans le cadre de l'élaboration d'une constitution intérimaire (1990-1994), 1994, 68 p. 

  • Chapitres d'ouvrage

    Elodie Derdaele, Arthur Braun, Pierre-Alain Collot, « Mon drapeau et mon droit, le droit des drapeaux », in Arthur Braun (coord.) (dir.), Mélange en l'honneur de Stéphane Pierré-Caps : Constitution, Etats et peuples :, L'Harmattan, 2024, pp. 31-32  

    Elodie Derdaele, « La démocratie sanitaire en mode dégradé », in Dominique Andolfatto (dir.), Citoyens dans la crise sanitaire :, Classiques Garnier, 2023  

    Elodie Derdaele, « Partis, démocratie et Constitution : l'exemple tunisien », in Dominique Andolfatto et Alexandra Goujon (dir.), Les partis politiques, ateliers de la démocratie :, Editions de l'Université de Bruxelles, 2019  

    Elodie Derdaele, Arthur Braun, Cécile Thomassin, « Conclusions », in Arthur Braun, Elodie Derdaele et Cécile Thomassin (dir.), Mensonge(s) et droit public :, PUN-Editions universitaires de Lorraine, 2018, pp. 7-14  

  • Articles

    Elodie Derdaele, « We, the People of Oak. Une autre histoire de l'Amérique », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2025, n°55  

    Elodie Derdaele, « Laïcité, un mot, un principe et des malentendus », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2025, n°54  

    Elodie Derdaele, « We, the People of Oak. Une autre histoire de l’Amérique », Civitas Europa, Civitas Europa, 2025, n°55, pp. 307-319  

    À travers une lettre fictive adressée à un cousin français, l’autrice revisite l’histoire américaine en prenant le chêne comme fil conducteur symbolique. Arbre national des États-Unis depuis 2004, le chêne représente à la fois la force, la longévité et les idéaux démocratiques. Mais derrière cette image noble se cache une histoire plus complexe : celle de la conquête territoriale, de la déforestation, de l’exclusion des peuples premiers et de l’exploitation des ressources. Le texte mêle anecdotes historiques, références juridiques et culture populaire pour proposer un contre-récit critique, où le chêne devient témoin silencieux des grandeurs et des violences de l’Amérique. De la Charter Oak à Ground Zero, en passant par le Resolute Desk et les tribunaux, il symbolise les paradoxes d’une nation en quête de mémoire et de résilience.

    Elodie Derdaele, « Laïcité, un mot, un principe et des malentendus », Civitas Europa, Civitas Europa, 2025, n°54, pp. 127-157  

    La guerre contre le terrorisme international n’a apparemment pas fini d’interroger les concepts juridiques. Face à la montée en puissance des groupes terroristes indépendants situés sur le territoire de certains États considérés comme faibles ou défaillants, les États victimes d’actes terroristes réagissent de plus en plus de manière unilatérale par l’utilisation de la force armée. Cette situation participe à la perturbation du concept de souveraineté reconnu à chaque entité étatique et cela d’autant plus que le recours à la force armée des États victimes intervient sur le territoire d’un État qui n’est pas responsable des agissements des entités terroristes. Ainsi, la perturbation du concept de souveraineté illustre clairement le fait que les États impliqués dans la guerre contre le terrorisme international ne partagent pas la même définition ou conception de la souveraineté. En réalité, chaque partie a tout intérêt à défendre sa position. Celle des États forts permet notamment de justifier le recours à la force armée sur un territoire étranger contre des groupes terroristes. En revanche, la conception des États fragiles ou défaillants permet de considérer toute intervention unilatérale d’un État étranger visant des entités terroristes comme étant contraire au droit international.

    Elodie Derdaele, « La question de la participation des athlètes russes et biélorussiens aux Jeux olympiques de Paris 2024 après la guerre d'agression contre l'Ukraine : pour une lex olympica respectueuse des droits humains et du droit international », Politeia , Association française des auditeurs de l'Académie internationale de droit constitutionnel (AFAAIDC) , 2023, n°44, pp. 15-45  

    Elodie Derdaele, « Changer le drapeau du Mississippi de la division à l’inclusion », Civitas Europa, Civitas Europa, 2023, n°48, pp. 229-261  

    Le drapeau de guerre confédéré, figurant sur le canton du drapeau de l’État du Mississippi de 1894 à 2020, divise profondément l’opinion étatsunienne en ce que pour ses partisans, il est la représentation officielle de l’identité et du patrimoine sudistes et pour ses détracteurs, un vecteur de haine qui offense la mémoire de ceux ayant subi l’esclavage et la ségrégation, tout en perpétuant un message public discriminant pour ne pas dire raciste. Malgré de multiples recours tant politiques que juridiques, les autorités et le peuple mississippiens ont persisté dans leur choix. Il aura ainsi fallu attendre la mort brutale de George Floyd pour que les dirigeants de l’État prennent, en 2020, la décision de se séparer du symbole de la discorde en engageant une procédure inédite et démocratique afin de redessiner le drapeau officiel, dans une optique délibérément inclusive. Pour autant, si les autorités étatsuniennes tendent à prendre leur distance avec le drapeau confédéré, celui-ci reprend quelques couleurs parmi ceux qui minorent la réalité des inégalités raciales et, plus encore, parmi ceux qui soutiennent l’idée d’une suprématie blanche.

    Elodie Derdaele, Mélanie Dubuy, « Préface », Civitas Europa, Civitas Europa, 2023, n°48, pp. 7-12  

    Concilier des droits et libertés d’égale valeur juridique dans un contexte d’état d’urgence sanitaire, tel fût l’office du juge administratif, et plus précisément, du juge des référés pendant la période épidémique de Covid-19 en France.Si la liberté d’aller et venir figure au rang premier des droits et libertés fondamentaux de la personne humaine, sa portée est relativisée « en temps de guerre ». Elle doit effectivement se concilier avec le droit fondamental à la protection de la santé, lequel est mis en œuvre par tous moyens disponibles. À cet égard, la politique de santé, qui relève de la responsabilité de l’État, comprend la réponse aux alertes et aux crises sanitaires. Des restrictions à la liberté d’aller et venir des Français ont ainsi été posées en population générale, et plus drastiquement encore dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), population par définition plus vulnérable face au virus. Dans ces établissements, le droit à la protection de la santé se cumule avec l’obligation de sécurité de moyens dont ils sont débiteurs vis-à-vis de leurs usagers, de sorte que ces impératifs sécuritaires semblent de prime abord légitimer les mesures de restriction à la liberté d’aller et venir.Pour autant, ces restrictions ne se sont pas conjuguées avec une suspension du cours de la justice. Aussi les juges ont-ils procédé à des contrôles de proportionnalité permettant de vérifier que les mesures attentatoires à la liberté d’aller et venir étaient bien adéquates, nécessaires et proportionnées au but poursuivi. Ce constat amène alors à s’interroger sur les critères retenus pour apprécier la menace : protéger la santé, oui, mais laquelle ? De la réponse à cette question découleraient deux approches distinctes de la gestion des crises sanitaires par les pouvoirs publics. Une approche restrictive de la santé reviendrait à prendre des mesures visant à préserver par tous moyens l’absence de maladie, tandis qu’une approche holistique prendrait en compte le bien-être physique, mental et social de chacun et rendrait dès lors nécessaire une gestion moins centralisée des crises sanitaires.

    Elodie Derdaele, Mélanie Dubuy, « Préface », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2022, n°48, pp. 7-13  

    Elodie Derdaele, « Changer le drapeau du Mississipi, de la division à l'inclusion », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2022, n°48  

    Elodie Derdaele, « La fusion autoritaire des régions », Civitas Europa, Civitas Europa, 2016, n°37, pp. 241-267  

    RésuméUne loi de 2015 a été adoptée afin que seize des vingt-une-régions hexagonales disparaissent au profit de sept nouvelles entités. Ce processus, initié par le pouvoir central, bien que conforme à la Constitution, contrevient cependant à la charte européenne de l’autonomie locale, approuvée par la France, en ce que les collectivités concernées n’ont pas été consultées préalablement. Ces fusions sont d’autant plus autoritaires qu’elles reflètent parfaitement la volonté du pouvoir central de réorganiser à sa guise son territoire sans concertation avec les pouvoirs périphériques. Certes différentes actions ont été menées afin de faire échec à cette nouvelle réforme territoriale, mais sans succès. Fidèle à sa jurisprudence, le Conseil constitutionnel refuse ainsi de sanctionner une disposition législative qui serait contraire à une Convention, tandis que le Conseil d’Etat refuse d’en écarter son application au prétexte qu’il n’est pas le juge de la procédure législative. C’est ainsi que la loi inconventionnelle de 2015 échappa à toute sanction, au grand dam des mouvements régionalistes et des partisans de l’autonomie locale.

    Elodie Derdaele, « Les PETR : cuisine et dépendances d’une réforme territoriale méconnue », Civitas Europa, Civitas Europa, 2015, n°35, pp. 139-160  

    La réforme de 2014 créant une nouvelle catégorie juridique dénommée Pôle d’Equilibre Territorial et Rural avait pour affichage la reconnaissance de l’identité rurale confrontée à l’émergence de grands ensembles urbains. Cependant cette reconnaissance n’est qu’un leurre. Cette réforme méconnue, loin de résoudre les difficultés propres de nos campagnes, tend en effet à noyer ces problématiques au regard d’autres considérations. Il n’est pas ainsi exclu que cette réforme ne constitue les prémices d’EPCI au périmètre élargi sans pour autant régler sur le fond la déperdition démographique et le sentiment d’abandon des populations les plus isolées...

    Elodie Derdaele, « Les PETR : cuisine et dépendances d’une réforme territoriale méconnue », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2015, n°35  

    Elodie Derdaele, Olivier Renaudie, « L’Etat social à la croisée des chemins. Une introduction », Civitas Europa, Civitas Europa, 2014, n°33, pp. 5-9  

    L’entreprise multinationale Shell exerce depuis plusieurs années des activités d’exploitation du pétrole dans la région d’Ogoni au Nigéria. Au cours de l’exercice de ses activités, elle a été accusée par certains requérants, représentant la population d’Ogoni, d’avoir violé leurs droits fondamentaux notamment en commettant d’actes constitutifs de crimes contre l’humanité. Ainsi, après plusieurs recours intentés sans succès devant les juridictions nigérianes, le groupe Shell fut assigné devant les juridictions américaines et donc devant la Cour Suprême sur le fondement de la loi Alien Tort Statute. Ce recours a permis à la Cour Suprême américaine de limiter le domaine d’application de la loi Alien Tort Statute et de rejeter par conséquent sa compétence.

    Elodie Derdaele, « Du droit du peuple à faire la révolution. Réflexions sur la pensée de Johan Benjamin Erhard (1766-1827) », Civitas Europa, Civitas Europa, 2014, n°32, pp. 165-188  

    Contemporain de la Révolution française, Johann Benjamin EHRARD s’appuie sur la pensée kantienne selon laquelle la finalité de la société n’est pas le bonheur mais la justice pour justifier l’entrée en révolution. Le peuple serait ainsi en droit de faire la révolution aux fins de justice, dès lors qu’on le priverait de l’accès aux Lumières. Plus encore, il ne s’agirait pas d’une simple « chose permise » mais d’un devoir. Toutefois l’idéalisme d’EHRARD sera confronté aux réalités politiques de son temps et à l’avènement de l’ère thermidorienne. Le droit naturel, sur lequel il s’appuie pour légitimer le droit à la révolution, sera ainsi remis en cause tout autant que l’idée d’une Fraternité universelle. Une nouvelle ère commence alors préfigurant un XIXe siècle marqué par la montée du nationalisme et du positivisme juridique.

    Elodie Derdaele, Olivier Renaudie, « L’État social à la croisée des chemins. Une introduction », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2014, n°33, pp. 5-9  

    Elodie Derdaele, « Le discours d’un roi, Mohammed VI face à la contestation marocaine », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2011, pp. 137-149  

    Derdaele Elodie. Le discours d’un roi, Mohammed VI face à la contestation marocaine. In: Civitas Europa, n°26, juin 2011. L'Argentine. pp. 137-149.

    Elodie Derdaele, « Le drapeau tunisien, emblème du printemps arabe », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2011, pp. 151-156  

    Derdaele Elodie. Le drapeau tunisien, emblème du printemps arabe. In: Civitas Europa, n°26, juin 2011. L'Argentine. pp. 151-156.

    Elodie Derdaele, « La constitution du royaume du Swaziland élaborée par le parlement et le roi royaume du Swaziland (en langue swatie) = umbuso weswatini », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2007, pp. 105-115  

    Derdaele Elodie. La constitution du royaume du Swaziland élaborée par le parlement et le roi royaume du Swaziland (en langue swatie) = umbuso weswatini. In: Civitas Europa, n°18, juin 2007. Le droit international applicable à la crise du Darfour. pp. 105-115.

    Elodie Derdaele, « Les symboles nationaux en droit – Partie II », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 153-201  

    Derdaele Elodie. Les symboles nationaux en droit – Partie II. In: Civitas Europa, n°15, décembre 2005. L'interventionnisme public local entre ruptures et continuités. pp. 153-201.

    Elodie Derdaele, « Conclusions », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2004, pp. 105-107  

    Derdaele Elodie. Conclusions. In: Civitas Europa, n°13, décembre 2004. Le droit de regard sur les minorités nationales à l'étranger. Problème ou solution à l'heure de l'intégration européenne ? pp. 105-107.

    Elodie Derdaele, « Les symboles nationaux en droit (première partie) », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2004, pp. 189-217  

    Les symboles nationaux représentent l'identité et la souveraineté d'une communauté humaine. Ils visent, d'une part, à représenter la communauté politique accompagnant ainsi les mutations politiques majeures d'une nation. Ils marquent alors un avant et un après. Mais ils se doivent également de matérialiser et d'incarner (à travers la personne du chef de l'Etat) l'unité - l'identité partagée -du corps politique. En somme, les symboles se veulent fédérateurs en vue de structurer l'avenir en commun. D'autre part, ces symboles représentent la volonté souveraine de la communauté politique, délimitant ses titres et matérialisant la présence des autorités compétentes, pouvant dès lors exercer une contrainte. Ils soutiennent l'ordre étatique. Les symboles nationaux participent par conséquent des discours politique et juridique. Ce qui explique la raison pour laquelle aucun Etat souverain, sans exception, ne saurait s'en dispenser. L'intérêt pratique de ces symboles, censés évocateurs, est ainsi indéniable. Loin d'être superfétatoires, les symboles nationaux peuvent revêtir une réelle force politique, doublée d'une redoutable efficacité juridique.

    Elodie Derdaele, « Les crimes internationaux : vers un droit pénal supranational ? », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 245-275  

    L'apparition de tribunaux pénaux internationaux et l'adoption du statut de Rome en vue de la création d'une cour pénale internationale permanente posent la question de savoir si la volonté de réprimer les crimes les plus odieux conduit inexorablement à l'avènement d'un droit pénal supranational. S'agit-il en somme de créer un ordre juridictionnel contraignant pour les Etats ? Si oui, à quelle fin ? Nous savons que le droit international ne se contente pas de régir les relations entre Etats souverains. Si la vision wetsphalienne des relations internationales demeure, l'on note toutefois l'intérêt grandissant pour la défense de l'humanité à travers le droit humanitaire, incitant le droit international à se soucier davantage de la personne humaine. Cette orientation du droit international, qui a débuté depuis un peu plus d'un siècle, répond à une prise de conscience. En effet, l'humanité sait, à l'aune des guerres totales, qu'elle risque de provoquer son propre anéantissement. Sa connaissance du passé, ses craintes dans l'avenir, à défaut de projet, l'ont ainsi conduite à adopter, à travers les conventions internationales dites humanitaires, des mesures censées la protéger de la régression. Mais le droit humanitaire classique s'est révélé insuffisant, il ne suffit pas de prohiber certains actes, il faut également en envisager la sanction. C'est pourquoi le droit international est devenu davantage répressif depuis la fin de la guerre froide. Il répond à des situations d'urgence (ex-Yougoslavie, Rwanda) en criminalisant les violations du droit international humanitaire et en érigeant des juridictions internationales spéciales aux fins de sanctions (I). Or les compétences de ces tribunaux ad hoc sont limitées et ne leur permettent pas de sanctionner tous les crimes internationaux, d'où l'idée d'instaurer, pour le futur, un tribunal international doté d'une compétence universelle (Cour pénale internationale). Ces nouvelles institutions ne sauraient toutefois se substituer totalement aux juridictions pénales internes. Car les Etats et leurs agents demeurent les principaux acteurs de la répression des criminels internationaux. De ce fait, les Etats restent incontournables, participent aux poursuites, s'ils le désirent, et conservent leur souveraineté pénale (II). La pratique du droit pénal humanitaire est, en effet, plus consentie que subie par les Etats, non seulement pour des raisons juridiques (compétences territoriale et personnelle des Etats) mais aussi pour des motifs politiques (préservation des relations diplomatiques, respect des processus de réconciliation nationale). En définitive, l'institutionnalisation de la défense de l'humanité, à travers l'incrimination des violations graves du droit humanitaire et l'existence de juridictions répressives spécifiques, ne remet pas encore en cause la nature relationnelle du droit international ni même le respect de l'égalité souveraine des Etats. Dans ces conditions, long sera le chemin vers un droit pénal supranational.

    Elodie Derdaele, « Réconciliation interne et Constitution, intervention du Congrès français de droit constitutionnel. », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 143-158  

    Derdaele Elodie. Réconciliation interne et Constitution, intervention du Congrès français de droit constitutionnel.. In: Civitas Europa, n°5, septembre 2000. pp. 143-158.

    Elodie Derdaele, « La construction de la nation et de l'Etat en Afrique du Sud : l'unité dans la diversité », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 157-171  

    Derdaele Elodie. La construction de la nation et de l'Etat en Afrique du Sud : l'unité dans la diversité. In: Civitas Europa, n°2, mars 1999. pp. 157-171.

  • Autres publications

    Elodie Derdaele, Les représentants des usagers en santé, 2024 

    Elodie Derdaele, Benjamin Fargeaud, Discussion autour du livre d'Eric Anceau, Laïcité, un principe. De l'Antiquité au temps présent, Editions Passés/Composés, 2023, 2024 

    Elodie Derdaele, La fusion autoritaire des régions, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2016 

  • Communications

    Elodie Derdaele, « Éthique et politique de santé publique », le 02 avril 2026 

    Séminaire organisé par l'IRENEE, Université de Lorraine sous la direction scientifique de Maria Fartunova-Michel, Professeure de droit public, Titulaire de la Chaire Jean Monnet EUBIOETHICS, Université de Lorraine / IRENEE UR7303 et Anne-Laure Riotte, Post-doctorante en science politique, Chaire santé / Sciences Po

    Elodie Derdaele, « La laïcité, de quoi parle-t-on ? », Colloque sur le thème de l’actualité et de la laïcité, dans le cadre de la Journée de la laïcité, Nancy, le 09 décembre 2024 

    Elodie Derdaele, « Une histoire longue de la laïcité », le 08 mars 2024 

    Conférence organisée par l'IRENEE, Université de lorraine dans le cadre du cycle "Entretien de l'IRENEE" sous la direction scientifique de Laurent Seurot, Directeur de l’IRENEE, Professeur de droit public, Université de Lorraine/IRENEE

    Elodie Derdaele, « Citoyenneté(s) politique, sociale, sanitaire et numérique face au covid-19 », Citoyenneté(s) politique, sociale, sanitaire et numérique face au Covid-19, Dijon, le 17 novembre 2022 

    Organisé par le CREDESPO, l'IRENEE, Université de Lorraine, l'Université de Bourgogne, l'Université de Bourgogne-Franche Comté

    Elodie Derdaele, « Conférence n° 4 : Etat des lieux des positions des ex-Républiques socialistes soviétiques dans le conflit russo-ukrainien », Workshop : L'agression de l'Ukraine : origines et conséquences. Les enjeux juridico-politiques du conflit russo-ukrainien, Nancy, le 28 avril 2022 

    Elodie Derdaele, « Partis, démocratie, Constitution, l’exemple tunisien », Partis et démocratie, Dijon, le 12 juin 2014 

    Elodie Derdaele, « Propos conclusifs », Mensonge(s) et droijt public, Nancy, le 23 novembre 2016 

    Elodie Derdaele, « Le processus pré-constituant en Tunisie, prémices d’une réforme constitutionnelle ou l’exemple emblématique d’une réorganisation des pouvoirs publics dans un contexte post révolutionnaire », deux journées d'études, Dijon, le 01 janvier 2010 

    Elodie Derdaele, « Du droit du peuple à faire la révolution. Réflexions sur la pensée de Johan Benjamin Erhard (1766-1827) », Journée d’études sur l’internationalisation des Constitutions et consentement du peuple, Nancy, le 18 octobre 2013