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Pierre-Yves Péguy

Maître de conférences, Sciences économiques.

Université Lumière - Lyon 2Faculté de Droit Julie-Victoire Daubié

Actualités scientifiques

Colloque
7 nov. 2019 · Angers

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Analyse économique des configurations urbaines et de leur étalement, soutenue en 2000 à Lyon 2 sous la direction de Alain Bonnafous 

    La ville, sous l'effet de différentes forces, est soumise à de profonds changements dans sa configuration. De manière générale, ce mouvement se caractérise par une diminution des densités en son centre et par un accroissement de l'espace occupé par la population, repoussant ainsi ses frontières initiales. Le modèle standard de l'économie urbaine et de l'économie géographique offrent des cadres d'intelligibilité de ces évolutions. Ils identifient les déterminants micro-économiques des choix de localisation des ménages et/ou des firmes et des configurations urbaines qui en résultent. Le modèle standard de l'économie urbaine repose cependant sur des hypothèses fortes qu'il convient de relâcher. L'une d'entre elles, en particulier, a trait à l'homogénéité et l'organisation radiale isotrope de ces réseaux. Mais au niveau des aires urbaines, pour une même distance au centre, les coûts de transport selon les réseaux de transport ne sont alors plus identiques. A partir du modèle théorique intégrant cette hétérogénéité et cette anisotropie, deux prédictions concernant la qualité des estimations ont été déduites. Une première série d'estimations économétriques a été réalisée sur la répartition de la population de l'espace pour plus d'une centaine d'aires urbaines. La fonction exponentielle négative sur les densités offre des résultats significatifs et permettent une mesure de l'étalement urbain pour les quatre derniers recensements de la population (1975, 1982, 1990, 1999). La détermination de distances-temps et de distances-réseaux ainsi que des estimations sur la base de frontières de production inversée appliquées aux densités assurent des gains dans la qualité d'ajustement économétrique. Ces estimations se heurtent cependant à la présence d'autocorrélation spatiale qui nécessite la mise en oeuvre d'outils appropriés. Nous avons opté pour un modèle spatiale autorégressif avec autocorrélation des résidus pour les densités communales. D'autres facteurs que la seule distance au centre ont été aussi introduits dans ce modèle. Issus des modèles théoriques, ils ont trait au revenus des ménages, aux coûts de transports, aux caractéristiques des ménages, aux aménités, aux équipements et à différents types d'emplois. Les estimations de ces modèles spatiaux fondés sur plusieurs variables assurent également des résultats significatifs

  • Ouvrages

    Pierre-Yves Péguy, Alain Bonnafous, Analyse économique des configurations urbaines et de leur étalement,, 2000  

    La ville, sous l'effet de différentes forces, est soumise à de profonds changements dans sa configuration. De manière générale, ce mouvement se caractérise par une diminution des densités en son centre et par un accroissement de l'espace occupé par la population, repoussant ainsi ses frontières initiales. Le modèle standard de l'économie urbaine et de l'économie géographique offrent des cadres d'intelligibilité de ces évolutions. Ils identifient les déterminants micro-économiques des choix de localisation des ménages et/ou des firmes et des configurations urbaines qui en résultent. Le modèle standard de l'économie urbaine repose cependant sur des hypothèses fortes qu'il convient de relâcher. L'une d'entre elles, en particulier, a trait à l'homogénéité et l'organisation radiale isotrope de ces réseaux. Mais au niveau des aires urbaines, pour une même distance au centre, les coûts de transport selon les réseaux de transport ne sont alors plus identiques. A partir du modèle théorique intégrant cette hétérogénéité et cette anisotropie, deux prédictions concernant la qualité des estimations ont été déduites. Une première série d'estimations économétriques a été réalisée sur la répartition de la population de l'espace pour plus d'une centaine d'aires urbaines. La fonction exponentielle négative sur les densités offre des résultats significatifs et permettent une mesure de l'étalement urbain pour les quatre derniers recensements de la population (1975, 1982, 1990, 1999). La détermination de distances-temps et de distances-réseaux ainsi que des estimations sur la base de frontières de production inversée appliquées aux densités assurent des gains dans la qualité d'ajustement économétrique. Ces estimations se heurtent cependant à la présence d'autocorrélation spatiale qui nécessite la mise en oeuvre d'outils appropriés. Nous avons opté pour un modèle spatiale autorégressif avec autocorrélation des résidus pour les densités communales. D'autres facteurs que la seule distance au centre ont été aussi introduits dans ce modèle. Issus des modèles théoriques, ils ont trait au revenus des ménages, aux coûts de transports, aux caractéristiques des ménages, aux aménités, aux équipements et à différents types d'emplois. Les estimations de ces modèles spatiaux fondés sur plusieurs variables assurent également des résultats significatifs

  • Articles

    Pierre-Yves Péguy, « Modèles économétriques des configurations des aires urbaines françaises », Ivry : Institut National de la Recherche Agronomique et PERSÉE : CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 223-259  

    La configuration des villes en France, au cours de ces dernières décennies, se caractérise par une baisse de densités centrales et un étalement de la population et des emplois. Le modèle standard de l'économie urbaine offre un cadre d'intelligibilité des choix de localisation des ménages et des facteurs à l'origine de leur évolution. Il conclut à une décroissance des densités suivant une forme exponentielle négative en fonction de la distance au centre. Dans un premier temps, cette prédiction est testée à l'échelle de 112 aires urbaines françaises pour les quatre derniers recensements de la population (1975, 1982, 1990, 1999). Dans un second temps, ce modèle est enrichi par l'introduction de variables ayant trait à la taille de la ville-centre, au nombre de personnes composant les ménages et leur revenu, aux aides au logement et à la présence d'équipements et d'aménités. Ces deux modèles estimés mobilisent les outils de l'économétrie spatiale pour intégrer l'existence d'autocorrélation spatiale.

  • Communications

    Pierre-Yves Péguy, « Autoroute et développement durable », le 07 novembre 2019 

    1er Colloque du Projet STRADA organisé par le Centre Jean Bodin, Université d’Angers sous la Responsabilité scientifique de François Hourmant, Professeur de Science Politique et Fabien Tesson, Maître de Conférences HDR en Droit Public