L'INVARIANCE DANS L'OBLIGATION Essai sur les attributs et fonctions a-systémiques du « vinculum iuris », décodés de l'hérédité civiliste et du milieu de Common law *** ÉNONCÉ DE LA LOI D'INVARIANCE DANS L'OBLIGATION : L'obligation, ce « lien de dette » aux attributs immuables, exécute des fonctions indépassables. En ceci, elle traduit un principe d'invariance auquel doivent répondre les systèmes de droit. Or, des variances, faux remèdes au risque chronique de sédimentation des règles topiques et facteurs du risque émergent d'éviction de leur but naturel de conservation, sont produites par la dispersion de chaque système dans sa quête entropique de distinction-efficacité. L'exact-juste, mesure de constance en toute attribution, rectifie sa dérive par « pondérance », l'unifiant via l'obligation sans quoi il fossilise en isolat. Ceci, conformément au principe de non-contradiction qui fonde la raison pratique, traduit une nécessité efficiente directrice du « lien de droit » (iuris vinculum). Les systèmes s'enroulent autour par concrétion, sans parvenir à le gauchir car (l'obligation étant insécable en ses attributs et inviolable en ses fonctions) ils ne peuvent figer son mouvement permanent, strictement programmé ne varietur vers "l'attribution sans rétroaction interne, nécessaire aux permutations ultérieures". *** RESUME COMPLET : [I. Que dit cette thèse ?] Les biens procèdent des liens : Le droit, grâce auquel sont tractés des biens par les « liens de dette » noués en contrat, responsabilité, garantie ou par la loi, assure notre conservation. Tel l'inviolable programme de l'hérédité inscrit en nous qui préside à notre conformation et à notre maintenance, il nous contient face à la dispersion temporelle subie par nos systèmes corporels et sociaux exigeant sans fin des prises pour leur permanence et des dons pour leurs reproductions. En tout milieu, nous entretenir rend nécessaire d'accaparer des valeurs et de les voir circuler par alliances. D'un point de vue a-systémique, ce lien de droit, dit « obligation » depuis que Rome l'a défini en lacet ligotant un débiteur (iuris vinculum), se révèle plutôt un ligament conducteur pour le transit d'une « charge » mise en tension. L'invariance est la loi du droit : Comme les brins d'ADN véhiculant l'invariance reproductive entre générations, l'obligation (unique voie pour nous assurer l'indispensable comme l'insignifiant hormis le don) véhicule dans le temps une invariance performative entre les permutations interpersonnelles, qu'elle rend ainsi viables. Ce privilège qu'autrui tient sur moi de lui épargner une dépréciation en me défaisant d'un « superflu » (fruit d'un détriment indu, insu, inconçu ou voulu) pour assurer un flux primant mon intérêt, obéit au principe naturel d'attribution oblative ou captative, sans rétroaction interne, nécessaire aux permutations ultérieures. [II. Que prouve cette thèse ?] Ce lien, a-systémique, est invariant ; les systèmes sont variations : En droit civil ou en Common law, cette loi universelle du "lien de dette", qui n'est pas une règle, préside à tous nos engagements et guide la norme, législative ou coutumière, qui ne peut perdurer dans sa contrariété. Telle est l'invariance dans l'obligation : ce qui y contrevient s'annihile en principe et ne perdure que par l'effet d'un variant juridique (de trois types : fraude, défaillance ou empêchement). Ainsi, si un flux de valeur est contrecarré par l'un de leurs innombrables et protéiformes avatars locaux, le système qui s'est localement accaparé le monopole de sa circulation va prétendre à le corriger selon ses règles et ses juges, institués à cette fin. Mais, dans cette lutte de chaque instant où le progrès concurrence l'évolution, d'immenses déperditions « d'exact-juste » sont subies (injustices), attestant de l'oscillation permanente entre « Loi de conservation » et « Loi de dispersion ». Variances invasives, deux risques systémiques : Un premier risque, chronique, tient aux affrontements que provoque cette compétition d'efficacité extensive